28/12/2006

Irak : Au jeu du Pendu !

 

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Tout ça pour ça

 

Si l'on essaie de prendre un minimum de recul sur le jugement rendu par le nouveau tribunal irakien tout en sachant que seule l'Histoire le permettra, il apparaît que l'ex-président irakien S.Hussein aura été condamné à la pendaison par un pouvoir mis en place par des forces occupantes pour avoir cautionné l'assassinat, après un jugement expéditif, de 148 villageois accusés d'être les complices d'un attentat contre la vie du Président irakien.

Plusieurs organismes humanitaires ainsi que, timidement, quelques chefs d'états, ont protestés contre l'absence d'impartialité de l'ensemble de la procédure dont la sentence était écrite dès l'ouverture d'un "procès" et durant lequel les avocats de la défense ont singulièrement manqués d'arguments ou de talent.

 

Après avoir été sollicité pendant trente ans par tant de dirigeants mondiaux, totalement muets en regard des faits qu'ils nous présentent aujourd'hui comme particulièrement horribles, nous dirions que S Hussein est "victime" du délit de sale gueule subite!.

Dans une dernière lettre, il déclare être prêt à mourir pour l'Irak uni et aussi rejoindre d'autres martyrs.

A défaut de martyrs, nous avons glanés çi et là quelques grands hommes dont les exploits sont honnis ou glorifiés suivant que nous mettions en lumière tel ou tel fait de leur parcours.

 

NAPOLEON BONAPARTE, le dictateur.

Entre 1796 et 1814, ce "grand homme" aura mené une guerre permanente contre le monde en causant la perte d'environ 1700000 hommes.

Sa lutte contre les Jacobins ou les Royalistes dont le Duc d'Enghien fût une parmi de nombreuses victimes françaises.

Au final, la France était ruinée et son territoire réduit par rapport à l'époque du roi Louis XVI.

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DE  GAULLE

 

De 1958 à 1961, lors de la guerre d'Algérie, le chiffre de 500 assassinats politiques ou supposés sont commis.

Selon un rapport du jeune Rocard M, plus de deux millions de civils sont déplacés dans des "camps de regroupement".

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TRUMAN

 

Le 6 août 1945, ce président américain décide le larguage de la bombe atomique sur Hiroshima au Japon.

Le 9 août 1945, ce même président réitère et fait exploser une deuxième bombe sur Nagasaki.

Coût humain : Minimum 400000 morts.

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KENNEDY

 

Bref rappel concernant la guerre du Vietnam qui aura causé la mort de plus de 2500000 civils et de gigantesques pertes parmi les soldats américains provoquant un syndrome au sein de la population américaine.

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BUSH

 

Suite à une invasion dont les justifications avançées pour la déclencher ne sont nullement avérées, les estimations en morts civils irakiens ne sont pas de 148 mais plutôt aux environs de 600000 en trois ans à peine.

En remplacant les mots "indiens" par "irakiens sunnites", on pourrait réactualiser la célèbre phrase prononcée en 1868 par le général P Sheridan lors du massacre de ces authentiques américains afin de leur voler les richesses contenues dans leurs terres, à savoir: Il n'y a de bons "indiens"que des "indiens"morts!.

Sans oublier que le nombre de morts américains est actuellement de près de 3000 et chaque jour qui passe voit ce nombre croître.

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Notre propos n'est clairement pas d'excuser ou de justifier telles ou telles exactions commises par l'ancien pouvoir irakien ni de caricaturer l'un ou l'autre des dirigeants cités plus haut mais bien au contraire de relever que la notion de crimes contre l'humanité, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'actions envers "sa" propre population ,est par trop sujette à discussions et devrait impérativement être requalifiée afin d'éviter toute interprétation.

Nous avons sciemment pris des personnages politiques unaniment considérés comme n'étant pas des dictateurs et dont les noms se retrouvent sur quelques plaques de rue ou de monuments les honorants pour la plupart.

Cette liste n'étant pas exhaustive, on remarquera que le jugement de l'Histoire comme souligné en début d'article est souvent plus adéquat que la volonté évidente de certains dirigeants d'états de mettre fin à des régimes soudain devenus inutiles dans la géopolitique mondiale.

Dans un premier temps, l'opinion publique se contentera des habituels arguments liés aux bienfaits d'une démocratie néanmoins imposée par la force ou de subite et si tardive défense des droits de l'homme.

 

Plus que jamais, le recours exclusif au tribunal pénal international en cas de conflit impliquant des états étrangers devrait être obligatoire afin d'éviter toute suspicion légitime de pressions exercées sur l'autorité mise en place par l'occupant conduisant à l'éviction physique et à la mise à mort des représentants du régime vaincu.

 

Le jeu du pendu en valait-il la chandelle?.

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S HUSSEIN, SOSIE D'UN DICTATEUR?

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Ce 29/12/2006, l'ex-président irakien a été exécuté par pendaison.

 

Celui qui se faisait appeler Raïs, chef du parti Baas créé par un syrien chrétien et un syrien musulman et qui durant les années '70 avait permis à l'Irak de se développer en offrant la gratuité des cours pour les garcons et les filles mais aussi en redistribuant les terres autrefois confisquées aux paysans sans oublier la création d'endroits voués à la gloire de la culture artistique musulmane aura sous-estimé les enjeux politiques qui fluctuent en fonction d'intérêts régionaux dont il n'a pas su tenir compte.

Le premier différend qui l'isole dans sa volonté d'hégémoniser le monde arabe survient lorsqu'il veut, au départ de la création d'un Fonds finançé par les revenus du pétrole, aider les pays les plus pauvres de la région t qu'il essuie un refus catégorique des pays du Golfe.

Dans les années '80, la guerre Iran-Irak, largement tolérée par l'Occident, l'affaiblit encore au sein du monde arabe en constatant que son armée présentée comme surpuissante ne peut vaincre un pays largement affaibli par une répression violente et meurtrière pour ses ressortissants opposés à ce régime de terreur.

Le déclin est confirmé dans les années '90 avec l'invasion et le retrait justement forcé par la communauté internationale du Koweit.

L'évolution des influences et autres intérêts régionaux aboutira à sa condamnation définitive par les Etats-Unis qui, rappelons-le a justifié l'invasion de ce pays en affirmant, preuves!à l'appui, qu'il détenait quantités d'armes de destruction massive.

Les raisons humanitaires de défense des droits de l'homme et d'installation forçée d'une démocratie  n'interviendront qu'au vu de l'inexistence de telles armes tout en plongeant ce pays et ses habitants dans le chaos total d'une guerre civile et d'une probable partition en trois régions autonomes.

 

Que sont devenus les sosies?

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Dans les jours qui précéderont la chute de Bagdad, on voyait fréquemment S.Hussein déambuler fièrement au milieu de la population.

Pour les officiels américains relayés par une presse complaisante auprès d'une opinion publique décidement prête à croire n'importe quoi , chacune de ces apparitions étaient l'oeuvre de sosies.

D'où notre question quelque peu ironique : as t-on rangé ces derniers avec les preuves concernant les supposés liens du régime destitué avec le terrorisme ou  encore les redoutables armes de destruction massive.

A moins que l'homme pendu n'ait été lui aussi un sosie!, ce qui expliquerait le soin avec lequel les américains gardait le détenu et qu'aucun des "ténors"des barreaux internationaux n'aient été autorisés à le défendre.

A cela,on ajoutera que l'ostentation peu commune chez S Hussein du Coran ainsi que le fait qu'il modifie son apparence pileuse plus représentative d'une ethnie à laquelle il n'appartenait pas pourra, un jour, alimenter de nouvelles rumeurs.

De l'arrestation humiliante d'un homme hagard comme drogué et hirsute dont la longueur de la barbe pouvait surprendre pour un dirigeant à l'apparence physique soignée à la pendaison en cercle fermé de laquelle on peut observer que pour une mort décrite "sur le coup ", son linceul porte des traces de sang!en passant par ce simulacre de procès expéditif, on retiendra qu'il valait sans nul doute mieux ne pas trop susciter de questions quant aux implications des uns et des autres dans les différents approvisionnements d'armes notamment chimiques utilisées par ce pouvoir autoritaire.

 

Toujours est-il qu'imposer une démocratie dont la dernière image de 2006 restera l'exécution par pendaison d'un homme dont le jugement est rendu par le tribunal mis en place par les forces occupantes fussent-elles les représentantes des plus puissantes démocraties libres de ce monde ne nous rassure guère.

 

 

 

 

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