15/11/2015

Confiance en soi, votre meilleure autoprotection.

Confiance,Responsabilité,Personnalité,Société.

Développement individuel

L'importance de l'épanouissement personnel, de sa propre identité dépend pour une partie plus ou moins déterminante de l'environnement familial proche, de la localisation et des niveaux de culture et de libertés dévolus aux individus qui leur sont laissés, garantis par les autorités régionales, nationales.
La confiance en soi comme un rempart, une résistance objective et critique à toute tentative de conditionnement susceptible de freiner l'épanouissement individuel au profit d'une pensée de masse qui, plutôt que de promouvoir l'excellence pour chaque individu se satisfait, par intérêt et facilité, au nivellement a minima.
Limiter, contrôler l'expression libre des idées est, a toujours été le credo de tout individu (gourou, guide "spirituel", religieux et sectaire, dictateur politique) qui, par les sanctions corporelles, la stigmatisation de comportements, d'attitudes, d'écrits ou de pensées diverses décrites comme profanes, libidineuses ou contraires aux préceptes d'une secte, d'un groupe soi-disant philosophique ou encore d'une oligarchie politique à connotation religieuse ou non qui s'arroge le droit "divin" de l'intolérance et de l'exclusion.
Avoir ses propres valeurs, les défendre individuellement, les partager au sein d'assemblées publiques, de débats citoyens ou de réunions privées tout en respectant les valeurs contraires d'autrui s'apparente à ce qui était censé se nommer la démocratie mais qui, en partie, à cause de la captation des pouvoirs par des partis qui, progressivement se sont servis d'élections finalement peu représentatives de l'ensemble des opinions et sensibilités individuelles, pour diriger tout un peuple non plus en considération de ses différentes composantes mais bien exclusivement en regard de l'idéologie du parti sorti vainqueur des élections surtout dans des pays dont le système politique permet qu'un parti, un homme somme toute minoritaire en voix finisse par l'emporter seul au lieu, comme il est courant dans d'autres pays de ne pouvoir gouverner que sous la forme de coalitions déjà nettement plus en adéquation avec les aspirations d'une population que ces dirigeants démocratiques se disent prêts à gouverner, à servir...
Chercher à imposer ses valeurs au mépris des aspirations légitimes et individuelles quitte à conditionner les plus fragiles pour en faire des adeptes, des fidèles, des martyrs s'apparente au terrorisme qui se sert de la propagande, de la corruption, de l'isolement et de la terreur pour affirmer une autorité immorale et usurpée.

Conditionnement de masse

Constamment en quête de clients crédules, fragilisés par l'une ou l'autre expérience difficile, douloureuse dont ils n'ont pas su se sortir, notamment par manque de confiance en soi, ces charognards de l'âme et de l'esprit, parés d'appellations aussi fantaisistes qu'illégales se sont, depuis longtemps, emparés de ce créneau rentable.
Avec les profils sur réseaux sociaux, ces "guides" ont maintenant une véritable source intarissable de client(e)s à disposition.
Les plus réceptifs à cette prose simpliste, aussi banale mais bien plus dangereuse que la lecture d'horoscopes ou de maximes populaires, en affichent constamment voire exclusivement car au détriment de toute réflexion ou commentaire personnel et ceci, à longueur de leurs pages-profils les meilleures (ou pires...) images accompagnées du sempiternel petit commandement rassurant mais tellement indispensable à son bien-être!.
Et comme tout recrutement, de partages en partages d'"amis", on voit la contamination se répandre sur des statuts pourtant assez divers en termes de parcours professionnels ou privés même s'il semble bien que le principal point commun soit celui de personnes qui déstabilisées n'ont pas eu la chance ou la force suffisante en soi pour se poser les bonnes questions et qui, rapidement, se sont tournées vers les personnes qui, comme par hasard, les ont rassurées par leur empathie incroyablement spontanée tout en leur apportant pourtant les mauvaises réponses.
Ceci s'apparente bien plus à du conditionnement psychologique d'amateur, contre monnaie sonnante et trébuchante, qu'à une thérapie prodiguée en milieu clinique.
Dans le premier cas, les "soins" s'arrêtent le plus généralement lorsque la personne ne présente plus suffisamment d'intérêts financiers voire sexuels au vu de nombreux cas qui ont fait les gros titres de la presse locale voire nationale pour les plus médiatisés.

Ces mises en condition d'un grand nombre d'individus utilisées par ces groupes qu'ils soient de pensée pseudo-philosophique ou religieuse ont en commun de rechercher, au départ de concepts et d'idées ultra-simplifiés en ce sens qu'ils se doivent d'être accessibles à tous sans que cela ne suscite ni réflexion ni débat, un sentiment de compréhension, d'adhésion auprès de ceux-celles qui se croient ou se sentent isolés, incompris.
Avec un catalogue de maximes basiques, consensuelles dignes de prévisions d'horoscopes généralistes destinées à entretenir l'espoir que tout vous sera enfin possible pour autant que vous adhériez pleinement aux idéaux de votre nouveau groupe si bienveillant à votre égard d'autant que maintenant votre sort, votre avenir est assuré par l'obéissance à la communauté qui vous fait l'honneur de vous accepter et de vous guider!.
Dans un tel contexte d'amour et de compréhension, il vous sera aisé de comprendre que, progressivement mais irrémédiablement, vos centres d'intérêt, votre entourage familial et professionnel auront à s'adapter à vos nouveaux "karmas et chakras" faute de quoi, il vous deviendra évident qu'une distanciation voire d'un rejet d'avec ceux qui, décidément, sont incapables de comprendre la profondeur de la vérité qui vous a été révélée par ces guides, coachs de vie et/ou gourous aux qualifications philosophiques, culturelles, politiques et, pire, scientifiques, aussi inexistantes que ne l'est votre manque de confiance en vous et qui fait l'unique essence de leur succès... et fortune!.

Mise en garde

Comme on vient de le lire, mis à part le milieu dans lequel on vit et duquel il sera plus ou moins difficile de soit s'extraire, soit d'y préserver toute la lucidité indispensable à l'objectivité, il est fondamental de veiller à se "construire" soi-même en harmonie avec ses propres valeurs plutôt que de céder aux diktats, moeurs, coutumes et habitudes d'un groupe quelconque qui utilise, déforme une philosophie à priori respectable en surfant sur un effet de mode qui, ici encore, saura mettre à profit le suivisme, la naïveté de bon nombre d'"adeptes".
On pense entre autres au bouddhisme associé à la sympathique personnalité du Dalai Lama qui, pour certains charlatans, est une mine de richesse plus financière et sexuelle que spirituelle!.
Interview de l'anthropologue Marion Dapsance qui a enquêté durant sept années sur ces pratiques plus que douteuses et à retrouver en cliquant  ICI 
Son livre: Les dévots du bouddhisme.  Lien direct, cliquez  ICI

Ainsi élaborée, préservée, votre existence aura constamment le mérite essentiel, vital de totalement correspondre à vos seules aspirations en vous apportant fierté et satisfaction d'avoir su répondre, non pas à ce que d'autres disent attendre de vous mais bien à ce que vous avez su, d'expériences positives ou non, retirer, engranger d'autant plus si la grande majorité de celles-ci ont été non pas subies mais initiées par vous.
Combien de fois n'a t'on pas été surpris de voir des personnes, parfois proches, douées, instruites, apparemment heureuses seules ou en couples, satisfaites professionnellement, socialement intégrées, paraître subitement déstabilisées au point de remettre tout leur passé et présent en question jusqu'à en détester tout ou partie avec ce sentiment étrange d'avoir perdu le sens de leur vie et de n'avoir finalement jamais su réussir à "profiter" de ce capital dont elles disposaient alors que d'autres, parfois moins favorisées, ont gravi bien plus d'échelons, brillent en société et mordent la vie de façon gourmande.

Si la confiance en soi n'est pas signe ou synonyme d'intelligence, d'assurance de réussite ou de garantie de bonheur, il n'en reste pas moins que son manque induit, a contrario, un handicap qui peut vous priver de l'une ou l'autre valeur qui anime les aspirations de chacun à vivre au mieux une existence terrestre à durée limitée et sans option de retour ou de remise à zéro...
A l'inverse et (presque) autant dommageable pour l'individu et son entourage que l'excès de confiance en soi qui conduirait à la suffisance, l'arrogance simpliste.
Tout en ne confondant pas "confiance en soi" avec individualisme ou auto-détermination même si ces trois concepts proches ne sont pas antagonistes, il convient de souligner qu'au sein d'une société globalisée au fonctionnement qui tend vers une inter-dépendance proche du conditionnement sinon de masse au minimum de groupes bien définis dans lesquels on tente de vous ranger quand ce n'est pas l'individu qui s'échine à en faire partie afin de ne pas souffrir d'un sentiment de rejet, d'exclusion qui ne ferait que renforcer son manque de confiance en soi.
De même, si la quantité de relations amicales et amoureuses voire le chevauchement voulu ou non entre certaines de celles-ci n'est pas signe infaillible du niveau de confiance en soi, ne peut-on le mesurer, au vu de leur qualité et en rapport avec un sentiment de superficialité qui, tôt ou tard, finirait par s'en dégager?.
En définitive, se poser la question de savoir si l'on est acteur ou figurant de nos histoires d'amour et d'amitié ou, autrement dit, quelle est réellement la considération de ceux-celles qui se disent nos ami(e)s, nos amours envers ceux-celles qui, quelquefois, ne paraissent en être que l'objet utile, corvéable mais aussi jetable après usage...
Un authentique chantage aux sentiments dont certain(e)s sont les victimes non consentantes en dépit du fait que le manque de confiance en soi, présent de manière diffuse et parfois très ancienne, les poussera à ne jamais opposer de refus catégorique qui risquerait de les exclure du cercle "magique" dont elles croient avoir besoin pour exister.

Conclusion

Qu'il s'agisse de l'arnaque quasi artisanale aux sentiments amoureux qui abuse de la naïveté de milliers de victimes en souffrance aux seuls fins de les dépouiller financièrement, de l'escroquerie tant morale que, quelquefois, financière dont se rendent coupables tous ces néo-groupes et mouvements de "pensée" qui se targuent d'apporter aux fidèles adeptes un bien-être physique, spirituel au travers d'une pseudo-philosophie illustrée par quantité de maximes et d'adages dignes des meilleurs blagues de comptoirs sans oublier, le summum de la manipulation qui confinerait à l'art si celle-ci ne causait tant de dégâts et de morts et que l'on connait sous les noms de dictatures d'états ou de terrorismes de groupes à connotations politiques, religieuses qui utilisent en les déformant à leurs seuls profits les fondements de théories politiques et/ou religieuses au détriment de toute opposition intérieure que l'on se contentera de massacrer ou extérieure à combattre sans merci, face à toutes ces déviances, la confiance en soi apparait comme principale contributrice à sa propre défense, autonomie et préservation de la qualité primordiale qu'est notre liberté de vivre, de penser et d'agir en son propre nom en contribuant non par obligation ou dépendance mais par choix et volonté à l'essor de la communauté.

Autre article sur ce sujet:
Connais-toi toi-même et tu t'aideras. Cliquez  ICI

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15/09/2014

Peace and love, c'est "so" fric!.

Sectes,Argent,Sexe,Manipulations
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Sectes: Argent et sexe.

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Pseudo-thérapies et manipulations

Aussi loin que l'on remonte dans le temps, l'humain s'est toujours caractérisé par la tentation pour certains d'asseoir leur autorité sur un groupe plus ou moins étendu par un discours convaincant, plus rarement sincère ou désintéressé!, destiné à s'assurer notoriété et mandats au plan politique, social mais aussi, et c'est le seul sujet de cet article, à assouvir une passion nettement moins noble pour la satisfaction d'un plaisir personnel voire empreint d'une connotation la plupart du temps sexuelle, avec pour constance la captation financière plus ou moins totale des avoirs de ses ouailles sans omettre la jouissance narcissique que procure ce spectacle d'individus qui vous vénèrent, boivent vos paroles, satisfont vos moindres désirs fussent-ils déviants tels des pions que vous déplacez à votre guise.

Ne croyez pas qu'il faille pour ce faire développer des théories complexes, factuelles et scientifiques.
Au contraire, serait-on tenté de dire, au vu des nombreux témoignages qui heureusement ne connaissent pas tous les horreurs de sectes telles Ecoovie, Temple solaire, Moon...mais dont les histoires personnelles ont en commun la technique d'approche, de conviction, d'embrigadement et la finalité de maintien en dépendance à l'instar de la drogue dont on ne conçoit plus la vie sans en prendre sa dose régulière.

Au départ de ce conditionnement, il apparait que la personne peut présenter une prédisposition à se laisser tenter par de nouvelles expériences surtout lorsque celle-ci est en proie à quelques doutes sur sa vie passée, présente et future au détour d'un passage difficile de sa vie personnelle (séparation, divorce, décès d'un être proche, réminiscence d'une enfance peu épanouie) plus rarement à la suite de difficultés financières car cela rendrait le sujet moins intéressant pour le groupe...!.
Dès que le sujet en souffrance se tourne vers une personne faisant partie d'un de ces groupes pseudo-thérapeutiques qui agissent telle une meute de disciples-prédateurs, le piège se déclenche aussitôt de manière douce, attentive, aimante, désintéressée avec pour conséquence que la seule idée qui vient à celui-celle qui jusque là vivait le spleen et l'incompréhension de proches pour qui, en résumé, tout le monde connait des hauts et des bas et que tout rentrera tout seul dans l'ordre...contrairement à ce qu'insinue déjà la philosophie du discours bienveillant que l'on entend dans ces réunions où chacun(e) vient expliquer aux nouveaux membres en devenir combien la vie entourée par tant d'amour est enfin belle grâce et seulement grâce au suivi de ce chemin de l'âme, cette élévation de l'esprit, cette mise en avant de vos inouïes potentialités jusqu'ici apparemment négligées, toutes choses qui, bien sûr, échappent totalement aux imbéciles à l'extérieur du groupe qui n'ont pas l'intelligence suffisante pour en retirer toute l'essence presque divine dont seuls les adeptes profitent.

Aux incultes, les cultes.

Si cette affirmation pouvait s'appliquer du temps des sorciers voire des premiers siècles de notre ère, on pourrait estimer que, depuis que le monde a accès à la connaissance via une instruction largement diffusée et dont Internet est et sera le maillon essentiel, ces théories seraient datées, dépassées et qu'il ne resteraient que des croyants pour les religions bien établies, respectables individuellement mais que les disciplines à vocation sectaire de type kinésiologie, théories du bien-être, transcendance pseudo-yoga et voyages initiatiques, monastiques d'inspirations hindoues, tibétaines ne trouveraient plus que de rares crédules originaux en marge de la société.
Force est de constater qu'il n'en est rien et, paradoxe ultime de nos sociétés développées, au plus le niveau de confort semble élevé sans oublier qu'il ne faut pas non plus s'imaginer que seuls les personnes "pauvres, insuffisamment instruites" soient les plus enclines à se laisser convaincre par des théories simples pour ne pas dire simplistes, bien au contraire.
Déjà qu'il faut un certain niveau social, financier pour non seulement suivre les réunions, retraites, cours prodigués par ces groupes sans quoi, ou une fois que le portefeuille ne suit plus, l'ami(e) membre n'a plus qu'à retrouver ses yeux pour pleurer sur tout le temps, l'argent perdu et se retrouver encore plus déphasé dans un monde dont il a perdu le contact et qui ne l'a pas attendu non plus.

Mens sana in corpore sano

Une évidence pour tous et toutes mais aussi la base d'un argument fallacieux utilisé par ces mouvements sectaires qui prônent le bien-être comme seule hygiène de vie jusqu'à l'absurde lorsque par exemple, cela va jusqu'à vous expliquer (sans rire) que si vous, ou un de vos proches, souffrez d'une affection même grave, c'est en soi que la personne trouvera l'origine du mal qui la ronge et donc, par la connaissance de soi, l'introspection, la guérison sans l'intervention, le suivi médical quitte à en interrompre les traitements et à mourir encore plus rapidement mais au prix de souffrances qualifiées de rédemptrices ou à courir le risque qu'une rémission médicalisée, chirurgicale ne soit plus possible car contraire à votre adhésion à la nouvelle philosophie salvatrice et ce, même s'il faut ici ajouter que la médecine, la chirurgie ne peuvent infailliblement sauver de la maladie, de la mort
Bien évidemment pour les fidèles de thèses dites spirituelles et/ou de bien-être, votre santé ne peut être retrouvée, restaurée qu'avec votre plein concours et soumission aux ordres d'un quidam qui se fait appeler guide spirituel et qui doit être bien le seul à savoir que de spirituel il n'a que le nom...
Autre point commun entre tous ces mouvements et qui aurait pu alerter quiconque ne se trouve pas en position de faiblesse psychologique, affective, est que ces guides-guérisseurs du corps et de l'âme ne disposent non seulement d'aucuns diplômes scientifiques mais pire encore n'ont généralement comme bagage scolaire qu'un certificat de niveau inférieur...et encore!.
Rien que la lecture de leurs rares écrits, leurs règles de vie (pour les autres) sont une insulte à l'intelligence sans parler d'une syntaxe ou orthographe approximative.
Quelques exemples (copier-coller):

- Si tu n'aimes pas ton travail, quitte.
- Si tu n'as pas assez de temps, arrête d'écouter la télé.
- La vie est simple.
- Te perdre t'aidera à te retrouver.

Pour faire bonne mesure et un semblant de sérieux, ces doctrines égrènent au fil de telles banalités quelques extraits ou phrases prononcées par d'authentiques "sages" ou philosophes qui, s'ils n'étaient morts depuis longtemps, se demanderaient bien ce qu'il font au sein de ce délire.

En définitive, toute cette prose fantaisiste ne serait qu'anecdotique si elle ne mettait pas la vie d'hommes, femmes et enfants en péril aux seuls fins financières et sexuelles d'un groupe dominé par un maître narcissique, quelquefois pervers.
Ceci en précisant que les degrés de malfaisance sont variables et qu'il ne faut pas omettre de relever que parmi les milliers de groupes à vocation de bien-être personnel, il ne faut pas confondre les centres de relaxation, balnéothérapie, sportifs coachés par des moniteurs ou des kinésithérapeutes diplômés qui se concentrent sur l'épanouissement physique personnel avec ces groupes déstructurants qui insidieusement vous orientent, vous privent de votre liberté individuelle dont question au fil de cet article.
Et faut-il vraiment le noter que, pour les cas les plus délicats, l'aide, la consultation de psychologues, psychiatres sera toujours préférable à celle d'une participation à un quelconque de ces groupes aux mains d'apprentis-sorciers.
Quant à la police, la justice bien au fait des dégâts que peuvent engendrer ces groupes, il faut admettre qu'en cas de plaintes que, d'ailleurs, peu de membres déposent car une fois "débarqués" par la secte, on peut comprendre que le lavage de cerveau, la honte de s'être fait abuser, ne les incitent pas franchement à revivre au fil de procès long et à l'issue incertaine une partie de leur vie dont ils se sont finalement rendu compte combien on la leur avait volée.
De plus, et quantité de cas l'ont révélé, ces sectes ou du moins leurs gourous se déplacent et s'expatrient à la vitesse de la poursuite en justice les rendant intouchables sauf à engager des frais importants et un budget dont les ex-membres floués ne disposent plus...et pour cause!.

Mécanique de manipulation

Ce qui intrigue tous ceux qui de près ou de loin connaissent, ont connu une personne qui, lentement s'est éloignée de ses amis, de ses proches, c'est que celle-ci, la plupart du temps ne semblait ni fragile psychologiquement ni intellectuellement défavorisée et que pourtant l'emprise des "pensées" distillées par le groupe s'est renforcée au point de régir toute sa vie, ses fréquentations, ses ambitions et buts dans la vie revus à la baisse en ce sens que tout épanouissement individuel passe désormais par une adhésion totale aux préceptes du groupe.
Au vu de nombreux témoignages, il se pourrait qu'il y ait un terreau favorable chez certains qui ont le sentiment, parfois ressenti dans l'enfance, de n'avoir pas assez satisfait les ambitions quelquefois démesurées des parents ou de n'avoir plus tard, au sein du couple, pas satisfait l'égo du compagnon, du mari ou de n'avoir eu le sentiment de n'être qu'un objet, un faire-valoir. résultant d'un manque de confiance en soi initial qui, possiblement accentué par quelques échecs ou expériences malheureuses peut conduire la personne à se tourner vers ce qu'elle perçoit, à tort, comme une thérapie indispensable à sa reconstruction personnelle, affective.
Dès lors, il semble possible que, pour certain(e)s l'attrait pour une autre forme de vie dénuée de l'aspect dit matérialiste, présentée comme moins compétitive, plus égalitaire, soit une porte d'entrée idéale pour ces groupes-sectes dont la technique d'encerclement, de collectivité qui n'est, bien entendu, pas utilisée que par celles-ci mais dont, à la différence des autres (hormis peut-être les groupes dits de régimes alimentaires), les méthodes conditionnent totalement la vie personnelle, affective des individus qui s'y sont faits piéger et dont chacun, à l'extérieur, voit bien qu'il est pratiquement impossible de sortir même si l'entourage qui vit mal cette dérive tente constamment d'alerter la personne qui, en cas de remise en cause, se fait immédiatement entourer de bienveillantes sollicitudes, cours de remise en "forme" jusqu'à ce que la dépersonnalisation ait à nouveau atteint un niveau de dépendance au groupe suffisant.

Conclusion

L'omniprésence des réseaux sociaux, en particulier Facebook, offrent à ces groupes de manipulation de la pensée une diffusion démultipliée et bien visible de leurs "valeurs" car ceux qui en font partie s'obligent entre "amis" à relayer photos idylliques et messages d'amour d'une banalité, d'un simplisme affligeant.
Cet inconvénient lié à la diffusion incontrôlée, massive pourrait aussi s'avérer devenir un moyen de détection de ceux qui soit sont les guides de ces groupes, soit en sont les victimes tant leur "mur" Facebook ne laisse apparaître aucun commentaire, aucun avis personnellement rédigés et que seule une suite de partages des photos et messages décrits plus haut y figurent.
Mais, ici aussi, la dynamique de groupe prend l'ascendant sur le jugement personnel, l'individualisme qui avec la compétition et bien évidemment la recherche de profits ou d'argent.
Tous ces symboles de la société consumériste honnie à combattre résolument pour la seule recherche du vrai bonheur qui, apparemment, consiste en une forme de marginalisation, de mise au placard de toutes qualités intellectuelles, professionnelles, humaines et sociales propres à l'individu qui ne seraient pas cautionnées par la secte...ceci, bien sûr, tant que vous leur apportez quelque chose de personnel, sexuel ou financier!.

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15/10/2013

Connais-toi toi-même et tu t'aideras.

Psy,maladie,personnalité.

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Non mais...t'es normal? et t'as même pas de psy!.

Comment peut-on expliquer qu'alors que la société se développe, s'informe, s'interconnecte, il n'y ait jamais eu autant d'individus, malades en puissance, à se rendre chez les psys?.

A se demander comment, soit, au siècle passé, les gens pouvaient se dire heureux et en affichaient les apparences sans avoir systématiquement besoin de se confier à un psy, soit, pourquoi cette société actuelle en use voire en abuse sans que cela redresse les chiffres mesurant le sentiment de bonheur qui sombre petit à petit dans un pessimisme ambiant, presque tendance!, qui parait contraire à toutes les avancées sociales, médicales et opportunités de déplacements ou d'améliorations de la qualité de vie.

Jamais depuis que l'homme est apparu sur terre, la vie en société n'a offert une palette aussi large de protections sociales, de facilités de contacts, faut-il le rappeler en ces temps objectivement plus difficiles pour un grand nombre de personnes aux prises avec les récentes débâcles financières d'organismes privés et publics et qui, il n'y a pas si longtemps encore, auraient été tout simplement oubliés, réduits à la réelle mendicité avec la violence qui y était attachée sans la moindre possibilité d'accéder à la plus petite aide alimentaire, financière ou de logement de la part d'associations privées et publiques.

D'ailleurs et il faut le souligner, les plus assidus auprès des psys ne font généralement pas partie de ces couches dites défavorisées, probablement trop occupées à tenter de se sortir au plus vite d'une situation plus que délicate pourtant réellement bien plus stressante que nombre de personnes sans véritables problèmes mais juste en quête d'un hypothétique soi en perte de repères.

Alors doc, pourquoi tant de spleen?!. 

Comme presque toujours en matière de santé, plusieurs facteurs contribuent à ce sentiment de spleen, de dépression.

Une idéalisation de l'image de soi cultivée, entretenue à grands frais de "relooking" passant par une panoplie de régimes alimentaires que l'on accumule, faute de résultats probants ou surtout durables, des séances de fitness toujours plus intenses avec les indispensables et très conseillées boissons chimiques survitaminées que des corps fatigués encaissent plus ou moins bien mais que beaucoup, victimes des publicités et des modes commerciales savamment orchestrées, ingurgitent le temps de passer à autre chose car rien n'est plus éphémère que ces "techniques" vouées à la sculpture rapide et sur-gonflée d'un corps loin d'être sain pour un esprit que l'on croit sain.
Paradoxe affligeant lorsque ceux-là mêmes qui se soumettent à ces pratiques et mixtures "revitalisantes" prônent à qui veut l'entendre que la nourriture bio est la seule que leur précieux corps peut absorber ou qui, pour se rendre à l'incontournable marché matinal distant de 200 mètres, s'y déplacent en voiture!.

Autant la pratique d'un sport et le respect d'une alimentation saine sont essentielles à l'individu qui veut garder une enveloppe charnelle digne et conforme à l'image de quelqu'un qui se respecte en voulant constamment donner une apparence tant aux autres que surtout à lui-même d'une personne en pleine forme bien taillée sans les formes exagérées du body-buildé ou de celle qui collectionne les bourrelets en chapelets.
Autant l'inévitable mise en scène de "sa" vie au travers du prisme virtuel que sont les réseaux sociaux sur lesquels certains se croient obligés d'étaler avec force photos leurs corps dégoulinants de sueurs tout en n'étant pas, absolument pas, des modèles-photos ou professionnels du sport, les poussent et incitent (c'est souvent le but) leurs ami(e)s à en faire autant pour ne pas se sentir exclus de ce groupe qui semble ne vivre que pour partager de soi-disantes images de bonheur, de rêves éveillés soumis au screening facebookien qui, la plupart du temps, cache la misère de la quotidienneté d'une vie "métro-boulot-dodo" assez banale.

Cette scénarisation d'une partie de soi agrémentée des habituelles photos de bonheur intense que l'on affiche lors de sorties en boîte entre "amis" d'un jour, d'un soir...qui souvent se ressemblent au point qu'il convient de les classer par albums pour que les facebookiens puissent vivre en spectateur ces vies qu'ils/elles décrivent comme exceptionnelles sauf que, pc éteint, revient la dure réalité plutôt ennuyeuse que mènent ces gens qui, vivant jour après jour cette dichotomie, finissent par craquer et se voient contraints de suivre l'un ou l'autre traitement médical.

Une société qui, interconnectée, mondialisée, ne permet plus à cette nouvelle majorité d'individus souvent en manque de personnalité et/ou de capacités physiques, intellectuelles qui leur aurait permis de construire une vie intéressante, riche de relations et d'intérêts diversifiés harmonieusement construits au fil du temps, finit par les pousser, afin de se faire remarquer, de sortir du lot, de l'anonymat et d'accéder à cette fameuse minute de gloire rapide, à cet affichage plus ou moins voyeuriste d'une vie supposée, inventée.
Comment voulez-vous que dans de telles conditions, le réveil de certains ne finisse pas par s'avérer quelquefois assez pénible...!.

Alors doc, dites-moi (au fond) ce que je sais déjà (mais que je ne veux pas voir).

Quelle démarche la plus facile peut-on imaginer si ce n'est celle d'avoir recours à une personne inconnue (qui ne connait pas votre vraie vie et qui risquerait de vous juger) bienveillante, à votre écoute que vous consulterez soit en fonction de votre mal-être, soit en fonction de votre portefeuille et qui est censée vous éclairer, vous guérir, vous révéler ce que vous saviez déjà mais refusiez d'admettre car cela aurait détruit cette image renversée, factice construite de bric et de broc.

Encore estimez-vous heureux si cette plongée en vous-mêmes ne vous noie durablement au prix d'hospitalisation et de traitements à vie dévolus à "soigner" une pathologie aussi claire que la vase au fond du marais.

Il est vrai que tout nous conduirait presque à franchir, au moins une fois, la porte d'un cabinet de psys.
Est-on d'ailleurs vraiment "in", digne d'intérêt si on n'a pas eu la chance de fréquenter ces thérapeutes de l'esprit et de pouvoir en parler lors de soirées ou inévitablement sur les réseaux sociaux, nos nouveaux psys virtuels.
Mais aussi, qui n'a ou sera confronté un jour comme victime mais aussi simple témoin d'un attentat, un accident, un événement quelconque sans que la société ne lui octroie, tous frais payés, une batterie de psys.
Depuis la tendre enfance, la scolarité "difficile", le rapport "conflictuel" avec les parents (homos et/ou hétéros), beaux-parents, copains...tout est potentiellement digne d'un passage par "le" professionnel de l'esprit censé détecter le mal-être qui en résulterait.
A force d'assistance plus ou moins forcée en toutes occasions et pour à peu près n'importe quel sujet, on aura fini par rendre l'être humain incapable d'affronter ses propres faiblesses, de jauger ses propres forces avec pour conséquence, et les tribunaux et/ou prisons en regorgent, d'individus de tous âges qui sont ou se disent sur conseils "avisés" totalement incapables d'assumer leurs actes, fussent-ils criminels.
Notons d'ailleurs, à ce propos, que le domaine où l'on serait en droit d'attendre l'efficacité d'une analyse psychique se révèle bien trop souvent manquer totalement de l'approche scientifiquement exacte qui, dans ces cas, serait bien précieuse en évitant des conclusions que tel ou tel criminel est totalement ré-insérable après des séances de psy-reconstruction du moi et qui, les faits divers en témoignent, se précipitent immédiatement dans les mêmes délits et crimes que ceux qui leur avaient valu passage en prison et analyse psy...

Alors, si dans les cas avérés, pathologiques graves et presque visibles par tous, ils se permettent autant d'erreurs voire de légèreté d'analyse avec les conséquences pour de malheureuses victimes prises au hasard mais, au demeurant, bien plus victimes de ces "professionnels" complices par défaut d'objectivité voire de légèreté analytique qui ont offert à ces délinquants la possibilité de commettre ces nouveaux crimes, comment croire qu'ils soient les mieux placés pour soigner des individus traversant un moment certes difficile mais dont on a expliqué plus haut dans l'article que la société incitatrice de surprotection et d'assistance à outrance les a, de facto, conduit à la déresponsabilisation individuelle et donc à cette nouvelle forme de dépendance à l'instar des effets constatés dans l'usage de drogues dites douces.

En conclusion, ce n'aurait jamais dû être, pour l'immense majorité des individus, ni le ciel ni les psys qui auraient dû régir la vie des humains et pourtant, le constat est affligeant lorsque l'on examine la vie en société au XXIè siécle.
Et l'article a évité, afin de ne pas subir (trop) de critiques, de parler des pseudos-psys, charlatans de tout poil, marabouts, sorcières, diseuses de bonne aventure et autres guides "inspirés" aux pratiques physiques à connotations sexuelles plus que répréhensibles surtout à l'encontre de personnes fragiles malheureusement plus prêtes à croire n'importe qui plutôt que de puiser en elles la force bien présente mais qu'elles ignorent et que ces profiteurs se gardent bien de révéler tant que leur pouvoir de nuisance leur offre la possibilité de soumettre ces victimes à leurs désirs, volontés en les dépouillant financièrement sans parler des ravages, pour le coup, psychologiques que cela entraîne pour la personne crédule lorsque celle-ci sera détruite et rejetée, ne fût-ce que par manque de fonds.

 

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