23/12/2006

Pêche miraculeuse en aquaculture.

 

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Raréfaction des espèces marines

Les derniers rapports sur la quantité et la qualité des poissons pêchés ne laissent aucun doute quant à notre surconsommation qui ne permet plus à certaines espèces d'atteindre une taille et une maturité sexuelle seule garante d'un niveau suffisant au maintien d'espèces telles que les soles et autres cabillauds jusqu'il y a peu si abondants.

 

La hausse démographique combinée à l'élévation du niveau de vie de pays, surtout asiatiques (grands consommateurs de poissons et crustacés), pousse les exploitants à toujours améliorer les rendements en concentrant les techniques de pêche sur les seules quantités causant d'irréversibles dommages à nombre de variétés non commercialisées mais néanmoins "récoltées" au hasard des filets au détriment d'une pêche artisanale moins destructrice pour le biotope marin mais qui, du fait, de son manque de rentabilité ne suffit plus aux besoins humains et même si ce mode de pêche ancien se réduit, il n'en demeure pas moins qu'elle intervient encore dans le dépeuplement marin global.

 

Rareté égale Cherté

 

Comme souvent constaté dans d'autres domaines, on aurait pu supposer que les hausses de prix successives permettraient de réguler la consommation et ainsi de contribuer à une certaine reconstitution des stocks.

On s'aperçoit qu'il n'en est rien et que faute de solutions efficaces et urgentes liées à de nouveaux modes de production, nous atteindrons très prochainement un point de non retour et qu'alors nous serons ni plus ni moins privés de certaines nourritures.

 

Quid de l'aquaculture?

 

A l'instar de la viande animale que nous retrouvons dans notre assiette provenant d'une bête qui depuis longtemps n'est plus capturée à cheval au moyen de lassos!, nous pourrions délimiter des espaces marins au large de nos côtes respectives à l'image des piscicultures pour truites, saumons ou encore daurades.

Hormis l'aspect négatif des rejets concentrés de nature organiques dont nous devrions impérativement tenir compte, ce mode de production  localisé présente d'innombrables avantages évidents quant au suivi sanitaire et qualitatif sans oublier de fortes réductions de coût liées à la pêche en site défini.

De ce changement d'approvisionnement viendront les principales critiques tant les flottes aujourd'hui gigantesques et entre parenthèses polluantes n'apprécieront que peu de se voir réduire au rang de gestionnaires de parcs à poissons!.

Toutefois, malgré d'importantes économies réalisés, nous devrions définir un prix minimum suffisamment élevé afin de ne pas relancer la surconsommation qui, à son tour, épuiserait les zones nouvellement créées.

De cette évolution voire révolution dépendra notre capacité à gérer un patrimoine au lieu de l'épuiser de toutes parts.

 

Il serait dommage que notre incurie notoire ne nous réduise à ne nous satisfaire que du seul poisson d'Avril...

 

 

Publié dans Société: Ecologie-Santé | Lien permanent | Tags : peche, poissons, economie, infos | |  Facebook | | | | Pin it! |