15/06/2012

La banlieue, c'est top délire!.

Banlieues.jpg.

On est les jeunes et on vous emmerde!.

 

Principalement à la suite de troubles, brulages non pas de culottes mais de poubelles, voitures, bus...et ceci surtout en période de beau temps (plus agréable pour traîner en rue), quelques reportages sont consacrés à ce que les journalistes appellent le "malaise des banlieues" avec en conclusion l'inévitable analyse des "experts" ponctués par les déclarations toujours fermes presque guerrières de tels ou tels responsables politiques dont l'indignation fluctue en fonction des dégâts produits mais surtout de la couverture des chaînes de télévision présentes.

Moi, Kevin, fils de banlieue

Français 17 ans et vivant seul avec ma mère depuis que mon père, qui la battait souvent pour un oui ou pour un non et au minimum chaque fois qu'en début de mois, après avoir touché son salaire (rectification: son chômage), elle osait lui reprocher d'en avoir bu le tiers avec des copains jusqu'au petit matin avec pour conséquence que la vie de la famille s'en trouvait plus difficile encore.
Alors au bout d'un certain temps, il en a eu marre et est parti avec une de ses copines de beuveries occasionnelles me laissant dès mes 13 ans avec ma mère qui se crut obligée d'exercer une autorité nouvelle, notamment à cause de mes absences répétées à l'école (trop nuls, les profs).
Ce qui se passa plus ou moins bien jusqu'à ce que, gagnant en force et en amis, je pus lui montrer que, quelques gifles et serrements de poings bien placés, force était à moi..!.
Enfin, dans l'ensemble, tant qu'elle est là pour laver mes fringues, me faire à manger et ranger ma chambre (au départ, c'était la sienne mais vu qu'elle est seule, je lui laisse le convertible dans le salon), j'avoue qu'ainsi, elle ne me pompe pas trop l'air et que ma vie est assez chouette.

D'autant que dans la cité, ce ne sont pas les filles qui manquent même si le nombre de greluches faciles diminue car comme le dit mon pote Omar, on ne touche pas celles qui sont dignes de foi (traduisez: les voilées dont ce bout de tissu assure bien plus une protection sexuelle et physique qu'une simple appartenance à une foi ou à une communauté ).
Une de mes dernières: Cindy souvent provocante en petit top et jupe courte était vraiment super bonne à baiser jusqu'au jour où "amoureuse" elle me collait tellement que je commençais à perdre la liberté...de m'en faire d'autres!.
C'est alors que quelques copains m'ont donné l'idée, qu'après lui avoir fait boire pas mal d'alcool, de la leur prêter pendant que moi, je filme la scène avec mon iphone (ben oui, on a les moyens, nous!).
Fallait la voir, même si au début elle faisait semblant de refuser comme au fil des mecs qui l'enfournaient et qui, très vite, ne lui faisaient pas boire que de l'alcool..., elle avait fini par se laisser faire presque comme si elle en redemandait.
Et comme le lendemain, elle prétendait ne se souvenir de rien, on lui a montré la vidéo avec menace de la balancer sur le Net ce qui lui a fait si peur qu'au lieu de louer la vidéo on a fini par profiter de cette bouche à pipes à notre aise jusqu'à ce qu'on s'en lasse et qu'on refile cette pute contre quelques billets à des "clients" parfois même locataires du même immeuble.

Oh, la belle vie...

Grâce à cette conne de Cindy, j'ai pu trouver une bonne place dans la bande d'Omar qui contrôle déjà deux immeubles de la cité avec son auto entreprise de trafics en tout genre mais surtout centrée sur la drogue facile à dealer et qui, pour de petites quantités faciles à cacher notamment chez ma mère ou d'autres apparts complices ou contraints de l'être, rapportent un max de blé.
Un jour prochain, je tournerai moi aussi dans les quartiers au volant de ma "béhèm" et toutes les salopes non voilées qui ne demanderont qu'à devenir ma meuf du mois avant que je les jette ou offre à d'autres caïds.

Cette vie serait peinarde si d'autres quartiers ne nous provoquaient pas constamment en bagarre au couteau ou, et ce surtout depuis que les immigrés de l'Est s'en mêlent, Kalachnikov à l'appui.
Alors on investit, nous aussi, pour notre protection parce qu'on ne va quand même pas appeler les flics sauf pour leur balancer toutes sortes de projectiles jusqu'à ce qu'ils détalent à toute vitesse.
Merde quoi, on est chez nous dans ce pays merveilleux qui nous protège de tous ceux qui estiment devoir nous remettre dans le droit chemin alors qu'il n'y a rien à nous offrir vu que déjà on a pas le moindre diplôme et que de toute manière, pourquoi travailler au smic alors qu'on se le fait en 2 jours.
De plus, on a bien compris que si on vient nous faire chier, il n'y a qu'à foutre le bordel et les autorités détestant ce spectacle du désordre calment bien vite les ardeurs de certains flics sans compter que, nous aussi, on sait où ils et elles habitent...

Conclusion

Au fil du temps, on ne peut que constater que ces trafiquants modernes ont conclu un semblant de pacte avec les autorités, sorte de modus vivendi, par lequel le pouvoir qui a bien trop peur que l'on vienne perturber quelques beaux quartiers aux alentours, préfère confiner la "racaille" plutôt que de les voir se déployer au sein des villes avec de temps à autre une action "coup de poing" à peu près inefficace et qui ne surprend plus personne.

Pour dérider un peu tous les pisse-vinaigre qui sont péniblement arrivés au bout de cet article et qui n'y ont vu qu'un cliché évidemment raciste et xénophobe et non le vécu de centaines de personnes qui subissent la loi du plus petit nombre, disons avec humour que si pour Séguéla, ne pas avoir de Rolex à 50ans est un échec, pour ces gars-là..., c'est ne pas avoir de Kalach à 20ans qui en est un!. 

 

Merci à Kevin, Omar, Mouloud et tous et toutes les autres pour le témoignage dont le compte-rendu est plus dans l'esprit que dans la lettre tant certains ont parfois l'impression de ne plus faire partie de la même nation.

Qu'on ne s'y trompe pas, tout acte isolé, toute violence insuffisamment réprimandée au départ par peur de "stigmatisation" finit par se banaliser et en l'occurrence, les femmes en sont et seront les principales victimes.
Et non seulement, ces femmes sont conditionnées par une partie de la population qui se prévaut d'un "respect" religieux pour imposer ou conseiller "vigoureusement" un vêtement, une attitude mais aussi, et ceci est nettement plus troublant, par l'adaptation progressive de l'ensemble de la population qui se voit contrainte de suivre (subir) des règlements discriminants sur l'apparence vestimentaire des femmes, musulmanes ou non.
A titre d'exemples:
Longueur des jupes à l'école, horaires différents pour les piscines en fonction du sexe, nombre de boutons de chemisier ouvert en tournoi de jeux d'échecs!, port du voile autorisé aux prochains J.O..

Mais ne dit-on pas que la diversité culturelle contribue à la richesse...de ceux et celles qui n'en ont pas!.

 

Article sur ce sujet: Droit de cité, Cités de non-droit. Cliquez  ICI

Article écrit par Pol et Mick.

 

 

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28/03/2008

Alors les jeunes, ça gaze...!!.

Sniffer...

 

 

 

 

 

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Fumer tue, oui mais...

Apparement sous-estimée et partiellement? ignorée par la population et les diverses autorités, il semble bien que, pour une quantité non négligeable d'adolescent(e)s souvent en décrochage scolaire et par ailleurs de plus en plus en jeunes, les "distractions" à la mode ne cessent de se diversifier allant de la prise de drogues, d'absorption d'alcool en grande quantité en un temps très court et à présent de l'inhalation de multiples gaz d'aérosols. 

Ce dernier mode de consommation! vient d'être particulièrement mis à la une par les récents événements survenus dans deux petites villes du sud de la Belgique, à savoir Dinant et surtout Andenne où quatre jeunes filles d'à peine quinze ans ont été brûlées à des degrés divers suite à l'explosion desdites bonbonnes lorsque l'une d'elles encore manifestement sous l'emprise de l'euphorisant a allumé une cigarette et ce dans les toilettes publiques de la Maison communale.

Ni les parents, la plupart du temps divorcés et de condition modeste, ni les pouvoirs communaux et écoles confrontées elles aussi à une violence croissante et à un absentéisme latent ne semblent pouvoir enrayer ce fléau qui, soit dit en passant, se révèle bien plus destructeur pour la santé individuelle et la vie en communauté que la nocive et abondamment décriée cigarette, seule cible de toutes les campagnes répressives visant à son interdiction totale.

Pendant ce temps, les autres drogues deviennent "tendance" et gangrènent insidieusement et définitivement une frange croissante de cette partie ni dorée ni gâtée de la jeunesse de nos cités et campagnes.

Sans oublier qu'autour de ces consommateurs "faibles", se développe un réseau de dealers pour lesquels les éventuelles interdictions temporaires d'achat en commerce légal des doses requises leur permettent d'accroître et leurs bénéfices et leur emprise.

D'autant qu'à défaut d'interdire toute vente de quoi que ce soit aux mineurs d'age, les éventuelles interdictions ciblées ne feront qu'orienter leur choix en fonction de celles-ci et qu'à l'évidence, il suffira de s'adjoindre les "services" de quelqu'un, ami ou dealer, qui les approvisionnera.

Une des solutions devra passer par un rapide et net réajustument de l'échelle des peines et sanctions pour ces vendeurs de drogues souvent assez facilement identifiables de par un train de vie affiché peu compatible avec leurs déclarations de revenus! imposables.

 

Parents responsables ?.

Souvent pointés du doigt par ceux que ce problème ne touche pas, les parents de ces jeunes à la dérive sont taxés de faiblesse voire de négligence passive.

Hormis le cas classique de parents eux-mêmes en totale marginalité et souvent complaisamment "réfugiés" dans la boisson, nous assistons aussi aux réelles difficultés, plus souvent pour une mère esseulée quelquefois victime d'un ex-compagnon ou mari violent qui peut à dessein influencer et manipuler les enfants issus de ce couple, engendrant ainsi un total déni d'autorité pour une mère déjà fragilisée par une situation matérielle rarement à son avantage en pareille situation.

Bien souvent les organismes sociaux tardivement alertés ne peuvent qu'atténuer tant bien que mal les tracas divers et multiples issus de ce conflit d'adultes rejaillissant sur le caractère et la mentalité du ou des jeunes progressivement livrés à eux-mêmes et qui, au vu de leurs propres intérêts immédiats, auront tendance à se croire adulte bien avant l'âge en agissant au sein de mini groupes constitués sur base d'un goût commun pour la facilité du "tout est permis" en ce compris la grivellerie en opposition totale aux élémentaires préceptes d'éducation et de respect non seulement envers leurs parents mais plus généralement envers une société perçue comme l'autorité vieillissante et répressive.

Rappelons aussi que de tous temps, l'adolescence a toujours été un passage difficile et qu'il est utopique de croire "qu'avant tout était mieux".

Néanmoins, l'évolution d'une société n'est pas linéaire et les règles appliquées au bon fonctionnement de ce mode de vie en commun doivent elles aussi suivre au plus près ces mutations de comportement sous peine de créer des tensions et dysfonctionnements qui aboutissent trop souvent devant les tribunaux constatants de fait les échecs de notre vigilance sociétale.


 

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