15/08/2017

La politique par les Nuls

Trump, Merkel, Juncker, Macron, May, Gentiloni.
Ne verraient-ils toujours rien venir?!.

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INTRO

Que la politique soit faite par les Nuls est une chose que cet article va se plaire à souligner... mais autant que ces (politiciens) Nuls commencent à se rendre compte qu'il y a de moins en moins, Internet et les réseaux sociaux y contribuent énormément, de (citoyens) nuls incapables de comprendre leur jargon pseudo politique fait de slogans populistes, électoralistes...!.

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USA

Hormis quelques inflexions sur la communication médiatique destinées à satisfaire un électorat plus large, la politique made in USA perpétue la tradition basique initiée déjà par les cow-boys au temps des indiens copieusement massacrés et spoliés de leurs terres ancestrales qui adopte comme principe quasiment constitutif de la nation que le monde se divise simplement, sans nuances, entre alliés (d'un moment plus ou moins long en fonction de leurs seuls intérêts économiques et politiques) et tous les autres qui, par définition, sont donc des ennemis plus ou moins à combattre économiquement via des sanctions et/ou restrictions diverses voire à éliminer, fut-ce au prix d'allégations, de preuves inventées de toutes pièces, en fonction des supposés intérêts décrits plus haut, ceci sans beaucoup plus de discernement ou de subtilités intellectuelles.

Faut-il vraiment rappeler ici toutes les guerres de destructions menées sous le bel étendard de l'ingérence démocratique qui auront causé plus de destructions, de morts civiles que les régimes en place éliminés et aussitôt remplacés par l'instabilité générale, le terrorisme et un recul total en matière de droits humains pour cette population certes vivant auparavant, ce depuis des décennies, sous une dictature peu enviable mais néanmoins, les faits récents en sont une triste preuve, plus supportable (surtout pour le droit des femmes à une relative autonomie ou pour la pluralité minimale de religions minoritaires) que la situation qui aura découlé de la "libération" par ces valeureux combattants envoyés par décision présidentielle dans le bureau ovale made in US.

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EUROPE

Victime d'un déclin inexorablement entamé par les guerres entre Etats libres jusqu'alors conquérants et prospères, ce continent achève son déclassement par l'intégration à marche lente mais politiquement forcée en dépit de toutes oppositions populaires exprimées par référendums... annulés ou non respectés, par votes désapprobateurs aux élections "nationales" qualifiés d'extrémistes de droite, racistes et xénophobes ne pouvant être que le fruit de diatribes haineuses populistes qui, lui, contrairement aux discours toujours intelligents des démocrates, ne convainquaient que des imbéciles, des électeurs incultes.
Pour paraphraser une devise célèbre, on dira qu'en ce qui concerne la zone euro, l'union ne fait pas sa force mais n'est que le signe de la faiblesse de chacun de ses membres qui espèrent, sans trop y croire, que la dissolution au sein du groupe fera illusion... face aux vraies puissances mondiales, elles indépendantes!.

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Autre argument non négligeable qui pousse "nos" chers dirigeants nationaux, bientôt régionaux, à forcer coûte que coûte cette (dés)intégration est qu'ils y voient le confort de la déresponsabilisation individuelle au profit d'une décision collégiale voire des technocrates "bruxellois" qui les met à l'abri de toute accusation en matière de gestion nationale ou de culpabilité par manque de clairvoyance en matière d'entrée en guerres dans des régions du monde.
Il leur suffira de présenter, comme ils commencent déjà à le faire, le bilan comme la conséquence d'une démarche, d'un engagement pour le "toujours plus d'Europe" qui nous oblige à respecter certains critères, fussent-ils contraires à nos intérêts autrefois nationaux...
Sans oublier que supra-Europe oblige, il y a une forme plutôt désagréable en termes de fierté nationale à n'être que le faire-valoir des USA et à en respecter les intérêts géopolitiques et économiques au travers de tant d'exemples (Turquie, Syrie, Russie,...) qu'il serait plus facile, quoique!, de tenter d'en trouver un seul qui ne le soit pas!.
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CONCLUSION


A propos du: Fossé entre "ELITES" et "PEUPLE"

S'il y a bien une expression qui souligne à quel point les élus qui ne sont, in fine, pour le "peuple" que des employés salariés en CDD osant se proclamer, main sur le cœur, au seul service des citoyens qui, ne faudrait-il pas le leur rappeler tant ils semblent s'en croire les seuls gestionnaires propriétaires n'étant soumis ni à consultation avant décision, ni à responsabilités voire remboursements en cas de dépassements systématiques des estimations, des devis établis, financent tant les dépenses de tous les budgets publics ainsi que dans de trop nombreux cas, au vu des scandales mis au jour, les recettes de leurs portefeuilles privés, c'est bien celle du "fossé grandissant entre élites et peuple" que médias et politiciens balancent, avec un mépris à peine dissimulé, face caméras.
Ne devraient-ils pas lucidement se poser la question du manque de charisme, d'honnêteté sinon intellectuelle au moins financière qui en caractérise un nombre non négligeable de ces représentants carriéristes exclusivement préoccupés par leur maintien à des postes assurant privilèges et confort de vie... privée aux frais du public.
Au minimum, seraient-ils avisés de constater avec modestie que, pour la plupart d'entre eux-elles, si quelques dossiers avancent, ils ne le doivent qu'à l'armée de fonctionnaires, aux divisions d'attachés de cabinet tout dévoués à leur patron élu mais intérimaire aux compétences toutes relatives voire absentes pour les matières dont il est censé s'occuper...
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D'autant que, même s'ils font semblant de l'imaginer, jamais des politiciens ne créent l'emploi, tout juste peuvent-ils, à l'inverse, en freiner la création nouvelle et forte par des mesures de rage taxatoire ou règlements tatillons avec, pour les tenants du "toujours plus d'Europe", la soumission supplémentaire aux règlements supranationaux et autres nombreuses lois qui brident tout esprit d'initiative et/ou d'innovation rendant le rapport risque/profit tellement disproportionné qu'il finit par démotiver toute initiative individuelle.
Mais, rassurons nos "élites", ils pourront toujours se vanter de voir la progression moins rapide du chômage voire son inversion plus lente (pour des dirigeants humoristes), de se satisfaire, malgré la relative stagnation vis à vis des pays concurrents, d'un 0,1 point de PIB dont ils s'attribueront modestement tout le mérite alors qu'il n'est que la conséquence logique, implacable d'une économie et/ou d'une finance (ce mot interdit en Europe) mondialisée dont les effets se diffusent internationalement... et ainsi de suite!.

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15/04/2017

Zap Médias: Récap Actualités (1-3/2017)

Actus, Infos, Politique, Economie, Société, Europe, USA, Russie, Zapping.

Pour rappel:

La rubrique ZAP MEDIAS revient sur des faits d'actualités diffusés via la presse écrite, online...
Un commentaire s'y ajoute, le plus souvent pour en pointer l'intox qui se cache sous l'info (ou vice-versa)!.

Sur L. INFOTOX, cette rubrique est la SEULE qui autorise vos commentaires et opinions .
Toutefois, veillez à ce que ceux-ci soient en rapport avec le fond de l' article ( cliquez sur le lien d' en-tête ) et non offensants envers les auteurs de l'article ou ceux du commentaire, sans quoi, ils seront supprimés. 

 

MARS 2017

 

Charles Michel: "La Belgique a été à la pointe dans le débat sur l'Europe à plusieurs vitesses"

Charles Michel: "La Belgique a été à la pointe dans le débat sur l'Europe à plusieurs vitesses" | Actualités & Infos (Médias) | Scoop.it
From www.lalibre.be -March 25, 8:55 AM

Le Premier ministre belge est à dans la capitale italienne avec les autres chefs d'Etat et de gouvernement et les présidents des institutions européennes, pour célébrer le 60e anniversaire de la signature des traités de Rome. Les leaders européens signeront une déclaration qui insiste sur les progrès rendus possibles par l'intégration européenne et, surtout, balise le chemin pour l'avenir de l'Union. La Belgique a été à la pointe du débat visant à rendre l'Europe plus efficace, affirme Charles Michel.

Commentaire de L'INFOTOX:
Tant qu'à faire une Europe à plusieurs vitesses, revenez à une Europe dans laquelle il y aura autant de vitesses que de pays plutôt que de laisser cette Europe en pilotage automatique aux mains de technocrates et aux yeux rivés sur la quantité de fuel qu'ils brûlent... aux dépens des seuls citoyens-passagers jusqu'au crash inévitable!.
Evidemment, pour cela, faudrait-il encore que chaque dirigeant "national" ne soit pas effrayé à l'idée d'avoir à assumer, seul et non plus couvert par "l'Europe de Bruxelles", la responsabilité de ses propres mesures et lois au bénéfice du pays qu'il gouverne et non plus de la sous-région européenne qu'il administre!.
L' INFOTOX
http://linfotox.wordpress.com
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FEVRIER
Marine Le Pen refuse de porter le voile à Beyrouth
Marine Le Pen, candidate d'extrême droite à la présidentielle en France, a refusé mardi de porter le voile pour rencontrer le grand mufti de Beyrouth dans la capitale libanaise. A l'arrivée de la présidente du Front National pour rencontre


Commentaire de L' INFOTOX
:
Paradoxal que celles (et ceux qui les manipulent) qui se disent libres de porter en tous lieux, voiles, burqas par (soi-disant) conviction religieuse et jamais (juré sur Allah) par prosélytisme soient les premières à fustiger l'attitude responsable et libre de MLP, contrairement aux déguisements "religieux" de tant d'épouses de dirigeants occidentaux...non musulmans en visite "commerciale" dans cette région.
Quant aux médias hostiles, par principe, aux MLP, Poutine et Trump, il y a longtemps que la propagande idéologique a... voilé leur objectivité, leur impartialité journalistique!.  
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Syrie : violer des enfants, l'autre arme de Damas pour casser l'opposition
Mediapart publie ce mardi 7 février, une longue enquête sur le viol des enfants comme arme de répression contre l'opposition au régime de Damas. Un récit terrible.

Commentaire de L' INFOTOX:
Décidément, ces derniers temps, la désinformation politisée ne manque pas de travail de conditionnement des pensées.
Entre le "fou" Trump, le "narcissique" Poutine (ou l'inverse!), le "criminel" Assad, les "imbéciles" qui ont voté pour le Brexit, les "fascistes" du FN... et bien d'autres encore (ex: réseaux sociaux) du côté des bannis et les "élites" dirigeantes politiques européennes, les médias "sérieux", les discrètes mesures liberticides du "gentil" Erdogan... du côté des encensés, l'idéologie démagogique, populiste a de beaux jours, à défaut souvent d'articles objectifs, devant elle!.
Dans les cas d'exactions cités (Syrie), plus que vrais ou faux, c'est la désignation systématique, répétitive d'un seul camp (toujours celui opposé à nos intérêts, notre idéologie) comme unique coupable de tous les crimes qui pose ou devrait poser question quant à la fiabilité des "témoignages" rapportés.
L' INFOTOX
http://linfotox.wordpress.com 
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JANVIER
Ferghane Azihari: Les banques centrales cultivent le terreau des populismes
L'activisme monétaire déclenche des crises financières puis des récessions économiques. Les partis extrémistes en profitent pour désigner les ennemis qui les arrangent. Ne pas relier les activités des autorités monétaires et le processus qui conduit parfois les sociétés modernes à l’effondrement serait faire l’impasse sur les conséquences politiques des crises financières maintes fois déclenchées par les banques centrales.

Commentaire de L' INFOTOX:
Populisme est ce mot magique qui permet d'excuser ses échecs politiques et irresponsabilités financières voire de clore un débat faute d'arguments probants...
Article dénonçant l'usage abusif, presque totalitaire, de ce terme qui ne vise qu'à disqualifier tout discours qui oserait se montrer trop critique envers la pensée unique mais si politiquement correcte!.
http://linfotox.wordpress.com/2017/01/15/populisme-lanti-...

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15/03/2016

Grexit, Brexit, Eurexit...

Grexit,Brexit,Eurexit.

 

Démocratie, vous avez dit: Démocratie?.

La faillite annoncée, inéluctable d'une Europe communautaire, politique en perte totale de crédibilité, d'efficacité et de visibilité au plan international.
Les Etats qui la composent se veulent encore et toujours les chantres et souvent les donneurs de leçons de la démocratie qui est, en principe, représentée par ses élus, une "élite" qui se dit au service et oeuvrer pour le bien de la population.
A l'évidence, en regard d'autres pays, continents, les libertés et le bien-être général y sont nettement mieux protégées même si cette garantie repose essentiellement sur des élections nationales largement verrouillées et dévolues au système particratique duquel se dégage le sentiment, la réalité d'un choix pré-établi, convenu entre partis à l'idéologie soit de droite soit de gauche représentée au fil des décennies par un panel de politiciens plus ou moins rapidement interchangeables et qui font de la politique non un service voire un sacerdoce pour les plus démagogiques mais bien plutôt un métier à durée indéterminée avec larges indemnités de départ...

La preuve de la limite de la réelle volonté démocratique est donnée par les rares recours aux référendums dont, pourtant, ils se plaisent à souligner l'importance, le besoin impérieux d'y avoir recours du moins dans leurs discours de campagne d'avant élections car, une fois élus, ces consultations populaires disparaissent aussitôt.
Et, lorsque par exception, un référendum est organisé et que le résultat ne correspond pas à leurs désirs, celui-ci est soit reprogrammé quitte à, toujours en cas de vote majoritaire contraire, l'annuler sous prétexte que, comme toujours, le peuple, cette masse d'idiots, n'a pas compris la question (oui ou non...!) et/ou a voté contre le gouvernement, les dirigeants qui ont proposé ce référendum.
Pour ces politiciens, l'intelligence relative des citoyens ne s'expriment que si ceux-ci les élisent mais qu'ils osent les contredire, au travers d'un référendum, et les voilà subitement dénués de toute réflexion pertinente!.

GREXIT

L'épisode malheureux, pour les grecs, aura été, parmi d'autres, l'exemple de la conjonction d'intérêts politiques qui ont réussi à lier différents intérêts nationaux au sein d'un "machin" qu'il convient de préserver coûte que coûte, fut-ce au prix de mensonges, de contre-vérités flagrantes, de slogans et menaces anxiogènes pour la population et surtout quoique cette dernière ait à subir suite à leurs décisions irresponsables financièrement, économiquement car uniquement politiquement motivées.
Et pour rendre toute contradiction, tout examen sérieux, factuel impossible, inutile, les différents dirigeants européens monopolisent les médias avec force de déclarations alarmistes, de convocations de réunions toutes de la dernière chance aux conclusions prédéfinies et forcément historiques.
A ces scénarios dignes des plus palpitantes fictions, nos acteurs politiques sortent, à tour de rôle, les répliques sous forme de slogans faciles à comprendre tant ils sont simplistes et jouent exclusivement sur les peurs d'un vide et d'un cataclysme annoncé comme inévitable si, et seulement si, le pays surendetté et la zone euro ne réussisse pas, toujours pour le bien des peuples, à obtenir l'accord politique dont on entretient un faux suspense.

Mais, à quelques rares esprits suffisamment libres à l'audience faible car non médiatisée ( C Lapavitsas Prof économie Univ Londres) qui s'est posé la question objective, exception notable de W. Schauble Ministre allemand des Finances, du bénéfice de la sortie de la Grèce qui, rappelons-le n'a pas toujours été un petit pion insignifiant perdu dans la zone euro au moteur indispensable franco-allemand, tant les autres pays semblent n'être que des pièces sans importance.
De même que, contrairement à l'idée reçue car matraquée que si la Grèce est rentrée dans l'Euro, c'est non seulement à l'insu du plein gré des autres partenaires mais qu'en fait, politiciens ni coupables, ni responsables, ce fut la faute à la honteuse manipulation des comptes par la "banque" Goldman Sachs.
Peut-on simplement rappeler à la demande de qui, si ce n'est du gouvernement grec de l'époque et en toute connaissance de ses partenaires européens que cette banque est intervenue!.

Deux autres points à relever dans cet imbroglio mal ficelé que de savoir qu'une des causes principales de la débâcle de ce pays a été que, financièrement, son adhésion à la zone euro, à l'euro l'a empêché d'effectuer toute dévaluation compétitive qui lui aurait redonné de l'expansion économique et que, surtout, ses dettes à échéance de dates fixes contraint la Grèce à quémander de nouveaux prêts pour payer ceux qui sont remboursables, ce qui, de facto, ne lui permettra jamais de s'en sortir alors qu'une conversion de ses dettes à échéance fixe en obligations perpétuelles avec intérêts annuels la sortirait de ce cycle infernal totalement paralysant et, bien évidemment, au seul et unique détriment de ses citoyens qui subissent, comme jamais auparavant, récession, chômage, misère et suicides...

Pour finir et, si besoin, démontrer que tout ceci n'était qu'enfumage, rappelons que lorsque l'ex Premier grec Papandreou a brandi l'option d'un référendum sur le Grexit, il fut et contredit par un certain Tsipras qui jugeait cela irresponsable et que, surtout, il aura réussi à se mettre à dos tous ses co-religionaires européens avec pour effet de conduire à de nouvelles élections avec le résultat attendu, prévu de l'élection de Tsipras qui, quelques temps après, organisera "son" référendum dont il ne respectera pas le résultat car  contraire aux seuls intérêts politiques de l'Europe.

BREXIT

Deuxième épisode de ce pitoyable feuilleton que nos chers politiciens nationaux et autres parlementaires européens nous obligent à suivre que la "menace" d'un Brexit déclenchée par D. Cameron Premier britannique.
Et... la machine européenne à désinformer de se remettre aussitôt en marche et de décrire, avec d'autant plus de force et de menaces anxiogènes que pour le Grexit que, cette-fois, le poids du potentiel dissident rebelle est nettement plus considérable.
Mais au fait, ici aussi, qui se pose la question de savoir si, in fine, le gagnant n'est pas celui que l'Europe affaiblie, empêtrée dans d'interminables discussions de répartitions des charges diverses, de règlements et contraintes supra-nationales n'a pas intérêt à laisser s'en aller au risque que n'apparaisse pour les citoyens l'évidente fumisterie de cette construction européenne qui, au bout de 60 ans n'est toujours qu'un projet aux contours fluctuants, non définis et essentiellement voire uniquement basé sur une devise commune qui, ici encore a été, est largement surévalué tant elle semble déconnectée de la réalité économique d'une Europe en déclin continu qui ne survit plus que par quelques zones encore (pour combien de temps?) économiquement dynamiques.
Qui, en matière de débat constructif prête attention aux contradicteurs rares politiciens (B. Johnson) ou plus nombreux économistes, financiers (John Cover, Luke Johnson...) sauf à lire une certaine presse indépendante ou à regarder une chaîne TV en particulier (Bloomberg TV).

EUREXIT

Ici encore, la force de persuasion des politiques et des partis pro-européens est telle que la simple évocation d'un démantèlement programmé, étudié et concerté de la zone euro fait bondir tous les europhiles affolés du risque de voir nombre de leurs avantages, ne fut-ce que l'incroyable budget dédié au fonctionnement des différentes commissions, des parlements et de ses représentants européens sans parler des sommes considérables dédiées à, parait-il, son fonctionnement harmonieux.
Et de marginaliser, comme pour le Grexit ou le Brexit, les mises en garde et contestations d'économistes tels que: J. Stiglitz (Comment la monnaie unique menace l'avenir de l'Europe)J. Sapir (Faut-il sortir de l'euro?) ou encore M. Aglietta (Zone Euro, Eclatement ou Fédération)

La recette pour rallier une opinion mal, peu informée voire désinformée consiste à avancer, pour tout "...exit", la peur, l'angoisse que cette hypothèse nouvelle causerait d'irrémédiables et gravissimes pertes d'argent pour les citoyens des pays qui oseraient reprendre leur autonomie et plongerait ceux-ci dans le marasme économique, le chômage et la déflation.
C'est oublier, à dessein, que d'une part les concessions dues aux maintiens coûtent à tous les citoyens, européens compris et qu'une zone euro qui est en inflation zéro avec un chômage (hormis l'Allemagne) plus important que les pays hors zone euro n'a de leçons à donner à personne.

Alors, vous imaginez lorsque, par exemple et, sans adhésion, partage ou soutien à un quelconque programme partisan, Marine Le Pen a évoqué la sortie de l'euro suite à référendum, il n'a pas fallu longtemps pour que, partout en Europe, on ne souligne ce populisme, cette démagogie irresponsable quitte à oublier volontairement que ceci ne se ferait qu'à l'issue d'une consultation populaire ou que, pire inconséquence, cela provoquerait une dévaluation immédiate et désastreuse de 20 à 30%.
Vous imaginez la catastrophe pour nos pauvres citoyens victimes de ce discours imbécile?
Sauf qu'à l'époque de cette proposition, l'Euro évoluait au-dessus des 1,40 vs dollar et que, depuis, il a glissé vers les 1,10 sans que les Cassandre anti proposition Le Pen ne se préoccupe de la prospérité perdue des citoyens...
Ici encore, d'autres voix autorisées ont tenté de "dédiaboliser" le discours d'une sortie de l'Euro qui, d'office et sans discussions possibles, ne serait que ruine et désastres en évoquant l'idée réaliste que d'une part, aucun système n'est, par principe, éternel et aussi qu'une modification, adaptation voire sortie sitôt que ceci a été anticipé et décidé peut se réaliser au bénéfice de tous.
A titre d'exemple, citons la discussion-débat:  La fin de l'Euro avec J. Stigglitz sur L'Obs.
Parmi les autres experts dont les analyses convergent avec les points relevés dans cet article, citons un des plus médiatiquement connus, à savoir J. Sapir Qu'impliquerait une sortie de l'Euro?.

Car, ici encore, malgré ou plutôt grâce au talent de M. Draghi (BCE) qui lutte probablement plus contre l'inaction réformatrice indispensable au redémarrage de nos économies que contre les lois du marché financier tant ce dernier sait que l'euro ne tient que par un aveuglement collectif et obstiné des dirigeants européens sans lequel la valeur de cette monnaie fluctuerait bien davantage et pas forcément dans le bon sens...!.
Ou qu'il soit désormais "politiquement correct" d'admettre une fois pour toutes que nos pays qui étaient encore voici relativement peu de temps, indépendants de "Bruxelles" tout en coopérant, participant et commerçant avec le monde entier et ce, avec des puissances économico-financières et une autonomie politique n'est que de l'histoire pour nostalgiques écervelés.
Cette Europe est à l'image d'un immeuble à la façade, constamment et à grands frais... inutiles, ravalée et dans lequel les locataires continuent, malgré un règlement d'ordre intérieur signé par tous, à ne s'occuper égoïstement que de leurs logements respectifs en délaissant tout aménagement collectif commun.

L'exemple récent et qui ajoute une lacune supplémentaire à toutes celles déjà constatées et subies par les citoyens européens concerne ladite "crise des migrants" qui aura vu la très riche première puissance économique être, de par l'inconséquence de ces dirigeants, incapable de réguler l'afflux de migrants dont, par parenthèse, les guerres occidentales d'ingérence démocratique sont à l'origine.
Mieux encore pour ne pas dire plus cynique, l'Europe se félicite de l'accord obtenu (concédé serait plus juste) avec la Turquie à laquelle l'indigne Europe confie la garde de ces indésirables migrants, victimes de "nos" ingérences démocratiques, contre monnaie très sonnante!.
Avec un soupçon de cynisme supplémentaire, on peut se demander si, au vu des excellentes et détaillées fiches d'entrée de combattants listées par Daech, il ne serait pas nécessaire que, soit l'Europe s'en inspire, elle qui se dit incapable d'en faire autant, soit que celles-ci soient établies par les gardes-frontières de Daech alliée objective de cette "nouvelle" démocratie amie en attente d'intégration européenne et qui, au besoin, y rentrera en catimini au terme d'un accord secret car, c'est bien connu, pour une Europe fonctionnelle et puissante, il faut toujours plus d'Europe... alors plus on est de fous...!.

Au final, il faudra bien noter et se rappeler tous les noms de ceux-celles qui ressassent que le problème de l'Europe est qu'il n'y a pas assez d'Europe et qu'il faut toujours plus d'intégration du type de la "grenouille qui..." car lorsque par défaut d'anticipation responsable, l'Europe intégrée à marche forcée, l'exemple de la future adhésion programmée et décidée depuis longtemps de la Turquie le confirme, finira par implosée au grand désarroi des citoyens... et de leurs économies perdues, on se rappellera de ces élites ni responsables, ni coupables!.

Cet article est sélectionné par AGORAVOX et à noter, à commenter en cliquant  ICI AgoraVox

Autre article sur ce sujet: Finance et Politique: le divorce.

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15/12/2015

La Récap Actualités 2015

2015,Actualités,Politique,Economie,Société,Terrorismes,Guerres.

 

2015: l'année de tous les dangers qui se confirment.

Cela avait déjà mal commencé...

Avertissement:
Les commentaires postés sous chacun des événements retenus se veulent critiques et en analyse du genre "contre-pied", quelquefois perçu comme cynique mais, au moins, ne sont-ils pas un copier-coller des milliers d'articles et commentaires que l'on peut facilement retrouver ci et là.

1. Zone euro, stop ou encore.

Zone euro,Merkel,Allemagne,Grèce,Euro,

Hormis les politiciens et technocrates qui y ont un intérêt financier personnel et/ou ceux qui, sans avis, se contentent de suivre le troupeau, qui peut encore croire aux discours de solidarité, de soutien aux citoyens en difficulté pour qui l'appartenance à la zone euro serait la seule solution fiable!.
Cette prise de position (une de plus) de Merkel et autres "suiveurs planqués" a le mérite d'être claire: un pays en difficulté ne sort de la zone "euromark" que lorsque celui-ci ne lui sera plus utile et que, surtout, ses "partenaires" se seront, eux, mis à l'abri...

Grèce vs zone euro: Retiens-moi ou je sors!.
Au jeu du qui perd, gagne, la zone euro, surtout la France, ne peut que céder!.
Sans quoi, une explosion de l'euro est probable et il sera difficile de convaincre, notamment, les français que le discours de Marine Le Pen sur une sortie, elle, programmée de l'euro serait tout à coup devenu une opportunité!.
Donc, au titre de la défense des finances du "bon peuple" et de cette si belle entraide continentale, les politiciens nationaux et technocrates européens sauront trouver un accord "juste" pour ne surtout pas mettre en péril leurs propres carrières et nombreux mandats...
Article à lire: Zone euro"mark": Imposer le régime grec.
Cliquez  ICI (Zone Euromark)

2. Charlie, l'attentat du 7/1/2015

Charlie,Terrorisme,Islamisme,France,Libertés

L'émotion est vive, compréhensible mais aussi un peu hypocrite à l'image de ces hashtags qui, comme les Bringback...et autres interventions médiatiques "politiquement correctes" sont le désir pour pas mal de ces Bisounours politiciens ou non, habitués à coller des étiquettes de racistes et/ou islamophobes sur le front des Zemmour, Houellebecq et autres alerteurs d'opinion, de très vite se joindre à la réprobation unanime, parfois même de tenter de la récupérer voire de se disculper de tragédies dont il se pourrait bien qu'ils soient sinon responsables, au minimum à l'origine de par leurs décisions (ingérence géo-stratégique), des actes (prévention-répression mal calibrée) qui ont engendré ce déchaînement de barbaries, elles aussi, mondialisées.
Fallait-il vraiment en arriver au point qu'un "hashtag" soit l'épitaphe de la liberté d'expression?.

L'unité nationale n'a été qu'une manifestation populaire choquée par les meurtres barbares que les médias, dans leurs rôles d'information continue, ont relayés minute par minute jusqu'à devenir le seul sujet de préoccupation.
Quant au dirigeants, ils ont su, intentionnellement ou non, "profiter" de ce moment de sidération pour rendre impossible, inopportune, maladroite, toute parole d'opposition qui aurait oser rappeler que l'incapacité à gouverner des autorités ne s'était pas miraculeusement transformée en une compréhension responsable des difficultés, des défis économiques, sociétaux.
Mais lorsque l'image permet à un président rejeté au fil des sondages de voir sa cote de popularité rebondir, comment ne pas jouer, prolonger le sentiment d'union nationale qui lui offre l'occasion d'apparaître comme le guide protecteur d'un troupeau apeuré et qui, en cas de mises en doute par l'opposition, lui permet de qualifier ces élus de "petits" politiciens en manque d'envergure nationale.

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3. L'économie de la zone euro : Tout va bien, on vous le dit.

Euro,Economie,Politique

Prévisions 2015 (et on connait la fiabilité des prévisions de la Commission européenne...):
1,5 au lieu de 1,3 de croissance et 0,1 d'inflation au lieu de -0,1.
Réflexions "responsables" de P. Moscovici, commissaire (français) européen qui pointe, à raison, parmi les éléments déterminants, la chute de l'euro, des prix du pétrole.
En fait, rien qui ne soit dû à une quelconque et d'ailleurs inexistante mesure de relance intra-européenne.
Et d'ajouter non sans humour (enfin, on l'espère):
"L'économie européenne ne s'était pas portée aussi bien depuis plusieurs années", a commenté dans un communiqué le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.
Sortez champagne et petits fours, c'est la fête et profitez-en parce que les douloureux lendemains de fête, vous connaissez!.
L' INFOTOX
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4. Daech: Le temps où l'UE se préoccupait des vieilles pierres.

Daech,Syrie,Irak,Palmyre,Occident,Islamisme,Terrorisme

Il faut sauver ces vieilles pierres parce que pour ce qui est des syriens et irakiens victimes de ces barbares, l'Occident , les pays voisins ne peuvent (veulent) rien faire.
Pire encore pour l'Occident qui s'est cru investi d'une mission de purification en déstabilisant toute cette région par ses actions d'ingérence militaire.
Alors citoyens (encore vivants) de ces pays, appréciez la protection d'une démocratie importée par les meurtres ou évictions des dictateurs qui vous opprimaient tant!!.
Alors, surtout, sauvons les vieilles pierres!!.
Pour plus d'infos, lire l'article: Un calife à la place d'un terroriste.
Cliquez  ICI (Un calife)

5. Conflit Ukraine-Russie

Ukraine,Russie,USA,Europe,Crimée,Politique

La Russie qui récupère, via référendum, la Crimée (ex URSS) donnée à l'Ukraine au dessert d'un dîner bien arrosé par Khrouchtchev, c'est mal.
Bombarder la Syrie, pays (encore) territorialement souverain, sans l'accord de ses autorités, mandat international ni déclaration de guerre, par la Turquie, c'est bien!.
Les valeurs démocratiques occidentales, en fonction de leurs intérêts supposés et provisoires, sont quelquefois assez proches de celles, inexistantes, des dictatures!.
L' INFOTOX
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6. L'économie européenne va toujours aussi bien: On vous le dit.

Agriculture,Europe,Economie,Manifestations,Grèves

Des ‪#‎agriculteurs‬ français bloquent, pillent, jettent et volent? les contenus de camions "partenaires" européens.
Exporter, oui. Importer, non!.
Sans parler de la honte ressentie face à ces gaspillages et destructions d'aliments que les autorités ne sanctionnent pas.
Vive l'‪#‎Europe‬ politique incapable de dépasser ses "petits" arrangements et avantages nationalistes au profit du projet commun que ces technocrates et dirigeants disent promouvoir...

Avec toute l'originalité qui les caractérise, les ‪#‎agriculteurs‬ ‪#‎belges‬ suivent les français et bloquent les routes...
Et, en bons petits producteurs soucieux de la qualité du produit et de l'environnement écologique, ils brulent des pneus...!.
Vive l'Europe!.
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7. Coalition(s) anti-Daech: la confusion d'intérêts mal compris!.

Daech,Coalition,Russie,Europe,USA,Guerre,Terrorisme

Depuis que Poutine a décidé d'intervenir en Syrie, on peut souligner que les USA et leurs alliés (vassaux) habituels se préoccupent enfin de ce conflit, non pour contrer l'avance de Daech qu'ils ont contribué à créer en détruisant la région au nom d'une ingérence dite démocratique mais bien pour dénoncer les actions militaires russes qui, eux seuls, sont en non-violation du territoire syrien, et qui, surtout, risquent bien de pointer l'inefficacité voire l'obscure passivité occidentale complice destinée à uniquement renverser le pouvoir d'Assad quitte à, comme ailleurs, offrir le pays et ses citoyens aux terroristes!.
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8. Attentats de Paris 13/11/2015

Attentats,Paris,France,Terrorisme,Guerre

Face au déni de responsabilités des européens et, en particulier, de la France dont ses dirigeants ont préféré signer des contrats "commerciaux" avec des pays à l'idéologie contraire aux valeurs humaines, jouer un double-jeu en Syrie et ignorer Assad, considérer que la guerre entre sunnites et chiites peut nous être profitable et que ceci, même avec un déferlement de migrants ne nous cause pas (trop) de dégâts sur nos territoires européens que nos dirigeants, coupables d'aveuglement, assuraient sous protection et contrôle, les jihadistes islamistes ont répondu en nous présentant la première facture terroriste, meurtrière et barbare!.
En réaction outrée, nous aurons quelques discours compatissants, quelques marches blanches et, en temps d'élections, l'assurance de l'unité nationale politique droite/gauche (hors FN bien sûr)...derrière le président!.

Pour l'anecdote, soulignons que la Belgique qui se comporte trop souvent bien plus comme une sous-région française que comme un pays "souverain" a immédiatement décrété un strict état d'urgence au titre de l'invérifiable mais très opportune menace imminente d'attentats terroristes bloquant tout un pays et permettant surtout, ici aussi et dans la foulée au niveau européen, de prendre des mesures restrictives de libertés individuelles censées protéger la vie des citoyens... jusqu'au prochain attentat!.
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9. Elections régionales 6-13.12.2015

Elections,FN,PS,Républicains,Sondages

Les médias et ceux-celles qui l'approuvent en arrivent à considérer que le FN n'est pas, contrairement aux résultats sortis des urnes, le premier parti de France soit parce qu'on fait des abstentionnistes un parti...! (combien d'élus?), soit parce que, contrairement au FN, force unique, on additionne les forces de droite ou de gauche pour le LR ou le PS.
Ou encore, se réfugier derrière un mode de scrutin assez peu représentatif et démocratique pour y voir une supposée faiblesse liée à un imaginaire plafond de verre.
Décidément, on finirait par croire que le FN perturbe gravement les facultés de raisonnement objectif et que seuls les raccourcis et caricatures faciles sont valables.

Les résultats du 2è tour qui ont vu le FN, logiquement vu le front anti-front rapidement constitué en dépit de toutes convictions de droite ou de gauche, de désistements en panique inutiles, n'obtenir la gestion d'aucune des six régions dans lesquelles ce parti était parfois largement en tête lors du 1er tour.

Et les partis "traditionnels" et leurs portes-voix médiatiques de nous resservir les discours habituels de votes de rejet, de colère qu'ils avaient, cette fois (comme toutes les autres fois!) bien tous entendus, de se réjouir d'un soi-disant sursaut démocratique, civique! (décidément l'état de guerre décrété par F. Hollande autorise tous les excès de langage) alors même que lorsque 50% d'une population va voter et que l'offre proposée se limite à une alliance contre-nature qui surjoue la peur irrationnelle de l'autre parti qui, isolé, ne peut mathématiquement pas gagner.

Au delà, des programmes des uns et de l'autre que personne n'a lu ni comparé hormis par le biais de ce qui en est présenté dans les médias avec toute la subjectivité éditoriale requise, on notera que le seul parti qui, en tant que force unique, grâce à la fuite du PS devant les électeurs dans les région Nord Pas de Calais et PACA, a des représentants et des financements dans toutes les régions sera... le FN!. 
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10. Sécurité et libertés

 

Europe,Terrorismes,Sécurités,Libertés,Politique,Société

Citoyens européens, les politiciens veillent sur vous...
Et même, en rapport (grâce) aux attentats islamo-terroristes, ils vous sur-veillent... de près (PNR, écoutes, contrôles internet, patrouilles, transferts de vos données personnelles...).
Mais, rassurez-vous, c'est uniquement pour vous protéger.
Sauf que... si, jusqu'ici, ils n'ont pas été capables de surveiller les déplacements, projets d'éventuels attentats d'un millier de supposés terroristes fichés par toutes les polices et services de sécurité nationaux, comment vont-ils faire maintenant que nous serons des millions à être fichés au niveau européen...comme potentiels terroristes?!.
Plus de sécurité, pas sûr mais moins de libertés, ça c'est certain.
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Et comme on dit en cette période, Bonne fin d'année et, surtout, à l'année prochaine!.

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15/10/2015

Economie de partage: Uberisation de la pauvreté!.

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Introduction

Depuis des décennies, l'économie dite libérale, capitaliste s'est construite en grande partie sur l'initiative privée, la recherche de profits et de performances en termes de conquête de marchés de plus en plus en concurrence mondiale au risque de voir, depuis le début du XXIè siécle, une exacerbation de la quasi guerre économique de certains acteurs économiques peu ou prou soutenus par le pouvoir politique de ces nations elles-mêmes désireuses de profiter d'une potentielle croissance censée amener plus de prospérité à des populations jusque là défavorisées.
Alors qu'auparavant, l'économie probablement "confisquée" par une partie du globe au détriment de l'autre dont richesses et main d'oeuvre étaient captées, utilisées par les pays dits riches, la mondialisation, la diffusion large, surtout via Internet, de l'information visuelle qui aura permis à ces populations délaissées de comparer les niveaux de vie et d'en demander une redistribution, une répartition plus équilibrée tant par l'émigration que par les revendications citoyennes à plus de considérations et de responsabilisation de la part de ceux qui se disaient en charge de leur bien-être alors même que seul celui des "élites" souvent dictatoriales était assuré.

Ceci ayant eu déjà quelques premiers effets non négligeables sur la capacité d'adaptation d'une économie habituée à ne dépendre que des projets et réalisations d'un nombre somme toute limité d'acteurs économiques bien identifiés et en réseau et qui voit le spectre des nouveaux industriels s'élargir de manière telle que, progressivement, la préoccupation première est moins une tranquille expansion qu'une préservation des activités via acquisitions, fusions et restructurations voire l'évitement de faillites toujours plus nombreuses avec, par conséquent, un accroissement continu du chômage qui risque bien de ne décroître non plus grâce à plus d'emplois mais bien à cause d'une population en décroissance voire d'une réduction supplémentaire du temps de travail contraire à cet autre problème qui se fait jour au sujet de la garantie du paiement des retraites futures.

Malgré de nombreux soubresauts non exclusivement liés à des erreurs de gestions d'équipes dirigeantes insuffisamment compétentes dans la vision future de leurs objectifs ou, comme trop souvent stigmatisés par des syndicats prophètes à postériori et autres politiciens pourtant responsables de certains de ces blocages du fait de décisions idéologiques prises à l'emporte-pièce qui s'avèrent contre-productives à l'essor de nouveaux projets quand elles ne minent pas l'expansion, la survie de l'activité économico-financière du pays, on préfère s'en prendre aux actionnaires toujours plus gourmands, aux créanciers-prêteurs sans lesquels, ces groupes industriels seraient bien en peine de prospérer, de conquérir de nouveaux marchés qui, accessoirement, leur permet de maintenir, d'augmenter le nombre de salariés qu'une plus grande implication dans la vie de la société devrait associer à un partenariat de gestion tant dans les orientations d'entreprise que dans un partage des bénéfices sous forme d'actionnariat.
Cette participation engagée aux décisions serait particulièrement la bienvenue pour les représentants syndicaux qui, ainsi, se verraient authentiquement co-responsables des progrès et ou aléas des entreprises plutôt que d'en n'être que les porteurs de faire-part se dégageant immédiatement de toute mauvaise gestion alors même qu'ils se disent les représentants des salariés.

Uber Alles

Mais tout ceci, depuis les applications online des Uber et autres systèmes de "partage" risque bien de n'être que souvenirs et que, dans un avenir fort proche, tout un pan de l'économie du "passé" ne soit balayé par ce qui, dans l'inconscient collectif, semble innovant et profitable à tous.
Sauf que tant que les règles de la concurrence resteront faussées sous prétexte de mondialisation et de marche en avant inéluctable vers un avenir de Bisounours qui se réjouit de faire mordre la poussière à cette économie libérale dite prédatrice et sauvage, en faisant fi de tous règlements et lois, notamment par l'embauche d'employés sous forme d'indépendants alors qu'ils ne travaillent qu'en réseau pour une seule société et aux ordres (missions) donnés par l'application à laquelle ces "indépendants" sont affiliés pour ne pas dire soumis avec pour corollaire de créer ce lien de subordination propre aux contrats d'employés, sujets aux multiples systèmes de protection sociale et autres avantages dont les "contrats ubérisés" se disent, à tort, étrangers afin d'offrir... aux citoyens du monde, tous frères, des revenus complémentaires (que la plupart se gardent bien de déclarer), on feint d'entretenir l'illusion d'obtenir un service sensiblement moins cher voire gratuit par échange offert par un particulier équivalent à une prestation payée à une entreprise déclarée qui assure emplois déclarés et cotisations à l'Etat.
Pour l'anecdote, l'économie de partage, objectivement plus parallèle que de partage connait des succès plus locaux avec, par exemple, l'essor des chambres d'hôtes qui voient des particuliers inexpérimentés, non assujettis aux contrôles d'hygiène et de qualité et dont les revenus engendrés par cette activité annexe semblent quelquefois "oubliés", concurrencer et pour des prestations bien souvent largement inférieures aux prix demandés (en partage, bien sûr!) les hôtels peu ou prou victimes de cette différence de traitement avec des conséquences dommageables pour l'emploi, certes sans commune mesure avec ce que les contrats ubérisés et/ou du style d'Airbnb provoqueront.
Jusqu'il y a peu, lors de restructurations par exemple, chacun se préoccupait des pertes d'emplois engendrées par ce qui apparaissait, pour certains, comme un manque de civisme social et économique.
A présent, plus personne ne semble se poser la question de savoir, lorsque ces économies de partage auront percolé au travers de nos pratiques commerciales, combien de drames sociaux suite à l'accroissement prévisible de faillites, ce détournement commercial aura provoqué.
Chacun, égoïsme à courte vue oblige, y voit son petit intérêt personnel jusqu'au jour où il recevra de son entreprise, un mail, une lettre l'informant que, suite à une baisse du chiffres d'affaires liée, aussi, à cette distorsion de concurrence nouvelle, celle-ci doit se résoudre à sa mise au chômage...
A ce moment là, il faudra espérer qu'Uber and Co seront toujours bien présents pour assurer des revenus suffisants pour lui et sa famille.

A la différence des sites de comparateurs de prix qui, par la forte pression exercée sur les entreprises tant en matière de prix que de qualité offerte, contraignent certaines de ces sociétés à plus de vigilance notamment en matière d'optimisation des coûts, de qualité des services, sans que forcément, comme il risque bien de se produire avec les sites de partage, l'avenir des salariés, la rentabilité suffisante de l'activité du secteur ou de l'entreprise ne soit plus assuré.

Alors, bien évidemment que la société, son économie doit évoluer sans quoi il n'y aurait ni progrès ni création de richesse mais faut-il encore se poser la question de savoir si la mondialisation doit se faire au détriment de règlements essentiels à la saine concurrence et qu'au demeurant, non à titre de frein aux innovations mais bien au mérite d'assurer à tous les acteurs réels ou virtuels un socle suffisamment équitable en droits et devoirs quels qu'en soient les lieux d'exploitation ou d'administration sans quoi ces mutations, qu'autrefois la durée nécessaire dans le temps pouvait globalement absorber, se produiront si rapidement que l'accroissement du chômage risque bien de devenir la seule courbe ascendante au sein d'une économie en perte de tous repères, à l'instar de l'irresponsabilité politique des élus qui, mais ceci est un autre débat (voir lien ci-dessous), croient réguler ces bouleversements financiers, économiques, alors qu'ils ne contribuent par leurs errements idéologiques qu'à les aggraver.
Car, faute d'un minimum de courage politique dont la plupart des élus semblent démunis au point de ne réagir (et encore...) qu'à la suite de troubles, conflits voire drames humains au lieu d'anticiper, par la concertation avec les secteurs concernés, les aménagements à mettre en oeuvre afin d'intégrer au mieux ces nouveaux acteurs déjà connus de par le succès qu'ils connaissent ailleurs dans le monde, les "élites" politiques se satisfont d'un climat de tensions et de plaintes en justice qui, indirectement, fait gagner du temps à ces décideurs qui n'osent prendre leurs responsabilités face au risque de mécontenter une tranche d'un électorat qui leur serait favorable.
Et en ces temps de disette d'adhésion et de soutien d'électeurs au monde politique...!.

Notons que si rien n'est fait pour réduire cette distorsion de concurrence, il ne faudra pas, une fois de plus, fustiger les marchés économiques qui, eux, sauront trouver la solution quitte à mettre en faillite nombre de sociétés pourtant rentables mais fonctionnant sur base de contraintes sociales, environnementales bien trop déséquilibrées vis-à-vis de ce que d'aucuns s'obstinent à définir de "nouvelle" économie, histoire de ringardiser ceux qui tenteraient d'en pointer les débordements inadmissibles.
De même qu'il ne faudra pas feindre l'étonnement lorsque ceux et celles qui vont jusqu'à risquer des dommages matériels voire corporels afin d'exercer ces "nouveaux" métiers pour assurer quelques revenus complémentaires ne soient, au final, les seules victimes d'un système parallèle qui a vocation à profiter d'un manque d'encadrement dont la responsabilité n'est, ici encore, non pas à leur attribuer mais bien à ceux qui se disent responsables et payés à cet effet par les citoyens qui, il est urgent de se poser la question, feraient bien de leur demander des comptes!.
Sauf à tolérer, inciter une partie de la population, certes probablement moins courageuse que celle qui s'acharne à accepter de telles conditions de travail à se satisfaire discrètement... de rentrées grises provenant, parait-il, de greniers qui, pour certains, vu le nombre d'objets et la durée de leur présence sur des sites type Ebay, doivent atteindre la taille de dépôts d'enseignes de la grande distribution...

Alors, les grands discours sur la mutation naturelle, indispensable de l'économie qualifiée de nécessaire, utile et surtout inéluctable, qui, intellectuellement lors de débats, de thèses de conférences, peuvent s'avérer intéressants à suivre, alimenter et à commenter, ne devraient pas cacher l'évidence que tout changement, bouleversement réalisé au détriment de règles claires, communes se solde rarement par une avancée profitable au bien-être de la grande majorité de ceux qui en dépendent.

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