15/01/2017

Populisme, l'anti "Politiquement correct"

Populisme,Politique,Europe,USA,Mondialisation,Société,Démocratie,Dictature

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POPULISME, ce mot magique

Si, pour la définition type Larousse, le populisme est une idéologie et mouvement politique (en russe narodnitchestvo) qui se sont développés dans la Russie des années 1870, préconisant une voie spécifique vers le socialisme ou encore une idéologie politique de certains mouvements de libération nationale visant à libérer le peuple sans recourir à la lutte des classes, il semble bien qu'actuellement, dans nos sociétés occidentales dites démocratiques, qualifier un discours de populiste ou ceux qui le profèrent de populistes permet aux "élites" de la Pensée unique de disqualifier voire d'exclure de tout débat d'idées celui-celle qui, en désaccord avec un discours "Politiquement correct" dominant et ancien, oserait développer d'autres pistes de réflexion, d'autres approches voire solutions aux problèmes de société qui, n'en déplaise à ceux qui en dépit de leurs échecs passés et présents, persistent à tenter de (se?) convaincre que la seule voie d'avenir est de poursuivre le chemin du passé!.

Comment ne pas souligner tant l'arrogance, le mépris de cet establishment qui, encore une fois se targue de représenter l'élite (auto-proclamée) devant laquelle les sans-dents, les déclassés que sans discernement il qualifie de peuple d'autant plus inculte si celui-ci ose, via un des rares référendums organisés, rejeter le choix prédéterminé, imposé par ces "sachants" alors même que la diversité ou la qualité intellectuelle de la majorité des citoyens est ignorée par ces individus souvent moins diplômés que nombre de membres de ce peuple qu'ils se vantent de représenter, de diriger au nom d'une mission de service public... tout en bénéficiant de privilèges qu'ils s'octroient payés par... les citoyens!.

Plus d'EUROPE

Parmi les pires réalisations de cet entre-soi médiatico-politique, il y a l'édification, la réalisation et surtout la construction type Tour de Babel d'un "machin" qu'on appelle l'union européenne bâtie sur les décombres des Etats membres progressivement, idéologiquement dépouillés de toute liberté d'action et de fierté nationale au profit d'un millefeuille administratif à la seule gloire d'une technocratie poussive, inefficace voire destructrice de valeurs économiques, financières et sociétales digne des plus belles dictatures communistes d'autrefois...
A tout évidence de dysfonctionnement, d'inefficacité pour ne pas dire de d'étiolement des valeurs et des règles indispensables au maintien d'un minimum de prospérité et de vie en commun, la seule et unique réponse des politiciens et technocrates européens est, tel un slogan vide de sens et totalement dénué de toute analyse objective, comparative, qu'il faut non pas moins d'Europe mais toujours plus!.
C'est probablement ce que doivent penser les moutons lorsqu'au bord du gouffre, s'ils voient leurs "guides" s'y jeter, ils s'y jettent aussi sans autre forme d'intelligence...

Et puis vint le GREXIT

Historiquement, ce qui parait bien devoir rester comme la première tentative d'un peuple de reprendre son destin en mains et d'imposer à ceux qui, in fine, ne sont que ses représentants par intérim, les choix qu'en fonction non plus des intérêts d'une caste mondialisée mais bien de ceux que les citoyens désirent démocratiquement défendre se sera confrontée à l'hypocrite discours politique qui aura surfé tant sur le populisme que sur la démagogie électoraliste avec comme unique souci que celui d'arriver au pouvoir quitte à appliquer l'exact opposé des promesses de campagne, ce qui n'aura surpris que ceux-celles qui, une fois de plus, auront été victimes de la propagande et des slogans simplistes.

Et puis vint le BREXIT 

Contrairement au Grexit et à tant d'autres "révoltes" européennes, les britanniques ont eu la chance d'avoir à la tête du pays des dirigeants responsables qui, tout en reconnaissant la difficulté de ce choix, l'assument et décident de le mettre en œuvre au grand dam des autorités européennes non pas inquiètes pour le bien de la population britannique ou même européenne mais bien, lisez leurs réactions, pour leur propre avenir tant celui-ci est dépendant de la poursuite de la gouvernance immobiliste européenne sous perfusion géopolitique des USA.

Bien évidemment que cette fierté nationale retrouvée, que cette autonomie politique, économique et financière ne se fera pas aisément du fait des intérêts privés que toute l'administration pléthorique européenne voudra protéger quitte à préférer des accords bilatéraux avec des pays connus pour leur manque de respect des droits humains plutôt que de voir ce "traître" britannique afficher d'insolents résultats économiques face à la poursuite lente et inéluctable des pays, pour autant que l'on puisse encore les nommer ainsi, englués, paralysés au sein de cette union européenne et qui, de fait, risquerait bien de donner à d'autres peuples des velléités à sortir de ce "machin" imposé coûte que coûte.

Et puis vint TRUMP

Rarement une élection dans un pays, en principe, démocratique aura déclenché autant de passion négative, de critiques tant nationales qu'internationales envers un président élu au point qu'en examinant les multiples reproches qui lui ont été faits au sein desquels la plupart tenaient plus des ragots ou rumeurs de comptoir du café du commerce qui tous cependant ont eu droit, sans examen de véracité approfondi, aux unes de tous ces médias, on peut raisonnablement affirmer que la plupart ont prouvé qu'ils n'étaient que de simples et serviles porte-voix d'une certaine classe politique de l'entre-soi bien compris autrement dénommée l'establishment.

Pouvait-on cautionner, laisser arriver au pouvoir un homme non issu, non adoubé par ceux et celles qui sont si bien entre eux que les passerelles entre médias et politiques touchent souvent à la collusion bienveillante.
En dépit de ce déchaînement médiatico-politique allant jusqu'à mettre en péril un probable, souhaitable rééquilibrage russo-américain, il apparaît notamment dans ces réseaux sociaux honnis par ces mêmes représentants d'un ordre établi entre "élites" qu'une grande partie des citoyens refusent de cautionner sans plus d'objectivité ces ragots de commentateurs qui ont en commun d'affirmer un "scoop" anti-Trump tout en utilisant systématiquement le conditionnel qui, comme chacun sait, est le meilleur gage de désinformation!.

 

CONCLUSION: Tous POPULISTES

Le point commun entre tous les événements précédents est l'argument de populisme avancé, rabâché par les tenants de l'establishment pour expliquer que ces peuples qui ont refusé le suivisme des sondages, des analyses d'"experts politiques", des dirigeants installés dans le confort ancien du pouvoir sont les victimes, les imbéciles heureux de slogans forcément populistes, incorrects et racoleurs avec en petits caractères les sous-entendus de racisme et xénophobie afin de bien caricaturer ceux-celles qui n'acceptent plus les discours éculés ou les solutions uniquement proposées en campagnes électorales qui, jamais, une fois au pouvoir, ne s'appliquent.

Restons attentifs, critiques et objectifs face à cette déferlante médiatico-politique qui, ne l'oublions jamais, défend sa vision idéologique qui, pour elle, ne peut souffrir d'aucune remise en cause si tant est que cela la priverait de ce pouvoir auquel elle attachée depuis si longtemps.
Aussi, la caricature et les slogans simplistes restent l'arme la plus percutante pour instrumentaliser les opinions, d'abord de ceux qui se disent étrangers aux affaires politiques, qui s'estiment incapables d'en comprendre les subtilités, ensuite d'autres qui, progressivement, sont les victimes consentantes d'une sorte de vérité prémachée, d'articles labellisés d'un Vu à la télé qui ferait autorité.
Pour vérifier votre niveau d'objectivité, il suffit d'activer les mots de populistes, de démagogiques et de vous demander quels noms, sans la moindre analyse objective préalable, votre inconscient vient de catégoriser.

Comme tout autre qualificatif lancé au contradicteur aux fins de le décrédibiliser, ne faut-il pas se demander si ceux qui en usent et en abusent ne seraient pas eux-mêmes d'authentiques populistes au sens qu'ils ne débitent que des slogans, des propos à destination de leurs fidèles électeurs qui relayent à d'autres les mêmes arguments avérés ou non en augmentant, de facto, l'impact idéologique du politicien en recherche perpétuelle de voix. 

 

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15/11/2016

Brexit: Des lendemains qui chantent.

Brexit,Politique,Société,Elections,Libertés,Europe

 

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COMPILATION des prévisions (certitudes) alarmistes

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Patrick Artus, chef économiste de Natixis, était ce mercredi 22 juin 2016 l’invité de la matinale des Echos.

A 24h du vote sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, Patrick Artus dépeint l’Europe de l’après Brexit . En cas de victoire des partisans du « Leave », l’économiste prédit un effondrement des marchés financiers à court terme et l’arrêt des investissements au Royaume-Uni pendant plusieurs années.

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Une décision des Britanniques de sortir de l’UE entraînerait « une période prolongée d’incertitude qui pourrait peser sur la confiance et l’investissement », et conduire à une récession, estime le Fonds monétaire international.

Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne aurait un impact « négatif et important » sur l'économie britannique qui pourrait, au pire, tomber en récession l'année prochaine, a indiqué vendredi le FMI à moins d'une semaine du référendum sur le Brexit. Dans leur examen annuel de l'économie britannique, les experts du Fonds monétaire international estiment qu'une décision des Britanniques, le 23 juin, de sortir de l'UE entraînerait « une période prolongée d'incertitude qui pourrait peser sur la confiance et l'investissement et élever la volatilité des marchés financiers, les négociations sur de nouvelles conditions pouvant durer des années ».

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Les grands organismes internationaux (FMI, OCDE), des cabinets de conseil et le ministère des Finances britannique : tous ont fait le calcul. Ils arrivent tous à des montants délirants. Une étude évalue ainsi le Brexit à 120 milliards d'euros, soit 5% du PIB du Royaume-Uni. Ce serait davantage que la grande crise économique qu'on a connu il y a peu. Ce serait aussi un million d'emplois supprimés, et un taux de chômage 2 à 3% supérieur à ce qu'il serait dans l'Europe.

Le Trésor britannique est assez proche de ces estimations : il parle d'un coût au bout de quinze ans compris entre 4 et 8% du PIB, soit jusqu'à 6.000 euros de richesses en moins par an et par foyer. Autant le dire tout de suite : ces calculs n'ont aucun sens, c'est vraiment du n'importe quoi. D'abord un scénario si précis à quinze ans est sans objet : on ne sait même pas prévoir la croissance à six mois. Comment peut-on imaginer faire des plans pour 2030 ?

Cela nous rappelle les scénarios rigoureusement inverses qui avaient été échafaudés avant la réalisation du marché unique européen, dans les années 80. Un rapport nous promettait monts et merveilles, toujours avec des modèles qui n'ont aucune valeur prédictive. Parce que l'économie ce n'est pas seulement des maths. C'est un système où la psychologie collective et les choix politiques sont déterminants.
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Obama
En ami, le président américain n'a pas hésité à invoquer son droit à livrer son opinion sans précautions diplomatiques. Il a envoyé un missile nucléaire contre les parisans du Brexit en démontant leur argument principal d'une Grande-Bretagne libre de négocier des accords commerciaux bilatéraux à sa guise hors de l'UE. «Cela n'arrivera pas de sitôt parce que notre priorité est de négocier avec le grand bloc, l'Union européenne. Le Royaume-Uni se retrouvera à la fin de la queue», a asséné Obama.
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Pour l'anecdote voire la plaisanterie:
140 personnalités du sport, de la culture et des sciences ont écrit une "lettre d'amour" aux Britanniques pour leur demander de choisir l'UE. Pour l'OCDE, un Brexit coûterait cher au Royaume-Uni.
 
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Au cas où cela ne suffirait pas...

Treize prix Nobel britanniques ont mis en garde samedi contre un Brexit qui mettrait la recherche scientifique du Royaume-Uni «en péril», un nouvel avertissement émis au moment où l'hypothèse d'une sortie de l'Union Européenne est donnée largement en tête dans un nouveau sondage.

Dans une lettre adressée au quotidien The Daily Telegraph, le groupe de scientifiques estime que «la perspective d'une perte des financements de l'Union européenne constitue un risque majeur pour la recherche scientifique britannique».

La science nourrit notre prospérité, notre système de santé, notre capacité d'innovation et notre croissance économique», alertent les chercheurs, parmi lesquels le physicien Peter Higgs, prix Nobel 2013 et le biochimiste Paul Nurse, récompensé en 2001.

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Et le jour d'après?
 

La catastrophe financière Brexit n’a pas eu lieu : derrière la chute de la livre, la bourse britannique affiche son plus haut de l’année

Alors que de nombreux commentateurs mettaient en garde contre un lourd choc financier après le Brexit, le Footsie affiche un plus haut depuis le mois d'août 2015. La cause : le rôle des banquiers centraux qui ont anticipé et lissé une grande partie du choc sur les actions.  

 
Opinion de L' INFOTOX 
 
N'ayant rien anticipé, persuadés de la victoire des anti-Brexit, les dirigeants européens paraissent assommés par le résultat contraire à leurs intérêts propres en les contraignant à remettre en question le "fonctionnement" d'une Europe politique qui ne contribue en rien à la prospérité de ses citoyens, ce qui d'ailleurs constitue leur principale angoisse de voir la Grande-Bretagne libre réussir à performer bien mieux que les pays membres de l'UE.
Alors, comme toujours, on aura vite droit aux qualificatifs de populistes, d'extrémistes afin de décrédibiliser les opposants à l'establishment politique, idéologique d'une Europe qui n'est qu'une juxtaposition de pays exclusivement préoccupé par les avantages à tirer de ce "machin" et d'attribuer les échecs nationaux dus aux irresponsabilités de chacun des dirigeants aux technocrates de Bruxelles.
 
Les marchés, eux aussi, persuadés de la victoire des anti-Brexit ont su, comme toujours, après un fort mouvement baissier notamment sur la livre sterling réamorcer une stabilisation avant un probable retour au "business as usual"!.

Quant à la chute de la livre sterling, celle-ci fluctuera encore tant à la baisse qu"à la hausse en fonction des avantages et besoins britanniques pilotés par une Banque indépendante contrairement à l'euro piloté par la BCE soumise aux décisions idéologiques des dirigeants européens au point que les médias si préoccupés de la chute de la livre sterling ne semblent pas s'émouvoir de la chute certes plus lente d'un euro vs usd passé de 1,40 à 1,04...
En résumé, quand le seul intérêt politique se limite à l'idéologie voire à de peu glorieux avantages personnels, certains se donnent le droit d'écrire la fin d'un scénario catastrophique, de choisir les acteurs de ce film rêvé et de tenter par tous moyens de rétorsion, d'intimidation utilisables au sein de leurs différents cercles de pression d'aboutir, fut-ce en dépit des réalités, au but (in)avoué!. 
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9.9.2016

Quand les grandes banques britanniques reconnaissent s'être totalement trompées sur les risques de récession engendrés par le Brexit

Le Brexit était supposé être la catastrophe économique du siècle, à en croire les différentes prévisions. Pourtant, d'importantes banques internationales comme Morgan Stanley reviennent désormais sur leurs estimations en matière de récession de l'économie du Royaume-Uni.

 
Opinion de L' INFOTOX  30.10.2016
 
La signature du CETA (Traité UE-Canada) est une énième démonstration de l'absurde inefficacité de "cette" Europe qui se sera montrée, après 7 ans de réflexion..., incapable d'apposer une signature commune le jour prévu car, tel sorti du chapeau d'un mauvais magicien en mal de reconnaissance, le parlement wallon (région francophone de Belgique toujours plus surréaliste que fédérale) et surtout son ministre-président s'imagine se poser en défenseur de tous les citoyens européens apparemment bernés par les dirigeants, les parlements de tous les autres pays UE signataires de ce Traité!.
Ne nous trompons pas, ce ministre-président régional n'est pas le seul dirigeant à avoir compris le texte et à en être surpris, dérangé par certains points qui, tout à coup, l'empêchent de signer mais à y regarder de plus près, ce politicien, figure régionale du PS, qui durant 5 ans au gouvernement fédéral n'a rien reproché au Traité, semble s'en être inquiété lorsque son parti a été exclu du pouvoir fédéral pour se retrouver au niveau inférieur du régional...
Ceci explique en grande partie cela et, de plus, permet à cet homme politique de se positionner comme futur premier ministre, fédéral cette fois.
La Belgique aura su rappeler à l'Europe combien sa complexité particratique interne peut ralentir encore plus ce "machin" technocratique qui peine déjà à avancer au sein d'un monde économique, politique en mutation ultra rapide qui ne fait qu'accentuer le retard, le déclin des pays, il y a peu encore libres et autonomes, membres de ce puzzle ridicule.
Bel pour ne pas dire lamentable exemple de ce que, grâce au Brexit, les britanniques évitent en retrouvant autonomie et responsabilité nationale en toutes coopérations internationales.

Conclusion
 
La liberté est un choix citoyen et non pas une préoccupation de politiciens quand ceux-ci comprennent que le pouvoir ne se partage pas, ne se négocie pas, ne se soumet même plus à des référendums dont les résultats ne leur conviennent pas et que sans forcément avoir recours aux dictatures, une organisation technocratique supranationale comme l'est le "machin européen" suffit à gouverner une population considérable, jusqu'il y a peu, encore libre et fière d'appartenir à des nations certes européennes mais indépendantes et surtout responsables de leurs décisions géopolitiques, de leurs accords bi ou multilatéraux aux mieux de leurs seuls intérêts économiques sans avoir à subir, à se conformer aux décisions de dirigeants européens quitte à passer d'acteurs à victimes de la mondialisation.
Si besoin était de confirmer cette mise sous tutelle de la liberté d'opinions des citoyens par un système qualifié d'establishment composé d'élites auto-proclamées qui ne cache même plus sa suffisance, son mépris pour ce peuple qu'il n'hésite même plus à décrire dans les médias comme étant inculte, rural ou issu de classes moyennes déclassées qui ne peut être que victime du populisme dès que le résultat d'un vote déplait à ces néo-despotes eux, bien entendu, dénué de tout populisme mais par contre pétri de démagogie, d'électoralisme opportuniste!.
La succession de "surprises" qui va du Brexit à l'élection de Trump en espérant que d'autres prises de conscience populaires suivront nombreuses et décisives.
Article sur ce sujet: Après le Brexit, le Trump...
A lire en suivant ce lien: ICI Brexit, Trump...
 
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15/07/2016

Zap Médias: Récap Actualités (4-6/2016)

Zapping,Médias,Actualités,Infos,Politique,Société.
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Pour rappel:

La rubrique ZAP MEDIAS revient sur des faits d'actualités diffusés via la presse écrite, online...
Un commentaire s'y ajoute, le plus souvent pour en pointer l'intox qui se cache sous l'info (ou vice-versa)!.

Sur L. INFOTOX, cette rubrique est la SEULE qui autorise vos commentaires et opinions.
Toutefois, veillez à ce que ceux-ci soient en rapport avec le fond de l'article (cliquez sur le lien d'en-tête) et non offensants envers les auteurs de l'article ou ceux du principal commentaire, sans quoi, il sera supprimé!. 

 

JUIN

 

DIRECT - Brexit : le jour de la rupture

DIRECT - Brexit : le jour de la rupture | Actualités & Infos (Médias) | Scoop.it
Les résultats définitifs du référendum du 23 juin sont tombés vendredi matin : le Brexit l'emporte avec 51,9% des voix. David Cameron compte rester Premier ministre malgré ce désaveu, tandis que les réactions se multiplient en Europe. Suivez les évènements en direct.
Opinion de L' INFOTOX:
Bravo à ce peuple fier et... indépendant!.
Les premières réactions politiques démontrent à quel point ils ne se préoccupent que de conserver à tout prix leurs postes, privilèges au sein des multiples institutions européennes, ce "machin" inutile et coûteux...
Les premières réactions des financiers opposés (par confort) au Brexit insistent maintenant sur les opportunités que cela va offrir...
Comme toujours, les politiciens s'enferment dans l'idéologie, les financiers, dirigeants de sociétés, eux, sont réalistes et responsables!. 
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Brexit : S&P et Fitch dégradent la note du Royaume-Uni

Les deux agences de notation ont abaissé la note britannique après le Brexit. Standard and Poor's cite "l'incertitude" qu'a générée l'issue du référendum.

SOURCE AFP
Modifié le - Publié le | Le Point.fr 
Après le Brexit, les conséquences se font ressentir pour le Royaume-Uni. L'agence financière Fitch a abaissé ce lundi la note de la dette britannique. Elle passe donc de AA+ à AA avec une perspective négative, impliquant qu'elle pourrait être encore abaissée dans les prochains mois. Plus tôt dans la soirée, l'agence de notation Standard and Poor's avait également dégradé de deux crans la note de la dette duRoyaume-Uni, prenant acte du choix des électeurs britanniques de voir leur pays quitter l'Union européenne. La note de la dette britannique passe de "AAA", la meilleure possible, à "AA", deux crans en dessous, selon un communiqué de S&P. L'agence cite "l'incertitude" qu'a générée l'issue du référendum, et anticipe "un contexte politique moins prévisible, moins stable et moins efficace" dans les mois à venir.
 
Opinion de L' INFOTOX:
 
Les agences de notation qui n'avaient pas réagi, ou trop tardivement, à la crise des subprimes, à la faillite de Lehman Brothers, à la série des pays, notamment européens, dont le déficit est incontrôlable dégradent la Grande-Bretagne suite à un vote populaire qui, jusqu'ici n'a entraîné aucune modification budgétaire, réorientation financière, économique et qui, à terme, pourrait même s'avérer positif pour ce pays hors UE.
Faut-il que ce camouflet britannique déplaise aux "élites" financières internationales pour en arriver à de telles décisions qui ne cachent pas leur intention de punir ce rebelle anti-establishment qui pourrait donner des idées à d'autres... 
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#BREXIT Après le Brexit, 52% des Ecossais se prononcenten faveur de leur indépendance

(AFP Photo RÉFÉRENCE DOCUMENT000_DV2012279 SLUGBRITAIN - POLITICS

Plus de la moitié des Ecossais sont favorables à l'indépendance de l'Ecosse après la décision majoritaire des électeurs britanniques de quitter l'Union européenne, selon un sondage publié dimanche.

Selon cette enquête de l'institut Panelbase pour le "Sunday Times", 52% des Ecossais veulent désormais que l'Ecosse se sépare du reste du Royaume-Uni, alors que 48% sont opposés à une telle séparation. Ce sondage a été effectué vendredi et samedi auprès de 620 personnes.

Opinion de L' INFOTOX:

Pour faire partie d'un ensemble de paix, de partage et d'amour de la culture et de l'intelligence réservée (on vient de l'apprendre avec les commentaires-médias d'après Brexit) aux jeunes...

Bien sûr que non mais, par contre, par intérêt financier de transferts UE vers Ecosse, de surtout récupérer 80% de la production d'hydrocarbures made in (ex) Great-Britain, de contribuer avec les frustrés européens à punir les anglais "brexiters" en démantelant leur royaume et accessoirement de poursuivre une politique SNP de gauche plus européenne que britannique.

Ironiquement, on peut s'étonner de la valeur d'un sondage réalisé sur un échantillon aussi faible (620 personnes en 2 jours) d'autant que la question "britannique" était celle d'un retrait de l'UE et non de la Grande-Bretagne qui risque d'être bien différent.
On relèvera aussi que si pour le référendum Brexit, la majorité de 52% est jugée faible presque à remettre en question et sujet aux gros titres-médias soulignant les multiples contestations de déçus surtout londoniens, la majorité équivalente "écossaise" elle ne souffre d'aucune contestation et est à prendre immédiatement en considération par les dirigeants européens qui se saisissent de ce qu'ils estiment déjà être un fait en dépit de toute campagne électorale, tout vote, toute décision sinon le rêve idéologique d'un parti tout récemment arrivé au pouvoir!. 

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MAI

Faire passer en force une loi via "l'article 49.3", explication de cette bombe constitutionnelle française!

Le Conseil des ministres extraordinaire, réuni ce mardi à 14H30 à la demande du président François Hollande, a autorisé le Premier ministre Manuel Valls à recourir à l'arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter sans vote le projet de loi Travail.
Opinion de L' INFOTOX:
Qui a dit: "Le 49.3 est une brutalité, le 49.3 est un déni de démocratie, le 49.3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire."
Un certain Hollande françois, alors premier secrétaire PS (2006).
Oui mais, depuis "ça va mieux" et le changement, c'était pour avant!.
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Edito : et si on vidait les prisons ?

Edito : et si on vidait les prisons ? | Actualités & Infos (Médias) | Scoop.it
Pas de panique ! On ne propose pas d’ouvrir tout grand les portes des établissements pénitentiaires. Mais de renverser la logique. La population carcérale tourne aujourd’hui autour de 10 900 détenus.
Un édito signé Annick Hovine.
Opinion de L' INFOTOX:

La solution, probablement la meilleure, consisterait à n'incarcérer que les individus qui ont attenté à l'intégrité physique (coups, blessures, handicaps, mort) des personnes, que par leurs actes délictueux et/ou terroristes, ils ont touchées.

Tout autre délit (financier, vol sans violences, fraudes...) n'ont pour leurs auteurs, sinon de rembourser intégralement leurs dettes ou vols, pas grand-chose à gagner à encombrer inutilement les prisons... d'autant que des bracelets électroniques, pour des cas de récidives, peuvent s'avérer bien plus efficaces qu'une promiscuité mafieuse, terroriste sans oublier la soumission à la loi religieuse pour certains...

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AVRIL

La crise grecque repointe son nez

27 AVRIL 2016 | PAR MARTINE ORANGE

Les relations entre la Grèce et ses créanciers sont à nouveau au plus bas. Les Européens ont décidé d’annuler une réunion de l’Eurogroupe, estimant que les mesures présentées par Athènes étaient insuffisantes. 

Opinion de L' INFOTOX:

Ne nous dites pas que toutes les réunions de la dernière chance, les compromis et accords tous plus historiques les uns que les autres, les congratulations (bisous-bisous) entre (ir)responsables européens et félicitations réciproques de l'accord obtenu pour éviter le Grexit en... juillet 2015 n'étaient que spectacles médiatiques pour amuser le bon peuple!.
Aux prochaines élections, rappelez-vous de qui soutenaient cette avancée majeure pour la Grèce et l'Europe et de ceux, méprisés alors, qui en doutaient ouvertement?.
Le prochain spectacle made in Europe: le Brexit (bientôt sur vos écrans).
 
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"La primaire des Français" : après la droite et la gauche, la société civile !

"La primaire des Français" : après la droite et la gauche, la société civile ! | Actualités & Infos (Médias) | Scoop.it

" La Transition, Bleu Blanc Zèbre, Nous citoyens, Génération Citoyens, Cap 21 et Le Pacte civique s'unissent pour organiser leur propre processus de sélection d'un candidat pour la présidentielle 2017 : "la primaire des Français".
Opinion de L' INFOTOX:
S'il faut retenir une seule chose de cette initiative dite "citoyenne", c'est l'éveil voire le réveil indispensable pour toute la population qui se dit concernée par la chose publique, qui la commente en y apportant des idées constructives plutôt que des insultes..., qui se dit préoccupée de la situation économique, sociale de son pays, qui a un parcours professionnel et un bagage intellectuel suffisant, qu'il est (enfin) temps de prendre sa destinée en mains et ce, de manière indépendante et responsable!.
Au temps de l'internet accessible à (presque) tous et toutes, des possibilités de pages, profils sur réseaux sociaux, une "primaire citoyenne" dans laquelle personne, n'en déplaise aux porteurs politisés de ce projet, ne s'auto-érigera en porte-parole pour tous mais se soumettra au vote électronique.
S'il est utopique de croire que d'un tel suffrage populaire sortira le candidat idéal à une présidentielle, au moins ceci contribuera à une expression réellement citoyenne et non à un ersatz tel que celui dont l'article nous parle.
Pour les plus curieux ou intéressés, voici le lien vers une Page Facebook: (Démocralisme, le pouvoir citoyen.) basée sur l'article fondateur au néologisme assumé, déjà largement consultée, aimée par quelques personnalités de toutes tendances et sur laquelle vous pouvez apporter idées, commentaires, projets citoyens.
Page Facebook: Démocralisme, le pouvoir citoyen.
Lien: http://www.facebook.com/democralisme/?fref=ts  
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L’ÉTAT D’URGENCE JOUE LES PROLONGATIONS

ÉMISSION DU 20/04/2016

 
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Face à la menace terroriste, désormais la règle sera : premier arrivé, premier en action. Le ministre de l’Intérieur a présenté ce mardi le nouveau "schéma d'intervention" censé mettre les  unités d'élite - le GIGN, le Raid et la BRI- en ordre de bataille en cas de tuerie de masse. Selon la place Beauvau, il s'agit de ne plus se fixer les frontières traditionnelles entre policiers et gendarmes, les premiers intervenant traditionnellement en zones urbaines, les seconds en zones rurales ou semi-urbaines. "Il n'y aura plus de zone de compétences en cas d'attentats de masse", a expliqué Bernard Cazeneuve. "L'heure n'est pas à la concurrence des forces, mais à l'unité", a-t-il ajouté.

Opinion de L' INFOTOX:

Qui, sérieusement, peut croire que l'état d'urgence protège la population ou empêche tout acte terroriste?
Hormis un affichage politique d'une supposée capacité à assurer la sécurité de la population qui cache, de fait, la peur de lever cet état d'urgence et de subir un attentat, cela permet de faire passer quelques mesures et lois bien plus restrictives de libertés individuelles pour le quidam honnête que pour tout malfrat et/ou terroriste.
Une flagrante démonstration que l'aveuglement irresponsable face à la montée d'un communautarisme national, essentiellement, musulman ainsi que la coupable destruction occidentale dans les pays victimes de l'ingérence dite démocratique ont, par effet boomerang, mis nos citoyens européens en danger perpétuel... 

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15/03/2016

Grexit, Brexit, Eurexit...

Grexit,Brexit,Eurexit.

 

Démocratie, vous avez dit: Démocratie?.

La faillite annoncée, inéluctable d'une Europe communautaire, politique en perte totale de crédibilité, d'efficacité et de visibilité au plan international.
Les Etats qui la composent se veulent encore et toujours les chantres et souvent les donneurs de leçons de la démocratie qui est, en principe, représentée par ses élus, une "élite" qui se dit au service et oeuvrer pour le bien de la population.
A l'évidence, en regard d'autres pays, continents, les libertés et le bien-être général y sont nettement mieux protégées même si cette garantie repose essentiellement sur des élections nationales largement verrouillées et dévolues au système particratique duquel se dégage le sentiment, la réalité d'un choix pré-établi, convenu entre partis à l'idéologie soit de droite soit de gauche représentée au fil des décennies par un panel de politiciens plus ou moins rapidement interchangeables et qui font de la politique non un service voire un sacerdoce pour les plus démagogiques mais bien plutôt un métier à durée indéterminée avec larges indemnités de départ...

La preuve de la limite de la réelle volonté démocratique est donnée par les rares recours aux référendums dont, pourtant, ils se plaisent à souligner l'importance, le besoin impérieux d'y avoir recours du moins dans leurs discours de campagne d'avant élections car, une fois élus, ces consultations populaires disparaissent aussitôt.
Et, lorsque par exception, un référendum est organisé et que le résultat ne correspond pas à leurs désirs, celui-ci est soit reprogrammé quitte à, toujours en cas de vote majoritaire contraire, l'annuler sous prétexte que, comme toujours, le peuple, cette masse d'idiots, n'a pas compris la question (oui ou non...!) et/ou a voté contre le gouvernement, les dirigeants qui ont proposé ce référendum.
Pour ces politiciens, l'intelligence relative des citoyens ne s'expriment que si ceux-ci les élisent mais qu'ils osent les contredire, au travers d'un référendum, et les voilà subitement dénués de toute réflexion pertinente!.

GREXIT

L'épisode malheureux, pour les grecs, aura été, parmi d'autres, l'exemple de la conjonction d'intérêts politiques qui ont réussi à lier différents intérêts nationaux au sein d'un "machin" qu'il convient de préserver coûte que coûte, fut-ce au prix de mensonges, de contre-vérités flagrantes, de slogans et menaces anxiogènes pour la population et surtout quoique cette dernière ait à subir suite à leurs décisions irresponsables financièrement, économiquement car uniquement politiquement motivées.
Et pour rendre toute contradiction, tout examen sérieux, factuel impossible, inutile, les différents dirigeants européens monopolisent les médias avec force de déclarations alarmistes, de convocations de réunions toutes de la dernière chance aux conclusions prédéfinies et forcément historiques.
A ces scénarios dignes des plus palpitantes fictions, nos acteurs politiques sortent, à tour de rôle, les répliques sous forme de slogans faciles à comprendre tant ils sont simplistes et jouent exclusivement sur les peurs d'un vide et d'un cataclysme annoncé comme inévitable si, et seulement si, le pays surendetté et la zone euro ne réussisse pas, toujours pour le bien des peuples, à obtenir l'accord politique dont on entretient un faux suspense.

Mais, à quelques rares esprits suffisamment libres à l'audience faible car non médiatisée ( C Lapavitsas Prof économie Univ Londres) qui s'est posé la question objective, exception notable de W. Schauble Ministre allemand des Finances, du bénéfice de la sortie de la Grèce qui, rappelons-le n'a pas toujours été un petit pion insignifiant perdu dans la zone euro au moteur indispensable franco-allemand, tant les autres pays semblent n'être que des pièces sans importance.
De même que, contrairement à l'idée reçue car matraquée que si la Grèce est rentrée dans l'Euro, c'est non seulement à l'insu du plein gré des autres partenaires mais qu'en fait, politiciens ni coupables, ni responsables, ce fut la faute à la honteuse manipulation des comptes par la "banque" Goldman Sachs.
Peut-on simplement rappeler à la demande de qui, si ce n'est du gouvernement grec de l'époque et en toute connaissance de ses partenaires européens que cette banque est intervenue!.

Deux autres points à relever dans cet imbroglio mal ficelé que de savoir qu'une des causes principales de la débâcle de ce pays a été que, financièrement, son adhésion à la zone euro, à l'euro l'a empêché d'effectuer toute dévaluation compétitive qui lui aurait redonné de l'expansion économique et que, surtout, ses dettes à échéance de dates fixes contraint la Grèce à quémander de nouveaux prêts pour payer ceux qui sont remboursables, ce qui, de facto, ne lui permettra jamais de s'en sortir alors qu'une conversion de ses dettes à échéance fixe en obligations perpétuelles avec intérêts annuels la sortirait de ce cycle infernal totalement paralysant et, bien évidemment, au seul et unique détriment de ses citoyens qui subissent, comme jamais auparavant, récession, chômage, misère et suicides...

Pour finir et, si besoin, démontrer que tout ceci n'était qu'enfumage, rappelons que lorsque l'ex Premier grec Papandreou a brandi l'option d'un référendum sur le Grexit, il fut et contredit par un certain Tsipras qui jugeait cela irresponsable et que, surtout, il aura réussi à se mettre à dos tous ses co-religionaires européens avec pour effet de conduire à de nouvelles élections avec le résultat attendu, prévu de l'élection de Tsipras qui, quelques temps après, organisera "son" référendum dont il ne respectera pas le résultat car  contraire aux seuls intérêts politiques de l'Europe.

BREXIT

Deuxième épisode de ce pitoyable feuilleton que nos chers politiciens nationaux et autres parlementaires européens nous obligent à suivre que la "menace" d'un Brexit déclenchée par D. Cameron Premier britannique.
Et... la machine européenne à désinformer de se remettre aussitôt en marche et de décrire, avec d'autant plus de force et de menaces anxiogènes que pour le Grexit que, cette-fois, le poids du potentiel dissident rebelle est nettement plus considérable.
Mais au fait, ici aussi, qui se pose la question de savoir si, in fine, le gagnant n'est pas celui que l'Europe affaiblie, empêtrée dans d'interminables discussions de répartitions des charges diverses, de règlements et contraintes supra-nationales n'a pas intérêt à laisser s'en aller au risque que n'apparaisse pour les citoyens l'évidente fumisterie de cette construction européenne qui, au bout de 60 ans n'est toujours qu'un projet aux contours fluctuants, non définis et essentiellement voire uniquement basé sur une devise commune qui, ici encore a été, est largement surévalué tant elle semble déconnectée de la réalité économique d'une Europe en déclin continu qui ne survit plus que par quelques zones encore (pour combien de temps?) économiquement dynamiques.
Qui, en matière de débat constructif prête attention aux contradicteurs rares politiciens (B. Johnson) ou plus nombreux économistes, financiers (John Cover, Luke Johnson...) sauf à lire une certaine presse indépendante ou à regarder une chaîne TV en particulier (Bloomberg TV).

EUREXIT

Ici encore, la force de persuasion des politiques et des partis pro-européens est telle que la simple évocation d'un démantèlement programmé, étudié et concerté de la zone euro fait bondir tous les europhiles affolés du risque de voir nombre de leurs avantages, ne fut-ce que l'incroyable budget dédié au fonctionnement des différentes commissions, des parlements et de ses représentants européens sans parler des sommes considérables dédiées à, parait-il, son fonctionnement harmonieux.
Et de marginaliser, comme pour le Grexit ou le Brexit, les mises en garde et contestations d'économistes tels que: J. Stiglitz (Comment la monnaie unique menace l'avenir de l'Europe)J. Sapir (Faut-il sortir de l'euro?) ou encore M. Aglietta (Zone Euro, Eclatement ou Fédération)

La recette pour rallier une opinion mal, peu informée voire désinformée consiste à avancer, pour tout "...exit", la peur, l'angoisse que cette hypothèse nouvelle causerait d'irrémédiables et gravissimes pertes d'argent pour les citoyens des pays qui oseraient reprendre leur autonomie et plongerait ceux-ci dans le marasme économique, le chômage et la déflation.
C'est oublier, à dessein, que d'une part les concessions dues aux maintiens coûtent à tous les citoyens, européens compris et qu'une zone euro qui est en inflation zéro avec un chômage (hormis l'Allemagne) plus important que les pays hors zone euro n'a de leçons à donner à personne.

Alors, vous imaginez lorsque, par exemple et, sans adhésion, partage ou soutien à un quelconque programme partisan, Marine Le Pen a évoqué la sortie de l'euro suite à référendum, il n'a pas fallu longtemps pour que, partout en Europe, on ne souligne ce populisme, cette démagogie irresponsable quitte à oublier volontairement que ceci ne se ferait qu'à l'issue d'une consultation populaire ou que, pire inconséquence, cela provoquerait une dévaluation immédiate et désastreuse de 20 à 30%.
Vous imaginez la catastrophe pour nos pauvres citoyens victimes de ce discours imbécile?
Sauf qu'à l'époque de cette proposition, l'Euro évoluait au-dessus des 1,40 vs dollar et que, depuis, il a glissé vers les 1,10 sans que les Cassandre anti proposition Le Pen ne se préoccupe de la prospérité perdue des citoyens...
Ici encore, d'autres voix autorisées ont tenté de "dédiaboliser" le discours d'une sortie de l'Euro qui, d'office et sans discussions possibles, ne serait que ruine et désastres en évoquant l'idée réaliste que d'une part, aucun système n'est, par principe, éternel et aussi qu'une modification, adaptation voire sortie sitôt que ceci a été anticipé et décidé peut se réaliser au bénéfice de tous.
A titre d'exemple, citons la discussion-débat:  La fin de l'Euro avec J. Stigglitz sur L'Obs.
Parmi les autres experts dont les analyses convergent avec les points relevés dans cet article, citons un des plus médiatiquement connus, à savoir J. Sapir Qu'impliquerait une sortie de l'Euro?.

Car, ici encore, malgré ou plutôt grâce au talent de M. Draghi (BCE) qui lutte probablement plus contre l'inaction réformatrice indispensable au redémarrage de nos économies que contre les lois du marché financier tant ce dernier sait que l'euro ne tient que par un aveuglement collectif et obstiné des dirigeants européens sans lequel la valeur de cette monnaie fluctuerait bien davantage et pas forcément dans le bon sens...!.
Ou qu'il soit désormais "politiquement correct" d'admettre une fois pour toutes que nos pays qui étaient encore voici relativement peu de temps, indépendants de "Bruxelles" tout en coopérant, participant et commerçant avec le monde entier et ce, avec des puissances économico-financières et une autonomie politique n'est que de l'histoire pour nostalgiques écervelés.
Cette Europe est à l'image d'un immeuble à la façade, constamment et à grands frais... inutiles, ravalée et dans lequel les locataires continuent, malgré un règlement d'ordre intérieur signé par tous, à ne s'occuper égoïstement que de leurs logements respectifs en délaissant tout aménagement collectif commun.

L'exemple récent et qui ajoute une lacune supplémentaire à toutes celles déjà constatées et subies par les citoyens européens concerne ladite "crise des migrants" qui aura vu la très riche première puissance économique être, de par l'inconséquence de ces dirigeants, incapable de réguler l'afflux de migrants dont, par parenthèse, les guerres occidentales d'ingérence démocratique sont à l'origine.
Mieux encore pour ne pas dire plus cynique, l'Europe se félicite de l'accord obtenu (concédé serait plus juste) avec la Turquie à laquelle l'indigne Europe confie la garde de ces indésirables migrants, victimes de "nos" ingérences démocratiques, contre monnaie très sonnante!.
Avec un soupçon de cynisme supplémentaire, on peut se demander si, au vu des excellentes et détaillées fiches d'entrée de combattants listées par Daech, il ne serait pas nécessaire que, soit l'Europe s'en inspire, elle qui se dit incapable d'en faire autant, soit que celles-ci soient établies par les gardes-frontières de Daech alliée objective de cette "nouvelle" démocratie amie en attente d'intégration européenne et qui, au besoin, y rentrera en catimini au terme d'un accord secret car, c'est bien connu, pour une Europe fonctionnelle et puissante, il faut toujours plus d'Europe... alors plus on est de fous...!.

Au final, il faudra bien noter et se rappeler tous les noms de ceux-celles qui ressassent que le problème de l'Europe est qu'il n'y a pas assez d'Europe et qu'il faut toujours plus d'intégration du type de la "grenouille qui..." car lorsque par défaut d'anticipation responsable, l'Europe intégrée à marche forcée, l'exemple de la future adhésion programmée et décidée depuis longtemps de la Turquie le confirme, finira par implosée au grand désarroi des citoyens... et de leurs économies perdues, on se rappellera de ces élites ni responsables, ni coupables!.

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