15/03/2016

Grexit, Brexit, Eurexit...

Grexit,Brexit,Eurexit.

 

Démocratie, vous avez dit: Démocratie?.

La faillite annoncée, inéluctable d'une Europe communautaire, politique en perte totale de crédibilité, d'efficacité et de visibilité au plan international.
Les Etats qui la composent se veulent encore et toujours les chantres et souvent les donneurs de leçons de la démocratie qui est, en principe, représentée par ses élus, une "élite" qui se dit au service et oeuvrer pour le bien de la population.
A l'évidence, en regard d'autres pays, continents, les libertés et le bien-être général y sont nettement mieux protégées même si cette garantie repose essentiellement sur des élections nationales largement verrouillées et dévolues au système particratique duquel se dégage le sentiment, la réalité d'un choix pré-établi, convenu entre partis à l'idéologie soit de droite soit de gauche représentée au fil des décennies par un panel de politiciens plus ou moins rapidement interchangeables et qui font de la politique non un service voire un sacerdoce pour les plus démagogiques mais bien plutôt un métier à durée indéterminée avec larges indemnités de départ...

La preuve de la limite de la réelle volonté démocratique est donnée par les rares recours aux référendums dont, pourtant, ils se plaisent à souligner l'importance, le besoin impérieux d'y avoir recours du moins dans leurs discours de campagne d'avant élections car, une fois élus, ces consultations populaires disparaissent aussitôt.
Et, lorsque par exception, un référendum est organisé et que le résultat ne correspond pas à leurs désirs, celui-ci est soit reprogrammé quitte à, toujours en cas de vote majoritaire contraire, l'annuler sous prétexte que, comme toujours, le peuple, cette masse d'idiots, n'a pas compris la question (oui ou non...!) et/ou a voté contre le gouvernement, les dirigeants qui ont proposé ce référendum.
Pour ces politiciens, l'intelligence relative des citoyens ne s'expriment que si ceux-ci les élisent mais qu'ils osent les contredire, au travers d'un référendum, et les voilà subitement dénués de toute réflexion pertinente!.

GREXIT

L'épisode malheureux, pour les grecs, aura été, parmi d'autres, l'exemple de la conjonction d'intérêts politiques qui ont réussi à lier différents intérêts nationaux au sein d'un "machin" qu'il convient de préserver coûte que coûte, fut-ce au prix de mensonges, de contre-vérités flagrantes, de slogans et menaces anxiogènes pour la population et surtout quoique cette dernière ait à subir suite à leurs décisions irresponsables financièrement, économiquement car uniquement politiquement motivées.
Et pour rendre toute contradiction, tout examen sérieux, factuel impossible, inutile, les différents dirigeants européens monopolisent les médias avec force de déclarations alarmistes, de convocations de réunions toutes de la dernière chance aux conclusions prédéfinies et forcément historiques.
A ces scénarios dignes des plus palpitantes fictions, nos acteurs politiques sortent, à tour de rôle, les répliques sous forme de slogans faciles à comprendre tant ils sont simplistes et jouent exclusivement sur les peurs d'un vide et d'un cataclysme annoncé comme inévitable si, et seulement si, le pays surendetté et la zone euro ne réussisse pas, toujours pour le bien des peuples, à obtenir l'accord politique dont on entretient un faux suspense.

Mais, à quelques rares esprits suffisamment libres à l'audience faible car non médiatisée ( C Lapavitsas Prof économie Univ Londres) qui s'est posé la question objective, exception notable de W. Schauble Ministre allemand des Finances, du bénéfice de la sortie de la Grèce qui, rappelons-le n'a pas toujours été un petit pion insignifiant perdu dans la zone euro au moteur indispensable franco-allemand, tant les autres pays semblent n'être que des pièces sans importance.
De même que, contrairement à l'idée reçue car matraquée que si la Grèce est rentrée dans l'Euro, c'est non seulement à l'insu du plein gré des autres partenaires mais qu'en fait, politiciens ni coupables, ni responsables, ce fut la faute à la honteuse manipulation des comptes par la "banque" Goldman Sachs.
Peut-on simplement rappeler à la demande de qui, si ce n'est du gouvernement grec de l'époque et en toute connaissance de ses partenaires européens que cette banque est intervenue!.

Deux autres points à relever dans cet imbroglio mal ficelé que de savoir qu'une des causes principales de la débâcle de ce pays a été que, financièrement, son adhésion à la zone euro, à l'euro l'a empêché d'effectuer toute dévaluation compétitive qui lui aurait redonné de l'expansion économique et que, surtout, ses dettes à échéance de dates fixes contraint la Grèce à quémander de nouveaux prêts pour payer ceux qui sont remboursables, ce qui, de facto, ne lui permettra jamais de s'en sortir alors qu'une conversion de ses dettes à échéance fixe en obligations perpétuelles avec intérêts annuels la sortirait de ce cycle infernal totalement paralysant et, bien évidemment, au seul et unique détriment de ses citoyens qui subissent, comme jamais auparavant, récession, chômage, misère et suicides...

Pour finir et, si besoin, démontrer que tout ceci n'était qu'enfumage, rappelons que lorsque l'ex Premier grec Papandreou a brandi l'option d'un référendum sur le Grexit, il fut et contredit par un certain Tsipras qui jugeait cela irresponsable et que, surtout, il aura réussi à se mettre à dos tous ses co-religionaires européens avec pour effet de conduire à de nouvelles élections avec le résultat attendu, prévu de l'élection de Tsipras qui, quelques temps après, organisera "son" référendum dont il ne respectera pas le résultat car  contraire aux seuls intérêts politiques de l'Europe.

BREXIT

Deuxième épisode de ce pitoyable feuilleton que nos chers politiciens nationaux et autres parlementaires européens nous obligent à suivre que la "menace" d'un Brexit déclenchée par D. Cameron Premier britannique.
Et... la machine européenne à désinformer de se remettre aussitôt en marche et de décrire, avec d'autant plus de force et de menaces anxiogènes que pour le Grexit que, cette-fois, le poids du potentiel dissident rebelle est nettement plus considérable.
Mais au fait, ici aussi, qui se pose la question de savoir si, in fine, le gagnant n'est pas celui que l'Europe affaiblie, empêtrée dans d'interminables discussions de répartitions des charges diverses, de règlements et contraintes supra-nationales n'a pas intérêt à laisser s'en aller au risque que n'apparaisse pour les citoyens l'évidente fumisterie de cette construction européenne qui, au bout de 60 ans n'est toujours qu'un projet aux contours fluctuants, non définis et essentiellement voire uniquement basé sur une devise commune qui, ici encore a été, est largement surévalué tant elle semble déconnectée de la réalité économique d'une Europe en déclin continu qui ne survit plus que par quelques zones encore (pour combien de temps?) économiquement dynamiques.
Qui, en matière de débat constructif prête attention aux contradicteurs rares politiciens (B. Johnson) ou plus nombreux économistes, financiers (John Cover, Luke Johnson...) sauf à lire une certaine presse indépendante ou à regarder une chaîne TV en particulier (Bloomberg TV).

EUREXIT

Ici encore, la force de persuasion des politiques et des partis pro-européens est telle que la simple évocation d'un démantèlement programmé, étudié et concerté de la zone euro fait bondir tous les europhiles affolés du risque de voir nombre de leurs avantages, ne fut-ce que l'incroyable budget dédié au fonctionnement des différentes commissions, des parlements et de ses représentants européens sans parler des sommes considérables dédiées à, parait-il, son fonctionnement harmonieux.
Et de marginaliser, comme pour le Grexit ou le Brexit, les mises en garde et contestations d'économistes tels que: J. Stiglitz (Comment la monnaie unique menace l'avenir de l'Europe)J. Sapir (Faut-il sortir de l'euro?) ou encore M. Aglietta (Zone Euro, Eclatement ou Fédération)

La recette pour rallier une opinion mal, peu informée voire désinformée consiste à avancer, pour tout "...exit", la peur, l'angoisse que cette hypothèse nouvelle causerait d'irrémédiables et gravissimes pertes d'argent pour les citoyens des pays qui oseraient reprendre leur autonomie et plongerait ceux-ci dans le marasme économique, le chômage et la déflation.
C'est oublier, à dessein, que d'une part les concessions dues aux maintiens coûtent à tous les citoyens, européens compris et qu'une zone euro qui est en inflation zéro avec un chômage (hormis l'Allemagne) plus important que les pays hors zone euro n'a de leçons à donner à personne.

Alors, vous imaginez lorsque, par exemple et, sans adhésion, partage ou soutien à un quelconque programme partisan, Marine Le Pen a évoqué la sortie de l'euro suite à référendum, il n'a pas fallu longtemps pour que, partout en Europe, on ne souligne ce populisme, cette démagogie irresponsable quitte à oublier volontairement que ceci ne se ferait qu'à l'issue d'une consultation populaire ou que, pire inconséquence, cela provoquerait une dévaluation immédiate et désastreuse de 20 à 30%.
Vous imaginez la catastrophe pour nos pauvres citoyens victimes de ce discours imbécile?
Sauf qu'à l'époque de cette proposition, l'Euro évoluait au-dessus des 1,40 vs dollar et que, depuis, il a glissé vers les 1,10 sans que les Cassandre anti proposition Le Pen ne se préoccupe de la prospérité perdue des citoyens...
Ici encore, d'autres voix autorisées ont tenté de "dédiaboliser" le discours d'une sortie de l'Euro qui, d'office et sans discussions possibles, ne serait que ruine et désastres en évoquant l'idée réaliste que d'une part, aucun système n'est, par principe, éternel et aussi qu'une modification, adaptation voire sortie sitôt que ceci a été anticipé et décidé peut se réaliser au bénéfice de tous.
A titre d'exemple, citons la discussion-débat:  La fin de l'Euro avec J. Stigglitz sur L'Obs.
Parmi les autres experts dont les analyses convergent avec les points relevés dans cet article, citons un des plus médiatiquement connus, à savoir J. Sapir Qu'impliquerait une sortie de l'Euro?.

Car, ici encore, malgré ou plutôt grâce au talent de M. Draghi (BCE) qui lutte probablement plus contre l'inaction réformatrice indispensable au redémarrage de nos économies que contre les lois du marché financier tant ce dernier sait que l'euro ne tient que par un aveuglement collectif et obstiné des dirigeants européens sans lequel la valeur de cette monnaie fluctuerait bien davantage et pas forcément dans le bon sens...!.
Ou qu'il soit désormais "politiquement correct" d'admettre une fois pour toutes que nos pays qui étaient encore voici relativement peu de temps, indépendants de "Bruxelles" tout en coopérant, participant et commerçant avec le monde entier et ce, avec des puissances économico-financières et une autonomie politique n'est que de l'histoire pour nostalgiques écervelés.
Cette Europe est à l'image d'un immeuble à la façade, constamment et à grands frais... inutiles, ravalée et dans lequel les locataires continuent, malgré un règlement d'ordre intérieur signé par tous, à ne s'occuper égoïstement que de leurs logements respectifs en délaissant tout aménagement collectif commun.

L'exemple récent et qui ajoute une lacune supplémentaire à toutes celles déjà constatées et subies par les citoyens européens concerne ladite "crise des migrants" qui aura vu la très riche première puissance économique être, de par l'inconséquence de ces dirigeants, incapable de réguler l'afflux de migrants dont, par parenthèse, les guerres occidentales d'ingérence démocratique sont à l'origine.
Mieux encore pour ne pas dire plus cynique, l'Europe se félicite de l'accord obtenu (concédé serait plus juste) avec la Turquie à laquelle l'indigne Europe confie la garde de ces indésirables migrants, victimes de "nos" ingérences démocratiques, contre monnaie très sonnante!.
Avec un soupçon de cynisme supplémentaire, on peut se demander si, au vu des excellentes et détaillées fiches d'entrée de combattants listées par Daech, il ne serait pas nécessaire que, soit l'Europe s'en inspire, elle qui se dit incapable d'en faire autant, soit que celles-ci soient établies par les gardes-frontières de Daech alliée objective de cette "nouvelle" démocratie amie en attente d'intégration européenne et qui, au besoin, y rentrera en catimini au terme d'un accord secret car, c'est bien connu, pour une Europe fonctionnelle et puissante, il faut toujours plus d'Europe... alors plus on est de fous...!.

Au final, il faudra bien noter et se rappeler tous les noms de ceux-celles qui ressassent que le problème de l'Europe est qu'il n'y a pas assez d'Europe et qu'il faut toujours plus d'intégration du type de la "grenouille qui..." car lorsque par défaut d'anticipation responsable, l'Europe intégrée à marche forcée, l'exemple de la future adhésion programmée et décidée depuis longtemps de la Turquie le confirme, finira par implosée au grand désarroi des citoyens... et de leurs économies perdues, on se rappellera de ces élites ni responsables, ni coupables!.

Cet article est sélectionné par AGORAVOX et à noter, à commenter en cliquant  ICI AgoraVox

Autre article sur ce sujet: Finance et Politique: le divorce.

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08/10/2008

Crise financière: On nous aurait menti...?!.

 

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LA CRISE FINANCIERE

Difficile d'y échapper! tant les médias, après nous avoir seriné quotidiennement les mots-clés de la campagne présidentielle de N.Sarkozy concernant son action? sur le pouvoir d'achat, ont été obligés de changer de registre pour nous expliquer, via débats, reportages, témoignages, les origines d'une crise qui leur échappe totalement de par le fait même que les protagonistes, décrits comme étant les "coupables" de ce marasme digne mais non comparable à la crise de 1929, sont eux-mêmes "victimes" d'un effondrement imprévisible sauf que...

A tout bien considérer en partant du principe que les choses sont plus compréhensibles en les analysant avec une certain recul et que tant par les décisions politiques internationales que par les ajustements financiers au niveau des banques centrales qui, de manière concertée n'auront baissé leurs taux d'intérêt qu'en ces deux occasions, on notera une certaine similitude entre les discours alarmistes suite à un certain onze septembre et ce qui nous occupe aujourd'hui dans ce qu'elle oblige nos sociétés ébranlées à donner un blanc-seing à tout qui semble capable d'y donner une réponse urgente, ponctuelle et qui ne souffre ni de critiques ni même de débat contradictoire.

Dans ce domaine et surtout depuis les attentats sur le WTC, il faut avouer que l'administration Bush est passée maître en obtenant dans l'urgence des crédits et législations contraignantes pour nos libertés individuelles qu'il serait difficile voire impossible à obtenir en temps normal.

Notons que, tant dans l'invasion injustifiable de l'Irak (articles INFOTOX. Liste de Catégories: Politique Internationale) que dans le crash financier actuel, les intérêts de certains proches du pouvoir US ont considérablement augmenté.

FED or not...

Pour rappel, Ben Bernanke actuel président de la FED (banque centrale américaine) a régulièrement affirmé lors de son parcours financier que, tirant les leçons de la crise de 29 (sujet dont il avait fait sa thèse de fin d'études universitaires), la pire décision d'incompétence était de ne pas intervenir en cas de difficultés d'une banque promise à la faillite.

Et pourtant lorsque la banque Lehman Brothers en "délicatesse financière" depuis juillet 2008 demande l'aide de la FED, quelle réponse lui est donnée par le nouveau troubadour de l'interventionnisme bancaire?: No money !.

A l'inverse, lorsque le grand concurrent historique de Lehman Brothers, à savoir Goldman&Sachs, dont l'ancien patron se nomme...Henri Paulson, l'auteur du fameux plan de sauvetage des banques et proche des présidents (FED et US), est victime des mêmes difficultés, la FED intervient directement et on connait, pour l'instant!, la suite.

De là à y trouver malicieusement quelques soupçons de manoeuvres stratégiques similaires à celles qui ont permis de déclencher une guerre multi anti-terroristes par ailleurs vouée à l'échec avec pour preuve récente les appels à négocier avec les Talibans afghans ex-terroristes devenus subitement des patriotes démontrant, a minima, un certain cynisme dans ce que de gigantesques intérêts financiers alloués à une certaine oligarchie mondiale prévalent sur l'efficacité d'une gestion responsable d'une population manipulable à souhait.

L'EUROPE DU LOTO.

L'attitude européenne fut à nouveau exemplaire d'approximations et de tergiversations fidèles aux nationalismes retrouvés et égos surdimensionnés de certains déniant d'abord tout risque de contagion (syndrome de Tchernobyl) tant la solidité voire l'archaïsme du système bancaire européen était différent de celui des US puis ensuite se voulant rassurant malgré les constats de faillites avérées ou évitées par suite de nationalisation précipitée avec pour principales conséquences que des hommes politiques dont on appréciera les qualités de gestionnaires en matière de déficits budgétaires nationaux s'attribuent d'autorité les mandats et sans doute les rémunérations des financiers subitement tombés en disgrâce et aussitôt "lapidés" en place publique.

Cependant qu'en Europe, aucun plan n'est élaboré en concertation avec la supposée très indépendante BCE et que comme à l'accoutumée, on aura assisté à des réunions de G4, G7, G8, G?, tant et si bien qu'au final, il serait légitime de se demander à quoi bon élargir le cercle des pays membres de l'Union européenne si, un peu comme à l'instar de certains cercles privés, la seule contribution au débat, que certains membres "fondateurs" et auto-proclamés "puissants" laissent aux nouveaux membres, est le paiement de la cotisation annuelle.

Triste constat d'échec pour les pères fondateurs de l'Europe et même si son nom ne fait guère l'unanimité, l'histoire reconnaîtra probablement à V. Giscard d'Estaing le mérite d'avoir été le dernier à tenter l'érection d'une Europe politique qui, depuis un certain temps, ne ressemble plus guère qu'à un puzzle de nations incapables de soumettre le moindre projet commun avec pour conséquence, que le centre du pouvoir mondial s'éloigne toujours plus vers le continent asiatique en voie de surclasser les USA qui, malgré certains discours actuels, peut encore, de par un fonctionnement à crédit sur le reste du monde, espérer maintenir sa suprématie. Pour combien de temps encore?.

La constante dans le décrochage entre les politiques et les citoyens, c'est que pour la majorité d'entre ces derniers, leur intérêt pour la chose publique est faible voire inexistant et qu'en conséquence, le personnel politique dont les mandats dits provisoires sont pourtant confiés par la population et normalement destinés au service de celle-ci se mue progressivement pour beaucoup d'entre eux en plans de carrière avec connexions amicales et familiales tant et si bien que, in fine, c'est la population qui assure le service!.

Marchés  A L'OMBRE...

L'occasion était sans doute trop belle pour les pouvoirs politiques qui, en période récente mais résolument passée, ont refusé essentiellement par souci électoraliste de procéder aux indispensables réajustements budgétaires affaiblissant d'autant la croissance et d'à présent tenter de "profiter" de la crise actuelle pour occulter leurs propres responsabilités et d'ainsi stigmatiser la cupidité supposée des financiers dont les activités sur les marchés ne reflètent en réalité que l'enlisement dans une récession sensible des économies occidentales pour l'essentiel même si la mondialisation percolera au sein des différents continents.

Signalons au passage que le "sauvetage" des banques par nationalisation partielle et/ou totale est et sera, au vu des cours de bourse actuels, un excellent investissement à moyen terme pour des budgets nationaux lourdement déficitaires.

Affirmer comme on l'entend trop souvent que l'économie "virtuelle" (les marchés financiers) a tué l'économie réelle est faire preuve d'une malhonnêteté intellectuelle flagrante lorsque l'on sait que l'économie réelle soutient une activité boursière qui n'en est que le miroir grossissant.

Tout au plus peut-on déplorer que des indemnités de départ (golden parachutes) soient octroyés à des gestionnaires dont les résultats ne sont pas à la hauteur de leurs prétentions ni des attentes légitimes placées en leur capacité affichée à conduire des projets d'entreprise.

Les mandataires politiques qui, les premiers, ont souligné ce paradoxe ne seront certainement pas les derniers à appliquer à eux-mêmes ces louables et vertueux principes d'équité et de probité!.

 

Avec le monde en crise et au vu des politiciens irresponsables du passé, présent et avenir qui continuent à gouverner sans véritable vision à long terme et pour qui les fautes sont toujours imputables aux "autres", on peut, sans risque de se tromper, envisager des lendemains qui déchantent encore pour longtemps...du moins pour la population!.

written by: Pol et Mick...!.

 

 

Publié dans Société: Economie-Finances | Lien permanent | Tags : crash, crise, finances, banques, fed, bce, politique | |  Facebook | | | | Pin it! |