15/06/2015

Devenez riches: Suivez les conseils d'experts!.

Finances,Economie,Bourses,Actions,Devises,Banques,Investissements.

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Les conseilleurs ne sont (jamais) les payeurs

S'il existe un avis qui, lui, a de la valeur, c'est bien celui de ne jamais suivre aveuglément les conseils de celui qui n'investit pas ses propres avoirs dans les produits financiers qu'il vous "offre".
Rappelons également que ceux que l'on nomme gentiment "banquiers" sont la plupart du temps des employés de banque, salariés, et non des investisseurs ou encore moins des propriétaires d'organismes financiers.
De même que les traders quelquefois épinglés par les médias pour les gigantesques pertes voire escroqueries qu'ils causent à leurs employeurs et, indirectement, à leurs clients n'investissent et ne risquent, avec plus de (mal)chance que de compétences, que l'argent dont ils ne sont pas les détenteurs sans quoi, jamais il n'y aurait de scandales d'un tel niveau d'irresponsabilité.
Ne serait-ce d'ailleurs pas une piste à suivre que celle qui lierait le risque pris à l'échelon bancaire d'un pourcentage tant en gain qu'en perte à rétribuer ou à prélever sur le salaire voire la patrimoine de celui qui, un peu trop facilement, prendrait des positions de bourse plus proche de celles d'un joueur compulsif en casino!.
Hors sujet de cet article mais il se pourrait bien que cette suggestion puisse d'ailleurs convenir à bien d'autres responsables qu'ils soient politiques ou syndicaux qui individuellement prennent des décisions collectives quelquefois dommageables pour ceux qu'ils estiment servir sans qu'eux-mêmes aient à en répondre ou en subir les effets néfastes sur leurs propres patrimoines!.

Les certitudes d'experts

Pour la plupart de ces prévisions, il est à noter que celles-ci sont annoncées lors de mouvements brusques tant à la hausse qu'à la baisse.
Ces courbes erratiques que certains voient atteindre des records historiques et qui peuvent, au moins pendant un certain temps, conduire quelques institutionnels, traders et investisseurs privés à, par un engouement suiviste, mal informé, prolonger une tendance qui semble accorder du crédit aux experts sauf que, la plupart du temps, une inversion de tendance aussi brusque et inattendue que la précédente se produit de laquelle seuls les plus aguerris, les plus proches des marchés sauront sortir à temps.
Pour les autres, investisseurs privés insuffisamment documentés, ne resteront que les regrets et les pertes de capital.

Quelques exemples de ces "conseils d'experts":

1. Or

Sur 24hGold (13.1.2012)

Seule une portion minime de la population investit sur les métaux précieux. Mais je pense que nous assisterons bientôt à une ruée vers l’or. De mon humble avis, il est sage de commencer à investir sur les actions minières dès aujourd’hui. Les prix pourraient bien augmenter d’ici peu. L’or et l’argent sont sur le point de voir leurs prix flamber, plus particulièrement l’or, qui franchira cette année la barre des 2000 dollars avant de s’envoler’.

Lorsqu’on lui demande d’approfondir au sujet de l’argent, McEwen déclare : ‘J’étais justement en train de penser à l’argent. Il possède un caractère industriel fort, mais la demande en investissement augmente. Je pense que l’argent est un intéressant point d’exposition. Son prix pourrait aisément atteindre 150 à 300 dollars l’once’.

Rob Mc Ewen

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Pour
rappel, l'or a fini l'année 2012 à 1660 USD...!.

2. Parité EuroDollar

Plus fort et surtout plus proche, les experts qui, lors de la forte chute début 2015, étaient certains de le voir sous la parité USD et même aux alentours des 0,85

Sur CNBC 10 Mars 2015

As analysts were waiting to see how fast the euro reaches parity against the U.S. dollar, one foreign exchange pro told CNBC he saw the common currency dropping even further, with the dollar strengthening another 20 percent.

George Saravelos, global co-head of FX research at Deutsche Bank, said the euro could fall to 85 U.S. cents against the greenback.

G. Saravelos

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Pour rappel, l'euro n'est jamais descendu à la parité USD et, au contraire, a regagné une partie de sa "perte".

3. Pétrole (2011)

Le prix du panier de douze qualités de pétrole brut qui sert de référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a franchi la barre des 100 dollars pour la première fois en deux ans et demi, pour atteindre 100,59 dollars, selon un communiqué diffusé mardi.

Ce prix de référence est une compilation de prix constatés lundi, alors que les tensions s'exacerbaient en Libye, l'un des principaux pays exportateurs de l'Opep. Il était de 99,08 dollars vendredi. C'est la première fois que le cours de référence de l'Opep franchit la barre des 100 dollars depuis septembre 2008. Il avait atteint un record historique quelques semaines auparavant, à 140,73 dollars (le 4 juillet).

On connait la suite et les mêmes qui voyaient l'or, le pétrole, l'USD atteindre des sommets jamais atteints sont ceux qui, sans rire, vous expliquent que de nombreux facteurs qui, voici quelques mois, justifiaient leurs prévisions pour ne pas dire leurs certitudes, sont responsables des baisses actuelles.
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Certes et plus prudemment mais aussi plus rémunérateur pour les banques, il reste les Sicavs et autres placements dits "bons pères de famille", terme, sinon dépassé, impropre à tout investissement bancaire, boursier toujours empreint d'un risque plus ou moins important notamment en fonction de la recherche d'une rentabilité plus élevée. 

Liaisons financières et politiques dangereuses

A ces prévisions jamais réalisées et, pire, le plus souvent totalement erronées et assez rapidement contredites dans les faits, on peut en trouver quantité d'autres qui couvrent tout le panel des instruments financiers disponibles sur les places mondiales.
L'explication rationnelle de ces accumulations d'erreurs réside dans le simple fait que l'économie et la finance ne sont en rien des sciences exactes et ce n'est que sur base de graphiques et constatations historiques que les économistes les plus médiatisés croient pouvoir fonder quelques prévisions cycliques.
Pour ce qui est de leurs conseils d'achats ou de ventes, ceux-ci ne se font essentiellement qu'à la suite d'un fort mouvement le plus souvent dû à des rumeurs de marché auto-alimentées que la plupart de ces analystes d'un jour voient se poursuivre bien au-delà des réalités sans oublier que le momentum est forcément déjà partiellement dépassé pour ceux qui ne disposaient pas de la valeur en portefeuille.
Ce que la majorité des économistes, commentateurs de l'évidence, semblent ne pas avoir intégré est l'impact décisif que la mondialisation et surtout la (re)prise du pouvoir des affaires économiques par les dirigeants politiques au détriment des financiers à qui, tout en les marginalisant par restrictions et contrôles accrus, les pouvoirs politiques relayés abondamment par les médias et accessoirement par les syndicats et la population, font croire qu'ils dominent toujours le monde.

La plus éblouissante de cette hypothèse aura été la conduite politique de la monnaie unique qui, en décalage total avec des fondements économiques, financiers en croissance faible, nulle voire en récession des pays membres de l'Euro a maintenu un niveau bien trop élevé vis à vis des autres devises et en particulier avec l'USD.
Lorsque par la seule volonté politique, il a été décidé d'en abaisser sa parité, les marchés qui n'ont décidé de rien n'ont pu que constater sa chute aussi brutale que, cependant, éphémère car, ici aussi, la déconnexion de la réalité économico-financière est patente.
Alors, hormis la justification d'un salaire, le service après-vente d'un livre, la présence médiatique qui assure revenus et célébrité, fut-elle passagère ou contestée, ne faudrait-il pas demander à ceux qui, aveuglément, suivent les "boules de cristal" de ces "sachants", pourquoi ces derniers ne sont-ils pas devenus, grâce à leurs propres visions, des rentiers fortunés heureux...?.

Marchés erratiques et Politique

Si, depuis que les marchés financiers existent, la volatilité de ceux-ci a presque toujours été le fruit de résultats d'entreprises, d'évolution économique du pays et de l'environnement mondial entraînant un sentiment de marchés sensible aux spéculations, il s'est, depuis les faillites aux USA des banques Bear Sterns et surtout Lehman Brothers, produit un glissement du pouvoir économico-financier vers le politique avec tout ce que cela revêt d'irrationnel, d'idéologie et d'irresponsabilité jamais sanctionnée.
Parmi les innombrables inepties à l'origine de quelques-unes des plus grandes débâcles économiques et financières dues aux errements idéologiques des dirigeants politiques, il y a, sans conteste, la plus récente qui se joue, au seul détriment des populations, la tragédie grecque version zone euro.
A ce stade, une petite mise au point s'impose pour ceux qui, victimes d'un sens critique, objectif quelque peu émoussé par un habile matraquage médiatique se plaisent à rendre les experts de Goldman Sachs responsables de la falsification des comptes grecs afin de permettre à ce pays fondateur de la démocratie de s'asseoir à la table bien garnie de la zone euro que, non seulement, ces experts ne sont intervenus qu'à la demande rémunérée des dirigeants grecs mais qu'à moins de faire preuve d'une naïveté complice, les autres dirigeants européens, tous entourés d'experts "bruxellois" parait-il ultra-compétents, ont l'outrecuidance de feindre la surprise face à cette supercherie.
Hormis l'hypocrite condamnation de ces arrangements comptables effectués par Goldman Sachs, avons-nous vu un seul de ces dirigeants, experts européens inquiétés au titre de commanditaires pour les uns, d'incompétence pour les autres?!.
Une fois encore, ce seront les citoyens de la zone euro qui paieront les frais de ces orgies d'irresponsabilités qui se jouent face caméra en des scènes de réunions de la dernière chance et autres sommets historiques...

Conclusion

Aux responsables politiques qui usent de cette nouvelle puissance pour réguler, brider un marché qui progressivement n'évoluera plus quitte à ne plus servir l'économie tant les règlements contraignants, amendes gigantesques aux prétextes quelquefois fantaisistes notamment en matière de supposée entente sur les prix, conditions alors même que le système européen, américain vise à plus d'uniformité dans les marges bénéficiaires et/ou conditions unifiées d'octroi auprès des clients, il serait bon d'appliquer à ces censeurs les mêmes règles du jeu qu'ils imposent aux acteurs financiers, économiques dont, rappelons-le, dépend la santé économique d'un pays.

A ce propos, ne serait-il pas utile de soumettre nos "chers" dirigeants aux règles de déontologie, de responsabilité des décisions qu'ils prennent au risque avéré maintes fois de blocages voire de régression de l'activité économique ou de la montée du chômage dont, bien sûr, ils se dédouanent en ne revendiquant à leur seul mérite que la reprise de l'une ou la baisse de l'autre, fussent-elles éphémères ou conjoncturelles.
Un bonus malus serait, pour ces dirigeants politiques, bien utile afin qu'enfin, ils assument sur leurs émoluments et patrimoines les conséquences de leurs prises de décisions, règlements et lois!.

 

INFO- Commentaires:
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16/05/2011

Crise financière: A la prochaine!.

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Préambule...

Si, pour vous, la proposition d'Eric Cantona, ex-footballeur fortuné et nouveau philosophe, consistant à retirer son argent des banques afin de casser le système vous satisfait, il est inutile de perdre votre temps à lire les analyses et considérations réalistes qui suivent.

De même, considérer que des personnes comme Madoff ou Kerviel représentent la mentalité de tous les financiers alors que pour l'un, son diplôme de maître-nageur aurait dû alerter les clients quant au sérieux des offres de rentabilité hors normes qu'il représentait mais plutôt que de diaboliser les financiers en général, ne vaudrait-il pas mieux se pencher sur la cupidité et l'appât d'un gain facile de la part des personnes qui y ont souscrites! et que pour l'autre, un égo sur-dimensionné desservi par, ici aussi, une certaine faiblesse quant à la compétence a conduit cet individu à falsifier les chiffres et ainsi se comporter comme un fraudeur qui, en son for intérieur, connait ses limites mais n'en tient pas compte de manière à pouvoir vivre une vie à laquelle il sait ne pas avoir accès.

Mêmes causes, mêmes effets.

Comme toujours en pareille situation de désordre économico-financier, la première voire seule réaction des pouvoirs publics qui s'approprient facilement les succès imputables à des sociétés privés, indépendants et travailleurs en général tout en pointant résolument les fautes supposées mais aussi avérées de sociétés victimes de mauvaises gestions et restructurations mal finalisées voulues par des responsables dont la décision est trop tardive ou retardée par des conflits incessants avec des syndicats dont les délégués préfèrent par dogmes généraux et univoques et slogans (patrons, tous pourris) mettre en péril le devenir de l'ensemble du personnel plutôt que de tenter une approche mesurée, calibrée et ajustée à la situation particulière et provisoire qui aurait quelque chance de pérenniser l'activité.

Le personnel politique a, lui aussi, sa part de responsabilité lorsqu'au lieu de promouvoir l'activité en facilitant les implantations et expansions d'activité, il se plait à n'en taxer que les revenus de manière à combler les déficits budgétaires que, par populisme, il continue de creuser tant et plus sachant que la population ne sanctionne que modérément et très provisoirement les élus qui seraient pris en flagrant délit d'incompétence et/ou de commissions illicites sur des attributions de contrats et budgets.

Concentration des services, dilution des compétences.

La grande majorité des personnes trouvant assez pratique de n'avoir qu'un seul intermédiaire pour gérer ses dépôts numéraires, ses actions, obligations et ses assurances..., les institutions financières se sont progressivement intégrées jusqu'à ne plus former qu'un gigantesque groupe qui, forcément, cumule les risques tout en pouvant être aussi performant que des entités qui, dans le passé surtout, oeuvraient chacunes dans sa spécialité au mieux des intérêts bien compris de chacun.

Mais, tant dans le but de permettre à tous et surtout aux non initiés incapables d'enregistrer des pertes de profiter des avantages réservés à un public restreint mais averti et responsable des choix de placement risqué ou non que, dans le chef des banques omnipotentes qui, lobby oblige, ont cassé toutes les barrières de protection entourant cette segmentation d'activités afin de percevoir les rentrées et commissions allouées à ces marchés jusqu'au jour où la griserie engendrée par la tentation de maximiser les profits en dépit des risques bien connus leur fit perdre tout sens de la réalité économique réelle.

La crise immobilière en est un autre exemple et ce qui s'est produit aux Etats-Unis se produira immanquablement sur le continent européen.

Tous les pouvoirs politiques et financiers insistent sur les avantages presque l'obligation d'être propriétaire en accordant pour les uns des réductions d'impôt, pour les autres des facilités d'emprunt à des taux facticement bas qui permettent à tous, riches ou non, d'acquérir ce que d'aucuns appellent la maison de leurs rêves jusqu'au jour où celui-ci deviendra cauchemar, faute d'emplois, d'argent ou fin de la spéculation car la constante montée des prix ne repose plus que sur le sentiment que cela continuera de grimper ce qui est la base même de toute bulle juste avant qu'elle n'explose avec les conséquences visibles aux USA et comme toujours, aucune leçon n'en est tirée de ce côté-ci de l'océan...

Au lieu de cela, on assiste à des manifestations anti-système, anti-tout qui ne feront qu'aggraver la situation ce qui, au demeurant, va dans le sens de ceux qui, capitaux mondiaux en main, n'attendent que désespoir et débâcle pour appliquer des remèdes bien plus stricts que ceux proposés actuellement et en cela, on voit déjà que la Chine seule hyper puissance mondiale, détenant les capitaux américains s'engouffre à présent dans la zone euro avec des moyens financiers tels que le new deal sera une forme de nouveau colonialisme dont l'Afrique voit les premiers effets mais bientôt une partie de l'Europe sinon la totalité y sera soumis au grand dam des populations trop longtemps habituées au confort de la prospérité et d'un certain Etat-providence qui les aura empêchées de se remettre suffisamment tôt en question afin d'éviter cette tutelle sino-cynique dont on ne fustigera plus ou beaucoup moins alors les atteintes aux droits de l'homme...!.

Ne perdons pas de vue que la finance mondiale ne connait ni grèves, ni frontières et ne fait aucune différence entre régimes démocratiques et dictatures, seules l'efficacité et le rendement comptent et ce ne sont pas les "grands argentiers" du FMI, BCE, FED...qui  modifieront le cours des changes et des choses.

Par contre, re-segmenter les institutions financières en fonction des besoins et des spécificités de manière telle que la répartition des risques soient enfin mieux assurées doit impérativement devenir la priorité pour le monde politique pour autant qu'il veuille, lui aussi, sortir de ces invectives stériles à l'encontre des traders et financiers qui ne sont pas la cause mais la conséquence des carences du système capitaliste qui, soit dit en passant, est le seul à avoir permis à presque toute la population mondiale de progresser vers un standard de vie qui, jamais, n'a été atteint ni même approché par aucun autre système de gouvernance.

Les régimes communistes russes et chinois en sont les meilleurs exemples car depuis leur conversion au capitalisme, leurs populations respectives, maintenues jusqu'alors dans la pauvreté au profit d'une oligarchie ultra bien nantie, ont vu leur niveau de vie s'accroître comme jamais auparavant contrastant en cela avec les atermoiements d'une population occidentale trop longtemps préservée de ces régimes communistes, collectivistes et en avoir oublié les affres que ceux-ci infligent, exclusivement, au peuple (d'en bas!).

Politiques ni responsables, ni coupables.

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Parler et mettre systématiquement en cause la mondialisation ou s'en servir comme prétexte disculpant de toute action politique responsable est méconnaître le fait que celle-ci existe, au minimum, depuis Marco Polo!.
Les seules différences avec le passé sont celles qui ont trait aux volumes d'échanges financiers et commerciaux, au nombre d'intervenants dû à la presque surpopulation actuelle ainsi qu'aux moyens de communication ultra-rapides qui ne feront que s'accroître au fil du temps, augmentant ainsi le risque de crises futures qui ne se limiteront pas qu'à la sphère financière.

Alors, une fois de plus et comme toujours, les h/f politiques occidentaux mais surtout européens, qui n'agissent que sous l'émotion des événements et par souci de populisme électoraliste, feront tourner à plein le pouvoir législatif qui, de contraintes en règlements, finira par bloquer tout le système au grand bénéfice de ceux que l'on continue, à tort, d'appeler les pays émergents.

La communication politique, en matière d'enfumage des consciences critiques, fonctionne à merveille d'autant que la presse généraliste avide de scandales s'en fait largement l'écho à la différence d'une presse spécialisée au lectorat nettement moins nombreux et par conséquent, peu influent.

Que penser des h/f politiques qui, par idéologie, nationalisent (spolient) des sociétés privées au prix d'immenses déficits budgétaires ou d'autres, par électoralisme facile, creusent par des dépenses inconsidérées (militaires, aménagements et projets fastueux et souvent inutiles) un budget arrivant même en période de croissance à hypothéquer de nombreux et nécessaires dépenses pour des générations futures astreintes à rembourser ces dettes contractées par des ministres et présidents dont jamais un seul n'a été traduit devant la justice pour "mauvaise gestion" comme le sont des gestionnaires privés qui, hormis des escrocs, ont parfois non par choix mais par nécessité de sauver l'entreprise commis ne fût-ce qu'une erreur en plusieurs années...qui leur sera reprochée sur la place publique sur laquelle le peuple peut se réunir, piques en moins!.

Morituri te salutant...

Pendant ce temps, les directeurs des BCE, FED et autres s'évertuent, par le jeu des taux d'intérêts, à tenter de maintenir un semblant de stabilité monétaire afin d'atténuer les dérapages budgétaires récurrents de ces irresponsables politiciens qui, à l'abri de toute sanction pénale, continuent de plus belle à proposer de nouvelles dépenses destinées à satisfaire l'un ou l'autre électorat qui, comme dans la Rome antique, réclame et se contente de "pains et des jeux".

Et, comme dans l'arène de l'époque, il sera toujours temps de leur livrer quelques "mauvais" exemples de la société civile que le bon peuple se plaira à vilipender permettant aux pouvoirs politiques de se dédouaner de toutes les conséquences néfastes dues à l'un de leurs règlements, lois ou directives en focalisant l'attention des populations sur une cible facile, isolée et si bien à propos...

Autre article, même sujet: C'est la crise, profitons-en!.
Lien: Cliquez  ICI

 Article écrit par Pol et Mick.

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08/10/2008

Crise financière: On nous aurait menti...?!.

 

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LA CRISE FINANCIERE

Difficile d'y échapper! tant les médias, après nous avoir seriné quotidiennement les mots-clés de la campagne présidentielle de N.Sarkozy concernant son action? sur le pouvoir d'achat, ont été obligés de changer de registre pour nous expliquer, via débats, reportages, témoignages, les origines d'une crise qui leur échappe totalement de par le fait même que les protagonistes, décrits comme étant les "coupables" de ce marasme digne mais non comparable à la crise de 1929, sont eux-mêmes "victimes" d'un effondrement imprévisible sauf que...

A tout bien considérer en partant du principe que les choses sont plus compréhensibles en les analysant avec une certain recul et que tant par les décisions politiques internationales que par les ajustements financiers au niveau des banques centrales qui, de manière concertée n'auront baissé leurs taux d'intérêt qu'en ces deux occasions, on notera une certaine similitude entre les discours alarmistes suite à un certain onze septembre et ce qui nous occupe aujourd'hui dans ce qu'elle oblige nos sociétés ébranlées à donner un blanc-seing à tout qui semble capable d'y donner une réponse urgente, ponctuelle et qui ne souffre ni de critiques ni même de débat contradictoire.

Dans ce domaine et surtout depuis les attentats sur le WTC, il faut avouer que l'administration Bush est passée maître en obtenant dans l'urgence des crédits et législations contraignantes pour nos libertés individuelles qu'il serait difficile voire impossible à obtenir en temps normal.

Notons que, tant dans l'invasion injustifiable de l'Irak (articles INFOTOX. Liste de Catégories: Politique Internationale) que dans le crash financier actuel, les intérêts de certains proches du pouvoir US ont considérablement augmenté.

FED or not...

Pour rappel, Ben Bernanke actuel président de la FED (banque centrale américaine) a régulièrement affirmé lors de son parcours financier que, tirant les leçons de la crise de 29 (sujet dont il avait fait sa thèse de fin d'études universitaires), la pire décision d'incompétence était de ne pas intervenir en cas de difficultés d'une banque promise à la faillite.

Et pourtant lorsque la banque Lehman Brothers en "délicatesse financière" depuis juillet 2008 demande l'aide de la FED, quelle réponse lui est donnée par le nouveau troubadour de l'interventionnisme bancaire?: No money !.

A l'inverse, lorsque le grand concurrent historique de Lehman Brothers, à savoir Goldman&Sachs, dont l'ancien patron se nomme...Henri Paulson, l'auteur du fameux plan de sauvetage des banques et proche des présidents (FED et US), est victime des mêmes difficultés, la FED intervient directement et on connait, pour l'instant!, la suite.

De là à y trouver malicieusement quelques soupçons de manoeuvres stratégiques similaires à celles qui ont permis de déclencher une guerre multi anti-terroristes par ailleurs vouée à l'échec avec pour preuve récente les appels à négocier avec les Talibans afghans ex-terroristes devenus subitement des patriotes démontrant, a minima, un certain cynisme dans ce que de gigantesques intérêts financiers alloués à une certaine oligarchie mondiale prévalent sur l'efficacité d'une gestion responsable d'une population manipulable à souhait.

L'EUROPE DU LOTO.

L'attitude européenne fut à nouveau exemplaire d'approximations et de tergiversations fidèles aux nationalismes retrouvés et égos surdimensionnés de certains déniant d'abord tout risque de contagion (syndrome de Tchernobyl) tant la solidité voire l'archaïsme du système bancaire européen était différent de celui des US puis ensuite se voulant rassurant malgré les constats de faillites avérées ou évitées par suite de nationalisation précipitée avec pour principales conséquences que des hommes politiques dont on appréciera les qualités de gestionnaires en matière de déficits budgétaires nationaux s'attribuent d'autorité les mandats et sans doute les rémunérations des financiers subitement tombés en disgrâce et aussitôt "lapidés" en place publique.

Cependant qu'en Europe, aucun plan n'est élaboré en concertation avec la supposée très indépendante BCE et que comme à l'accoutumée, on aura assisté à des réunions de G4, G7, G8, G?, tant et si bien qu'au final, il serait légitime de se demander à quoi bon élargir le cercle des pays membres de l'Union européenne si, un peu comme à l'instar de certains cercles privés, la seule contribution au débat, que certains membres "fondateurs" et auto-proclamés "puissants" laissent aux nouveaux membres, est le paiement de la cotisation annuelle.

Triste constat d'échec pour les pères fondateurs de l'Europe et même si son nom ne fait guère l'unanimité, l'histoire reconnaîtra probablement à V. Giscard d'Estaing le mérite d'avoir été le dernier à tenter l'érection d'une Europe politique qui, depuis un certain temps, ne ressemble plus guère qu'à un puzzle de nations incapables de soumettre le moindre projet commun avec pour conséquence, que le centre du pouvoir mondial s'éloigne toujours plus vers le continent asiatique en voie de surclasser les USA qui, malgré certains discours actuels, peut encore, de par un fonctionnement à crédit sur le reste du monde, espérer maintenir sa suprématie. Pour combien de temps encore?.

La constante dans le décrochage entre les politiques et les citoyens, c'est que pour la majorité d'entre ces derniers, leur intérêt pour la chose publique est faible voire inexistant et qu'en conséquence, le personnel politique dont les mandats dits provisoires sont pourtant confiés par la population et normalement destinés au service de celle-ci se mue progressivement pour beaucoup d'entre eux en plans de carrière avec connexions amicales et familiales tant et si bien que, in fine, c'est la population qui assure le service!.

Marchés  A L'OMBRE...

L'occasion était sans doute trop belle pour les pouvoirs politiques qui, en période récente mais résolument passée, ont refusé essentiellement par souci électoraliste de procéder aux indispensables réajustements budgétaires affaiblissant d'autant la croissance et d'à présent tenter de "profiter" de la crise actuelle pour occulter leurs propres responsabilités et d'ainsi stigmatiser la cupidité supposée des financiers dont les activités sur les marchés ne reflètent en réalité que l'enlisement dans une récession sensible des économies occidentales pour l'essentiel même si la mondialisation percolera au sein des différents continents.

Signalons au passage que le "sauvetage" des banques par nationalisation partielle et/ou totale est et sera, au vu des cours de bourse actuels, un excellent investissement à moyen terme pour des budgets nationaux lourdement déficitaires.

Affirmer comme on l'entend trop souvent que l'économie "virtuelle" (les marchés financiers) a tué l'économie réelle est faire preuve d'une malhonnêteté intellectuelle flagrante lorsque l'on sait que l'économie réelle soutient une activité boursière qui n'en est que le miroir grossissant.

Tout au plus peut-on déplorer que des indemnités de départ (golden parachutes) soient octroyés à des gestionnaires dont les résultats ne sont pas à la hauteur de leurs prétentions ni des attentes légitimes placées en leur capacité affichée à conduire des projets d'entreprise.

Les mandataires politiques qui, les premiers, ont souligné ce paradoxe ne seront certainement pas les derniers à appliquer à eux-mêmes ces louables et vertueux principes d'équité et de probité!.

 

Avec le monde en crise et au vu des politiciens irresponsables du passé, présent et avenir qui continuent à gouverner sans véritable vision à long terme et pour qui les fautes sont toujours imputables aux "autres", on peut, sans risque de se tromper, envisager des lendemains qui déchantent encore pour longtemps...du moins pour la population!.

written by: Pol et Mick...!.

 

 

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