15/10/2015

Economie de partage: Uberisation de la pauvreté!.

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Introduction

Depuis des décennies, l'économie dite libérale, capitaliste s'est construite en grande partie sur l'initiative privée, la recherche de profits et de performances en termes de conquête de marchés de plus en plus en concurrence mondiale au risque de voir, depuis le début du XXIè siécle, une exacerbation de la quasi guerre économique de certains acteurs économiques peu ou prou soutenus par le pouvoir politique de ces nations elles-mêmes désireuses de profiter d'une potentielle croissance censée amener plus de prospérité à des populations jusque là défavorisées.
Alors qu'auparavant, l'économie probablement "confisquée" par une partie du globe au détriment de l'autre dont richesses et main d'oeuvre étaient captées, utilisées par les pays dits riches, la mondialisation, la diffusion large, surtout via Internet, de l'information visuelle qui aura permis à ces populations délaissées de comparer les niveaux de vie et d'en demander une redistribution, une répartition plus équilibrée tant par l'émigration que par les revendications citoyennes à plus de considérations et de responsabilisation de la part de ceux qui se disaient en charge de leur bien-être alors même que seul celui des "élites" souvent dictatoriales était assuré.

Ceci ayant eu déjà quelques premiers effets non négligeables sur la capacité d'adaptation d'une économie habituée à ne dépendre que des projets et réalisations d'un nombre somme toute limité d'acteurs économiques bien identifiés et en réseau et qui voit le spectre des nouveaux industriels s'élargir de manière telle que, progressivement, la préoccupation première est moins une tranquille expansion qu'une préservation des activités via acquisitions, fusions et restructurations voire l'évitement de faillites toujours plus nombreuses avec, par conséquent, un accroissement continu du chômage qui risque bien de ne décroître non plus grâce à plus d'emplois mais bien à cause d'une population en décroissance voire d'une réduction supplémentaire du temps de travail contraire à cet autre problème qui se fait jour au sujet de la garantie du paiement des retraites futures.

Malgré de nombreux soubresauts non exclusivement liés à des erreurs de gestions d'équipes dirigeantes insuffisamment compétentes dans la vision future de leurs objectifs ou, comme trop souvent stigmatisés par des syndicats prophètes à postériori et autres politiciens pourtant responsables de certains de ces blocages du fait de décisions idéologiques prises à l'emporte-pièce qui s'avèrent contre-productives à l'essor de nouveaux projets quand elles ne minent pas l'expansion, la survie de l'activité économico-financière du pays, on préfère s'en prendre aux actionnaires toujours plus gourmands, aux créanciers-prêteurs sans lesquels, ces groupes industriels seraient bien en peine de prospérer, de conquérir de nouveaux marchés qui, accessoirement, leur permet de maintenir, d'augmenter le nombre de salariés qu'une plus grande implication dans la vie de la société devrait associer à un partenariat de gestion tant dans les orientations d'entreprise que dans un partage des bénéfices sous forme d'actionnariat.
Cette participation engagée aux décisions serait particulièrement la bienvenue pour les représentants syndicaux qui, ainsi, se verraient authentiquement co-responsables des progrès et ou aléas des entreprises plutôt que d'en n'être que les porteurs de faire-part se dégageant immédiatement de toute mauvaise gestion alors même qu'ils se disent les représentants des salariés.

Uber Alles

Mais tout ceci, depuis les applications online des Uber et autres systèmes de "partage" risque bien de n'être que souvenirs et que, dans un avenir fort proche, tout un pan de l'économie du "passé" ne soit balayé par ce qui, dans l'inconscient collectif, semble innovant et profitable à tous.
Sauf que tant que les règles de la concurrence resteront faussées sous prétexte de mondialisation et de marche en avant inéluctable vers un avenir de Bisounours qui se réjouit de faire mordre la poussière à cette économie libérale dite prédatrice et sauvage, en faisant fi de tous règlements et lois, notamment par l'embauche d'employés sous forme d'indépendants alors qu'ils ne travaillent qu'en réseau pour une seule société et aux ordres (missions) donnés par l'application à laquelle ces "indépendants" sont affiliés pour ne pas dire soumis avec pour corollaire de créer ce lien de subordination propre aux contrats d'employés, sujets aux multiples systèmes de protection sociale et autres avantages dont les "contrats ubérisés" se disent, à tort, étrangers afin d'offrir... aux citoyens du monde, tous frères, des revenus complémentaires (que la plupart se gardent bien de déclarer), on feint d'entretenir l'illusion d'obtenir un service sensiblement moins cher voire gratuit par échange offert par un particulier équivalent à une prestation payée à une entreprise déclarée qui assure emplois déclarés et cotisations à l'Etat.
Pour l'anecdote, l'économie de partage, objectivement plus parallèle que de partage connait des succès plus locaux avec, par exemple, l'essor des chambres d'hôtes qui voient des particuliers inexpérimentés, non assujettis aux contrôles d'hygiène et de qualité et dont les revenus engendrés par cette activité annexe semblent quelquefois "oubliés", concurrencer et pour des prestations bien souvent largement inférieures aux prix demandés (en partage, bien sûr!) les hôtels peu ou prou victimes de cette différence de traitement avec des conséquences dommageables pour l'emploi, certes sans commune mesure avec ce que les contrats ubérisés et/ou du style d'Airbnb provoqueront.
Jusqu'il y a peu, lors de restructurations par exemple, chacun se préoccupait des pertes d'emplois engendrées par ce qui apparaissait, pour certains, comme un manque de civisme social et économique.
A présent, plus personne ne semble se poser la question de savoir, lorsque ces économies de partage auront percolé au travers de nos pratiques commerciales, combien de drames sociaux suite à l'accroissement prévisible de faillites, ce détournement commercial aura provoqué.
Chacun, égoïsme à courte vue oblige, y voit son petit intérêt personnel jusqu'au jour où il recevra de son entreprise, un mail, une lettre l'informant que, suite à une baisse du chiffres d'affaires liée, aussi, à cette distorsion de concurrence nouvelle, celle-ci doit se résoudre à sa mise au chômage...
A ce moment là, il faudra espérer qu'Uber and Co seront toujours bien présents pour assurer des revenus suffisants pour lui et sa famille.

A la différence des sites de comparateurs de prix qui, par la forte pression exercée sur les entreprises tant en matière de prix que de qualité offerte, contraignent certaines de ces sociétés à plus de vigilance notamment en matière d'optimisation des coûts, de qualité des services, sans que forcément, comme il risque bien de se produire avec les sites de partage, l'avenir des salariés, la rentabilité suffisante de l'activité du secteur ou de l'entreprise ne soit plus assuré.

Alors, bien évidemment que la société, son économie doit évoluer sans quoi il n'y aurait ni progrès ni création de richesse mais faut-il encore se poser la question de savoir si la mondialisation doit se faire au détriment de règlements essentiels à la saine concurrence et qu'au demeurant, non à titre de frein aux innovations mais bien au mérite d'assurer à tous les acteurs réels ou virtuels un socle suffisamment équitable en droits et devoirs quels qu'en soient les lieux d'exploitation ou d'administration sans quoi ces mutations, qu'autrefois la durée nécessaire dans le temps pouvait globalement absorber, se produiront si rapidement que l'accroissement du chômage risque bien de devenir la seule courbe ascendante au sein d'une économie en perte de tous repères, à l'instar de l'irresponsabilité politique des élus qui, mais ceci est un autre débat (voir lien ci-dessous), croient réguler ces bouleversements financiers, économiques, alors qu'ils ne contribuent par leurs errements idéologiques qu'à les aggraver.
Car, faute d'un minimum de courage politique dont la plupart des élus semblent démunis au point de ne réagir (et encore...) qu'à la suite de troubles, conflits voire drames humains au lieu d'anticiper, par la concertation avec les secteurs concernés, les aménagements à mettre en oeuvre afin d'intégrer au mieux ces nouveaux acteurs déjà connus de par le succès qu'ils connaissent ailleurs dans le monde, les "élites" politiques se satisfont d'un climat de tensions et de plaintes en justice qui, indirectement, fait gagner du temps à ces décideurs qui n'osent prendre leurs responsabilités face au risque de mécontenter une tranche d'un électorat qui leur serait favorable.
Et en ces temps de disette d'adhésion et de soutien d'électeurs au monde politique...!.

Notons que si rien n'est fait pour réduire cette distorsion de concurrence, il ne faudra pas, une fois de plus, fustiger les marchés économiques qui, eux, sauront trouver la solution quitte à mettre en faillite nombre de sociétés pourtant rentables mais fonctionnant sur base de contraintes sociales, environnementales bien trop déséquilibrées vis-à-vis de ce que d'aucuns s'obstinent à définir de "nouvelle" économie, histoire de ringardiser ceux qui tenteraient d'en pointer les débordements inadmissibles.
De même qu'il ne faudra pas feindre l'étonnement lorsque ceux et celles qui vont jusqu'à risquer des dommages matériels voire corporels afin d'exercer ces "nouveaux" métiers pour assurer quelques revenus complémentaires ne soient, au final, les seules victimes d'un système parallèle qui a vocation à profiter d'un manque d'encadrement dont la responsabilité n'est, ici encore, non pas à leur attribuer mais bien à ceux qui se disent responsables et payés à cet effet par les citoyens qui, il est urgent de se poser la question, feraient bien de leur demander des comptes!.
Sauf à tolérer, inciter une partie de la population, certes probablement moins courageuse que celle qui s'acharne à accepter de telles conditions de travail à se satisfaire discrètement... de rentrées grises provenant, parait-il, de greniers qui, pour certains, vu le nombre d'objets et la durée de leur présence sur des sites type Ebay, doivent atteindre la taille de dépôts d'enseignes de la grande distribution...

Alors, les grands discours sur la mutation naturelle, indispensable de l'économie qualifiée de nécessaire, utile et surtout inéluctable, qui, intellectuellement lors de débats, de thèses de conférences, peuvent s'avérer intéressants à suivre, alimenter et à commenter, ne devraient pas cacher l'évidence que tout changement, bouleversement réalisé au détriment de règles claires, communes se solde rarement par une avancée profitable au bien-être de la grande majorité de ceux qui en dépendent.

Autre article à lire
Finance et Politique: le divorce.  Cliquez sur ce lien  ICI

 

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15/06/2015

Devenez riches: Suivez les conseils d'experts!.

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Les conseilleurs ne sont (jamais) les payeurs

S'il existe un avis qui, lui, a de la valeur, c'est bien celui de ne jamais suivre aveuglément les conseils de celui qui n'investit pas ses propres avoirs dans les produits financiers qu'il vous "offre".
Rappelons également que ceux que l'on nomme gentiment "banquiers" sont la plupart du temps des employés de banque, salariés, et non des investisseurs ou encore moins des propriétaires d'organismes financiers.
De même que les traders quelquefois épinglés par les médias pour les gigantesques pertes voire escroqueries qu'ils causent à leurs employeurs et, indirectement, à leurs clients n'investissent et ne risquent, avec plus de (mal)chance que de compétences, que l'argent dont ils ne sont pas les détenteurs sans quoi, jamais il n'y aurait de scandales d'un tel niveau d'irresponsabilité.
Ne serait-ce d'ailleurs pas une piste à suivre que celle qui lierait le risque pris à l'échelon bancaire d'un pourcentage tant en gain qu'en perte à rétribuer ou à prélever sur le salaire voire la patrimoine de celui qui, un peu trop facilement, prendrait des positions de bourse plus proche de celles d'un joueur compulsif en casino!.
Hors sujet de cet article mais il se pourrait bien que cette suggestion puisse d'ailleurs convenir à bien d'autres responsables qu'ils soient politiques ou syndicaux qui individuellement prennent des décisions collectives quelquefois dommageables pour ceux qu'ils estiment servir sans qu'eux-mêmes aient à en répondre ou en subir les effets néfastes sur leurs propres patrimoines!.

Les certitudes d'experts

Pour la plupart de ces prévisions, il est à noter que celles-ci sont annoncées lors de mouvements brusques tant à la hausse qu'à la baisse.
Ces courbes erratiques que certains voient atteindre des records historiques et qui peuvent, au moins pendant un certain temps, conduire quelques institutionnels, traders et investisseurs privés à, par un engouement suiviste, mal informé, prolonger une tendance qui semble accorder du crédit aux experts sauf que, la plupart du temps, une inversion de tendance aussi brusque et inattendue que la précédente se produit de laquelle seuls les plus aguerris, les plus proches des marchés sauront sortir à temps.
Pour les autres, investisseurs privés insuffisamment documentés, ne resteront que les regrets et les pertes de capital.

Quelques exemples de ces "conseils d'experts":

1. Or

Sur 24hGold (13.1.2012)

Seule une portion minime de la population investit sur les métaux précieux. Mais je pense que nous assisterons bientôt à une ruée vers l’or. De mon humble avis, il est sage de commencer à investir sur les actions minières dès aujourd’hui. Les prix pourraient bien augmenter d’ici peu. L’or et l’argent sont sur le point de voir leurs prix flamber, plus particulièrement l’or, qui franchira cette année la barre des 2000 dollars avant de s’envoler’.

Lorsqu’on lui demande d’approfondir au sujet de l’argent, McEwen déclare : ‘J’étais justement en train de penser à l’argent. Il possède un caractère industriel fort, mais la demande en investissement augmente. Je pense que l’argent est un intéressant point d’exposition. Son prix pourrait aisément atteindre 150 à 300 dollars l’once’.

Rob Mc Ewen

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Pour
rappel, l'or a fini l'année 2012 à 1660 USD...!.

2. Parité EuroDollar

Plus fort et surtout plus proche, les experts qui, lors de la forte chute début 2015, étaient certains de le voir sous la parité USD et même aux alentours des 0,85

Sur CNBC 10 Mars 2015

As analysts were waiting to see how fast the euro reaches parity against the U.S. dollar, one foreign exchange pro told CNBC he saw the common currency dropping even further, with the dollar strengthening another 20 percent.

George Saravelos, global co-head of FX research at Deutsche Bank, said the euro could fall to 85 U.S. cents against the greenback.

G. Saravelos

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Pour rappel, l'euro n'est jamais descendu à la parité USD et, au contraire, a regagné une partie de sa "perte".

3. Pétrole (2011)

Le prix du panier de douze qualités de pétrole brut qui sert de référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a franchi la barre des 100 dollars pour la première fois en deux ans et demi, pour atteindre 100,59 dollars, selon un communiqué diffusé mardi.

Ce prix de référence est une compilation de prix constatés lundi, alors que les tensions s'exacerbaient en Libye, l'un des principaux pays exportateurs de l'Opep. Il était de 99,08 dollars vendredi. C'est la première fois que le cours de référence de l'Opep franchit la barre des 100 dollars depuis septembre 2008. Il avait atteint un record historique quelques semaines auparavant, à 140,73 dollars (le 4 juillet).

On connait la suite et les mêmes qui voyaient l'or, le pétrole, l'USD atteindre des sommets jamais atteints sont ceux qui, sans rire, vous expliquent que de nombreux facteurs qui, voici quelques mois, justifiaient leurs prévisions pour ne pas dire leurs certitudes, sont responsables des baisses actuelles.
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Certes et plus prudemment mais aussi plus rémunérateur pour les banques, il reste les Sicavs et autres placements dits "bons pères de famille", terme, sinon dépassé, impropre à tout investissement bancaire, boursier toujours empreint d'un risque plus ou moins important notamment en fonction de la recherche d'une rentabilité plus élevée. 

Liaisons financières et politiques dangereuses

A ces prévisions jamais réalisées et, pire, le plus souvent totalement erronées et assez rapidement contredites dans les faits, on peut en trouver quantité d'autres qui couvrent tout le panel des instruments financiers disponibles sur les places mondiales.
L'explication rationnelle de ces accumulations d'erreurs réside dans le simple fait que l'économie et la finance ne sont en rien des sciences exactes et ce n'est que sur base de graphiques et constatations historiques que les économistes les plus médiatisés croient pouvoir fonder quelques prévisions cycliques.
Pour ce qui est de leurs conseils d'achats ou de ventes, ceux-ci ne se font essentiellement qu'à la suite d'un fort mouvement le plus souvent dû à des rumeurs de marché auto-alimentées que la plupart de ces analystes d'un jour voient se poursuivre bien au-delà des réalités sans oublier que le momentum est forcément déjà partiellement dépassé pour ceux qui ne disposaient pas de la valeur en portefeuille.
Ce que la majorité des économistes, commentateurs de l'évidence, semblent ne pas avoir intégré est l'impact décisif que la mondialisation et surtout la (re)prise du pouvoir des affaires économiques par les dirigeants politiques au détriment des financiers à qui, tout en les marginalisant par restrictions et contrôles accrus, les pouvoirs politiques relayés abondamment par les médias et accessoirement par les syndicats et la population, font croire qu'ils dominent toujours le monde.

La plus éblouissante de cette hypothèse aura été la conduite politique de la monnaie unique qui, en décalage total avec des fondements économiques, financiers en croissance faible, nulle voire en récession des pays membres de l'Euro a maintenu un niveau bien trop élevé vis à vis des autres devises et en particulier avec l'USD.
Lorsque par la seule volonté politique, il a été décidé d'en abaisser sa parité, les marchés qui n'ont décidé de rien n'ont pu que constater sa chute aussi brutale que, cependant, éphémère car, ici aussi, la déconnexion de la réalité économico-financière est patente.
Alors, hormis la justification d'un salaire, le service après-vente d'un livre, la présence médiatique qui assure revenus et célébrité, fut-elle passagère ou contestée, ne faudrait-il pas demander à ceux qui, aveuglément, suivent les "boules de cristal" de ces "sachants", pourquoi ces derniers ne sont-ils pas devenus, grâce à leurs propres visions, des rentiers fortunés heureux...?.

Marchés erratiques et Politique

Si, depuis que les marchés financiers existent, la volatilité de ceux-ci a presque toujours été le fruit de résultats d'entreprises, d'évolution économique du pays et de l'environnement mondial entraînant un sentiment de marchés sensible aux spéculations, il s'est, depuis les faillites aux USA des banques Bear Sterns et surtout Lehman Brothers, produit un glissement du pouvoir économico-financier vers le politique avec tout ce que cela revêt d'irrationnel, d'idéologie et d'irresponsabilité jamais sanctionnée.
Parmi les innombrables inepties à l'origine de quelques-unes des plus grandes débâcles économiques et financières dues aux errements idéologiques des dirigeants politiques, il y a, sans conteste, la plus récente qui se joue, au seul détriment des populations, la tragédie grecque version zone euro.
A ce stade, une petite mise au point s'impose pour ceux qui, victimes d'un sens critique, objectif quelque peu émoussé par un habile matraquage médiatique se plaisent à rendre les experts de Goldman Sachs responsables de la falsification des comptes grecs afin de permettre à ce pays fondateur de la démocratie de s'asseoir à la table bien garnie de la zone euro que, non seulement, ces experts ne sont intervenus qu'à la demande rémunérée des dirigeants grecs mais qu'à moins de faire preuve d'une naïveté complice, les autres dirigeants européens, tous entourés d'experts "bruxellois" parait-il ultra-compétents, ont l'outrecuidance de feindre la surprise face à cette supercherie.
Hormis l'hypocrite condamnation de ces arrangements comptables effectués par Goldman Sachs, avons-nous vu un seul de ces dirigeants, experts européens inquiétés au titre de commanditaires pour les uns, d'incompétence pour les autres?!.
Une fois encore, ce seront les citoyens de la zone euro qui paieront les frais de ces orgies d'irresponsabilités qui se jouent face caméra en des scènes de réunions de la dernière chance et autres sommets historiques...

Conclusion

Aux responsables politiques qui usent de cette nouvelle puissance pour réguler, brider un marché qui progressivement n'évoluera plus quitte à ne plus servir l'économie tant les règlements contraignants, amendes gigantesques aux prétextes quelquefois fantaisistes notamment en matière de supposée entente sur les prix, conditions alors même que le système européen, américain vise à plus d'uniformité dans les marges bénéficiaires et/ou conditions unifiées d'octroi auprès des clients, il serait bon d'appliquer à ces censeurs les mêmes règles du jeu qu'ils imposent aux acteurs financiers, économiques dont, rappelons-le, dépend la santé économique d'un pays.

A ce propos, ne serait-il pas utile de soumettre nos "chers" dirigeants aux règles de déontologie, de responsabilité des décisions qu'ils prennent au risque avéré maintes fois de blocages voire de régression de l'activité économique ou de la montée du chômage dont, bien sûr, ils se dédouanent en ne revendiquant à leur seul mérite que la reprise de l'une ou la baisse de l'autre, fussent-elles éphémères ou conjoncturelles.
Un bonus malus serait, pour ces dirigeants politiques, bien utile afin qu'enfin, ils assument sur leurs émoluments et patrimoines les conséquences de leurs prises de décisions, règlements et lois!.

 

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15/06/2014

Finance et Politique: le divorce.

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Préambule: Si vous faites partie des convaincus (en 1mot?!) pour qui, comme on l'assène médiatico-politiquement, les seuls coupables de la crise voire de toutes les crises, sont les "financiers", épargnez-vous la lecture de cet article.
Il risquerait de nuire à votre santé intellectuelle...et vous conduirait, par manque de respect d'opinions différentes ou de l'indispensable courtoisie, aux insultes.

Finance et Politique: Du clash au krach

Depuis la nuit des temps qui a vu la "monnaie" utile au commerce local, national et international, lui-même régit par des pouvoirs locaux, nationaux et internationaux, la coexistence entre finance et politique sera passée par tous les stades de la confrontation tantôt constructive et responsable, tantôt destructrice et irresponsable.

Sans revenir sur tous les évènements, conquêtes, invasions, guerres mais aussi accords, partenariats, on remarquera que tous ont pour seule origine, non pas une soif de connaissances, un altruisme envers d'autres populations moins favorisées et autres "bisounourseries" mais bien la recherche soit de profit, soit de pouvoir et la plupart des temps, les deux y sont associés!.
Sans que, pour autant, il faille à chaque fois porter un jugement de valeur méprisant pour ceux-celles qui ont quelquefois permis à l'humanité de progresser dans son ensemble tout en reconnaissant, encore une fois sans que cela soit pour autant honteux, méprisable, que des inégalités perdurent.
Hormis pour certaines idéologies, faut-il vraiment que tous les humains soient rigoureusement, artificiellement aux mêmes niveaux sans tenir compte de leurs propres valeurs intellectuelles, motivations, ambitions...pour que la vie en société soit, par magie, harmonieuse
Notons que ces théories sont développées, instaurées dans des régions, pays souvent aux sous-sols assez riches qui maintient la population, certes nivellée vers la pauvreté générale au bénéfice d'une classe oligarchique qui, elle, s'attribue un tout autre niveau de bien-être...!.

La crise financière, c'est EUX

Depuis la faillite de Lehmann Brothers, il est de bon ton de colporter l'idée simple que la crise financière et des subprimes fut causée par les "financiers".
Les premiers et les plus insistants à le répéter sont, comme par hasard, les politiciens.
D'abord, il convient de préciser que si Lehmann Brothers a fait faillite, c'est (aussi) et surtout parce qu'en lutte fratricide, politique presque cultuelle avec le concurrent historique Morgan Stanley lorsque LB bank en difficulté a demandé un prêt pour éviter la faillite et ce qui s'en est suivi, les politiciens US et la FED en premier le lui ont refusé.
Il ne devrait pas être superflu de suivre les carrières de ceux qui, en favorisant Morgan Stanley, ont précipité la chute et la disparition de Lehmann Brothers...
A manque de vision politicienne, grande conséquence financière.
Mais, comme tout politicien irresponsable (pléonasme) sait que, contrairement à la finance, ces décisions les plus insensées n'auront de conséquences que sur la population car, lui, éventuellement après une défaite électorale, saura rebondir quitte à accuser les autres... d'incompétence.
Dans ce domaine, la décision la plus inique fut, même si moins médiatisée, celle qui consista pour le ministre des finances néerlandais, Mr J. Dijsselbloem, de mettre la banque SNS en faillite du jour au lendemain (avant le w-e) et en contradiction avec les lois européennes, sans privilégier, ce qui eut été judicieux pour tous les petits épargnants, une recherche assez facile de repreneurs ou, comme pour d'autres institutions parfois bien plus en difficultés, un recours au prêt public avec intérêts profitables au budget national.

Sachons également reconnaître que si les banques n'avaient été contraintes par des règlements, obligations et lois d'accorder, de garantir des prêts à des régions ou états dont les comptes étaient falsifiés, maquillés tant par les gouvernements nationaux que par l'Europe (de Bruxelles).
Une pirouette politique a également su retourner en leur faveur la catastrophe des subprimes dans laquelle les banques, assez fortement contraintes par des discours démagogiques politiciens prônant l'accession à la propriété pour tous d'accorder des crédits à toute une frange de la population dont le manque suffisant de revenus auraient alerté le plus imbécile des guichetiers, ont pourtant pris ce risque tout en redoutant en silence que le crash n'intervienne.
C'était sans compter, une fois de plus, sur l'irresponsabilité politicienne doublée d'une hypocrisie totale qui, au lieu d'éviter qu'une des principales banques US ne doivent déposer le bilan se sont abstenus de toute proposition constructive...avec le fiasco qui s'ensuivit. 
Dans une moindre mesure, il est presque comique tellement ceci est consternant d'entendre ces politiciens qualifier le monde de la finance et ses financiers de prédateurs cupides, malhonnêtes quand en plus de ces garanties apportées à des états corrompus, il est de bon ton pour les banques privées, au titre de partenaire social mais surtout soutien à l'économie de la consommation à tout prix sans quoi les budgets politiques constamment en hausse ne sauraient être financés, de prêter à tout qui en fait la demande, y compris à ceux qui n'en ont pas les moyens au risque d'insolvabilité inévitable mais que, comme chacun sait, on ne peut discriminer.
Comme si être propriétaire représentait le graal absolu alors que les plus fortunés ont assez souvent choisi, après examen comptable, de privilégier la location de villas de prestige!.
Article:  Acheter ou louer?: Entre rêve et réalités.
Lien: ICI 

Sortir de l'Euro

Le simple fait d'évoquer le scénario de sortie de l'euro fait automatiquement passer celui qui en parle pour, au mieux un idiot, au pire un extrêmiste de droite voire de gauche (mais ces derniers sont, parait-il, plus sympathiques).

Et pourtant...
Partons, avant de rentrer dans le vif du sujet et de mettre en doute les différentes assertions politiciennes qui interdisent toute remise en cause de la monnaie unique, de relever que la longue période, disons des années 1960 aux années 1990 durant laquelle chaque pays européen disposait de sa devise n'a pas été, comme l'est celle de l'euro, synonyme de déclin, de chèreté des biens de consommation ou de l'immobilier, de déclin du niveau de vie qui induit, pour la première fois, le sentiment pour les générations futures de vivre moins bien que les générations précédentes et ce malgré des crises pétrolières ravageuses.

Ce qui est sinon tragi-comique au moins paradoxal est d'entendre les politiciens assistés d'experts inféodés à cette thèse, elle aussi unique que la monnaie, qu'il serait catastrophique pour les populations tout abandon de l'euro car, disent-ils, cela équivaudrait à une chute de la valeur de la monnaie redevenue nationale alors qu'en termes de parité, les mêmes réclament à tort et à travers une baisse de la valeur de l'euro, responsable, pour ceux-ci, de la distorsion de concurrence qui obère les chances d'exportation de produits européens ou renchérissent les factures d'importation.
Voilà bien un raisonnement politicien empreint d'idéologie qui affirme tout et son contraire avec la même conviction sans qu'apparemment, cela ne perturbe grand monde!.

De plus, si dévaluation devait se produire, cela ne ferait donc, au pire, que replacer la valeur des monnaies nationales aux parités approximatives qu'elles affichaient au moment de l'entrée en vigueur de l'euro et par conséquent, à rendre justement les entreprises nationales plus compétitives d'autant, et il faut faire preuve de beaucoup de malhonnêteté intellectuelle pour le nier, le commerce intra-européen et international mondialisé ne souffrirait d'aucune interruption...que du contraire car redynamisé par une saine concurrence des prix et des coûts enfin libérés et à des niveaux facilement ajustables sans qu'il soit obligatoire de se réfugier derrière l'argument, politiquement irresponsable et coupable mais si à propos, de règles et lois européennes qui interdisent tout ajustement national avec les débâcles et drames pour, justement, ces populations dont ces élus disent tellement se préoccuper.

Le drame pour les populations n'est pas dans une remise en cause de l'euro mais dans ce refus politicien de tout débat qui, une fois encore, risquerait de mettre en lumière leur méconnaissance dans les domaines financiers et économiques tant, de par leur formation, seule compte l'administration et que là, par contre, l'empilement, l'enchevêtrement voire la contradiction des lois et règlements est tel qu'un détricotage de ceux-ci en affole plus d'un.
Sans parler que bon nombre d'institutions (ex: 3! Parlements européens) ainsi que pléthore de fonctionnaires encartés, subventionnés et payés par ces citoyens qui, pour le coup mais surtout le coût, font soit preuve d'idiotie collective soit de résignement imbécile en règlant, sans broncher, toutes les dépenses justifiées ou non.
Bien évidemment, ce dernier constat n'est pas imputable qu'à l'adhésion à l'euro mais son utilisation idéologique à des fins expansionnistes d'une Europe qui, telle la grenouille désireuse d'être plus grosse que le boeuf, finira par exploser au détriment, une fois est coutume, de ceux-celles qui n'ont pas exigé la tenue d'un vrai débat de sortie organisée et maîtrisée de l'euro.

Politiciens: experts économiques?

Voilà bien un autre aspect de ce qui a causé et malheureusement continue de le faire, le déclin plus fort de certains pays par rapport à d'autres en ce que les politiciens censés maîtriser l'économie du pays n'y connaissent rien tant du fait de leur orientation universitaire ou de leur totale méconnaissance du management ne fut-ce que d'une épicerie!.
Et pourtant, on en trouve qui ne rate (malheureusement) pas une occasion d'alerter l'opinion et les marchés sur les difficultés, les choix de stratégie de telle ou telle entreprise privée sous le seul fait qu'ils sont ministres (provisoires mais ça, ils l'oublient).
Le pire, c'est que cela a pour conséquences que ces entreprises, qu'ils ont souvent par idéologie politique contraire du dirigeant ou affinités avec l'opposition du moment, subissent des pertes de parts de marchés ou de valeurs boursières importantes les mettant de fait dans la tourmente qu'avec plus de discrétion, elles auraient pu éviter au profit d'accords meilleurs y compris pour leurs salariés.
Si encore, ces "experts économiques" auto-proclamés manifestaient une certaine compétence pour gèrer les finances de l'Etat, on saurait leur pardonner cette nuisance verbale, mais malheureusement, au vu des résultats qui se chiffrent plutôt en déficits, force est de constater que leurs échecs sont aveuglants au point que même s'ils se disent toujours irresponsables de tout et, à tour de rôle, accusent les prédécesseurs, cela ne les empêche pas, et pour eux, c'est bien là l'essentiel, de se faire réélire toujours et toujours...!.

En prenant un peu de recul, on pourrait s'apercevoir de l'importance d'une classe moyenne vivace et faisant parfois à son corps défendant office de simple variable d'ajustement entre les deux extrêmes que sont les classes pauvres et les riches.
Symptomatique de constater que lorsque cette "zone tampon" fait défaut, on se retrouve assez vite à survivre pour la plupart dans une dictature ou un régime que l'on qualifie "politiquement correct oblige" de théocratie.
De même dans les démocraties européennes en déclin, une tentation nouvelle de réalimenter la lutte des classes se fait jour.
Ceci au détriment de la classe médiane, rarement en capacité de créer des troubles et autres mouvements sociaux dommageables pour le bon déroulement de la vie socio-économique, qui subit en premier lieu le poids essentiel des taxations censées aider les plus défavorisés et plus réellement à tenter de réduire les déficits considérables que les politiciens populistes ont laissé se creuser.
Et pour conclure via une certaine dose d'humour...quoique!.
La pression fiscale décidée par les dirigeants de pays européens confrontés aux dérapages budgétaires qu'une classe politique, aurait pu, dû éviter pour autant que celle-ci ne se préoccupât pas plus d'accéder aux pouvoirs et à ses privilèges qu'à la responsabilité minimale de bonne gestion finit par en dégoûter plus d'un qu'ils soient jeunes et entrepreneurs en devenir ou moins jeunes et entrepreneurs confirmés qui tentent l'aventure sous des cieux plus cléments et mieux gérés.
A noter que pour ces derniers, surtout s'ils sont "people", le pouvoir ne parle plus de libre circulation saine et européenne mais bien de "mauvais" citoyens profiteurs qui, ô horreur, se livrent à la bassesse de l'exil fiscal et sur lesquels le pouvoir démocratique exercera pressions, menaces et contrôles internes combinées à des compromis et autres transferts de dossiers fiscaux sinon refus d'accueil du pays par crainte, pour ce pays renégat, de perte de coopération politico-économique à l'échelon européen.

Vous cherchez des boucs-émissaires?:
Hors le monde politique du ou des partis au pouvoir, ils sont ou, en fonction des situations et des problèmes, peuvent être tous les autres.

 

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15/05/2013

Acheter ou louer?: Entre rêve et réalités.

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C'est le moment d'acheter, tout le monde vous le dit!.

Comme c'est bizarre, quel que soit l'environnement socio-économique, il semble que ce soit toujours et invariablement le bon moment d'acheter!.
Et de vous sortir le catalogue des arguments récurrents qui vont des incitants fiscaux aux taux hypothécaires au plus bas en passant par la constatation des prix des immeubles attractifs, en légère baisse ou en potentialité de hausse importante.
Au passage et cela devrait en alerter certains, ces conseils d'achat sont prodigués par ceux qui y ont le plus d'intérêt: agents immobiliers, notaires, banquiers, assureurs...

A ce petit jeu, les seuls perdants sont ceux qui, encouragés par ce qui est toujours considéré, parfois à tort, comme un passage obligé de la vie, se retrouvent endettés et privés de leur toit car celui-ci a été mis en vente publique par ces créanciers qui pourtant leur avaient fait miroité tout le bénéfice d'une acquisition et ce ne sont pas les centaines de milliers d'américains, grecs, espagnols...et la liste risque fort de s'allonger d'ici peu, qui viendront contredire ce triste constat.
Tout le monde sait que la zone euro et l'euro sont solides et indestructibles...non?!.

Analysez objectivement votre situation personnelle.

Suivant que vous soyez indépendant ou salarié, jeune ou moins jeune, marié, en concubinage ou seul(e), parents ou non, disposant d'un capital d'apport ou sans le sou..., soyez bien conscient que la réussite de votre projet ne repose que sur une correcte et sincère évaluation de votre situation personnelle sans quoi votre nid douillet chèrement acquis se transformera en château de sable qui ne résistera pas bien longtemps aux premières vagues de problèmes liés à un licenciement, divorce ou dépenses mal évaluées.

L'argument qui surfe sur l'affectif est souvent celui qui fait mouche en vous faisant croire que la consécration de votre couple passe par l'achat de votre "chez soi", sauf que d'une part, de nombreux règlements, taxes...vous feront vite comprendre que vous n'êtes pas vraiment chez vous et que, si vous avez des enfants, l'autre argument utilisé voudrait que vous leur construisiez leur avenir si, idylliquement parlant, on ne tient pas compte qu'après vous avoir fait vivre des moments de tensions et d'angoisse suite aux difficultés inhérentes à certaines déconvenues liées à votre précieux cocon (réparations dues à des malfaçons, usures et aléas météorologiques dévastateurs) qui ne manqueront pas de miner votre couple, alors que, in fine, dès votre transfert dans votre dernière demeure..., votre cher bien sera vendu pour partage d'héritage!.

Louer, c'est une perte d'argent.

Voilà bien l'argument massue qui doit vous convaincre que si vous n'achetez pas à tout prix, c'est que vraiment vous n'êtes pas bien malins puisque l'argent jeté au profit de votre propriétaire, vous pourriez l'investir dans votre propre habitation.

Sauf que...(et toujours en fonction de votre situation personnelle), un loyer varie peu et permet d'assurer d'une part un plan prévisionnel de dépenses annuelles stable mais aussi que ceci vous permet de faire fructifier un capital déjà acquis ou en voie de l'être du fait des économies et intérêts perçus chaque année et cela suivant vos choix d'investissements financiers qu'idéalement, vous ne limiterez pas à un banal carnet de dépôt.

 

Prix-logements-revenu-france.jpg

 

Car si autrefois comme le montre le graphique ci-dessus, il était possible d'acquérir un bien avec un prêt bancaire dont les mensualités correspondaient, à peu de choses près, au loyer payé (dans ce cas quelque peu inutilement), cela n'est plus actuellement le cas tant les prix des biens ont progressé surtout depuis l'introduction de l'euro sauf à se contenter d'une ruine qui le sera aussi très vite pour ses maigres ressources financières.

De plus, sans un apport substantiel de capitaux renforcés par des compléments de garanties personnelles voire familiales, il ne vous sera plus possible de contracter un emprunt à des conditions quelque peu intéressantes.

Last but not least.

Pour résumer ce qui précède, rappelez-vous que les conseilleurs ne sont jamais les payeurs et que le passage irréfléchi de locataire à propriétaire ne devrait pas être qualifié de moment de rêve si l'on ne veut pas vivre des années de cauchemar.
D'ailleurs, si les différents intervenants, pouvoirs publics compris, encouragent tant les particuliers et spécifiquement les moins nantis d'entre eux à passer de locataires à propriétaires, ne serait-ce pas aussi voire surtout parce qu'en cas de défaut de paiement, le recours à la renégociation des prêts et, si besoin, à la vente publique est systématique et n'engendre de pertes financières que pour le "client malheureux".
Est-il vraiment nécessaire de souligner les drames produits par ce qu'on appelle la crise des subprimes et/ou la bulle immobilière qui ont en commun l'encouragement fiscal des politiques et les offres multiples de recours au crédit facile qui poussent les plus fragiles financièrement à acheter un bien en décrochant coûte que coûte un crédit hypothécaire que les banques, sociétés non philanthropiques, accordent d'autant plus facilement que là encore, et on ne le souligne que trop peu, la pression politique de par les différents plans de première acquisition les y incite.
Alors faut-il s'étonner de ce que nombre de "très riches" aux USA ainsi que la grande majorité des citoyens de pays du Nord de l'Europe choisissent plutôt les locations à haut niveau de prestations qui leur offrent tranquillité et mobilité.

Néanmoins si l'achat est correctement raisonné, planifié et souhaité, ceci peut s'avérer un excellent choix sans que cela soit obligatoirement, ce que s'imaginent certains, le signe de la réussite d'une vie comme le seraient le mariage, les enfants...le petit chien et, pour abriter le tout, la maison (dans la prairie ou non)!.

A vendre!.

 

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21/02/2012

Zone euro"mark": Imposer le régime grec.

Grece,Europe,Zone euro,dettes.

A l'image de la carte de la Grèce, il semble bien qu'il n'y ait pas que le pays qui s'effiloche...

Accord "historique" sur la dette grecque.

Consternant! serait plus approprié!.

En effet, hormis les peuples (ce mot à la mode...) grecs et européens qui subiront l'effet désastreux de ces accords politiques conclus en dépit de toute logique économique sur leur niveau de vie et ce pendant de longues années, que doit-on penser de cette auto-satisfaction affichée par ces politiciens qui après des années de non respect de normes fixées voici 10 ans dans un Traité de Maastricht dont ils n'ont tenu aucun compte tant les uns que les autres en creusant délibérément les déficits de par l'irresponsabilité démagogique d'adopter des budgets totalement dispendieux et ce surtout durant la période où la croissance économique permettait la réduction de ceux-ci de manière à anticiper un retournement de tendance toujours prévisible.

Mais pourquoi risquer une sanction électorale alors qu'en distribuant généreusement, en accordant privilèges et avantages à certains ou en créant nombre de commissions, pouvoirs locaux, régionaux en doublons pour la plupart, ils s'assuraient rentes et mandats électifs confortables.

(Ir)responsables et non coupables.

De même lorsque les premières alertes de soucis budgétaires ont surgi en Grèce, quelles furent les réactions des politiques européens?
Quelques réunions médiatiques, quelques déclarations rassurantes et surtout des photos souriantes et groupées (style photos de classe en fin d'année).

Et pendant ce temps, la situation et les finances grecques se dégradaient dangereusement et ce qui pris au début, n'aurait que peu coûté tant aux uns qu'autres a fini en tragédie grecque et en aides financières dont les montants astronomiques n'ont plus rien de réalistes.

Alors, les politiciens se sentant un peu dépourvus telle la cigale...s'en prirent à ces "vilains" marchés financiers et à leurs complices les agences de notations qu'il fallait sanctionner, poursuivre voire pendre (dixit: Livingston maire de Londres).

Car comment osaient-ils dégrader les notes de leurs pays et entraîner, qui sait, la réflexion (peu probable mais possible) des citoyens sur la question de savoir qui, en fait, les dirigeaient si mal?.

Et comme il est moins aisé de contrôler efficacement des agences indépendantes et privées que des organismes parastataux, au plus fort de la crise leur est venu l'idée brillante de créer une agence européenne qu'on imagine nettement plus accommodante avec les gouvernements dont elle dépendra!.

Au final, l'énième et certainement pas dernier accord intervenu aura cependant montré, même si personne ne le soulignera, que sans les banques et institutions privées, aucun financement d'état n'était, par le passé, possible mais qu'en plus celles-ci sont les seules à devoir enregistrer bon gré mal gré l'effacement, capital et intérêts confondus, d'à peu près 70% de la dette grecque alors même que les états qui sont les seuls à se féliciter du "sauvetage" n'en assument même pas 5%!.
La participation du FMI étant inconnue et incertaine au moment de l'accord.

Sortie de l'Euro"mark" 

L'évocation même de la sortie de l'euro font passer l'homme ou la femme...politique, l'économiste, le financier et le citoyen libre pour de dangereux populistes, nationalistes tant les dirigeants assurent, rassurent et martèlent qu'il n'y a pas de plan B.
Normal, ils n'ont jamais de plan B ce qui irrémédiablement, les (nous) conduit à la catastrophe de par leur manque d'analyse comparative et anticipation.

Alors que ceux qui refusent aux autres le droit de s'interroger sur l'adoption d'autres options possibles gardent bien en mémoire les noms de tous ces dirigeants qui, au bout de plusieurs plans drastiques d'économies faites sur le dos exclusif des citoyens car il ne saurait y avoir d'économies sérieuses faites sur le train de vie de l'Etat souverain ou de l'Europe de Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg (choisissez le siège qui vous convient!) finiront, un jour, par vous convaincre qu'il serait en définitive plus judicieux d'en revenir à une Europe de cercles concentriques voire de binomes et pour finir de nations somme toute plus faciles à gérer.

Avec la certitude de ceux qui n'en changent qu'en fonction des sondages ou de leurs seuls intérêts, les politiciens de la zone euro martèlent que la sortie de la Grèce de l'euro serait une catastrophe pour ce malheureux peuple grec car cela conduirait, par un retour au drachme, à une dévaluation immédiate de 50% de la valeur de leur monnaie.
Mais au fait, de plans en accords "historiques" uniquement destinés à préserver la force de l'euro"mark", la décote actuelle non pas de la monnaie euro-grecque mais du niveau de vie, des salaires, retraites...est déjà de 50%!! et ce avec aucune perspective de retour à la croissance qui serait factuelle et plus rapide grâce à une décote des biens et services grecs qui boosterait le tourisme, principale activité grecque.
Pour le secteur financier européen, celui-ci devra se contenter de papiers certes libellés en euros mais dont la valeur part progressivement en fumée...
Seuls bénéficiaires: l'Allemagne et les pays qui n'ont plus d'émergents que le nom qui tienne à un euro fort de manière à ne pas réduire la valeur de leur réserve déjà entamée par la faiblesse manipulée du dollar US.

Et puis faites leur confiance, il y a le fameux moteur franco-allemand qui, d'élections en changements de gouvernements, finira par ne plus tourner aussi rond d'ici quelques temps quitte à plonger tous les "europartenaires beni oui oui" dans une récession mais avec la satisfaction quasi machiste de posséder un euro fort, du moins pour ceux qui ne seront pas ruinés d'ici là.

EPILOGUE

Et après la Grèce, viendra le temps de l'Espagne, du Portugal...mais cela sera une autre histoire qu'ils vous raconteront aussi!. 
Quant à l'explosion de l'Euro, il suffira d'attendre que la France, toujours en pointe pour imposer des règles strictes aux autres mais qui jamais ne les respecte lorsqu'elle en est la "victime", se retrouve confrontée à l'impossibilité de maîtriser sa dette et décide soit de contourner la "règle d'or" en assouplissant, avec le subit aval de l'Europe, les termes et délais qui pourtant semblaient immuables lorsqu'il s'agit de les appliquer...aux autres!, soit de brandir la menace de sortie de l'euro qui provoquera une chute de la devise que, par ailleurs et de manière progressive et contrôlée, tous les pays européens, hormis l'Allemagne, espèrent ou à se diriger vers la fin de celle-ci sous forme de monnaie commune à la zone euro.

 

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