15/02/2017

Démondialisation, décroissance: l'utopie des perdants

Démondialisation, Croissance, Economie, Société, Politique, USA, Europe, Monde

 

 

 

 

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(Dé)MONDIALISATION POLITIQUE

Intéressant, pour ne pas dire hypocrite, de constater que ce sont les héritiers de ceux qui, durant des décennies, ont conquis le monde afin de mieux encore en exploiter à leur meilleur profit toutes les richesses minières, humaines à disposition jusqu'à le globaliser au titre d'échanges commerciaux indispensables à maintenir la croissance des pays dits développés.
De par notre niveau de vie élevé entretenu par l'abandon des travaux les plus pénibles, par un niveau de salaires et de qualité de vie rendu possible grâce à ceux qui dans d'autres régions moins favorisées avaient à produire dans des conditions nettement moins privilégiées ce dont nous, occidentaux européens, avions jugé comme étant indispensables à notre confort, il s'est avéré, qu'au fil de ces échanges commerciaux, ceci a fini par offrir quelques opportunités d'enrichissement voire surtout de potentiel concurrentiel à moindre coût dans ces pays "sous-développés" qui, à présent, les rendent nettement moins dépendants, dociles.

Du fait de récentes irresponsabilités géopolitiques couplées à une évidente suffisance économique, le déclin européen voire occidental a bien commencé et c'est à ce moment précis que certains, faisant ce constat, préfèrent prôner la démondialisation non par "humanisme" mais bien par peur de voir ce déclassement se poursuivre et les confronter à leurs seules et propres irresponsabilités aux yeux des citoyens qui, eux, progressivement comprennent que, notamment, le soi-disant attachement à l'Europe "intégrée" à tout le moins dans sa difformité actuelle, n'est que posture idéologique et volonté politique afin de conserver pouvoir et privilèges liés aux innombrables fonctions et postes créés par ce "machin"!.
Plutôt confortable pour ces dirigeants de pays, il y a peu, encore libres et autonomes de pouvoir constamment se réfugier derrière le paravent "Europe" pour éviter d'assumer les fâcheuses conséquences pour les citoyens, les entreprises de multiples règlements et décisions plus idéologiques que responsables et efficaces.
Comme toutes les utopies, ces idées souvent farfelues, ne deviennent dommageables pour l'ensemble d'une population que lorsqu'elles sont imposées par quelques-uns qui, comme toujours, ne le font qu'au nom du bien pour tous...

L'Occident, en particulier, l'Europe, habitué à imposer par la force tant via les invasions passées au nom de la diffusion de la (sa) civilisation que par les ingérences récentes au doux nom de la démocratie ne peut se résoudre à constater que sa suprématie, son influence se réduise drastiquement au profit d'un monde multi-polaire moins servile, moins sensible aux discours si "Politiquement corrects" qui, in fine, ne sont que tentatives plutôt lâches d'éviter que d'autres régions dites émergentes ne finissent par être tentées de nous rendre dépendantes d'elles...

La démondialisation ainsi présentée n'est finalement que l'aveu de faiblesse des puissances d'autrefois qui, conscientes d'avoir perdu le contrôle du pouvoir mondial, tentent d'imposer un autre concept au sein duquel elles seraient à nouveau les guides.
Parmi ceux qui partagent tout ou partie de cet article, citons le livre: La Démondialisation de J. Sapir.

Dès lors que ce constat de perte de contrôle des idées, du pouvoir est fait, il n'y a rien d'étonnant à voir surgir quelques politiciens, essentiellement de gauche, qui tentent de convaincre via des élucubrations programmatiques aux financements approximatifs, théoriques et dont les résultats, hormis leurs seules certitudes, sont autant de sauts dans un vide aussi grand que le monde lui-même.

DECROISSANCE, alliée de la DEMONDIALISATION

L'une n'est pas (ou ne devrait pas être) obligatoirement liée à l'autre même si pour la plupart elles le devraient.
Comme pour bien d'autres sujets, on constate que tel un balancier, après un mouvement ascendant vient son exact opposé sans, pour autant, qu'on puisse parler d'équilibre ou alors sera t'il de courte durée.

Sinon à la base de ces idéologies, on voit souvent poindre la recherche, la quête d'un monde meilleur, plus humain voire plus spirituel ou contemplatif avec sa kyrielle de théories, de pratiques vivement conseillées par quantité de pseudo-thérapeutes, de gourous et autres guides qui se distinguent par des tarifs prohibitifs inversement proportionnels aux bienfaits ressentis.
Mais ne généralisons pas en pensant que toute philosophie comme toute religion est soit indispensable à son épanouissement personnel ou pire que seule une seule pensée, une seule croyance soit tolérable et laissons à ces "disciples" le soin d'évoluer au sein d'une société qui, à l'inverse de celle qu'ils tentent d'imposer, leur laisse toute liberté à exprimer leur mal-être, leurs revendications et critiques d'un système, certes perfectible, qui les nourrit.

S'y engouffrent avec volupté et besoin de reconnaissance (publicité étant un mot interdit) tous les tenants du commerce local (qui aimerait pourtant tant grandir... comme ces concurrents qu'il fustige), ces clients associatifs qui adorent l'Europe, abhorrent les nationalismes mais paient en monnaie locale du quartier et tant d'autres initiatives qui dureront le temps de l'originalité et de la contestation sympathique type bobos.

De là à se laisser berner par ces interminables mises en garde contre les méfaits, à les entendre presque volontairement étudiés, de la société dite de consommation, présentée comme consumériste et avilissante car, à l'instar, des autres chapitres de cet article, le peuple n'est, pour ces "élites", pour ces "gardiens de l'esprit", pas en capacité intellectuelle de faire la part des choses, de juger de l'opportunité d'acheter un produit notamment associé à une campagne publicitaire ce qui, une fois encore, pour ces auto-proclamés sachants, obligerait ce consommateur présumé idiot à succomber sans discernement à l'achat irréfléchi.
Quel mépris faut-il afficher pour en arriver à défendre de tels partis pris?!.

Néanmoins, à titre de diversité et sans probable réciprocité pour autant..., voici un des liens (à consommer avec modération!) vers la promotion de la décroissance.
Pour une société de décroissance: cliquez  ICI

RESEAUX SOCIAUX

A l'image de ce qui précède, la préoccupation de contrôle des réseaux sociaux par le pouvoir médiatico-politique relève quelque peu de la même approche de ceux qui, voyant émerger un véritable phénomène de libération des consciences, de la parole libre et des idées fussent-elles de qualité variable, prennent peur quant à leurs capacités, jusqu'ici préservées, de conditionner, d'informer, de désinformer l'opinion publique, les citoyens et donc les électeurs, les consommateurs.

Après avoir tenté d'en minimiser l'impact, ces pouvoirs ont bien dû constater que le temps d'asséner des vérités non avérées, des slogans simplistes et démagogiques était révolu du fait de la possibilité offerte à tout citoyen de remonter, grâce à Internet, à toutes les sources et de s'assurer de la véracité des déclarations, des preuves avancées avec pour conséquence néfaste pour tous ces tenants de la propagande médiatico-politique qui s'autoproclament "élites" de voir leurs multiples assertions, leurs prophéties contredites et, ô horreur, mises en ligne au vu et au su de ceux qu'ils continuent de vouloir dominer, à savoir le "peuple"!.
Depuis lors, on a droit à l'affichage d'un mépris certain pour ce peuple qui ose défier les élites et de caricaturer ce rééquilibrage des pouvoirs en parlant d'un imaginaire fossé entre les uns (d'en bas) et les autres (d'en haut) sans oublier que pour nuire à tout débat surtout si l'on manque d'arguments, il suffit de qualifier son contradicteur de populiste voire de fasciste!. 

Ici encore, on sent poindre, sous hypocrite excuse de protection de la population, une volonté des pouvoirs mis en cause de freiner ce mouvement, lui aussi mondialisé, d'une expression libéré qui, ô horreur..., pourrait remettre en cause des décennies d'un pouvoir assez tranquille laissé à cette caste de l'entre-soi qui semble avoir beaucoup de mal à admettre que parmi la société civile, il existe une proportion forte d'individus instruits qui ne supportent plus ces diktats technocratiques parfois irresponsables mais jamais coupables des conséquences néfastes, ces jugements médiatiques essentiellement publiés par idéologie et en toute subjectivité.

Conclusion

Si reconnaître que dictature et démocratie ne sont en rien comparables lorsqu'il s'agit d'évaluer la qualité de vie, les libertés individuelles que garantit ou dénie l'un ou l'autre de ces régimes, il reste de la lecture de cet article le sentiment que le pouvoir quel qu'il soit perçoit dans l'accessibilité au plus grand nombre à différents outils, libres et gratuits, de vérification, de comparaison, de revendication que procure la mondialisation, les dangers de perdre tout ou partie d'un pouvoir auquel ils sont habitués et dont ils se croient les seuls à avoir la capacité à l'exercer.
Pour la démocratie et surtout chez ceux qui en parlent le plus, il est à se demander si, l'ennemi n'est pas la liberté.

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15/01/2017

Populisme, l'anti "Politiquement correct"

Populisme,Politique,Europe,USA,Mondialisation,Société,Démocratie,Dictature

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POPULISME, ce mot magique

Si, pour la définition type Larousse, le populisme est une idéologie et mouvement politique (en russe narodnitchestvo) qui se sont développés dans la Russie des années 1870, préconisant une voie spécifique vers le socialisme ou encore une idéologie politique de certains mouvements de libération nationale visant à libérer le peuple sans recourir à la lutte des classes, il semble bien qu'actuellement, dans nos sociétés occidentales dites démocratiques, qualifier un discours de populiste ou ceux qui le profèrent de populistes permet aux "élites" de la Pensée unique de disqualifier voire d'exclure de tout débat d'idées celui-celle qui, en désaccord avec un discours "Politiquement correct" dominant et ancien, oserait développer d'autres pistes de réflexion, d'autres approches voire solutions aux problèmes de société qui, n'en déplaise à ceux qui en dépit de leurs échecs passés et présents, persistent à tenter de (se?) convaincre que la seule voie d'avenir est de poursuivre le chemin du passé!.

Comment ne pas souligner tant l'arrogance, le mépris de cet establishment qui, encore une fois se targue de représenter l'élite (auto-proclamée) devant laquelle les sans-dents, les déclassés que sans discernement il qualifie de peuple d'autant plus inculte si celui-ci ose, via un des rares référendums organisés, rejeter le choix prédéterminé, imposé par ces "sachants" alors même que la diversité ou la qualité intellectuelle de la majorité des citoyens est ignorée par ces individus souvent moins diplômés que nombre de membres de ce peuple qu'ils se vantent de représenter, de diriger au nom d'une mission de service public... tout en bénéficiant de privilèges qu'ils s'octroient payés par... les citoyens!.

Plus d'EUROPE

Parmi les pires réalisations de cet entre-soi médiatico-politique, il y a l'édification, la réalisation et surtout la construction type Tour de Babel d'un "machin" qu'on appelle l'union européenne bâtie sur les décombres des Etats membres progressivement, idéologiquement dépouillés de toute liberté d'action et de fierté nationale au profit d'un millefeuille administratif à la seule gloire d'une technocratie poussive, inefficace voire destructrice de valeurs économiques, financières et sociétales digne des plus belles dictatures communistes d'autrefois...
A tout évidence de dysfonctionnement, d'inefficacité pour ne pas dire de d'étiolement des valeurs et des règles indispensables au maintien d'un minimum de prospérité et de vie en commun, la seule et unique réponse des politiciens et technocrates européens est, tel un slogan vide de sens et totalement dénué de toute analyse objective, comparative, qu'il faut non pas moins d'Europe mais toujours plus!.
C'est probablement ce que doivent penser les moutons lorsqu'au bord du gouffre, s'ils voient leurs "guides" s'y jeter, ils s'y jettent aussi sans autre forme d'intelligence...

Et puis vint le GREXIT

Historiquement, ce qui parait bien devoir rester comme la première tentative d'un peuple de reprendre son destin en mains et d'imposer à ceux qui, in fine, ne sont que ses représentants par intérim, les choix qu'en fonction non plus des intérêts d'une caste mondialisée mais bien de ceux que les citoyens désirent démocratiquement défendre se sera confrontée à l'hypocrite discours politique qui aura surfé tant sur le populisme que sur la démagogie électoraliste avec comme unique souci que celui d'arriver au pouvoir quitte à appliquer l'exact opposé des promesses de campagne, ce qui n'aura surpris que ceux-celles qui, une fois de plus, auront été victimes de la propagande et des slogans simplistes.

Et puis vint le BREXIT 

Contrairement au Grexit et à tant d'autres "révoltes" européennes, les britanniques ont eu la chance d'avoir à la tête du pays des dirigeants responsables qui, tout en reconnaissant la difficulté de ce choix, l'assument et décident de le mettre en œuvre au grand dam des autorités européennes non pas inquiètes pour le bien de la population britannique ou même européenne mais bien, lisez leurs réactions, pour leur propre avenir tant celui-ci est dépendant de la poursuite de la gouvernance immobiliste européenne sous perfusion géopolitique des USA.

Bien évidemment que cette fierté nationale retrouvée, que cette autonomie politique, économique et financière ne se fera pas aisément du fait des intérêts privés que toute l'administration pléthorique européenne voudra protéger quitte à préférer des accords bilatéraux avec des pays connus pour leur manque de respect des droits humains plutôt que de voir ce "traître" britannique afficher d'insolents résultats économiques face à la poursuite lente et inéluctable des pays, pour autant que l'on puisse encore les nommer ainsi, englués, paralysés au sein de cette union européenne et qui, de fait, risquerait bien de donner à d'autres peuples des velléités à sortir de ce "machin" imposé coûte que coûte.

Et puis vint TRUMP

Rarement une élection dans un pays, en principe, démocratique aura déclenché autant de passion négative, de critiques tant nationales qu'internationales envers un président élu au point qu'en examinant les multiples reproches qui lui ont été faits au sein desquels la plupart tenaient plus des ragots ou rumeurs de comptoir du café du commerce qui tous cependant ont eu droit, sans examen de véracité approfondi, aux unes de tous ces médias, on peut raisonnablement affirmer que la plupart ont prouvé qu'ils n'étaient que de simples et serviles porte-voix d'une certaine classe politique de l'entre-soi bien compris autrement dénommée l'establishment.

Pouvait-on cautionner, laisser arriver au pouvoir un homme non issu, non adoubé par ceux et celles qui sont si bien entre eux que les passerelles entre médias et politiques touchent souvent à la collusion bienveillante.
En dépit de ce déchaînement médiatico-politique allant jusqu'à mettre en péril un probable, souhaitable rééquilibrage russo-américain, il apparaît notamment dans ces réseaux sociaux honnis par ces mêmes représentants d'un ordre établi entre "élites" qu'une grande partie des citoyens refusent de cautionner sans plus d'objectivité ces ragots de commentateurs qui ont en commun d'affirmer un "scoop" anti-Trump tout en utilisant systématiquement le conditionnel qui, comme chacun sait, est le meilleur gage de désinformation!.

 

CONCLUSION: Tous POPULISTES

Le point commun entre tous les événements précédents est l'argument de populisme avancé, rabâché par les tenants de l'establishment pour expliquer que ces peuples qui ont refusé le suivisme des sondages, des analyses d'"experts politiques", des dirigeants installés dans le confort ancien du pouvoir sont les victimes, les imbéciles heureux de slogans forcément populistes, incorrects et racoleurs avec en petits caractères les sous-entendus de racisme et xénophobie afin de bien caricaturer ceux-celles qui n'acceptent plus les discours éculés ou les solutions uniquement proposées en campagnes électorales qui, jamais, une fois au pouvoir, ne s'appliquent.

Restons attentifs, critiques et objectifs face à cette déferlante médiatico-politique qui, ne l'oublions jamais, défend sa vision idéologique qui, pour elle, ne peut souffrir d'aucune remise en cause si tant est que cela la priverait de ce pouvoir auquel elle attachée depuis si longtemps.
Aussi, la caricature et les slogans simplistes restent l'arme la plus percutante pour instrumentaliser les opinions, d'abord de ceux qui se disent étrangers aux affaires politiques, qui s'estiment incapables d'en comprendre les subtilités, ensuite d'autres qui, progressivement, sont les victimes consentantes d'une sorte de vérité prémachée, d'articles labellisés d'un Vu à la télé qui ferait autorité.
Pour vérifier votre niveau d'objectivité, il suffit d'activer les mots de populistes, de démagogiques et de vous demander quels noms, sans la moindre analyse objective préalable, votre inconscient vient de catégoriser.

Comme tout autre qualificatif lancé au contradicteur aux fins de le décrédibiliser, ne faut-il pas se demander si ceux qui en usent et en abusent ne seraient pas eux-mêmes d'authentiques populistes au sens qu'ils ne débitent que des slogans, des propos à destination de leurs fidèles électeurs qui relayent à d'autres les mêmes arguments avérés ou non en augmentant, de facto, l'impact idéologique du politicien en recherche perpétuelle de voix. 

 

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15/11/2016

Brexit: Des lendemains qui chantent.

Brexit,Politique,Société,Elections,Libertés,Europe

 

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COMPILATION des prévisions (certitudes) alarmistes

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Patrick Artus, chef économiste de Natixis, était ce mercredi 22 juin 2016 l’invité de la matinale des Echos.

A 24h du vote sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, Patrick Artus dépeint l’Europe de l’après Brexit . En cas de victoire des partisans du « Leave », l’économiste prédit un effondrement des marchés financiers à court terme et l’arrêt des investissements au Royaume-Uni pendant plusieurs années.

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Une décision des Britanniques de sortir de l’UE entraînerait « une période prolongée d’incertitude qui pourrait peser sur la confiance et l’investissement », et conduire à une récession, estime le Fonds monétaire international.

Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne aurait un impact « négatif et important » sur l'économie britannique qui pourrait, au pire, tomber en récession l'année prochaine, a indiqué vendredi le FMI à moins d'une semaine du référendum sur le Brexit. Dans leur examen annuel de l'économie britannique, les experts du Fonds monétaire international estiment qu'une décision des Britanniques, le 23 juin, de sortir de l'UE entraînerait « une période prolongée d'incertitude qui pourrait peser sur la confiance et l'investissement et élever la volatilité des marchés financiers, les négociations sur de nouvelles conditions pouvant durer des années ».

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Les grands organismes internationaux (FMI, OCDE), des cabinets de conseil et le ministère des Finances britannique : tous ont fait le calcul. Ils arrivent tous à des montants délirants. Une étude évalue ainsi le Brexit à 120 milliards d'euros, soit 5% du PIB du Royaume-Uni. Ce serait davantage que la grande crise économique qu'on a connu il y a peu. Ce serait aussi un million d'emplois supprimés, et un taux de chômage 2 à 3% supérieur à ce qu'il serait dans l'Europe.

Le Trésor britannique est assez proche de ces estimations : il parle d'un coût au bout de quinze ans compris entre 4 et 8% du PIB, soit jusqu'à 6.000 euros de richesses en moins par an et par foyer. Autant le dire tout de suite : ces calculs n'ont aucun sens, c'est vraiment du n'importe quoi. D'abord un scénario si précis à quinze ans est sans objet : on ne sait même pas prévoir la croissance à six mois. Comment peut-on imaginer faire des plans pour 2030 ?

Cela nous rappelle les scénarios rigoureusement inverses qui avaient été échafaudés avant la réalisation du marché unique européen, dans les années 80. Un rapport nous promettait monts et merveilles, toujours avec des modèles qui n'ont aucune valeur prédictive. Parce que l'économie ce n'est pas seulement des maths. C'est un système où la psychologie collective et les choix politiques sont déterminants.
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Obama
En ami, le président américain n'a pas hésité à invoquer son droit à livrer son opinion sans précautions diplomatiques. Il a envoyé un missile nucléaire contre les parisans du Brexit en démontant leur argument principal d'une Grande-Bretagne libre de négocier des accords commerciaux bilatéraux à sa guise hors de l'UE. «Cela n'arrivera pas de sitôt parce que notre priorité est de négocier avec le grand bloc, l'Union européenne. Le Royaume-Uni se retrouvera à la fin de la queue», a asséné Obama.
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Pour l'anecdote voire la plaisanterie:
140 personnalités du sport, de la culture et des sciences ont écrit une "lettre d'amour" aux Britanniques pour leur demander de choisir l'UE. Pour l'OCDE, un Brexit coûterait cher au Royaume-Uni.
 
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Au cas où cela ne suffirait pas...

Treize prix Nobel britanniques ont mis en garde samedi contre un Brexit qui mettrait la recherche scientifique du Royaume-Uni «en péril», un nouvel avertissement émis au moment où l'hypothèse d'une sortie de l'Union Européenne est donnée largement en tête dans un nouveau sondage.

Dans une lettre adressée au quotidien The Daily Telegraph, le groupe de scientifiques estime que «la perspective d'une perte des financements de l'Union européenne constitue un risque majeur pour la recherche scientifique britannique».

La science nourrit notre prospérité, notre système de santé, notre capacité d'innovation et notre croissance économique», alertent les chercheurs, parmi lesquels le physicien Peter Higgs, prix Nobel 2013 et le biochimiste Paul Nurse, récompensé en 2001.

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Et le jour d'après?
 

La catastrophe financière Brexit n’a pas eu lieu : derrière la chute de la livre, la bourse britannique affiche son plus haut de l’année

Alors que de nombreux commentateurs mettaient en garde contre un lourd choc financier après le Brexit, le Footsie affiche un plus haut depuis le mois d'août 2015. La cause : le rôle des banquiers centraux qui ont anticipé et lissé une grande partie du choc sur les actions.  

 
Opinion de L' INFOTOX 
 
N'ayant rien anticipé, persuadés de la victoire des anti-Brexit, les dirigeants européens paraissent assommés par le résultat contraire à leurs intérêts propres en les contraignant à remettre en question le "fonctionnement" d'une Europe politique qui ne contribue en rien à la prospérité de ses citoyens, ce qui d'ailleurs constitue leur principale angoisse de voir la Grande-Bretagne libre réussir à performer bien mieux que les pays membres de l'UE.
Alors, comme toujours, on aura vite droit aux qualificatifs de populistes, d'extrémistes afin de décrédibiliser les opposants à l'establishment politique, idéologique d'une Europe qui n'est qu'une juxtaposition de pays exclusivement préoccupé par les avantages à tirer de ce "machin" et d'attribuer les échecs nationaux dus aux irresponsabilités de chacun des dirigeants aux technocrates de Bruxelles.
 
Les marchés, eux aussi, persuadés de la victoire des anti-Brexit ont su, comme toujours, après un fort mouvement baissier notamment sur la livre sterling réamorcer une stabilisation avant un probable retour au "business as usual"!.

Quant à la chute de la livre sterling, celle-ci fluctuera encore tant à la baisse qu"à la hausse en fonction des avantages et besoins britanniques pilotés par une Banque indépendante contrairement à l'euro piloté par la BCE soumise aux décisions idéologiques des dirigeants européens au point que les médias si préoccupés de la chute de la livre sterling ne semblent pas s'émouvoir de la chute certes plus lente d'un euro vs usd passé de 1,40 à 1,04...
En résumé, quand le seul intérêt politique se limite à l'idéologie voire à de peu glorieux avantages personnels, certains se donnent le droit d'écrire la fin d'un scénario catastrophique, de choisir les acteurs de ce film rêvé et de tenter par tous moyens de rétorsion, d'intimidation utilisables au sein de leurs différents cercles de pression d'aboutir, fut-ce en dépit des réalités, au but (in)avoué!. 
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9.9.2016

Quand les grandes banques britanniques reconnaissent s'être totalement trompées sur les risques de récession engendrés par le Brexit

Le Brexit était supposé être la catastrophe économique du siècle, à en croire les différentes prévisions. Pourtant, d'importantes banques internationales comme Morgan Stanley reviennent désormais sur leurs estimations en matière de récession de l'économie du Royaume-Uni.

 
Opinion de L' INFOTOX  30.10.2016
 
La signature du CETA (Traité UE-Canada) est une énième démonstration de l'absurde inefficacité de "cette" Europe qui se sera montrée, après 7 ans de réflexion..., incapable d'apposer une signature commune le jour prévu car, tel sorti du chapeau d'un mauvais magicien en mal de reconnaissance, le parlement wallon (région francophone de Belgique toujours plus surréaliste que fédérale) et surtout son ministre-président s'imagine se poser en défenseur de tous les citoyens européens apparemment bernés par les dirigeants, les parlements de tous les autres pays UE signataires de ce Traité!.
Ne nous trompons pas, ce ministre-président régional n'est pas le seul dirigeant à avoir compris le texte et à en être surpris, dérangé par certains points qui, tout à coup, l'empêchent de signer mais à y regarder de plus près, ce politicien, figure régionale du PS, qui durant 5 ans au gouvernement fédéral n'a rien reproché au Traité, semble s'en être inquiété lorsque son parti a été exclu du pouvoir fédéral pour se retrouver au niveau inférieur du régional...
Ceci explique en grande partie cela et, de plus, permet à cet homme politique de se positionner comme futur premier ministre, fédéral cette fois.
La Belgique aura su rappeler à l'Europe combien sa complexité particratique interne peut ralentir encore plus ce "machin" technocratique qui peine déjà à avancer au sein d'un monde économique, politique en mutation ultra rapide qui ne fait qu'accentuer le retard, le déclin des pays, il y a peu encore libres et autonomes, membres de ce puzzle ridicule.
Bel pour ne pas dire lamentable exemple de ce que, grâce au Brexit, les britanniques évitent en retrouvant autonomie et responsabilité nationale en toutes coopérations internationales.

Conclusion
 
La liberté est un choix citoyen et non pas une préoccupation de politiciens quand ceux-ci comprennent que le pouvoir ne se partage pas, ne se négocie pas, ne se soumet même plus à des référendums dont les résultats ne leur conviennent pas et que sans forcément avoir recours aux dictatures, une organisation technocratique supranationale comme l'est le "machin européen" suffit à gouverner une population considérable, jusqu'il y a peu, encore libre et fière d'appartenir à des nations certes européennes mais indépendantes et surtout responsables de leurs décisions géopolitiques, de leurs accords bi ou multilatéraux aux mieux de leurs seuls intérêts économiques sans avoir à subir, à se conformer aux décisions de dirigeants européens quitte à passer d'acteurs à victimes de la mondialisation.
Si besoin était de confirmer cette mise sous tutelle de la liberté d'opinions des citoyens par un système qualifié d'establishment composé d'élites auto-proclamées qui ne cache même plus sa suffisance, son mépris pour ce peuple qu'il n'hésite même plus à décrire dans les médias comme étant inculte, rural ou issu de classes moyennes déclassées qui ne peut être que victime du populisme dès que le résultat d'un vote déplait à ces néo-despotes eux, bien entendu, dénué de tout populisme mais par contre pétri de démagogie, d'électoralisme opportuniste!.
La succession de "surprises" qui va du Brexit à l'élection de Trump en espérant que d'autres prises de conscience populaires suivront nombreuses et décisives.
Article sur ce sujet: Après le Brexit, le Trump...
A lire en suivant ce lien: ICI Brexit, Trump...
 
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15/02/2016

Démocralisme, le pouvoir "nouveau" en vue!.

Votes,Elections,Politique,Citoyens,Société.

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Préambule

Le démocralisme n'est, pour l'instant, qu'un néologisme mais ce projet d'un système entièrement fondé sur l'authentique représentation citoyenne au sein des leviers du pouvoir marque une rupture totale avec tout ce qui existe jusqu'à présent et dont on s'obstine à maintenir un fonctionnement visiblement bancal et décalé vis à vis des discours en forme de slogans récurrents proférés par tous les élus qui, invariablement, se disent au service de tous les citoyens alors, qu'au mieux, ils n'en "représentent" qu'une partie souvent minoritaire!.

Démocraties et Dictatures

Depuis des siècles, les sociétés humaines n'ont globalement expérimenté que deux modes de gouvernance, à savoir la démocratie et la dictature finalement bien moins antagonistes, dans l'optique de ceux qui détiennent le pouvoir, qu'il n'y parait tant les tentations, les abus d'avantages personnels sont communs aux deux "doctrines" avec le facteur aggravant pour les tenants de la démocratie qu'ils ajoutent à leurs forfaits, la manipulation hypocrite de n'agir que pour le bien du peuple alors que le dictateur, lui, ne fait aucun mystère de sa volonté de capter richesses et avantages divers à son seul profit!.

Bien évidemment que l'existence vécue en démocratie offre des libertés citoyennes sans commune mesure avec la dictature et que, parfois même, certains de ses élus indélicats sont inquiétés par une justice certes politisée d'où des lenteurs extrêmes ou jugements soumis à l'alternance dirigeante.
Sans oublier l'illusion démocratique qui veut que, régulièrement, nos votes soient sollicités afin de soutenir ou de sanctionner les représentants d'un establishment particratique qui a préalablement bien cadenassé, via des règles de répartitions des postes et sièges, un mode de gouvernance clientéliste qui garantit peu ou prou une pérennité de fonctionnaires obligés.

Les subdivisions des régimes démocratiques que sont le libéralisme, le socialisme, le capitalisme et le communisme ou celles des dictatures qui s'appuient et/ou se servent essentiellement des religions ne sont tant les unes que les autres que la volonté constante de capter les différents organes des pouvoirs politiques voire médiatiques au profit de quelques individus (oligarchie, clan...) ou de partis aux idéaux fluctuants plus en rapport avec les sondages d'opinion que les convictions personnelles tant le but est de se répartir, avant élections, les postes rémunérateurs futurs.

Autant il sera difficile de trouver une justification intellectuelle aux dictatures, il reste néanmoins étonnant, paradoxal de constater que les démocraties prétendûment représentatives d'une expression libre des désirs et besoins populaires ne le sont, en définitive, que très relatives car au terme de toutes élections, en fonction du système choisi, proportionnel, majoritaire voire un mix de ceux-ci, seule l'idéologie d'un parti gouvernera au travers de ses représentants élus non pas l'ensemble de la société mais bien une minorité de celle-ci qui se félicitera, se targuera d'être, presque par vocation, exclusivement au service des citoyens, de tous sans exception, oubliant quelque peu qu'ils sont payés par ces derniers et que, contrairement à l'habitude que ces élus ont prise, leurs mandats n'étaient pas censés leur garantir une rente à vie!.

Au service des citoyens?

N'y a t'il pas quelque chose d'absolument insupportable de constater que, de discours en meetings médiatiquement relayés, le pouvoir minoritaire en place se targue de représenter, par vocation et non par intérêt idéologique voire personnel, le bien-être de l'ensemble de la population.
N'y a t'il pas quelque chose d'absolument insupportable de constater que, tant dans les rares actes que dans le florilège de paroles, seule compte l'idée que le pouvoir en place se doit de réparer les "erreurs idéologiques" commises par le pouvoir précédent et, surtout, d'éviter que ce dernier ne revienne aux commandes de l'Etat.
N'y a t'il pas quelque chose d'absolument insupportable de constater que, jamais aucune responsabilité politique personnelle ou collective n'est assumée lors d'échecs économiques ou financiers engendrés par l'obligation d'appliquer les nouvelles idées des uns et des autres quand celles-ci font force de lois et règlements divers d'autant plus si celles-ci masquent difficilement la volonté d'imprimer une marque idéologique dénuée de l'élémentaire expertise indispensable dans le pilotage des dossiers techniques liés à l'économie nationale dans le cadre de la mondialisation.
N'y a t'il pas quelque chose d'absolument insupportable de constater l'acharnement de la plupart des élus qui s'accrochent à ce métier de politicien dont ils se prétendent attachés non par les rémunérations et privilèges mais par la vocation des services rendus à leurs concitoyens.
N'y a t'il pas quelque chose d'absolument insupportable d'avoir à entendre le microcosme médiatico-politique décrire le schisme, le fossé sans cesse grandissant entre l'élite sachante (dont, bien entendu, ils s'estiment membres presque fondateurs) et le peuple, vous savez ceux qui, sous-entendus à peine voilés, sont incultes, crédules, manipulables et trop idiots que pour répondre avec discernement au moindre référendum... à se demander où vivent tous les diplômés, industriels et entrepreneurs!.
N'y a t'il pas quelque chose d'absolument insupportable à se dire que tout ce qui précède existe encore au moment où le siècle a changé, que la mondialisation et surtout les formidables moyens de communication ouverts à tous et à... ont ouvert la voie à l'expression libre, l'exercice du seul et véritable pouvoir par et pour la population sans nullement devoir verser dans la démagogie ou le populisme qui, ici encore, ne sont que des concepts utilisés et récupérés au seul profit de partis et politiciens qui, par médias interposés, s'en font les chantres.


Ceci est d'autant plus préoccupant pour ceux qui se disent faire partie de l'élite et qui, à ce titre, sont attentifs à en conserver les privilèges auto-attribués bien plus que des droits ou des devoirs qu'ils se gardent bien de respecter, que la remise en cause de ces "prérogatives" par la pression citoyenne des réseaux sociaux et autres blogs libres de tous courants particratiques commencent à les préoccuper au point d'être les premiers à alerter le bon peuple sur les dangers d'Internet et de ces réseaux qui véhiculent, eux exclusivement, de fausses affirmations, des infos erronées et quantité de rumeurs infondées... contrairement à la prose médiatico-politique dont chacun se devrait d'admettre qu'elle n'est qu'objectivité, pondération et sincérité!.
D'où, pour ces représentants d'un ordre du Monde dépassé, l'urgence de légiférer, de contrôler et donc de limiter le droit à la parole, aux écrits jugés contraires à la bienséance du "Politiquement correct" qui les protègent si bien au sommet de nos chères, très chères démocraties.

La Démocralisation, c'est quoi au juste?.

Face au constat d'échec qui tient moins de leurs capacités intellectuelles qu'à l'insuffisance d'implications qui, peu importe que leurs décisions soient ou non efficaces, jamais les membres d'un gouvernement démocratique n'en seront tenus pour responsables, il est urgent, si l'on veut éviter que le fossé entre citoyens et classe politique ne se creuse définitivement ou que les populismes extrémistes ne mettent fin à nos démocraties malades, d'inventer un tout nouveau système qui met les responsabilités équilibrées tant des citoyens que des élus au centre de la future gouvernance.
Ce tout nouveau système porte le nom de Démocralisme.

Si les principes assez évidents de manque de représentativité citoyenne au sein des instances dirigeantes n'ont jamais paru anti-démocratiques à nos "chers" élus, c'est que les systèmes actuels leur garantissent un maintien au pouvoir à durée indéterminée avec une répartition ordonnée par alliances d'avant élections ou que dans cette organisation feutrée d'alternance entre gens aux convictions à géométrie variable, la responsabilisation des élus n'est relevée que lorsque ceux qui ont eu la charge des affaires de l'Etat ont quitté leurs postes.

C'est pourquoi, entrons dans le vif du sujet de cet article, le démocralisme met au centre du système la gouvernance, proportionnée au nombre de suffrages obtenus, issue d'élections obligatoires pour tous.
Ce qui implique qu'il ne sera plus jamais question qu'un parti dispose à lui seul de tous les pouvoirs dès lors qu'il lui suffit, comme actuellement, de disposer d'une majorité relative parfois absurde tant celle-ci se joue à une voix près au sein d'une minorité de votants.
Aussi et ceci pour les niveaux de pouvoirs qui concernent les citoyens, tous les postes des différents gouvernements seront obligatoirement, par la loi, répartis proportionnellement entre tous les partis démocratiques ayant franchi un seuil minimum à déterminer (p.ex: 10% des suffrages).
Ainsi, et pour la première fois, chaque citoyen se verra utilement représenté par des élus qui auront intérêt à convaincre dans les actes plus que dans les slogans.
Ceci contraindra les élus à ne prendre des décisions non plus au seul regard d'une infime partie des citoyens qui les ont choisis mais bien en fonction de compromis réalisé, ici encore, non en accord d'intérêts particuliers ou particratiques mais uniquement au bénéfice d'une majorité de la population qu'elle soit de droite, de gauche ou... d'ailleurs qui, cette fois, se verra attribuée le poids réel que seule la population lui confèrera!.
Certes cela obligera nos "chers" élus à mettre en pratique ce qu'ils ne cessent de nous assurer, à savoir leur amour du service rendu à la population pour le seul bien de celle-ci.
A ceci, il ne sera pas inutile de les contraindre à n'exercer qu'un nombre limité de mandats, de fonctions et d'émoluments en ajoutant une obligation de résultats liés aux promesses faites lors des campagnes électorales afin d'assurer tant un renouvellement des idées et des personnes qu'une certitude, pour ces "serviteurs" de l'Etat de ne pas vivre tels des rentiers inactifs et ne s'enrichir uniquement qu'aux frais de celui-ci qui, pour rappel, implique et concerne tous les citoyens.

Opportunément, la plupart des discours de gauche qu'ils soient politiques ou syndicaux se plaisent à souligner combien l'entreprise et surtout ses patrons ne sont rien s'ils ne profitaient pas du travail, de la contribution dévouée de leurs salariés alors qu'eux-mêmes, politiciens et/ou syndicalistes feraient bien de se souvenir que sans l'apport financier sous forme de contributions et taxes diverses, leurs plantureux émoluments dévolus aux postes et commissions qu'ils multiplient à l'envi et à leur seul bon vouloir au-delà de toute durée raisonnable ne seraient tout bonnement pas possible.
Car, si tout travail mérite salaire, encore faudrait-il que ceci soit effectif, vérifiable et soumis au contrôle citoyen via une publication semestrielle officielle consultable online.
Ceci garantirait un minimum de cohérence entre paroles et actes, la responsabilisation du travail ou de l'absence de celui-ci pour tout élu rétribué, ne l'oublions pas, par les citoyens auxquels, comme nos "élites" aiment à le rappeler, il est normal de demander des comptes et de juger de l'opportunité et des conséquences pour la société de décisions qu'au titre de responsables privés ils ont prises!.
Il sera également bien moins facile pour les uns et les autres de modifier convictions et discours au gré des alliances d'avant ou après élections dans la mesure où une "majorité" n'aura plus d'autre choix que de voir le nombre de sièges déterminé exclusivement par les électeurs et non plus par "petits arrangements entre amis", ce qui les incitera à bien plus de réalisme professionnel, de responsabilité personnelle et collective.

De plus, au lieu d'avoir à subir les affres dus aux blocages d'alternances successives, le démocralisme assure une continuité profitable à la gestion d'une politique enfin en accord d'un rythme économique difficilement compatible avec les soubresauts que s'accordent une classe politique qui fonctionne en vase clos déconnecté de la vie civile jusqu'à imposer de façon totalement irresponsable des lois et règlements contradictoires à chaque renouvellement de majorité simple.

En résumé voire en réponse à tous ces élus qui pervertissent, utilisent la démocratie pour en faire un ersatz de dictature afin, ici aussi, de leur assurer pouvoirs personnels au service d'une idéologie particratique qui, d'élections en élections, a su se réserver le droit de gouverner l'ensemble de la population sous le prisme, le joug d'une infime minorité de celle-ci, il faut de manière urgente si l'on ne veut pas soit creuser irrémédiablement le fossé, le gouffre entre citoyens et élus, soit voir les populismes des deux extrêmes prendre le pouvoir, inventer un tout nouveau système qui prend réellement en compte les aspirations légitimes de tous les citoyens que, par un mépris inouï, quantité de personnalités considèrent comme insuffisamment intelligents pour comprendre une question de référendum à plus d'une donnée...!.
A croire que l'économie, la finance, la société civile ne se compose majoritairement que de sombres idiots que seule l'élite politique, éclairée et sachante permet de guider, de contrôler.

Alors, pour que la démocratie ne soit, définitivement, qu'une expression collective et non plus un accaparement sélectif, il est fondamental de créer de toute urgence un autre système de gouvernance digne et respectueux des seules décisions prises et votées par la majorité de cette société civile, trop longtemps méprisée, seule responsable de ses choix et orientations qu'elle s'appliquera et non plus qu'une oligarchie, fut-elle affublée du qualificatif de démocrate, lui impose.

Probablement et plus rapidement que ce que prévoient nos chers élus politiciens confortablement installés dans un lucratif système qui leur assure postes et rémunérations à vie et ce, sans obligation de résultats, ce nouvel ordre démocratique pourrait, à l'instar de ce que connait l'économie actuellement bouleversée par le "collaboratif", le "participatif", une ubérisation citoyenne politique surgira et bousculera ce qui, aujourd'hui est à bout de souffle, dépassé et même nuisible pour nos sociétés gouvernées par l'immobilisme, la léthargie et le vide total des idées et solutions.

Ce pouvoir citoyen, civil se nommera le démocralisme.

 

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15/07/2015

Daech, le régime Nazislamiste au pouvoir.

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Introduction

De tous temps et surtout depuis les colonisations qui, à la différence de la plupart des invasions barbares, l'utilisation machiavélique d'un antagonisme plus ou moins présent ou, de préférence, le renforcement de rivalités entre ethnies locales a permis de s'adjoindre la complicité intéressée et utile d'une partie de la population soumise aux nouveaux maîtres pour asseoir une autorité qui, ainsi, divisait une population qui, unie, risquait de rejeter et de défaire ces "indésirables".
Par intérêt ou par peur de rejet ou de représailles, l'ethnie choisie, convertie excellait, au prix de faveurs, trahisons et avantages divers, à combattre voire réduire en esclavage ceux qui, jusqu'ici, étaient encore leurs congénères.

Dieu m'a tuer...

Autant il est toujours possible de dépasser, au nom d'un réalisme politique et/ou financier, les divergences et oppositions fussent-elles profondes, idéologiques anciennes, autant les croyances religieuses, probablement parce que basées non pas sur des faits probants, visibles et quantifiables, restent sources de conflits potentiels infinis, impossibles à contrôler, à stopper.
A titre d'exemples, il n'est qu'à mentionner les luttes "fratricides" entre chiites et sunnites, entre tutsis et hutus, entre juifs et arabes provoquées ou entretenues par des intérêts de dirigeants dictateurs ou non.

Cette utilisation du fait religieux peut aussi se révéler efficace lorsque très récemment les dirigeants politiques du monde, quelquefois à l'issue de quelques scandales dont ils rejettent la responsabilité, ont mis la main (avec les dégâts pour l'économie mondiale qui n'en sont qu'au début) sur les finances et l'économie pour aboutir à cette mondialisation feutrée très "politiquement correcte", certains n'ont pas hésité à réactiver l'option religieuse toujours en veille même si on aurait pu espérer que les croyances sous toutes formes relevant de l'abstrait, de l'imaginaire collectif n'avaient plus cours au XXIè siècle.
Article à lire: L'abus de religions nuit gravement à la santé. Cliquez sur ce lien:  ICI

Quel plaisir pour ne pas dire délectation de contempler ces populations crédules, soumises à une des religions archaïques les plus liberticides en termes de droit des femmes, se dire en guerre contre un Occident laïque, dépravé qui, utile rappel, est pour beaucoup complice de ces massacres, attentats de par le fait qu'il est coupable d'en avoir été l'instigateur au vu des ingérences dites démocratiques qui, toutes, se sont soldées en peu de temps par un nombre considérable, quelquefois supérieur à celui causé par les "dictateurs" en place subitement honnis par le nouvel ordre mondial.

Et ne parlons pas des populations laissées à l'abandon, aux mains de factions qui sèment terreur et violences d'un degré de barbaries toujours en progression dans le baromètre des horreurs.
De manière quelquefois assez désagréable et disproportionnée, les médias et responsables occidentaux paraissent plus désolés, préoccupés par les destructions de monuments et sites historiques qui ne feront plus les jolis clichés auprès de leurs concitoyens touristes que par les atteintes constantes, viols, décapitations des citoyens de ces pays dont ils se disaient si préoccupés... jusqu'à ce que les forces de libération occidentales aient quitté, en toute hâte et en échec total, ces contrées "oubliées".

Daech, on y est ici aussi

On aura eu le temps de constater que la lutte contre l'Etat islamique, Daech et autres groupes islamistes ne devient préoccupation pour les dirigeants occidentaux que lorsque les actes terroristes s'invitent dans les Etats démocratiques qui se croient toujours laïques malgré l'évidence de l'installation de communautés vivant plus ou moins en autarcie avec l'assentiment lâche de ces dirigeants incapables de prendre les mesures conformes et indispensables destinées à maintenir, protéger les fondements mêmes des pays gouvernés par ces politiciens irresponsables qui, sous prétexte d'éviter tout embrasement, conflit préfère s'accommoder et aménager à la demande des communautés les plus revendicatrices, les lois, moeurs, coutumes et comportements sociaux quitte à rogner les droits généraux de tous les citoyens et citoyennes.

Le "politiquement correct" et la peur de voir une montée de la xénophobie, du racisme envers la communauté musulmane, bien plus partagée que l'on fait semblant de croire entre compréhension, soutien et rejet notamment par appartenance à des sous-groupes cultuels opposés à celle dont se prévalent ces jihadistes et ainsi également victime collatérale de ces exactions, voit la plupart des élus éviter d'affronter l'évidence factuelle ou, et ceci peut expliquer cela, la montée non pas de partis fascistes mais bien de thèses nationalistes et d'insister, à chaque attentat sur les territoires nationaux, avant même d'en regretter la survenance, les morts ou les blessés parmi les citoyens ou d'en assumer la moindre responsabilité, sur le fait que si tout attentat islamiste est d'origine musulmane, tout musulman n'est évidemment pas un terroriste.
D'aucuns vont dans ce déni des réalités jusqu'à exempter toute la communauté en instillant l'idée que ces barbares qui agissent au nom de l'islam religion ne sont en fait que des terroristes qui pervertissent, interprètent mal le Coran comme le font certains des imams auto-proclamés qui prêchent la bonne parole en différents lieux connus, rarement sanctionnés, condamnés alors même que la rhétorique salafiste qui sous-tend tout acte islamo-terroriste est propagée et protégée par le droit à la libre expression et au respect de la vie privée.
Article à lire: Un calife à la place d'un terroriste.  Cliquez  ICI


Que les élus soucieux, disent-ils, du vivre ensemble dans la prétendue richesse de la diversité soient reconnus responsables, coupables d'avoir hypocritement laissé s'installer cette armée de "fidèles" pour qui la vie et la liberté des "autres" n'a aucune valeur.
A contrario, on risque bien de subir une communication politique qui ira de déclarations télévisées en réunions au plus haut sommet, de manifestations et de marches populaires (populistes) chacun main dans la main, petites pancartes simplistes brandies avec l'agenda électoral bien présent qu'une "union nationale" face à un ennemi diffus et insaisissable peut réussir une réélection qui, sur tout autre plan en regard des échecs successifs, serait hautement improbable!.

Gageons que quelques attentats (malheureusement) réussis en termes de morts de citoyens de toutes confessions finiront par obliger ces dirigeants aveugles à, au minimum, envisager un peu plus d'actes répressifs responsables auprès d'individus et groupes excessivement bien identifiés.
Gageons que lorsque les terroristes des différents groupes islamistes sauront recruter quantité de "sympathisants" déjà infiltrés au sein d'une communauté qui, très ostensiblement, montre sa différence et ses revendications singulières contraires au "vivre ensemble" et que des attaques individuelles, des attentats ciblés se multiplieront jusqu'à, cette fois, engendrer non pas un banal sentiment d'insécurité mais bien une réelle panique, on saura se rappeler les irresponsabilités politiciennes qui, soucieuses du seul affichage d'une communication musclée de déclarations péremptoires et de postures militaires qui consistent à déployer quelques soldats ci et là pour un coût budgétaire inversement proportionnel à la sécurité que cela est supposée garantir.
De même que les opérations militaires extérieures tout aussi coûteuse et inefficace d'autant que ceci contribue à radicaliser encore plus ces "combattants" islamistes et à renforcer l'impression que l'Occident opprime leurs frères cultuels.
Article à lire: Islamisme, la nouvelle croisade occidentale.  Cliquez  ICI

En conclusion, notons que l'Occident sait (mal) choisir ses cibles non en fonction de critères objectifs liés à la qualité des dirigeants étrangers avec lesquels elle est supposée coopérer mais que ces actions militaires ne sont menées que face à des pays insuffisamment contributeurs à nos économies sans quoi on serait amené à se poser la question de savoir, entre autres, pourquoi l'Europe sujet des USA persiste à tergiverser en Syrie avec le refus de soutenir Assad au point qu'à terme ce seront les factions terroristes qui achèveront la prise totale de ce pays et d'une bonne partie de la région ouverte à cette conquête islamiste depuis, rappelons-le, l'ouverture de la boîte de Pandore que les USA et l'Europe ont actionnés.

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