09/09/2007

USA.11/9/07: Tours jumelles aveugles...

B LadenGW Bush  

 

 

 

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11/9/2007 : NO RISK.

Examinons pourquoi il existe, en effet, peu de risques de voir se reproduire des attentats dévastateurs et spectaculairement aussi bien organisés que ceux qui ont plongé les USA en 2001 dans l'horreur d'un acte terroriste sans précédent perpétré sur son propre territoire.

D'abord du côté américain où le président G Bush a pu indirectement "bénéficier" de ce terrible coup du sort? pour assurer une réélection qui paraissait pour le moins compromise en provoquant un rassemblement populaire des américains trop heureux de lui signer un chèque en blanc pour toutes mesures budgétaires, militaires et sécuritaires qui sans la survenance de ces attentats simultanés sur quelques symboles de la société américaine n'auraient jamais été adoptées.

Ensuite, le "coup de pub" réussi par Ben Laden, chef proclamé du mouvement islamiste Al Quaeda, a permis d'asseoir pour longtemps le fait qu'aucun pays n'est désormais à l'abri d'actes terroristes dont les victimes restent invariablement des civils innocents.

Dès lors que la fin de mandat présidentiel américain est proche, afin de maintenir au sein de la population un certain niveau d'angoisse propice à l'obtention çi et là de quelques crédits supplémentaires, il suffit de sortir aux dates anniversaires une vidéo du leader islamiste qui, à en croire la toute dernière, malgré une traque décrite comme minutieuse et implacable, soigne tellement son image qu'il semble rajeunir !.

Il est étonnant que la propagande ne cherche à déstabiliser les partisans de B Laden comme elle fit fréquemment pour S.Hussein, du moins jusqu'à son exécution par pendaison, en affirmant qu'il ne s'agit là que de sosies.

THE SHOW MUST GO ON.

D'autre part, le conflit irakien, n'ayant eu comme seul résutat! que l'assassinat de l'ex-président/dictateur S Hussein, de sa famille et de son entourage sunnite, n'en finit pas de dépecer et de réduire un pays autrefois suffisament développé économiquement et culturellement en une région où vivre devient une gageure journalière et ce dans une indifférence internationale de plus en plus perceptible.

Rappelons que cette guerre dont les mobiles officiels de recherche d'armes de destruction massive relevaient d'un grossier montage de fausses "preuves" encore une fois destinées à convaincre un peuple américain, alors sous le choc des attentats du 11 septembre 2001, de l'urgence d'envahir l'Irak afin d'éviter un cataclysme mondial, aura coûté la vie à un nombre évalué en centaines de mille d'irakiens ainsi que les 3700 soldats américains morts dans ce combat fantôme sans oublier les deux millions de réfugiés irakiens pour la plupart sunnites soumis au nouveau pouvoir démocratique chiite et kurde.

Par ailleurs, même si les attentats terroristes ne sont pas chose nouvelle, il est indéniable que la "croisade" américano-britannique aveugle et vouée à l'échec aura dangereusement fédéré un certain nombre de factions et mouvements aux revendications terroristes et/ou idéologiques en une organisation dont le but avéré est la destruction à plus ou moins longue échéance des valeurs de la civilisation occidentale.

PAX AMERICANA.

L'organisation du monde est basiquement binaire dans ce qu'elle engendre en tous temps des oppositions en blocs hostiles sans oublier que les zones ou régions du globe voient leurs pouvoirs évoluer de manière telle que tôt ou tard ils disparaissent tels des cycles somme toute assez réguliers.

La mentalité et la philosophie des premiers colons venus d'Europe qui s'installèrent sur ce continent en massacrant puis parquant les autochtones qu'étaient les indiens coupables de détenir des richesses minières est toujours aussi vivace aujourd'hui chez les américains lorsqu'il s'agit de résoudre les problèmes par la force plutôt que par la diplomatie ou la force de persuasion liées aux valeurs dont nous, vieux européens !, partageons l'essentiel.

Gageons que Novembre 2008, le mois des prochaines élections US, sera le retour vers une politique plus intellectuellement honnête et soucieuse d'un équilibre dû au respect mesuré des convictions de chacune des nations vivant sur une planète unique et commune.

Lire aussi: Articles dans Archives (Colonne gauche)

-Irak : Au jeu du Pendu. http://infotox.skynetblogs.be/archive/2006/12/28/irak-au-... 

-11septembre... http://infotox.skynetblogs.be/archive/2006/09/01/11-septe...

-Guerre contre le terrorisme. http://infotox.skynetblogs.be/archive/2006/08/31/guerre-c...

 

 

 

 

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08/11/2006

USA : Défaite républicaine.

 

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Victoire démocrate, Démocratie victorieuse?.

En dépit des dégâts considérables causés par une gestion républicaine uniquement centrée sur une hypothétique guerre contre le terrorisme qui accumule les échecs tant en Irak (3000 morts américains, 300000 morts irakiens) qu'en Afghanistan (retour des Talibans), l'administration américaine s'est encore "felicitée" de la condamnation à mort par pendaison! de l'ex président irakien.

Ultime artifice que cette annonce, deux jours avant les élections US, du verdict d'un tribunal (démocratique chiite: cherchez l'erreur!) au détriment de S Hussein coupable d'avoir autorisé en 1982 le procès et l'exécution de 148 villageois en représailles à l'attaque du convoi présidentiel .

Pour rappel ce tribunal, dont Mr G.Bush a souligné l'impartialité, fût mis en place par Mr P Bremer alors administrateur américain de l'Irak et composé de chiites adversaires et avides de revanche vis à vis des sunnites minoritaires au pouvoir sous le régime de S Hussein qui depuis sa destitution est emprisonné dans une prison américaine sur le sol irakien.

Que les témoins à décharge soient anonymes et absents de la salle d'audience ou encore que les "ténors internationaux" du barreau se soient tous désistés d'un procès historique atteste de l'indépendance!de la nouvelle démocratie irakienne.

 

Vérité historique, histoire vraie.

 

Sans le moins du monde vouloir établir une échelle permettant une gradation de l'horreur en attribuant la proportionnalité des peines d'emprisonnement au nombre d'exactions ou de morts causés par les responsables ou les chefs d'états, l'Histoire retiendra que le chiffre des tués irakiens est sans commune mesure plus important en deux ans de "démocratisation" qu'en vingt ans de régime certes contestable car oppressant et dictatorial mais qui ne diffère guère des régimes tolérés iraniens ou saoudiens.

Pour mémoire, rappelons-nous du procès expéditif et de l'exécution sommaire, sur base d'un horrible charnier découvert qui se révéla plus tard n'être qu'une macabre mise en terre de cadavres provenant de différents hopitaux, du couple Ceauscescu dirigeant autocratique de la Roumanie qui après avoir désapprouvé l'invasion par les forces de l'ex Union soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968 a sombré dans le népotisme.

De tous temps, les intérêts politiques ou économiques ont abouti à des décisions impliquant la mort de civils innocents dont le seul tort fût d'appartenir au camp des vaincus.

Qu'il s'agisse des massacres en Algérie française, des bombardements nucléaires au Japon, de la guerre au Vietnam, des émeutes et des répressions envers les kurdes et les arméniens en Turquie ou les disparitions d'individus dans de nombreux pays, rien ne saurait excuser de tels comportements ni tolérer que la justice internationale ne fonctionne qu'en regard des intérêts particuliers de telle ou telle puissance dominante.

Ce n'est pas, comme le souligne le président américain la décision du tribunal irakien qui fera date dans l'Histoire, mais plutôt le retour progressif à une politique qui n'impose pas des valeurs de conception religieuse, philosophique ou politique autoritairement jugées comme universelles en recourant à la seule force militaire.

Sans qu'il ne soit question le moins du monde de terrorisme, l'intransigeante politique américaine actuelle soulève un anti-américanisme primaire et destructeur qui a permis de constituer un front latino-américain hostile opposé à la collaboration avec les USA.

En Europe,les propos restent heureusement plus soucieux de maintenir les échanges commerciaux et l'entente réciproque,conscients de l'alternance inéluctable garante des valeurs démocratiques et de libertés portées par ce pays traumatisé par les attentats du WTC.

 

Conclusion

 

La victoire des démocrates du 7/11/06 permet d'entrevoir la possibilité d'une politique différente plus subtile en évitant de catalyser les ressentis et de propager l'idée que la lutte des idées passe inévitablement par le terrorisme tant sa diffusion actuellement rapide et incontrôlable nous précipite vers un chaos dont personne ne mesure l'ampleur.

Les prochaines élections présidentielles ne se dérouleront que dans deux ans et gageons que bien des événements ou des attentats sur le sol US pourraient voir le jour ou être découvert et manipuler ou infléchir l'opinion américaine.

Aux dires de l'administration américaine actuelle, la troisième guerre mondiale est enclenchée et rien ne permet de considérer que les intérêts réciproques déjà décrits dans d'autres articles d'INFOTOX n'aient fondamentalent changés.

 

La flamme de la liberté a bien du mal à retrouver de l'éclat.

 

 

 

 

 

 

 

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04/11/2006

Russie, le retour.

 

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Russie, le come-back

Ce grand pays que la majorité des américains et des européens estiment revenu au rang de moyenne puissance du fait de l'éclatement de l'Union soviétique et dont la zone d'influence s'est considérablement réduite pourrait très prochainement nous surprendre par une "vitalité" subitement retrouvée.

Tel l'ours blessé, la Russie, après un mouvement de repli destiné à reconcentrer ses forces en affichant dans les années Gorbatchev et encore Ieltsine un profil plutôt conciliant, défend à nouveau des positions notamment en matière énergétique et minière digne d'un pays conscient de sa splendeur retrouvée.

 

Pour l'anecdote, à l'image du jeu d'échecs, rappelons-nous qu'en matière de stratégie, les russes n'ont à recevoir de leçons de personne.

 

Poutine vladimir, Président de la Fédération de Russie sait à merveille jouer la fermeté dans sa gestion des affaires intérieures en n'hésitant pas à écarter toute personne ou groupe susceptibles de compromettre les desseins parfois obscurs du maître du Kremlin.

A titre d'exemple, revenons sur l'arrestation arbitraire de Khodorowski et le procès qui revisitait les plus belles heures du régime totalitaire soviétique et qui permit le "placement" dans un goulag de Sibérie de celui dont les succès économiques trop voyants ont fait craindre à la présidence russe qu'il n'envisage une conquête politique du pouvoir suprême.

 

Profitant habilement de la dialectique américaine quant à la guerre contre le terrorisme, une répression sévère se poursuit en Tchéténie sans que cela ne suscite guère de reportages de la part de la presse internationale et ce n'est pas l'assassinat récent de la journaliste Politkovskaïa qui incitera les agences de presse à envoyer de nouveaux correspondants, d'autant que le sujet ne passionne guère.

Preuve que la Russie joue à présent un rôle de premier plan et qu'une bienveillante méfiance s'installe à nouveau est la remise par le Président français à Mr Poutine de la décoration de Grand Croix dans l'Ordre de la Légion d'Honneur.

 

Europe-Russie, une erreur de stratégie.

L'Europe, dépourvue de Constitution, après une rapide annexion des pays "satellites" de l'ex URSS s'incline résolument vers la Méditerranée en programmant une entrée future de la Turquie.

Après la chute du mur de Berlin, au moment où un rapprochement avec la Russie visant à une intégration eût été possible du fait de l'affaiblissement évident de ce pays, la politique européenne s'est déchirée entre la volonté de chacun de ses états de conserver un maximum d'autonomie de gestion nationale dans un monde globalisé et la manipulation habile des Etats-Unis qui,bien vite, ont compris le danger de voir émerger une entité que l'adhésion de la Russie aurait placé à la tête des super-puissances .

De ce point de vue, le coût économique exorbitant des dernières entrées dans l'Union européenne complété par l'antagonisme religieux et culturel que représentera l'entrée prochaine de la Turquie dont l'appartenance, ô hasard, à l'OTAN,organisme finançé et contrôlé par les USA achèvera l'impossibilité de gouverner efficacement ce puzzle d'états.

 

Conclusion

 

Une fois encore, l'absence d'une vision ambitieuse d'avenir a réussi à maintenir l'Europe au rang de puissance moyenne permettant au reste du monde dans lequel la Russie retrouvera, avec l'accord tacite des autres "maîtres du monde", un rang que nous aurions pu partager en sa compagnie au même titre que nous avions en commun avec ce pays un ensemble non négligeable de valeurs historiques et politiques sans oublier d'anciens liens familiaux bien plus évidents que ceux qui nous relient à la Turquie.

Il est peu probable qu'une telle opportunité ne se représente jamais.

 

 

 

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31/10/2006

Elections US: Qui a peur d'Halloween?

Dialectique républicaine

 

Le thème principal de la campagne républicaine sera sans conteste une réactivation des sujets favoris de l'administration Bush concernant les dangers de menaces terroristes et l'indispensable recours à la guerre contre les réseaux censés abrités ces ennemis de la liberté.

Au cas où des sondages quelque peu défavorables seraient publiés,on peut donc s'attendre à de nouveaux communiqués menaçants de la part de Bin Laden et autres mollahs ou encore à des alertes aux complots visant des sites industriels, nucléaires ou plus simplement aéro-portuaires.

En se présentant comme les seuls garants de l'inviolabilité territoriale américaine,les républicains, au mépris de la stabilité internationale, espèrent entretenir un sentiment de patriotisme suffisant destiné à assurer leur victoire.

Bien évidemment, ce raisonnement exclusivement électoraliste aura, tel un boomerang, des effets néfastes pour les USA dans un laps de temps imprévisible mais d'ici là, les élections auront eu lieu!.

 

Terrorisme,un allié de fait

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l'intérêt bien compris des réseaux terroristes est dans un maintien de la politique américaine actuelle.

En effet, le recrutement de nombreux guerriers de "Dieu" est bien plus facile à effectuer en temps de guerre et de montée des antagonismes en catalysant les frustrations réelles ou supposées les plus diverses.

N'oublions que les financements gigantesques consentis s'obtiennent de part et d'autres sans trop de difficultés tant la cause est juste!

Un autre point commun réside dans le fait que cela permet aux régimes autoritaires de contrôler des populations précarisées et qui risqueraient de se montrer quelque peu revendicatrices envers ces régimes alors que pour les différents lobbies militaro-industriels cette guerre tous azimuts assurent un revenu non négligeable qui induit un effet positif sur l'économie américaine, soutien indispensable de l'économie mondiale.

 

Dialectique démocrate

 

Celle-ci brille, à tout le moins, par son extrême discrétion.

Historiquement ils restent plutôt opposés au déclenchement de cette guerre mais de peur de se voir taxer d'anti-patriotes et/ou suspectés d'un manque de respect pour le sang versé par tous ces "boys" envoyés sur des fronts aussi mouvants qu'étendus dans lesquels l'impossibilité de l'identification claire d'un ennemi les conduisent soit à des méprises sur une population innocente soit à subir des attentats au cours desquels bon nombre d'entre eux se retrouvent soit gravement blessés soit tués.

 

Conclusion provisoire

 

Au fur et à mesure que se déroulera la campagne US, il est à espérer que de nouveaux thèmes permettront aux américains de choisir des hommes et des femmes des deux camps porteurs de valeurs de liberté plus en accord avec l'idéal démocratique autrefois admiré avant que la majorité des citoyens de ce monde ne sombre dans un anti-américanisme de très mauvais aloi.

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