15/05/2015

Malheur aux adeptes de marchands de bonheur.

Manipulations,Psychiatrie,Sectes,Médicaments,Mental.

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A votre bonne santé...

Si l'on veut bien considérer qu"hormis les cas pathologiques sérieux avérés et dont le diagnostic ou la prise en charge médicale est indispensable et vitale, une quantité de "nouveaux malades" dont la proportion croissante pour ne pas dire exponentielle qui se dit victime de troubles psychologiques apparemment liés à la remise en cause de soi, de la quête d'un sens à donner à sa vie et autres introspections déstabilisantes et qui, pour quelques psychologues, psychiatres plus ou moins sérieux sont source, à peu de risques, de rentes substantielles.
Bien pires sont les préceptes de la presque totalité des gourous, véritables sorciers des temps modernes au sein de nos sociétés dites développées qui, eux à la différence des praticiens diplômés précédemment cités, sont dangereusement nuisibles pour ces personnes en souffrance ou qui, à tout le moins, si, plus que probablement, elles ne l'étaient pas à l'entrée du "traitement", elles le seront assurément tout le long de celui-ci car, bien entendu, ces gourous, exorciseurs, marabouts... n'ont strictement aucun intérêt financier à stopper leurs "bons soins"!.

Le parallèle entre les deux approches, scientifiques ou non, est que le patient-client devient rapidement dépendant, accroc aux petites pilules de toutes les couleurs d'un côté et manipulations, régimes et ordres des autres jusqu'à s'y perdre au point que, même si l'entourage, pour autant qu'il puisse maintenir le contact, tout retour à la normale, à la "guérison" et donc à un sevrage pénible mais salutaire est, dans la plupart des cas, que beaucoup ont malheureusement à connaître, totalement illusoire voire impossible tant la personne totalement soumise, elle même, s'y refusera.

Pour finir, on notera que d'une part, le coût de ces médications, hospitalisations, consultations et suivi thérapeutiques sont largement atténués par une importante prise en charge assurantielle et/ou mutualiste et que d'autre part, une fois l'accoutumance plutôt rapide obtenue, la personne a de moins en moins l'envie ou la possibilité de s'en détacher d'autant qu'à de fortes doses, l'autonomie, la réflexion semble largement affectée.
Parfois, à tort ou à raison, la peur de "retomber" en dépression (alors qu'en fait, il/elle vit, sous médicament), lui fait préférer le supposé confort d'une prise en charge continue jusqu'à la mort.

Une question, un souci, une pilule!.

Qui vu l'explosion des cas, dans sa famille, son entourage, ne connait un(e) ado, un(e) adulte qui,
à la suite d'un banal coup de déprime aux explications pourtant rationnelles (rupture, échec scolaire, soucis de couple, au travail...) se rend, souvent sur les bons conseils non avisés d'un(e) ami(e) chez un médecin au mieux, chez un charlatan au pire?.
Plus personne ne s'étonne de ce que toute question posée à un praticien et ce pour tout souci, lui ouvre la voie à une prescription de médicaments renouvelables et interchangeables à souhait avec, pour quelques cas progressivement plus atteints, la prise en charge clinique, séjour en hôpital psychiatrique pour les plus malchanceux.
Alors que dire, redouter pour ceux, celles qui confient leurs corps et santé à des manipulateurs détenteurs de la Vérité et dotés de pouvoirs surnaturels visiblement très actifs sur votre portefeuille mais aussi, les cas sont nombreux, sur l'intégrité physique (attouchements, viols) de leurs clientes.
De plus, l'engouement pour les "philosophies New-Age" qui, pour la plupart ne sont que d'authentiques niaiseries centrées sur la supposée dépendance à une société de consommation abrutissante qui sur Facebook notamment font florès et dont les partages copier-coller de profils en profils tendent à les rendre crédibles et curatives permet aux auteurs-prescripteurs de ces théories simplistes, compréhensibles par tous et toutes en ce sens que, comme pour les horoscopes ou les dictons populaires du style "après la pluie, le beau temps", il y aura toujours parmi les descriptions de symptômes vous identifiant comme potentiels malades l'un ou l'autre dont vous vous direz atteint tant la banalité de la généralisation est patente.
Et pourtant, en période de faiblesse affective et/ou morale, beaucoup, y compris les plus instruit(e)s s'y laisseront prendre.
L'inconvénient majeur de ces charlatanismes est, outre le coût et l'inefficacité à mettre en parallèle avec nombre de régimes minceur dont seul le portefeuille voit la différence, c'est que dans ce cas-ci, ce n'est pas seulement le physique qui trinque mais bien le psychique jusqu'au risque de suicide toujours possible.

Sociétés responsables

Peut-être faut-il voir dans ces regrettables succès de la plupart des théories fumantes qui circulent tant sur Internet que, parfois, invitées dans des débats télévisés, les effets pervers induits par nos sociétés développées, riches qui, à l'inverse d'autres nettement plus pénibles à vivre et dans lesquelles, le temps et l'argent manquent pour s'adonner à ce genre d'inepties d'autant qu'en plus, le besoin ne s'en fait nullement sentir, offrent, au contraire, le loisir de perdre temps et argent dans une recherche d'un soi perdu, faute d'oser s'avouer ses propres faiblesses, les analyser objectivement pour pouvoir les comprendre et surtout les assumer afin de les affronter jusqu'à les vaincre.
Ce qui, pour autant que l'on soit sincère avec soi-même et non dans l'apparence (selfie) actuelle occidentale ne nécessitera aucun recours, aucune dépendance à qui ou quoi que ce soit.
Précision toujours utile pour quelques lecteurs, ce qui est ici mis en cause est la manipulation par certains des faiblesses d'autrui et non la tentation de suivre, un peu par effet de mode, l'une ou l'autre séance de type yoga ou de s'inspirer de quelques idées Feng Shui..., pour autant que ceci reste mesuré et avec un détachement relatif comme il peut l'être pour la consultation des horoscopes.
Mens sana, corpore sano!.

Qui n'a vu, surtout sur les "murs" des réseaux sociaux devenus les principaux vecteurs de ces maximes simplistes, l'étalage mercantile de ces multiples principes de pseudo philosophie à bon marché qui, comme la plupart du temps, ne sont ni gratuites, ce qui en soi ne serait qu'anecdotique pour des personnes psychiquement et affectivement "solide" qui, par curiosité intellectuelle, s'y intéresseraient ni, et c'est ici que cela ne fait plus vraiment sourire, exemptes de danger souvent addictif, parfois vital, pour des individus qui, contrairement aux premières citées, sont justement en mal d'assumer un moment précis ou une période de leur vie voire progressivement convaincues de ne plus en être capables!.

Ils sont des centaines voire bien plus si l'on y englobe les gourous, marabouts, psychothérapeutes, sorciers, diseuses de bonne aventure et autres guérisseurs aux potions aussi étranges que leurs théories basées sur un enseignement primaire au sens propre!.

Quelques exemples... en vrac!:

- Les accords Toltèques
C’est l’histoire d’un livre devenu culte. Quatre règles de vie à appliquer pour une promesse « de liberté, de bonheur et d’amour ». Philosophie à bon marché ou méthode efficace pour mieux se connaître et s’aimer?.

- Méthode Ho' Oponopono
Ho’oponopono est issu d’une très ancienne tradition Hawaïenne qui s’est transmise oralement de génération en génération. Cet « art » de vivre, cette philosophie se pratiquait pour aider à rétablir la paix en soi mais également pour rétablir la paix au sein d’une communauté, d’une famille quand survenaient des problèmes relationnels ou des enjeux importants. Il permettait d’apporter l’apaisement et la réconciliation et en rétablissant l’équilibre par la médiation et le pardon mutuel.

La pratique de Ho’oponopono consistait à se réunir sous la conduite d’un guide, d’un prêtre ou simplement d’une personne désignée par le groupe et le problème était exposé. Au cours de cette  réunion, les discussions étaient entrecoupées par des temps de silence et des moments de prière. Au bout de quelques heures, voire de plusieurs jours, quand chacun avait reconnu sa propre responsabilité dans la situation présente, venait le temps du pardon et du repentir et c’est ainsi que chacun se libérait et retrouvait la paix.

- Gourous, sorciers, guérisseurs...

Contrairement aux deux précédents exemples de "bisounourseries" sans (trop) de dangers, il suffit, à défaut d'en avoir été victime, soi-même ou une personne de son entourage, de lire les expériences destructrices vécues par quantité de personnes relatées sur Internet, dans les journaux et plus rarement, souvent en raison de la honte des victimes ou de la fuite des escrocs, dans les comptes rendus de procès de justice.
A titre de documentation, p
armi les alertes et mises en garde qui, toutes, relatent des faits gravissimes de manipulations, d'escroqueries qui conduisent à la mort en passant par d'horribles souffrances, voici ce que publiait en 2011 le site Sciences et Avenir.  Cliquez  ICI

Et tant d'autres exemples de manipulations tant individuelles que collectives qui, au travers des différents circuits de propagandes pseudo-scientifiques, causent bien plus de dégâts que l'anonymat ou la relative détresse et solitude des victimes ne permet pas de comptabiliser sans quoi les alertes voire les mises en cause, la recherche des responsabilités au travers de procès, eux aussi, médiatisés s'avèreraient utiles en matière de prévention face à nombre d'escroqueries de ces marchands de bonheur.

Autre article sur ce thème qui s'attache plus aux dérives "sexe et argent" commises par plusieurs de ces gourous et dont le titre est: Peace and Love, c'est "so" fric!. Cliquez  ICI

Article sélectionné par le site AGORAVOX
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15/04/2015

Liberté d'expression: une voix en extinction.

Liberté d'expression, Censure, Société, Débats, Religions, Politique .

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Face au pouvoir croissant des réseaux sociaux ouverts à tous et libres, on voit poindre une volonté de censure, de récupération tant des médias traditionnels quelque peu dépassés par ces nouveaux modes de communication instantanée et gratuite qui constatent l'impact financier et d'audience que ceux-ci représentent jusqu'à mettre en péril leur modèle économique.
Alors, sous prétexte de mettre fin à ce qu'ils estiment n'être que de la désinformation incontrôlable, de manque d'objectivité et d'impartialité dont ils se disent, sans ironie aucune et malgré leurs évidentes propres erreurs et/ou pamphlets idéologiquement connotés, les seuls garants envers une population qu'ils considèrent, à l'instar du personnel politique, comme incapables de se forger une opinion éclairée, intelligente et objective.

En effet, le couple médias-politiciens qui, partout et toujours clame son attachement à la liberté d'expression, au débat utile et ouvert, ne se prive pas de mettre sérieusement en doute la capacité intellectuelle globale des citoyens qu'ils soient sur-diplômés ou non d'émettre un avis sans que celui-ci n'ait d'abord fait l'objet d'une manipulation, pardon une information préalablement orientée vers le résultat attendu par un des membres de ce "couple".

Il n'est qu'à entendre les propos répétés, avant élections, de la volonté de recourir régulièrement aux référendums ouverts aux questions diverses de société tranchés par la volonté du peuple souverain.
Une fois les élections passées, les "élites" se réfugient dans les excuses récurrentes pour soit, ne pas en organiser car les citoyens (c'est bien connu) sont incapables de répondre à une question  tant ils n'en comprendront pas la portée, soit si, par extraordinaire, un référendum est malgré tout organisé mais que la réponse du peuple ne correspond pas à la réponse politicienne attendue, on en refera un autre jusqu'à si, à nouveau, la réponse ne convient, à en ignorer le résultat et à décider que pour le bien de tous, on fera comme l'élite politico-médiatique avait décidé!.

A se demander si, au vu d'un tel mépris, ce microcosme ne s'estime pas intouchable et que, décidément, ceux-celles qui, parmi la population exerce des responsabilités financières, économiques, sociales tant ils sont bardés de diplômes dont quantité de ces décideurs de bonne morale médiatico-politique sont, eux, dépourvus ne sont que de bons contribuables auxquels le droit de vote est le seul dont ils peuvent se prévaloir.

Terrorisme et Libertés

En définitive, les actes récents de terrorisme leur offrent une occasion unique dont ils vont, comme l'avait déjà fait G.W Bush et son administration, se saisir et utiliser l'impact de ces attentats tragiques, non pour se poser la question de leurs responsabilités passées en matière d'ingérence "démocratique" extérieure voire en aveuglement coupable envers une montée communautaire, religieuse extrémiste à laquelle, par peur de violences sur personnes, émeutes et dégradations des biens, les différents gouvernements ont offert, avec quelquefois l'assentiment ou au minimum, le refus d'analyse objective car possiblement affublée des habituelles définitions de racisme, de xénophobie ou, pire, d'anti-musulman car, ici aussi, il faut bien souligner que même en se refusant à tout amalgame, on cherche encore malgré les aménagements cultuels, vestimentaires, sexuels, alimentaires dans les lieux publics, écoles, prisons concédés à une seule communauté, les attentats terroristes nationaux voire internationaux au nom des juifs, des chrétiens, des bouddhistes et autres sectes!.

A partir du moment où par lâcheté coupable et irresponsabilité chronique, on se refuse à analyser les causes, on ne se donne aucune chance d'en maîtriser les conséquences.
Et c'est ainsi, que le leitmotiv actuel est de contrôler, sanctionner, fermer des sites internet alors même que ceux-ci pouvaient fournir des renseignements précieux aux enquêteurs qui en récoltent de nombreux et très probants éléments concernant les projets d'actes terroristes voire ceux qui risquent de les commettre et aussi ceux qui les incitent à les commettre.
Gageons que lorsque les sources bien visibles seront taries faute d'accessibilité et que, par ailleurs, rien ne sera fait comme cela est le cas depuis trop longtemps et pour les mauvaises raisons décrites plus haut, pour sanctionner tout prédicateur auto-proclamé qui "officie" discrètement en divers lieux et auprès d'une communauté de plus en plus réceptive, la multiplication des troubles liés à des attentats aveugles, meurtriers se produira d'autant plus facilement que nos "responsables" auront eu à coeur de se priver de moyens supplémentaires...au nom de la liberté d'expression!.

Mai 68 et Zemmour

Avec tout le talent de polémiste d'un E Zemmour que chacun qui dispose d'un minimum de tolérance pour la liberté d'expression et le débat d'idées forcément contraires qui, constatons-le, ne pose problème qu'à ceux, essentiellement politiciens de gauche ou "apparentés" comme le journaliste A. Caron à l'image médiatique elle-même à la limite de la caricature tant avec J.L Mélenchon, ils n'ont que mépris et clichés envers les idées voire l'individu qui, à l'instar des Zemmour et globalement toute personne quelque soit sa fonction ou occupation professionnelle, artistique a le malheur d'être étiquetée à droite de l'échiquier politique.

Néanmoins, si la conclusion de délitement général des valeurs sociétales d' E. Zemmour est pertinente tout en regrettant certaines de ses diatribes à tendances rétrogrades, passéistes en matière d'égalité des droits homme-femme et/ou attitudes franchement ringardes, il n'est probablement  pas correct d'en attribuer la responsabilité au choc culturel initié par Mai 68.
En effet, historiquement, ces troubles ont réussi à bousculer un ordre établi à l'autorité verticale, militaire qui réduisait la population à un rôle somme toute plutôt passif et en toute obéissance, vénération du pouvoir suprême due au vainqueur de la deuxième guerre mondiale...plus de vingt ans passés!.

Certes, les valeurs véhiculées en Mai 68 ne sont ni toutes égales en qualité, en pertinence et certaines d'entre elles pour ne pas dire toutes furent, avec le temps, récupérées, recyclées en fonction des gouvernants successifs qui surent n'en retirer que ce qui pouvait leur servir électoralement.
La censure insidieuse, progressive, essentiellement en défaveur de la gent féminine se fait dans la plus totale hypocrisie d'une société bien trop préoccupée à tenter de maintenir un semblant de cohésion quitte à préférer se voiler la face en s'accommodant du port du voile voire de la burqa mais s'offusquer devant des seins nus à la plage, quelques jupes trop courtes ou charmants décolletés que des yeux de mâles complexés et/ou idéologisés considèrent à présent comme offensants en contraignant ces femmes qui en 68 avaient pensé être libres d'expression et de choix à fermement aller se rhabiller!.
La pression pour ne pas la dérive doctrinaire est telle que des réseaux sociaux interdisent tous seins nus, y compris artistiquement reconnus, que de plus en plus de médias, magazines et journaux évitent ou s'alignent sur cette censure sous le doux prétexte de ne plus soutenir le sexisme alors que ce n'est qu'une tentative réussie de replacer la femme en état d'infériorité de dépendance de l'homme, en respect des dieux, seul autorisé à définir les tenues vestimentaires de cet être inférieur!.

La vraie dilution des valeurs ne serait-elle pas plutôt d'origine géo-politique et concomitante au déclin de l'Occident qui confronté intérieurement à des revendications religieuses, musulmanes, qu'hypocritement et pour ne pas stigmatiser, ces dirigeants occidentaux ont voulu qualifier de communautaire sauf qu'aucune autre communauté ni religion ne revendique quoique ce soit hormis le respect pour tous des lois républicaines, démocratiques.
Sur le plan international, conscient de la perte pourtant inexorable de sa puissance, de son rayonnement, il a malheureusement choisi, comme historiquement les puissances occidentales l'ont toujours fait, de renverser les régimes hostiles ou entre-temps devenus réfractaires à ne demeurer que de "gentils" partenaires commerciaux, fournisseurs à bon prix de services et autres matières premières.
La différence avec le passé fut que la mondialisation avait, depuis peu, transformé la diffusion des informations, que les réseaux sociaux rendaient ce vaste monde et ce qui s'y passait, vérités comme contre-vérités ou mensonges, aussi petit qu'un village de campagne.

La propagation des informations, des slogans, appels à l'insurrection, à la résistance a modifié le paysage géo-politique et, malheureusement, contrairement à ce que l'intelligence humaine aurait pu supposer, a redonner vigueur et rayonnement à des valeurs religieuses, une fois encore principalement musulmane, islamiste et par extension néfaste à son bras armé qu'est le terrorisme jihadiste.
Et que ceux, bisounours ou adeptes de la Pensée unique, militants de l'aveuglement coupable, irresponsable dont le seul discours est d'utiliser les mots: amalgame, fustiger, xénophobe, raciste, tentent de trouver, dans ce siècle!!, quelques terroristes de masse de croyance chrétienne, juive, bouddhiste adeptes de la décapitation ou de l'explosion aveugle et lâche en public...

On retrouve cette propension à décréter ce qui est bon ou non à dire, à écrire au fil des forums de sites dits d'information dont quelques modérateurs sanctionnent tout commentaire, fut-il correctement écrit et suffisamment argumenté mais par trop critique envers les assertions d'un auteur fidèle à l'orientation politique du média en question.
Ce qui, au bout de compte, rendent ces sites inintéressants et annihilent toute confrontation d'idées utiles au débat sauf à se complaire dans une suite de courtes approbations plus ou moins bien orthographiées.

Les religions, offenses à l'intelligence

Parmi les nombreuses censures, les religions en sont non seulement les plus anciennes mais certainement les plus virulentes.
Ce qui au départ, n'étaient que rumeurs, histoires dignes des meilleurs sorciers et magiciens face à des populations peu instruites prêtes à croire à n'importe quel "miracle" qui justifiait sacrifices, célébrations et honneurs envers celui qui avait réussi à asseoir une certaine autorité, est devenu, au fil des temps, vérité révélée, incontestable sous peine de châtiments corporels plus ou moins sévères, d'excommunication, spoliation de biens et soumission des individus.
Avec l'évolution des mentalités, de l'éducation, des moeurs et de l'interconnexion des peuples les rendant moins naïfs, ces comportements autoritaires, souvent déviants, auraient dû considérablement régressé et les actualités récentes prouvent malheureusement qu'il n'en est rien.

Hormis dans les lieux respectifs des cultes voire d'écoles confessionnelles, ne serait-il pas temps de se poser la question de la pertinence des cours de religions au sein d'écoles publiques.
En quoi, contrairement à toutes les autres matières enseignées, les religions, de plus divisées, réservées aux adeptes, croyants en herbe sont-elles, autrement que replacées dans les cours d'histoire au titre d'épisodes de conquêtes de pouvoir, de territoires à coloniser et de populations à convertir aux diktats religieux des envahisseurs sous peine de massacre en cas de rébellion, de refus d'honorer ces nouveaux dieux... et surtout leurs "missionnaires"!.
Au lieu de cela, nos élus, face à la montée des violences et de l'extrémisme religieux essentiellement musulman même si d'autres croyances ont été ou, un jour, en seront les titulaires, prônent non pas une remise en cause, c'est à dire à sa juste place, des religions en les privant de cette visibilité prosélyte qui les rend publiquement visibles et incontournables jusqu'à reprendre le pouvoir d'aménager les lois dites laïques en fonction de leurs préférences, dogmes, coutumes exclusivement cultuelles.
Ceci n'est rien d'autre qu'une intrusion inadmissible de croyances qui divisent une société aux motifs d'appartenance communautaire et donc antagoniste d'où les affrontements croissants...

Loi "Renseignement": Liberté surveillée sur Internet

Malgré sa relative jeunesse, l'existence de l'espace de libertés d'expressions multiples est, elle aussi, en voie d'extinction.
Ce qui, jusqu'il y a peu, était considéré tant par les médias que par les politiciens comme un outil de diffusion d'informations, de slogans, de messages idéologiques servant soit leurs intérêts commerciaux, soit leurs intérêts personnels et/ou particratiques finissait par devenir un puissant contre-pouvoir citoyen qui, abstraction faite des insultes et grossièretés habituelles, tendait à affaiblir par la controverse, la mise en doute des messages d'autorité de ceux qui se disent "élites".
Aussi, profitant opportunément de la menace terroriste (générée par qui?!. Article à lire: Islamisme, la nouvelle croisade occidentale. Lien direct: Cliquez  ICI), nos dirigeants démocratiques soutenus par la plupart des médias eux-mêmes quelquefois dépassés, mis en danger par la parole libre citoyenne, en sont venus à la décision, pour le bien du peuple, bien sûr!, à instaurer un filtrage décrit comme réservé aux terroristes, à croire qu'en tête de leurs profils blogs, sites, Facebook et Twitter, ceux-ci, par civisme, vont afficher leur appartenance à telle ou telle mouvance jihadiste.
Chacun sait ou devrait savoir que ces mesures couvertes par le Secret Défense ne sont ni plus ni moins que la fin de la dernière liberté d'expression qui, comparaison n'est pas raison, nous rapproche quelque peu mais en plus sournois de ces régimes honnis que sont les théocraties, les dictatures.
D'autant qu' à l'instar de fraudes exercées dans d'autres domaines, ceux qui échapperont aux contrôles et sanctions seront ceux-là mêmes censés être détectés et stoppés... qui, eux, sont depuis longtemps adeptes de circuits parallèles nettement plus difficiles à observer.
Resteront détectables, comme toujours, ces pauvres hères qui s'émeuvent du "contrôle et intrusion" dans leur vie privée d'un Facebook alors qu'ils sont, eux, les premiers à y afficher tous leurs états d'âme, leurs amours et photos de vacances... et qui, à l'occasion d'un saut d'humeur auront la bêtise d'approuver une action terroriste anti-occidentale.
Quelques-uns, parmi les médias, ont bien tenté de nous mettre en garde contre les dérives possibles que cette surveillance "légale" individuelle engendrait en cas d'accession au pouvoir de partis extrémistes et de faire référence (justifiée ou non) au FN.
A ceux-ci, on notera ironiquement que les seules écoutes organisées par l'Elysée l'ont été à l'initiative de François Ier autrement dénommé Mitterrand qui se faisait plaisir à espionner les conversations privées de dangereux terroristes comme p.ex Carole Bouquet, Charles Pasqua, Edwy Plenel...
L'autre scandale des écoutes élyséennes est à l'initiative de François II aussi nommé Hollande qui est obsédé par son prédécesseur et successeur possible (sans commentaires!) Nicolas Sarkozy au point de l'avoir mis, lui et ses correspondants avocats et ami(e)s sur surveillance aussi assidue qu'anormalement longue et tout ceci aux frais de l'Etat-citoyens!.
Alors, vous comprenez que la tentation d'utiliser la peur d'un terrorisme qui ne frappe plus le lointain extérieur (dont on se moque gentiment) mais nos pays démocratiques et qui rend possible une couverture, enfin, légale d'écoutes généralisées, orientées politiquement si besoin, est, aux yeux d'un pouvoir quel qu'il soit, une occasion à ne pas laisser passer.

Conclusion

Vive la société bridée, privée du droit irréfragable au débat, débarrassée des quelques esprits encore libres, contestataires et polémistes facilement détectables qui deviendront les porte-drapeaux expiatoires du droit unique et intangible du "politiquement correct" associé à la "pensée unique" de bon aloi que, seul, le pouvoir dans sa grande sagesse saura garantir.
S'ouvre enfin la voie à l'idéologique univoque et mondialisée vouée à une vie sociétale, citoyenne dans le recueillement perpétuel, la fraternité communautarisée nettement plus facile à cadrer, manipuler tant médiatiquement qu'électoralement...


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15/03/2015

La fin du mirage européen

Europe,Euro,France,Allemagne,Zone euro.

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Au fait, c'est quoi: Etre européen?.

Les idéologues et politiciens pro-européens, pour justifier la construction et la poursuite de l'intégration européenne, nous parlent, larme à l'oeil, d'un sentiment européen supra-national comme d'une appartenance à une seule nation bien plus identifiable que les seuls contours d'une région faite de populations censés partagés les mêmes aspirations aux valeurs essentielles des droits et devoirs tant individuels que collectifs.
Et avec toute la force de conviction politicienne que nos "élites" savent déployer, surtout si cela peut servir les financements attachés au poids de leur idéologie particratique voire leurs intérêts personnels, ces derniers mettent en avant les arguments, à leurs yeux, uniquement dûs à la construction européenne en termes de protection des citoyens face aux guerres nationalistes qui, jusqu'alors minaient ce continent sans oublier la sauvegarde du niveau de vie issue de l'instauration de la monnaie unique: l'euro.
A force de répéter à l'envi médiatique ces évidences simples, simplistes, les fonctionnaires-politiciens ont réussi à convaincre la majorité des concitoyens plus ou moins indifférents à la chose politique surtout si l'on veut bien se restreindre à ne plus trop réfléchir et à se satisfaire de ce que nous livrent les médias.

Jeu de la vérité et du mensonge

Comme très souvent, l'habileté politique se mesure à la capacité d'énoncer des conclusions fausses à partir de réalités vraies...et vice-versa!.
Revenons sur l'argument premier qui voudrait que le continent européen n'est garant de paix que depuis que nos dirigeants nationaux respectifs ont pris la sage décision de construire courageusement cet espace unique.
C'est oublier un peu vite que, suite à la deuxième guerre mondiale 1940-45, l'Allemagne, principal belligérant fut, à sa défaite face à la coalition mondiale, anéantie, ruinée, divisée et dominée tant économiquement que financièrement et politiquement par les deux blocs qualifiés d'Ouest et d'Est qui, tous deux, avaient intérêt à contenir ces demi-pays afin qu'il ne puisse plus venir troubler leur propre développement hégémonique en partage d'un monde bipolaire.

Par conséquent, parler de la lente mais nécessaire construction européenne pour la paix en omettant de préciser que l'Allemagne n'est réunifiée et à nouveau puissante que depuis la chute du mur de Berlin en... ou que l'ex bloc de l'Est a depuis explosé en reformatant tout l'équilibre des forces en présence est déjà une première falsification.
La deuxième qui découle de la précédente est d'entendre le discours selon lequel depuis la seconde guerre mondiale, il n'y a plus eu, grâce à l'union européenne, de conflits entre les états
qui la composent.
A ceci près que depuis lors, il n'y a pas eu non plus de guerres entre d'autres puissances comme les USA et le Japon ou la Chine et la Russie...et pourtant la réunification européenne n'y est pas présente!.
Ou passer sous silence les guerres de l'ex-Yougoslavie ou les tensions nouvelles en Ukraine créées par le suivisme européen dans les sanctions à l'encontre de la Russie.

D'ailleurs, exception faite pour les USA qui ne peuvent, ex cow-boys, s'empêcher de voir des indiens partout et surtout comme à l'époque, lorsque la disproportion de leur puissance de feu est telle (y compris en inventant des armes de destruction massive pour certains) que la victoire, avec peu ou beaucoup de pertes civiles pendant mais surtout après la fin de la récréation militaire, est assurée.
A noter que si l'adversaire risque de poser trop de difficultés militaires ou politiques, les USA peuvent se satisfaire d'une déstabilisation instrumentalisée par des sanctions économico-financières et/ou logistiques qui, toujours au péril d'une partie de la population, provoquera enlisement et troubles civils bien difficiles à contenir (Syrie, Ukraine).

Après cette parenthèse, revenons à l'Europe, ce continent de paix, de prospérité et de joie depuis que la volonté protectrice des politiciens s'y emploie...sauf que si on se demande quel continent a encore connu des guerres régionales (autres que celles visées dans le paragraphe précédent), on en vient à se dire que les morts d'Irlande du Nord confrontée à l'Angleterre lors de ses aspirations à l'indépendance n'ont guère émus ses partenaires européens pas plus, d'ailleurs' que l'invasion, l'occupation militaire de Chypre (membre ONU, Union européenne) par la Turquie qui, de facto, a coupé cet île en deux, avec un mur en prime depuis 1974, ou plus récemment, la guerre en Yougoslavie qui a vu ses partenaires, frères européens non seulement dérouler un tapis...de bombes mais aussi, et sans que cela ne choque, ici non plus comme dans les exemples précédents, nos bisounours occidentaux comme ils le sont à l'égard de la Crimée (Ukraine), attenter à la sacro-sainte inviolabilité territoriale en élevant au rang d'états reconnus ce qui n'était que des régions d'un pays souverain.
Et pourtant, ne clame t'on pas l'union européenne est seule garante de la paix?!.

Euro-Mark

Même si les marchés économiques et financiers internationaux n'ont pas eu besoin de l'unification européenne pour parachever une mondialisation qu'à tort, certains (dans leur intérêt idéologique) veulent présenter comme récente alors qu'elle remonte au temps des conquêtes maritimes et de leurs échanges commerciaux, il faut donc bien reconnaître que le monde économico-financier en a profité, jusqu'à la crise de 2008, pour minimiser les risques de pertes de change et maximaliser les profits surtout pour l'industrie allemande (le retour...!) qui ne jure que par un euro-mark fort au grand dam des autres, parait-il, puissances européennes.

Et, comme souvent, les citoyens ont à vivre avec les promesses, les errements des uns, la gabegie de ceux qui pour tenter de revenir à plus de contrôle budgétaire préfèreront toujours augmenter la pression fiscale et la rage taxatoire sur les individus et sociétés privées bien visibles, facile à réprimer que soit réduire leurs propres budgets régionaux, locaux, nationaux, européens (excusez du peu), soit s'attaquer aux sommes considérables et elles illégales car le "fruit" non pas du travail ou de risques pris en placements financiers mais bien de trafics divers et très lucratifs car faiblement ou apparemment difficilement combattus et réprimés.
Et pourtant, en matière d'affichage de réussite sociale aussi visible que rapide, on se doit de remarquer qu'il n'y a rarement le moindre doute sur la provenance de ces fortunes blanchies et même aveuglantes tant elles sont surprenantes!.
Bien évidemment, il y a moins de risques de représailles personnelles ou de troubles sociaux pour les administrations à taxer, poursuivre des citoyens travailleurs salariés et indépendants qui, quelquefois par nécessité de survie pour leur petite entreprise auraient franchi la ligne blanche (pas celle de l'intouchable drogue) que d'entamer une traque sans merci de ceux, armés et violents qui s'enrichissent sur le dos de citoyens dans des quartiers laissés à l'abandon.
Comme en toutes choses, donner à tout le monde des leçons de morale, de bonne conduite quand l'actualité regorge de faits démontrant qu'au minimum le deux poids deux mesures est de rigueur et que, pire encore, le conseilleur n'est jamais le payeur mais bien plus l'encaisseur finit par en décourager le plus grand nombre qui, dès lors, se satisfait égoïstement de sa condition.

Paradoxe franco-français qui semble n'étonner que fort peu d'experts que ce discours, certes anti FN, qui veut que la sortie programmée de l'euro prônée par ce parti serait folie et dévaluerait le "nouveau" franc de 30% (estimation non vérifiée) face à l'euro-mark.
Et d'ajouter, pour ajouter aux peurs, que la catastrophe viserait surtout les citoyens les plus faibles tant leur pouvoir d'achat, leur niveau de vie serait impacté et on agitait presque les images de gens réduits à faire la manche le long de files interminables...
Sauf que ce discours était, l'auraient-ils oublié, tenu lorsque la valeur de l'euro oscillait entre 1,30 et 1,40 et qu'à présent, l'euro se dirige vers une parité avec le dollar... soit 30% de baisse!.

Mais, ô surprise, ces mêmes politiciens tant préoccupés du bien des "petites gens" et de ce qu'ils ne se laissent convaincre par des thèses imbéciles du FN en matière financière se félicitent à présent de cette chute brutale et si rapide qui permet, sans qu'aucune mesure d'austérité responsable n'ait dû être prise, à l'économie des pays faibles de la zone euro de profiter de cette dévaluation qui n'ose dire son nom.

Moteur franco-allemand en panne

N'y a t'il pas quelque chose de méprisant dans le discours de certains qui résument l'Europe au moteur franco-allemand, certes puissant voire indispensable mais qui, dans l'hypothèse ou la volonté est de maintenir une cohésion communautaire représentée par chacun des pays qui la composent, cette mise en avant systématique d'un duo "über alles" fragilise le sentiment pour tous les autres d'appartenir à une vraie zone politico-économique soucieuse du bien-être social de chacun de ses concitoyens.

D'autant que ce moteur, au fil des élections, changements de coalitions a du mal à fonctionner correctement ou alors ne tourne t'il qu'au ralenti et à l'arrêt!.
Soulignons, à ce propos, la difficulté pour le soi-disant partenaire allemand, de s'entendre reprocher continuellement d'être la cause des difficultés traversées par la France, certes coutumière à se défausser de ses propres carences tant sur l'Allemagne, que sur l'Europe voire maintenant la Chine après avoir d'abord clivé sa propre population en bons citoyens fortement taxés et mauvais français exilés suite à des mesures fiscales historiques et assez démentielles.

Conclusion

Le discours politique voudrait qu'hors de la zone euro, point de salut pour les, parait-il, puissances européennes qui en font partie, ce qui, implicitement reconnait soit la faiblesse actuelle de ces "ex-puissances" face à la mondialisation, soit d'avouer la propre inaptitude de ces élus qui, ne sachant vraiment prendre les mesures adéquates pour préserver l'indépendance et le rayonnement économique de leurs nations respectives se soumettent à une entité plus importante et à ses technocrates aux décisions éclairées? qu'en cas d'erreurs, chaque gouvernement national pourra déplorer et promettre de rectifier à l'avenir d'autant qu'il s'exonérera facilement de toute responsabilité dans l'échec.

A force de vouloir coûte que coûte s'enfermer dans l'unique raisonnement que la zone euro serait, par miracle ou utopie, la seule réponse valable à tous les problèmes décrétés insolubles à l'échelon national, on a déjà pu constater que ceci avait conduit les trois pays les plus faibles de cette zone à devoir prendre des mesures drastiques d'austérité décidées par un club, troïka d'experts plus ou moins auto-déclarés au grand dam des populations au bord de la misère et qui, de plus, ont eu à entendre que malheureusement la dévaluation n'étant plus possible, ils devraient considérablement voir leur niveau de vie se réduire, les industries et commerces disparaître car, honneur suprême, il fallait sauver le "soldat Europe".
Le cynisme européen veut que les sacrifiés de ces pays ont le plaisir de constater que, maintenant que la zone euro est proche de la déflation et que la France se traîne en queue de peloton, non seulement ce pays fondateur, partenaire obligé de l'Allemagne obtient délais sur délais, ce qui avait été refusé en son temps à ces autres "petits" pays européens, mais surtout la monnaie unique, comme par hasard, chute rendant compétitivité et relance économique plus probable sans que des mesures impopulaires d'austérité n'aient à être prises.

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15/02/2015

L'abus de religion nuit gravement à la santé.

Religions, Terrorismes, Politique,Société

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Opium du peuple

S'il y a bien des doctrines qui depuis des siècles auront causé plus de morts, de massacres et des conflits incessants, ce sont, non pas celles de systèmes économiques (communisme, socialisme, capitalisme) qui pourtant ne se sont pas imposées dans la paix et le bonheur pour tous mais bien ces sectes vieilles de plus de deux mille ans qui, d'ignorances en asservissements successifs, sont aujourd'hui les principaux fournisseurs de chairs à canons et autres human-bombs parfois via des gamines âgées d'une dizaine d'années ceinturées d'explosifs courageusement actionnés à distance par des fous de dieu(x).

A ce stade, et comme à chaque fois que l'on évoque les dérives (le mot est faible) meurtrières de la religion essentiellement, pour ne pas dire uniquement, musulmane, on a droit à la liste habituelle de mises en garde, d'insultes qui, en vrac, nous rappellent que la religion catholique a aussi causé bien des morts...au XIIè siècle!, que tous les musulmans ne sont pas des islamo-terroristes...même si tous les islamo-terroristes se disent rarement bouddhistes, cathos, juifs ou autres sectes religieuses.

C'est la société qui est responsable

Que n'entend t'on, ne lit-on des observateurs apparemment aussi éclairés que les illuminés dont ils disent comprendre sinon leurs actes au moins l'origine de leurs agissements qui, bien évidemment, serait lié à la marginalisation, la stigmatisation, le mal de vivre et de s'intégrer à une société de consommation de laquelle il se sentirait rejeté du fait notamment d'un chômage particulièrement important au sein de leur communauté.
Si la pauvreté ou la difficulté de vivre un chômage certes difficile quoiqu'associé à diverses aides financières, sociales, éducatives toujours possibles, alors on doit soit craindre, soit se demander pourquoi d'autres communautés tout autant voire plus, victimes des mêmes difficultés ne sombre pas dans les mêmes déviances sauf à estimer que tous les athées, juifs, chrétiens roulent sur l'or!.
Par parenthèse, signalons que parmi les apprentis terroristes, nombre d'entre eux sont eux-mêmes ou en contact avec des dealers, des voleurs, des malfrats au cv délinquants déjà bien fourni... car il faut bien vivre et assurer quelques revenus pour, sans emploi, à vingt ans pouvoir parader en BMW au pied des cités assurant ainsi la meilleure publicité pour d'autres victimes de ce style de vie hors la loi républicaine.

Les militants de la théorie qui veut qu'en tous actes délictueux, ce n'est jamais la responsabilité de celui qui les commet mais que les coupables sont à rechercher au sein d'une société permissive, dépravée, consumériste qui n'a pas su offrir à ces pauvres êtres perdus tout ce qu'il attendait parce cela lui était dû.
Ces défenseurs de l'indéfendable vous expliquent, sans rire, que si la fille s'est faite violée, c'est parce qu'en banlieue, on ne porte pas de jupes courtes et/ou n'affichent un décolleté aussi léger soit-il qui sont offensants pour certains principes communautaires et lois dites religieuses et, par conséquent, perçus comme incitation à se servir de celle qui a cru pouvoir ne pas se soumettre et ne pas obéir aux lois des nouveaux maîtres.
Comment s'étonner, pour ces spécialistes de l'irresponsabilité individuelle, qu'il y ait tant de vols à l'arraché, de home-jacking, de boutiques alors même que ces individus, frustrés devant tant d'opulence à laquelle ils sont confrontés et dont ils sont exclus à cause de cette société inégalitaire.

L'Etat laïc...mais communautarisé!.

L'Etat se veut, se dit laïc mais n'en finit pas de souligner, de glorifier l'importance des communautés religieuses musulmanes, juives seules garantes du nouveau vivre ensemble.
Apparemment, la religion catholique et sa communauté pourtant historiquement et quantitativement (encore) la plus importante est rarement citée par des responsables politiques qui ont une peur panique devant la montée d'antagonisme et redouble de lois sanctionnant l'antisémitisme, le racisme anti-musulman tout en ignorant superbement les atteintes régulières, les moqueries, insultes faites aux personnes, les tags, les dégradations et vols hebdomadaires commis dans les églises.
Les meurtres religieux islamistes dont furent victimes les dessinateurs de Charlie Hebdo ont probablement pour longtemps muselé toute caricature du prophète Mahomet et par effet miroir, tout dessin ou propos caustique envers les juifs, ne laissant, comme toujours, aux "amuseurs publics" d'autres choix courageux, s'il en est, que de s'en prendre aux symboles chrétiens et à ses serviteurs!.
A ce stade, notons que toutes les religions, y compris celle prônée par les moines tibétains que par opposition stérile au pouvoir chinois qui en terrifie plus d'un dirigeant en mal de trouver un bouc-émissaire à ses propres irresponsabilités sont, à peu de différences près, toutes caractérisées par une doctrine commune de la vérité révélée, indiscutable qui s'impose à tous ses fidèles respectifs.

Voilà qui devrait et aurait dû nous interroger quant aux cours fussent-ils pluralistes et libres diffusés au sein de nos écoles publiques... et confessionnelles
Ne serait-il pas urgent de débattre sereinement de l'existence d'écoles confessionnelles, historiquement catholiques mais que l'équilibre soi-disant nécessaire à la cohésion sociale nous obligera à aménager en offrant cette opportunité, de manière bien plus importante encore, à toutes les autres confessions qui pourront y créer, y assurer un enseignement, un endoctrinement propre et centré non plus sur des valeurs communes mais uniquement en fonction du respect de leurs propres lois, dogmes quitte à enfreindre le socle commun de liberté, fraternité, égalité auquel nos dirigeants ne semblent attachés que lors de manifestations publiques.
Que la laïcité soit garante des religions et du droit de chacun à croire...ou à ne pas croire ne doit pas devenir, ainsi qu'il en est déjà le cas actuellement, un prétexte pour les croyants d'obtenir avantages et réglementations, droits spécifiques en dehors de la liberté pour chacun de culte en privé et/ou dans des lieux propres à son exercice.
Toute autre manifestation publique de sa croyance n'est, une fois encore, qu'une forme habile de prosélytisme visant à tester la force de la démocratie laïque dans laquelle ces religions évoluent avec l'affirmation de plus en plus sensible d'une tentative progressivement assumée de contrôler le pouvoir en place voire de le renverser.
Au vu de l'évolution et de la tendance lourde, linéaire observée depuis une trentaine d'années et dont les indicateurs sont maintenant bien tangibles, gageons qu'il faudra être particulièrement aveugle et sourd, irresponsable pour ne pas s'apercevoir que malgré l'éventail de concessions diverses faites au prix de recul incessant de nos principes d'égalité entre tous et... toutes, si aucune réaction ferme, courageuse n'est initiée rapidement, il ne faudra pas se montrer surpris de se réveiller un jour dans un monde bien différent et pas forcément agréable à vivre pour tous ceux qui ne se satisfont pas de n'être qu'un disciple, un mouton au sein d'un troupeau guidé par un berger en vue d'une vie meilleure... une fois mort!.

Comparaison n'est (jamais) raison mais ne faut-il pas se demander si les cités dites aujourd'hui difficiles, véritables ghettos mono-couleur communautaire et cultuelle soumis aux lois des "caïds" locaux les plus forts ne se sont pas constituées au fil d'une sorte d'épuration ethnique, religieuse à l'instar de celle menée depuis longtemps dans les pays africains, du moyen-orient qui ont expulsés, tués ceux-celles qui ne se convertissaient pas.
Car, faut-il le rappeler, les cités n'ont pas été construites pour n'y accueillir qu'une partie définie par une appartenance quelconque à quelques communautés que ce soit en y concentrant ses membres les plus en difficulté au détriment de ce qui, à l'origine, favorisait la mixité avec indirectement pour seul critère de partager un niveau de revenus insuffisant pour se maintenir dans les centre-villes quoique pour certains, ces cités étaient aussi une opportunité de vie à l'écart du stress urbain.
Par conséquent, il serait utile de se pencher sur cette mutation ultra-ciblée d'une population et de se demander à l'initiative de qui et avec quelle volonté cette concentration a pu s'opérer au fil des brimades envers des gamin(e)s se rendant à l'école, des commerces, services publics/privés  fermés suite aux intimidations, vols, dégradations multiples plutôt que de n'y voir qu'une responsabilité de la société toute entière alors même qu'une fois encore, les personnes en difficulté sont bien de toutes origines, toutes couleurs, toutes religions...et même athées sans que celle-ci ne posent, encore à ce jour!, de difficultés semblables.

Responsables mais non coupables

Contrairement à ce qui est généralement rapporté lorsque certains tentent d'analyser les conséquences à partir des causes et non l'inverse, ceux-ci ne sont nullement de vils racistes, xénophobes, méprisants envers les musulmans amalgamés aux terroristes islamistes.
Bien au contraire, en relevant que le chaos international a pour origine l'irresponsabilité des dirigeants occidentaux qui, pour déstabiliser les régimes qui n'avaient plus leur "bénédiction" car réfractaires à n'être toujours que des fournisseurs complaisants de ressources premières et/ou alliés fidèles dans l'influence géo-stratégique régionale, ont aidé, favorisé, financé indirectement des factions rebelles qui ont joué un rôle suffisamment déstabilisateur pour que, tels des sauveurs humanitaires, face aux exactions des uns, la répression des autres, les armées occidentales toutes auréolées d'une mission impérative de rétablissement d'un ordre juste exclusivement bénéfique à une population maltraitée ont chassé ces dirigeants tout à coup devenus infréquentables, scélérats.

Tout ceci aurait pu, sur papier dans un bureau, fonctionner au mieux des intérêts occidentaux sauf que le goût du pouvoir, de l'argent a été transféré à des groupuscules incontrôlables car, à la différence des "dictateurs" chassés, la motivation idéologique, religieuse de ces nouveaux guides aux visées politiques, hégémoniques prime sur les simples petits arrangements financiers habituellement accordés à ceux que l'Occident a renversé, tué.

Et ceux qui passent leur temps à nier les conflits naissants au sein de nos sociétés en clamant, comme ils l'avaient déjà fait voici quelques années en d'autres contrées lointaines avec les talibans, frères musulmans et autres groupes à présent déclarés, que ceux qui créent ces troubles sont ultra-minoritaires, qu'ils ne représentent pas l'immense majorité des croyants pacifiques en harmonie avec le reste des citoyens seront, irresponsables mais toujours non coupables, les derniers à comprendre que leur aveuglement, leur déni des réalités aura provoqué la mondialisation du terrorisme.
Bien évidemment, les niveaux de résistance, d'instruction, de pluralité et surtout d'équilibre entre les diverses communautés nous garantissent encore pour quelques temps une paix relative même si émaillée ci et là de quelques agressions qui, en fonction, de leurs gravités et impact médiatique nous donneront le loisir de marcher, slogans évocateurs brandis, sans que prise de conscience ne suive tant la peur, l'effroi provoque à chaque fois un sentiment d'appartenance à une seule communauté humaine, généreuse avec à sa tête nos chers gouvernants enfin populaires.

La toute première victoire significative de ce courant communautaire musulman, car une fois de plus, il faut bien reconnaître qu'on cherche encore les mêmes aspirations revendicatrices différenciées de la part des athées, catholiques, juifs, est d'avoir réussi la fissure, la fracture d'une société qui se croit encore laïque alors que tout contribue à la soumettre à une organisation communautarisée jusqu'au sein de son enseignement qui, de la maternelle jusqu'à l'université, aura à tolérer que certaines filles portent un voile et dont l'affichage communautaire prosélyte bien plus que religieux s'imposera à tous les autres qu'ils soient laïcs ou non!.
Oubliez la notion de sphère privée ou publique, les états laïcs à l'intégration-assimilation réussie ont vécus et le morcellement par repli identitaire qui verra la victoire de la communauté la plus active, la plus structurée vient de prendre le pouvoir sociétal dans un premier temps et n'exclut plus qu'à terme plus ou moins rapide, des élus, des partis confessionnels modifient tout ou partie de ce que nos "bisounours" appellent le vivre ensemble dans le respect de chacun!.

Conclusion

Dans un monde qui est devenu global et donc sujet, probablement n'en mesure t'on pas encore vraiment tous les dangers, non plus aux avancées démocratiques et à l'expansion des libertés individuelles mais bien au contraire aux reculs identitaires, communautaires, ethniques et cultuels que des velléités de pouvoirs politiques (religieux ou non) s'évertueront à défendre plus à des fins personnelles de conservation du pouvoir et des avantages y associés que pour le bien de ce "bon peuple" qui, dans le meilleur des cas, pourra toujours s'estimer heureux de pouvoir voter pour des partis que le pouvoir en place aura bien voulu maintenir au sein d'une compétition organisée de telle manière qu'il ne coure pas le risque de se voir renversé.
Et la liberté d'expression, comme on a pu le voir et le revoir lors des manifestations, commémorations, discours, soyons assurés que les politiciens y veilleront et la défendront coûte que coûte... sauf au prix d'une défaite dans les urnes et c'est pourquoi, le droit d'expression, déjà différencié suivant que vous osiez "blasphémer" la religion chrétienne ou la juive et la musulmane  sera soumis au principe de précaution qui, toujours aussi différencié, vous interdira d'organiser une exposition, une manifestation, un débat ou une promotion de livres et d'auteurs qui risquerait de déplaire à une communauté bien définie que, déjà, la morale et le droit d'expression, nous interdit de nommer...!.
C'est ça l'esprit Charlie version Allah, Dieu et consorts!.

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15/01/2015

A l'amour, à la mort.

Mort,Urne,Vie,Amours.
RIP.

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C'est avec la plus profonde tristesse que je viens vous annoncer la mort de Mr Christian dont vous avez été nombreux, il vous en aurait remercié, à suivre les aventures en 3 épisodes publiées sur ce site (Liens en bas de cette nouvelle).

Aucune réunion funèbre ni célébration ou cortège quelconque n'a été organisé car, comme vous ne le saviez pas, Christian encore assez jeune, n'avait, malgré prestance, fortune et qualités intellectuelles voire humaines qui lui ont valu, jusqu'à un événement bien précis, de savourer une popularité et une reconnaissance grandement liées aux caractéristiques décrites ci-dessus, plus aucun ami ni amie, pas d'enfants, plus de parents ni famille éloignée.
Cette discrétion d'abord subie, il l'avait ensuite cultivée jusqu'à son profil Facebook qui, et c'est un des mérites de ce réseau social en ce qu'il peut aussi permettre d'évaluer la profondeur ou la superficialité des membres, affichait non pas une série de portraits narcissiques mais bien un certain nombre de commentaires et liens vers des sites potentiellement intéressants.

Bref, il n'empêche qu'il était complètement seul et ce depuis qu'un échec amoureux dont il se savait entièrement coupable lui avait fait réévaluer les priorités dans sa vie jusqu'à choisir une forme de solitude virtuellement rassurante.
Voilà bien ce qui, moi qui le connaissait si bien, à savoir ce retournement complet qui d'une vie privée et professionnelle jalonnée de réussites fulgurantes, de succès insolents qui, immanquablement avaient encore accentué sa faculté de plaire au point que, pris dans ce véritable tourbillon séducteur, il avait "joué" un coup de trop avant de prendre conscience, mais trop tard, de sa terrible erreur.
Et tout athée invétéré qu'il était, je fus le seul à pouvoir constater que, tel un moine qui vit reclus en communion avec "son" dieu, il se mit en retrait total de toute invitation, sollicitation jusqu'à survivre avec pour seule compagnie, la présence continue quasi mystique de cette créature idéale, amour perdu, gâché mais affreusement absente à laquelle, en silence, il consacra, sans que cela soit pour autant sacrificiel tant il ne pouvait envisager une autre vie, toutes ces années de solitude avec, chevillé à l'esprit, l'espoir constant, à de trop rares occasions effleuré, qu'un jour, il pourrait revivre heureux avec celle qui occupait tout l'espace tant de son esprit que son corps.

Histoire d'un MDR!

En fait, notez et c'est Christian qui vous parle, tout s'est passé le jour où la nuit je ne me suis pas réveillé.
Je me suis bien dit que je devais rêver ou plutôt cauchemarder mais j'avais beau tenté de respirer, rien n'y faisait, je ne bougeais plus.
L'angoisse me nouait la gorge m'empêchant de crier à l'aide.
De toute manière, crier à l'aide quand on est tout seul...
Restait à me lever et à téléphoner à l'amour de ma vie pour lui dire une dernière fois combien elle m'avait manqué et que je m'en étais tellement voulu depuis tant d'années au point que mon isolement auto-destructeur avait contribué à me faire mourir à petit feu mais là encore, pas moyen de lever le doigt...même majeur!.
Alors que faire?.
Appeler les secours m'était impossible et donc, il me restait à écouter le silence assourdissant de mon coeur qui ne battait plus et à attendre que quelqu'un, un jour...

Oui mais, je ne vous dis pas l'odeur putride qui commençait à s'exhaler de ce corps inerte au point que je me surpris à remercier dieu sait qui de ne plus être en capacité de respirer...ma propre odeur!.
Là maintenant, à l'état de presque squelette momifiée, je reconnais que je me moque éperdument de la réaction de ceux qui découvriront un corps presque nu, l'essentiel (enfin, ce qu'il en reste!) est vaguement caché par un caleçon probablement bien trop large!.

Dans mon délire mortuaire et avant que je l'oublie (les trous de mémoire sont maintenant à prendre tant au propre qu'au sale qui remplace désavantageusement le figuré), il faut absolument alerter les écolos et toutes les associations de défense de la nature que, comme me l'ont confirmé tous les enterrés, mettre les corps de morts, malades porteurs de quantités de bactéries, virus et médicaments ou traitements cliniques, en terre recouverts de linceuls ou enfermés dans des boîtes nuit considérablement à la couche de terre perméable et aux nappes phréatiques, sources diverses et par conséquent à toute notre chaîne alimentaire...qui n'a alors de "bio" que le nom.
Ceux-celles condamnés à pourrir dans ces terres vous prient de bien vouloir changer les lois, les mentalités pour que la terre à laquelle les morts sont, pour cause, les plus attachés ne soit plus une déchetterie à ciel fermé!.

Ayez, vivants, une pensée pour ceux qui cherchent toujours la cachette aux cent mille vierges avec m'a t'on révélé la circonstance pénible suivante (nouvelle loi des genres oblige) qu'enterrer des mecs face à la mec(que) en position de prières, leur réserve souvent de désagréables intromissions postérieures...
Pas franchement aux anges non plus, ceux qui, sur leur petit nuage, attendent au bout du fameux "couloir de la mort" que le concierge Pierre leur ouvre une hypothétique porte.
Et ne parlons pas des juifs circoncis ou en papillotes pour qui la crémation doit ressembler à une commémoration de la shoah (prononcez: chaud à) difficile au vu de l'histoire nazie.
D'autre part, si vous pensez qu'il règne dans les cimetières un silence de mort, détrompez-vous notamment parce que si, en tant que vivant, vous pouvez vous éloigner de votre famille que vous n'avez pas choisie, que vous avez les ami(e)s que vous méritez ou désirez, une fois mort avec option enterrement et surtout si, par malheur, votre famille vous accorde une concession de plusieurs années, vous n'imaginez pas les bisbilles entre locataires de pierres tombales même si dans le court laps de temps vers ma crémation durant lequel on vous fait part des avantages et inconvénients des autres formules d'après-mort, au cas où vous changeriez d'avis!, certains en état de dépression avancée ou éternellement à la recherche de leur moitié tentent bien d'organiser des sorties dansantes aux lampions des feux follets desquels ceux-celles qui, vivants, ne tenaient pas la boisson, là ne tiennent plus rien du tout et, souvent, se perdent lamentablement pour se planter dans n'importe quel trou...
Encore bienvenu pour ces malheureux zombies que de plus en plus de croyants préfèrent maintenant se rassembler par confessions évitant ainsi déjà de nombreuses querelles (ou quenelles?) de clochers et autres minarets!.
Au moins la crémation préserve de tout tracas qui, j'en ai vu, rendent les mines de la presque totalité des "six pieds sous terre" totalement défaites, décomposées pour ne pas dire méconnaissables d'où l'impérieuse nécessité de les étiqueter.

Euthanasie: une évidence

Fondamental que d'évoquer l'exigence "vitale" réclamée à corps et à cris, donc en silence, par les morts qui sortent des hôpitaux en pièces détachées vaguement remontées pour faire bonne figure auprès des proches, que de considérer que celui-celle qui souffre de graves maladies incurables a le droit intangible de décider de partir dans la dignité et dans le délai et les termes que lui/elle seul(e) choisit.
Tout le discours qui tend à privilégier la (sur)vie (in)humaine n'est que balivernes égoïstes de l'entourage en bonne santé qui refuse le départ de la seule personne qui souffre le martyr ou qui, appareillé et/ou perfusé n'a plus aucun respect de lui-même mais doit attendre le bon vouloir de l'équipe médicale ou de proches qui, au final, finiront peut-être par estimer que le tracas causé par les visites avec la fatigue que cela induit d'autant plus si toutes les formalités d'héritage sont réglées, les autorisent à vous laisser partir.

EPITAPHE

Si, en référence au dicton populaire qui veut que ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier, on pourrait presque se réjouir de le savoir disparu. 

Pour ma part, je suis certain que ce passage sur Terre fut, comme il a été décrit dans les billets intitulés (Mémoires d'un ...), absolument exceptionnel à plus d'un titre suscitant jalousie et envie au vu de ce parcours à succès multiples et rapides.
Et pourtant, un seul évènement amoureux aura réussi à enrayer cette belle mécanique humaine jusqu'au blocage de tous ses rouages la rendant totalement inintéressante, insipide et la contraignant à l'isolement complet jusqu'à la mort qui fut ressentie comme une réelle délivrance.
La seule raison de cet échec réside dans le fait que, lui habitué depuis toujours à contrôler sa vie, ses sentiments, ses aventures comprît que, pour la toute première fois, il se trouvait confronté, perdu dans une histoire d'amour vrai dont il ne maîtrisait plus du tout la trajectoire, l'avenir.
Alors, il commit la chose la plus lâche qui soit en bricolant un scénario sexuel sans intérêt qui, bien évidemment, brisa ce couple naissant avec, pour lui, des conséquences bien plus inattendues et catastrophiques que ce qu'il aurait jamais pu imaginer.

Ce sont aussi, par la suite, ces refus de s'ouvrir l'esprit et le corps à d'autres aventures, lui qui en avait fait ses seules références auparavant, qui l'ont isolé au point d'y perdre tout ce qui avait fait son charme, à savoir l'initiative, l'obstination et la pugnacité.
Un exemple édifiant de cette attitude négative est notamment celui qui, quelques temps avant sa mort, lui fit ne pas réagir lorsque sa dulcinée lui apprît qu'elle venait de divorcer et que des retrouvailles lui semblaient sinon probables au moins envisageables lors d'agréables rencontres futures.
Quoique conscient de la difficulté quasi insurmontable pour elle de convaincre son entourage familial et amical totalement rétif à l'idée qu'elle puisse revenir en arrière et "pardonner", au lieu de chercher à la voir, la convaincre de passer quelques moments privilégiés en tête à tête, il s'est obligé à lui laisser toute initiative de l'appeler se contentant de lui apporter toute l'aide affective possible afin qu'elle se sorte au mieux dans sa nouvelle vie, fut-ce au détriment de sa propre santé...jusqu'au jour où, bien évidemment, un autre dénué de tous scrupules aura su saisir  l'opportunité de "consoler" celle qui, fragilisée, succombera aux belles paroles et à cette présence qui se dit attentive et indispensable à sa reconstruction.
Et pour celle qui avait déjà su vivre tant d'années auprès d'un autre tout en (se) donnant l'illusion du bonheur, il ne devrait pas être insurmontable, d'autant que l'environnement de ses proches l'y pousse résolument, de jouer voire à faire semblant de vivre l'histoire qu'au fond d'elle-même elle se sera interdite de partager avec celui qu'elle disait être l'amour de sa vie.
Mais comment a t'il pu croire, se persuader que l'amour serait suffisamment fort, ancré dans le temps  et surtout réciproque pour vaincre les artifices d'une histoire banale qui voit, comme c'est habituel dans de pareils cas, un squatteur de l'amour qui, après une rapide évaluation des avantages qu'il peut tirer d'une femme potentiellement autonome mais victime de l'image révolue du couple stable, choisit de laisser son précédent cocon quelque peu défraîchi pour ce gîte tout neuf, si accueillant et tellement plus agréable à vivre grâce aux multiples atouts de celle qui l'y attend.
Cet excès de réserve quelque peu suicidaire aura finalement eu raison de Mr Christian sans que pour autant cela n'affecte son amour qu'il aura gardé intact, intense.
C'est donc ici et par ces mots que je veux rendre hommage à celui qui aura été vraiment quelqu'un d'unique même au prix de sa vie amoureuse et plus encore de sa vie tout simplement.

On entend souvent dire d'une vie que cela ressemble au récit d'une pièce de théâtre, au scénario d'un film mais, quelquefois, la réalité aussi romantique et exceptionnelle soit-elle ne connait pas a chance du "Happy end".
Ce témoignage ne nous apprendrait-il pas que plutôt que faire partie de la trop longue liste de ceux-celles qui se satisfont d'amours "coup de foudre" qui sont aussi éphémères que le temps de la décharge... ou d'amours de circonstances, raisonnés qui font dire aux concernés qu'ils ont (enfin) rencontré l'homme/la femme de leur vie comme s'il s'agissait d'un achat automobile ou immobilier qui finit, au bout d'un certain temps, par lasser, voire de se croire obligé de se conformer à l'image matérialiste du bonheur reflétée par le couple quel qu'il soit, ne vaudrait-il pas mieux s'élever, se distinguer en refusant toutes concessions aux habitudes faciles et ordinaires pour ne vivre qu'un amour tel que décrit soit total, spirituel et inconditionnel qui, au final, sera l'unique contrat que, contrairement au mariage, seule la mort pourra séparer...et encore!.

Ah oui, à propos..., les fantômes existeraient-ils, sinon qui aurait écrit ce qui précède?!.

 

Liens vers les 3 épisodes précédents:

Lien Mémoires d'un enfant...unique (épisode 1):  Cliquez ICI
Lien Mémoires d'un enfant...unique (épisode 2):  Cliquez ICI
Lien Mémoires d'un enfant...unique (épisode 3):  cliquez ICI 

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