15/03/2015

La fin du mirage européen

Europe,Euro,France,Allemagne,Zone euro.

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Au fait, c'est quoi: Etre européen?.

Les idéologues et politiciens pro-européens, pour justifier la construction et la poursuite de l'intégration européenne, nous parlent, larme à l'oeil, d'un sentiment européen supra-national comme d'une appartenance à une seule nation bien plus identifiable que les seuls contours d'une région faite de populations censés partagés les mêmes aspirations aux valeurs essentielles des droits et devoirs tant individuels que collectifs.
Et avec toute la force de conviction politicienne que nos "élites" savent déployer, surtout si cela peut servir les financements attachés au poids de leur idéologie particratique voire leurs intérêts personnels, ces derniers mettent en avant les arguments, à leurs yeux, uniquement dûs à la construction européenne en termes de protection des citoyens face aux guerres nationalistes qui, jusqu'alors minaient ce continent sans oublier la sauvegarde du niveau de vie issue de l'instauration de la monnaie unique: l'euro.
A force de répéter à l'envi médiatique ces évidences simples, simplistes, les fonctionnaires-politiciens ont réussi à convaincre la majorité des concitoyens plus ou moins indifférents à la chose politique surtout si l'on veut bien se restreindre à ne plus trop réfléchir et à se satisfaire de ce que nous livrent les médias.

Jeu de la vérité et du mensonge

Comme très souvent, l'habileté politique se mesure à la capacité d'énoncer des conclusions fausses à partir de réalités vraies...et vice-versa!.
Revenons sur l'argument premier qui voudrait que le continent européen n'est garant de paix que depuis que nos dirigeants nationaux respectifs ont pris la sage décision de construire courageusement cet espace unique.
C'est oublier un peu vite que, suite à la deuxième guerre mondiale 1940-45, l'Allemagne, principal belligérant fut, à sa défaite face à la coalition mondiale, anéantie, ruinée, divisée et dominée tant économiquement que financièrement et politiquement par les deux blocs qualifiés d'Ouest et d'Est qui, tous deux, avaient intérêt à contenir ces demi-pays afin qu'il ne puisse plus venir troubler leur propre développement hégémonique en partage d'un monde bipolaire.

Par conséquent, parler de la lente mais nécessaire construction européenne pour la paix en omettant de préciser que l'Allemagne n'est réunifiée et à nouveau puissante que depuis la chute du mur de Berlin en... ou que l'ex bloc de l'Est a depuis explosé en reformatant tout l'équilibre des forces en présence est déjà une première falsification.
La deuxième qui découle de la précédente est d'entendre le discours selon lequel depuis la seconde guerre mondiale, il n'y a plus eu, grâce à l'union européenne, de conflits entre les états
qui la composent.
A ceci près que depuis lors, il n'y a pas eu non plus de guerres entre d'autres puissances comme les USA et le Japon ou la Chine et la Russie...et pourtant la réunification européenne n'y est pas présente!.
Ou passer sous silence les guerres de l'ex-Yougoslavie ou les tensions nouvelles en Ukraine créées par le suivisme européen dans les sanctions à l'encontre de la Russie.

D'ailleurs, exception faite pour les USA qui ne peuvent, ex cow-boys, s'empêcher de voir des indiens partout et surtout comme à l'époque, lorsque la disproportion de leur puissance de feu est telle (y compris en inventant des armes de destruction massive pour certains) que la victoire, avec peu ou beaucoup de pertes civiles pendant mais surtout après la fin de la récréation militaire, est assurée.
A noter que si l'adversaire risque de poser trop de difficultés militaires ou politiques, les USA peuvent se satisfaire d'une déstabilisation instrumentalisée par des sanctions économico-financières et/ou logistiques qui, toujours au péril d'une partie de la population, provoquera enlisement et troubles civils bien difficiles à contenir (Syrie, Ukraine).

Après cette parenthèse, revenons à l'Europe, ce continent de paix, de prospérité et de joie depuis que la volonté protectrice des politiciens s'y emploie...sauf que si on se demande quel continent a encore connu des guerres régionales (autres que celles visées dans le paragraphe précédent), on en vient à se dire que les morts d'Irlande du Nord confrontée à l'Angleterre lors de ses aspirations à l'indépendance n'ont guère émus ses partenaires européens pas plus, d'ailleurs' que l'invasion, l'occupation militaire de Chypre (membre ONU, Union européenne) par la Turquie qui, de facto, a coupé cet île en deux, avec un mur en prime depuis 1974, ou plus récemment, la guerre en Yougoslavie qui a vu ses partenaires, frères européens non seulement dérouler un tapis...de bombes mais aussi, et sans que cela ne choque, ici non plus comme dans les exemples précédents, nos bisounours occidentaux comme ils le sont à l'égard de la Crimée (Ukraine), attenter à la sacro-sainte inviolabilité territoriale en élevant au rang d'états reconnus ce qui n'était que des régions d'un pays souverain.
Et pourtant, ne clame t'on pas l'union européenne est seule garante de la paix?!.

Euro-Mark

Même si les marchés économiques et financiers internationaux n'ont pas eu besoin de l'unification européenne pour parachever une mondialisation qu'à tort, certains (dans leur intérêt idéologique) veulent présenter comme récente alors qu'elle remonte au temps des conquêtes maritimes et de leurs échanges commerciaux, il faut donc bien reconnaître que le monde économico-financier en a profité, jusqu'à la crise de 2008, pour minimiser les risques de pertes de change et maximaliser les profits surtout pour l'industrie allemande (le retour...!) qui ne jure que par un euro-mark fort au grand dam des autres, parait-il, puissances européennes.

Et, comme souvent, les citoyens ont à vivre avec les promesses, les errements des uns, la gabegie de ceux qui pour tenter de revenir à plus de contrôle budgétaire préfèreront toujours augmenter la pression fiscale et la rage taxatoire sur les individus et sociétés privées bien visibles, facile à réprimer que soit réduire leurs propres budgets régionaux, locaux, nationaux, européens (excusez du peu), soit s'attaquer aux sommes considérables et elles illégales car le "fruit" non pas du travail ou de risques pris en placements financiers mais bien de trafics divers et très lucratifs car faiblement ou apparemment difficilement combattus et réprimés.
Et pourtant, en matière d'affichage de réussite sociale aussi visible que rapide, on se doit de remarquer qu'il n'y a rarement le moindre doute sur la provenance de ces fortunes blanchies et même aveuglantes tant elles sont surprenantes!.
Bien évidemment, il y a moins de risques de représailles personnelles ou de troubles sociaux pour les administrations à taxer, poursuivre des citoyens travailleurs salariés et indépendants qui, quelquefois par nécessité de survie pour leur petite entreprise auraient franchi la ligne blanche (pas celle de l'intouchable drogue) que d'entamer une traque sans merci de ceux, armés et violents qui s'enrichissent sur le dos de citoyens dans des quartiers laissés à l'abandon.
Comme en toutes choses, donner à tout le monde des leçons de morale, de bonne conduite quand l'actualité regorge de faits démontrant qu'au minimum le deux poids deux mesures est de rigueur et que, pire encore, le conseilleur n'est jamais le payeur mais bien plus l'encaisseur finit par en décourager le plus grand nombre qui, dès lors, se satisfait égoïstement de sa condition.

Paradoxe franco-français qui semble n'étonner que fort peu d'experts que ce discours, certes anti FN, qui veut que la sortie programmée de l'euro prônée par ce parti serait folie et dévaluerait le "nouveau" franc de 30% (estimation non vérifiée) face à l'euro-mark.
Et d'ajouter, pour ajouter aux peurs, que la catastrophe viserait surtout les citoyens les plus faibles tant leur pouvoir d'achat, leur niveau de vie serait impacté et on agitait presque les images de gens réduits à faire la manche le long de files interminables...
Sauf que ce discours était, l'auraient-ils oublié, tenu lorsque la valeur de l'euro oscillait entre 1,30 et 1,40 et qu'à présent, l'euro se dirige vers une parité avec le dollar... soit 30% de baisse!.

Mais, ô surprise, ces mêmes politiciens tant préoccupés du bien des "petites gens" et de ce qu'ils ne se laissent convaincre par des thèses imbéciles du FN en matière financière se félicitent à présent de cette chute brutale et si rapide qui permet, sans qu'aucune mesure d'austérité responsable n'ait dû être prise, à l'économie des pays faibles de la zone euro de profiter de cette dévaluation qui n'ose dire son nom.

Moteur franco-allemand en panne

N'y a t'il pas quelque chose de méprisant dans le discours de certains qui résument l'Europe au moteur franco-allemand, certes puissant voire indispensable mais qui, dans l'hypothèse ou la volonté est de maintenir une cohésion communautaire représentée par chacun des pays qui la composent, cette mise en avant systématique d'un duo "über alles" fragilise le sentiment pour tous les autres d'appartenir à une vraie zone politico-économique soucieuse du bien-être social de chacun de ses concitoyens.

D'autant que ce moteur, au fil des élections, changements de coalitions a du mal à fonctionner correctement ou alors ne tourne t'il qu'au ralenti et à l'arrêt!.
Soulignons, à ce propos, la difficulté pour le soi-disant partenaire allemand, de s'entendre reprocher continuellement d'être la cause des difficultés traversées par la France, certes coutumière à se défausser de ses propres carences tant sur l'Allemagne, que sur l'Europe voire maintenant la Chine après avoir d'abord clivé sa propre population en bons citoyens fortement taxés et mauvais français exilés suite à des mesures fiscales historiques et assez démentielles.

Conclusion

Le discours politique voudrait qu'hors de la zone euro, point de salut pour les, parait-il, puissances européennes qui en font partie, ce qui, implicitement reconnait soit la faiblesse actuelle de ces "ex-puissances" face à la mondialisation, soit d'avouer la propre inaptitude de ces élus qui, ne sachant vraiment prendre les mesures adéquates pour préserver l'indépendance et le rayonnement économique de leurs nations respectives se soumettent à une entité plus importante et à ses technocrates aux décisions éclairées? qu'en cas d'erreurs, chaque gouvernement national pourra déplorer et promettre de rectifier à l'avenir d'autant qu'il s'exonérera facilement de toute responsabilité dans l'échec.

A force de vouloir coûte que coûte s'enfermer dans l'unique raisonnement que la zone euro serait, par miracle ou utopie, la seule réponse valable à tous les problèmes décrétés insolubles à l'échelon national, on a déjà pu constater que ceci avait conduit les trois pays les plus faibles de cette zone à devoir prendre des mesures drastiques d'austérité décidées par un club, troïka d'experts plus ou moins auto-déclarés au grand dam des populations au bord de la misère et qui, de plus, ont eu à entendre que malheureusement la dévaluation n'étant plus possible, ils devraient considérablement voir leur niveau de vie se réduire, les industries et commerces disparaître car, honneur suprême, il fallait sauver le "soldat Europe".
Le cynisme européen veut que les sacrifiés de ces pays ont le plaisir de constater que, maintenant que la zone euro est proche de la déflation et que la France se traîne en queue de peloton, non seulement ce pays fondateur, partenaire obligé de l'Allemagne obtient délais sur délais, ce qui avait été refusé en son temps à ces autres "petits" pays européens, mais surtout la monnaie unique, comme par hasard, chute rendant compétitivité et relance économique plus probable sans que des mesures impopulaires d'austérité n'aient à être prises.

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15/02/2015

L'abus de religion nuit gravement à la santé.

Religions, Terrorismes, Politique,Société

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Opium du peuple

S'il y a bien des doctrines qui depuis des siècles auront causé plus de morts, de massacres et des conflits incessants, ce sont, non pas celles de systèmes économiques (communisme, socialisme, capitalisme) qui pourtant ne se sont pas imposées dans la paix et le bonheur pour tous mais bien ces sectes vieilles de plus de deux mille ans qui, d'ignorances en asservissements successifs, sont aujourd'hui les principaux fournisseurs de chairs à canons et autres human-bombs parfois via des gamines âgées d'une dizaine d'années ceinturées d'explosifs courageusement actionnés à distance par des fous de dieu(x).

A ce stade, et comme à chaque fois que l'on évoque les dérives (le mot est faible) meurtrières de la religion essentiellement, pour ne pas dire uniquement, musulmane, on a droit à la liste habituelle de mises en garde, d'insultes qui, en vrac, nous rappellent que la religion catholique a aussi causé bien des morts...au XIIè siècle!, que tous les musulmans ne sont pas des islamo-terroristes...même si tous les islamo-terroristes se disent rarement bouddhistes, cathos, juifs ou autres sectes religieuses.

C'est la société qui est responsable

Que n'entend t'on, ne lit-on des observateurs apparemment aussi éclairés que les illuminés dont ils disent comprendre sinon leurs actes au moins l'origine de leurs agissements qui, bien évidemment, serait lié à la marginalisation, la stigmatisation, le mal de vivre et de s'intégrer à une société de consommation de laquelle il se sentirait rejeté du fait notamment d'un chômage particulièrement important au sein de leur communauté.
Si la pauvreté ou la difficulté de vivre un chômage certes difficile quoiqu'associé à diverses aides financières, sociales, éducatives toujours possibles, alors on doit soit craindre, soit se demander pourquoi d'autres communautés tout autant voire plus, victimes des mêmes difficultés ne sombre pas dans les mêmes déviances sauf à estimer que tous les athées, juifs, chrétiens roulent sur l'or!.
Par parenthèse, signalons que parmi les apprentis terroristes, nombre d'entre eux sont eux-mêmes ou en contact avec des dealers, des voleurs, des malfrats au cv délinquants déjà bien fourni... car il faut bien vivre et assurer quelques revenus pour, sans emploi, à vingt ans pouvoir parader en BMW au pied des cités assurant ainsi la meilleure publicité pour d'autres victimes de ce style de vie hors la loi républicaine.

Les militants de la théorie qui veut qu'en tous actes délictueux, ce n'est jamais la responsabilité de celui qui les commet mais que les coupables sont à rechercher au sein d'une société permissive, dépravée, consumériste qui n'a pas su offrir à ces pauvres êtres perdus tout ce qu'il attendait parce cela lui était dû.
Ces défenseurs de l'indéfendable vous expliquent, sans rire, que si la fille s'est faite violée, c'est parce qu'en banlieue, on ne porte pas de jupes courtes et/ou n'affichent un décolleté aussi léger soit-il qui sont offensants pour certains principes communautaires et lois dites religieuses et, par conséquent, perçus comme incitation à se servir de celle qui a cru pouvoir ne pas se soumettre et ne pas obéir aux lois des nouveaux maîtres.
Comment s'étonner, pour ces spécialistes de l'irresponsabilité individuelle, qu'il y ait tant de vols à l'arraché, de home-jacking, de boutiques alors même que ces individus, frustrés devant tant d'opulence à laquelle ils sont confrontés et dont ils sont exclus à cause de cette société inégalitaire.

L'Etat laïc...mais communautarisé!.

L'Etat se veut, se dit laïc mais n'en finit pas de souligner, de glorifier l'importance des communautés religieuses musulmanes, juives seules garantes du nouveau vivre ensemble.
Apparemment, la religion catholique et sa communauté pourtant historiquement et quantitativement (encore) la plus importante est rarement citée par des responsables politiques qui ont une peur panique devant la montée d'antagonisme et redouble de lois sanctionnant l'antisémitisme, le racisme anti-musulman tout en ignorant superbement les atteintes régulières, les moqueries, insultes faites aux personnes, les tags, les dégradations et vols hebdomadaires commis dans les églises.
Les meurtres religieux islamistes dont furent victimes les dessinateurs de Charlie Hebdo ont probablement pour longtemps muselé toute caricature du prophète Mahomet et par effet miroir, tout dessin ou propos caustique envers les juifs, ne laissant, comme toujours, aux "amuseurs publics" d'autres choix courageux, s'il en est, que de s'en prendre aux symboles chrétiens et à ses serviteurs!.
A ce stade, notons que toutes les religions, y compris celle prônée par les moines tibétains que par opposition stérile au pouvoir chinois qui en terrifie plus d'un dirigeant en mal de trouver un bouc-émissaire à ses propres irresponsabilités sont, à peu de différences près, toutes caractérisées par une doctrine commune de la vérité révélée, indiscutable qui s'impose à tous ses fidèles respectifs.

Voilà qui devrait et aurait dû nous interroger quant aux cours fussent-ils pluralistes et libres diffusés au sein de nos écoles publiques... et confessionnelles
Ne serait-il pas urgent de débattre sereinement de l'existence d'écoles confessionnelles, historiquement catholiques mais que l'équilibre soi-disant nécessaire à la cohésion sociale nous obligera à aménager en offrant cette opportunité, de manière bien plus importante encore, à toutes les autres confessions qui pourront y créer, y assurer un enseignement, un endoctrinement propre et centré non plus sur des valeurs communes mais uniquement en fonction du respect de leurs propres lois, dogmes quitte à enfreindre le socle commun de liberté, fraternité, égalité auquel nos dirigeants ne semblent attachés que lors de manifestations publiques.
Que la laïcité soit garante des religions et du droit de chacun à croire...ou à ne pas croire ne doit pas devenir, ainsi qu'il en est déjà le cas actuellement, un prétexte pour les croyants d'obtenir avantages et réglementations, droits spécifiques en dehors de la liberté pour chacun de culte en privé et/ou dans des lieux propres à son exercice.
Toute autre manifestation publique de sa croyance n'est, une fois encore, qu'une forme habile de prosélytisme visant à tester la force de la démocratie laïque dans laquelle ces religions évoluent avec l'affirmation de plus en plus sensible d'une tentative progressivement assumée de contrôler le pouvoir en place voire de le renverser.
Au vu de l'évolution et de la tendance lourde, linéaire observée depuis une trentaine d'années et dont les indicateurs sont maintenant bien tangibles, gageons qu'il faudra être particulièrement aveugle et sourd, irresponsable pour ne pas s'apercevoir que malgré l'éventail de concessions diverses faites au prix de recul incessant de nos principes d'égalité entre tous et... toutes, si aucune réaction ferme, courageuse n'est initiée rapidement, il ne faudra pas se montrer surpris de se réveiller un jour dans un monde bien différent et pas forcément agréable à vivre pour tous ceux qui ne se satisfont pas de n'être qu'un disciple, un mouton au sein d'un troupeau guidé par un berger en vue d'une vie meilleure... une fois mort!.

Comparaison n'est (jamais) raison mais ne faut-il pas se demander si les cités dites aujourd'hui difficiles, véritables ghettos mono-couleur communautaire et cultuelle soumis aux lois des "caïds" locaux les plus forts ne se sont pas constituées au fil d'une sorte d'épuration ethnique, religieuse à l'instar de celle menée depuis longtemps dans les pays africains, du moyen-orient qui ont expulsés, tués ceux-celles qui ne se convertissaient pas.
Car, faut-il le rappeler, les cités n'ont pas été construites pour n'y accueillir qu'une partie définie par une appartenance quelconque à quelques communautés que ce soit en y concentrant ses membres les plus en difficulté au détriment de ce qui, à l'origine, favorisait la mixité avec indirectement pour seul critère de partager un niveau de revenus insuffisant pour se maintenir dans les centre-villes quoique pour certains, ces cités étaient aussi une opportunité de vie à l'écart du stress urbain.
Par conséquent, il serait utile de se pencher sur cette mutation ultra-ciblée d'une population et de se demander à l'initiative de qui et avec quelle volonté cette concentration a pu s'opérer au fil des brimades envers des gamin(e)s se rendant à l'école, des commerces, services publics/privés  fermés suite aux intimidations, vols, dégradations multiples plutôt que de n'y voir qu'une responsabilité de la société toute entière alors même qu'une fois encore, les personnes en difficulté sont bien de toutes origines, toutes couleurs, toutes religions...et même athées sans que celle-ci ne posent, encore à ce jour!, de difficultés semblables.

Responsables mais non coupables

Contrairement à ce qui est généralement rapporté lorsque certains tentent d'analyser les conséquences à partir des causes et non l'inverse, ceux-ci ne sont nullement de vils racistes, xénophobes, méprisants envers les musulmans amalgamés aux terroristes islamistes.
Bien au contraire, en relevant que le chaos international a pour origine l'irresponsabilité des dirigeants occidentaux qui, pour déstabiliser les régimes qui n'avaient plus leur "bénédiction" car réfractaires à n'être toujours que des fournisseurs complaisants de ressources premières et/ou alliés fidèles dans l'influence géo-stratégique régionale, ont aidé, favorisé, financé indirectement des factions rebelles qui ont joué un rôle suffisamment déstabilisateur pour que, tels des sauveurs humanitaires, face aux exactions des uns, la répression des autres, les armées occidentales toutes auréolées d'une mission impérative de rétablissement d'un ordre juste exclusivement bénéfique à une population maltraitée ont chassé ces dirigeants tout à coup devenus infréquentables, scélérats.

Tout ceci aurait pu, sur papier dans un bureau, fonctionner au mieux des intérêts occidentaux sauf que le goût du pouvoir, de l'argent a été transféré à des groupuscules incontrôlables car, à la différence des "dictateurs" chassés, la motivation idéologique, religieuse de ces nouveaux guides aux visées politiques, hégémoniques prime sur les simples petits arrangements financiers habituellement accordés à ceux que l'Occident a renversé, tué.

Et ceux qui passent leur temps à nier les conflits naissants au sein de nos sociétés en clamant, comme ils l'avaient déjà fait voici quelques années en d'autres contrées lointaines avec les talibans, frères musulmans et autres groupes à présent déclarés, que ceux qui créent ces troubles sont ultra-minoritaires, qu'ils ne représentent pas l'immense majorité des croyants pacifiques en harmonie avec le reste des citoyens seront, irresponsables mais toujours non coupables, les derniers à comprendre que leur aveuglement, leur déni des réalités aura provoqué la mondialisation du terrorisme.
Bien évidemment, les niveaux de résistance, d'instruction, de pluralité et surtout d'équilibre entre les diverses communautés nous garantissent encore pour quelques temps une paix relative même si émaillée ci et là de quelques agressions qui, en fonction, de leurs gravités et impact médiatique nous donneront le loisir de marcher, slogans évocateurs brandis, sans que prise de conscience ne suive tant la peur, l'effroi provoque à chaque fois un sentiment d'appartenance à une seule communauté humaine, généreuse avec à sa tête nos chers gouvernants enfin populaires.

La toute première victoire significative de ce courant communautaire musulman, car une fois de plus, il faut bien reconnaître qu'on cherche encore les mêmes aspirations revendicatrices différenciées de la part des athées, catholiques, juifs, est d'avoir réussi la fissure, la fracture d'une société qui se croit encore laïque alors que tout contribue à la soumettre à une organisation communautarisée jusqu'au sein de son enseignement qui, de la maternelle jusqu'à l'université, aura à tolérer que certaines filles portent un voile et dont l'affichage communautaire prosélyte bien plus que religieux s'imposera à tous les autres qu'ils soient laïcs ou non!.
Oubliez la notion de sphère privée ou publique, les états laïcs à l'intégration-assimilation réussie ont vécus et le morcellement par repli identitaire qui verra la victoire de la communauté la plus active, la plus structurée vient de prendre le pouvoir sociétal dans un premier temps et n'exclut plus qu'à terme plus ou moins rapide, des élus, des partis confessionnels modifient tout ou partie de ce que nos "bisounours" appellent le vivre ensemble dans le respect de chacun!.

Conclusion

Dans un monde qui est devenu global et donc sujet, probablement n'en mesure t'on pas encore vraiment tous les dangers, non plus aux avancées démocratiques et à l'expansion des libertés individuelles mais bien au contraire aux reculs identitaires, communautaires, ethniques et cultuels que des velléités de pouvoirs politiques (religieux ou non) s'évertueront à défendre plus à des fins personnelles de conservation du pouvoir et des avantages y associés que pour le bien de ce "bon peuple" qui, dans le meilleur des cas, pourra toujours s'estimer heureux de pouvoir voter pour des partis que le pouvoir en place aura bien voulu maintenir au sein d'une compétition organisée de telle manière qu'il ne coure pas le risque de se voir renversé.
Et la liberté d'expression, comme on a pu le voir et le revoir lors des manifestations, commémorations, discours, soyons assurés que les politiciens y veilleront et la défendront coûte que coûte... sauf au prix d'une défaite dans les urnes et c'est pourquoi, le droit d'expression, déjà différencié suivant que vous osiez "blasphémer" la religion chrétienne ou la juive et la musulmane  sera soumis au principe de précaution qui, toujours aussi différencié, vous interdira d'organiser une exposition, une manifestation, un débat ou une promotion de livres et d'auteurs qui risquerait de déplaire à une communauté bien définie que, déjà, la morale et le droit d'expression, nous interdit de nommer...!.
C'est ça l'esprit Charlie version Allah, Dieu et consorts!.

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15/01/2015

A l'amour, à la mort.

Mort,Urne,Vie,Amours.
RIP.

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C'est avec la plus profonde tristesse que je viens vous annoncer la mort de Mr Christian dont vous avez été nombreux, il vous en aurait remercié, à suivre les aventures en 3 épisodes publiées sur ce site (Liens en bas de cette nouvelle).

Aucune réunion funèbre ni célébration ou cortège quelconque n'a été organisé car, comme vous ne le saviez pas, Christian encore assez jeune, n'avait, malgré prestance, fortune et qualités intellectuelles voire humaines qui lui ont valu, jusqu'à un événement bien précis, de savourer une popularité et une reconnaissance grandement liées aux caractéristiques décrites ci-dessus, plus aucun ami ni amie, pas d'enfants, plus de parents ni famille éloignée.
Cette discrétion d'abord subie, il l'avait ensuite cultivée jusqu'à son profil Facebook qui, et c'est un des mérites de ce réseau social en ce qu'il peut aussi permettre d'évaluer la profondeur ou la superficialité des membres, affichait non pas une série de portraits narcissiques mais bien un certain nombre de commentaires et liens vers des sites potentiellement intéressants.

Bref, il n'empêche qu'il était complètement seul et ce depuis qu'un échec amoureux dont il se savait entièrement coupable lui avait fait réévaluer les priorités dans sa vie jusqu'à choisir une forme de solitude virtuellement rassurante.
Voilà bien ce qui, moi qui le connaissait si bien, à savoir ce retournement complet qui d'une vie privée et professionnelle jalonnée de réussites fulgurantes, de succès insolents qui, immanquablement avaient encore accentué sa faculté de plaire au point que, pris dans ce véritable tourbillon séducteur, il avait "joué" un coup de trop avant de prendre conscience, mais trop tard, de sa terrible erreur.
Et tout athée invétéré qu'il était, je fus le seul à pouvoir constater que, tel un moine qui vit reclus en communion avec "son" dieu, il se mit en retrait total de toute invitation, sollicitation jusqu'à survivre avec pour seule compagnie, la présence continue quasi mystique de cette créature idéale, amour perdu, gâché mais affreusement absente à laquelle, en silence, il consacra, sans que cela soit pour autant sacrificiel tant il ne pouvait envisager une autre vie, toutes ces années de solitude avec, chevillé à l'esprit, l'espoir constant, à de trop rares occasions effleuré, qu'un jour, il pourrait revivre heureux avec celle qui occupait tout l'espace tant de son esprit que son corps.

Histoire d'un MDR!

En fait, notez et c'est Christian qui vous parle, tout s'est passé le jour où la nuit je ne me suis pas réveillé.
Je me suis bien dit que je devais rêver ou plutôt cauchemarder mais j'avais beau tenté de respirer, rien n'y faisait, je ne bougeais plus.
L'angoisse me nouait la gorge m'empêchant de crier à l'aide.
De toute manière, crier à l'aide quand on est tout seul...
Restait à me lever et à téléphoner à l'amour de ma vie pour lui dire une dernière fois combien elle m'avait manqué et que je m'en étais tellement voulu depuis tant d'années au point que mon isolement auto-destructeur avait contribué à me faire mourir à petit feu mais là encore, pas moyen de lever le doigt...même majeur!.
Alors que faire?.
Appeler les secours m'était impossible et donc, il me restait à écouter le silence assourdissant de mon coeur qui ne battait plus et à attendre que quelqu'un, un jour...

Oui mais, je ne vous dis pas l'odeur putride qui commençait à s'exhaler de ce corps inerte au point que je me surpris à remercier dieu sait qui de ne plus être en capacité de respirer...ma propre odeur!.
Là maintenant, à l'état de presque squelette momifiée, je reconnais que je me moque éperdument de la réaction de ceux qui découvriront un corps presque nu, l'essentiel (enfin, ce qu'il en reste!) est vaguement caché par un caleçon probablement bien trop large!.

Dans mon délire mortuaire et avant que je l'oublie (les trous de mémoire sont maintenant à prendre tant au propre qu'au sale qui remplace désavantageusement le figuré), il faut absolument alerter les écolos et toutes les associations de défense de la nature que, comme me l'ont confirmé tous les enterrés, mettre les corps de morts, malades porteurs de quantités de bactéries, virus et médicaments ou traitements cliniques, en terre recouverts de linceuls ou enfermés dans des boîtes nuit considérablement à la couche de terre perméable et aux nappes phréatiques, sources diverses et par conséquent à toute notre chaîne alimentaire...qui n'a alors de "bio" que le nom.
Ceux-celles condamnés à pourrir dans ces terres vous prient de bien vouloir changer les lois, les mentalités pour que la terre à laquelle les morts sont, pour cause, les plus attachés ne soit plus une déchetterie à ciel fermé!.

Ayez, vivants, une pensée pour ceux qui cherchent toujours la cachette aux cent mille vierges avec m'a t'on révélé la circonstance pénible suivante (nouvelle loi des genres oblige) qu'enterrer des mecs face à la mec(que) en position de prières, leur réserve souvent de désagréables intromissions postérieures...
Pas franchement aux anges non plus, ceux qui, sur leur petit nuage, attendent au bout du fameux "couloir de la mort" que le concierge Pierre leur ouvre une hypothétique porte.
Et ne parlons pas des juifs circoncis ou en papillotes pour qui la crémation doit ressembler à une commémoration de la shoah (prononcez: chaud à) difficile au vu de l'histoire nazie.
D'autre part, si vous pensez qu'il règne dans les cimetières un silence de mort, détrompez-vous notamment parce que si, en tant que vivant, vous pouvez vous éloigner de votre famille que vous n'avez pas choisie, que vous avez les ami(e)s que vous méritez ou désirez, une fois mort avec option enterrement et surtout si, par malheur, votre famille vous accorde une concession de plusieurs années, vous n'imaginez pas les bisbilles entre locataires de pierres tombales même si dans le court laps de temps vers ma crémation durant lequel on vous fait part des avantages et inconvénients des autres formules d'après-mort, au cas où vous changeriez d'avis!, certains en état de dépression avancée ou éternellement à la recherche de leur moitié tentent bien d'organiser des sorties dansantes aux lampions des feux follets desquels ceux-celles qui, vivants, ne tenaient pas la boisson, là ne tiennent plus rien du tout et, souvent, se perdent lamentablement pour se planter dans n'importe quel trou...
Encore bienvenu pour ces malheureux zombies que de plus en plus de croyants préfèrent maintenant se rassembler par confessions évitant ainsi déjà de nombreuses querelles (ou quenelles?) de clochers et autres minarets!.
Au moins la crémation préserve de tout tracas qui, j'en ai vu, rendent les mines de la presque totalité des "six pieds sous terre" totalement défaites, décomposées pour ne pas dire méconnaissables d'où l'impérieuse nécessité de les étiqueter.

Euthanasie: une évidence

Fondamental que d'évoquer l'exigence "vitale" réclamée à corps et à cris, donc en silence, par les morts qui sortent des hôpitaux en pièces détachées vaguement remontées pour faire bonne figure auprès des proches, que de considérer que celui-celle qui souffre de graves maladies incurables a le droit intangible de décider de partir dans la dignité et dans le délai et les termes que lui/elle seul(e) choisit.
Tout le discours qui tend à privilégier la (sur)vie (in)humaine n'est que balivernes égoïstes de l'entourage en bonne santé qui refuse le départ de la seule personne qui souffre le martyr ou qui, appareillé et/ou perfusé n'a plus aucun respect de lui-même mais doit attendre le bon vouloir de l'équipe médicale ou de proches qui, au final, finiront peut-être par estimer que le tracas causé par les visites avec la fatigue que cela induit d'autant plus si toutes les formalités d'héritage sont réglées, les autorisent à vous laisser partir.

EPITAPHE

Si, en référence au dicton populaire qui veut que ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier, on pourrait presque se réjouir de le savoir disparu. 

Pour ma part, je suis certain que ce passage sur Terre fut, comme il a été décrit dans les billets intitulés (Mémoires d'un ...), absolument exceptionnel à plus d'un titre suscitant jalousie et envie au vu de ce parcours à succès multiples et rapides.
Et pourtant, un seul évènement amoureux aura réussi à enrayer cette belle mécanique humaine jusqu'au blocage de tous ses rouages la rendant totalement inintéressante, insipide et la contraignant à l'isolement complet jusqu'à la mort qui fut ressentie comme une réelle délivrance.
La seule raison de cet échec réside dans le fait que, lui habitué depuis toujours à contrôler sa vie, ses sentiments, ses aventures comprît que, pour la toute première fois, il se trouvait confronté, perdu dans une histoire d'amour vrai dont il ne maîtrisait plus du tout la trajectoire, l'avenir.
Alors, il commit la chose la plus lâche qui soit en bricolant un scénario sexuel sans intérêt qui, bien évidemment, brisa ce couple naissant avec, pour lui, des conséquences bien plus inattendues et catastrophiques que ce qu'il aurait jamais pu imaginer.

Ce sont aussi, par la suite, ces refus de s'ouvrir l'esprit et le corps à d'autres aventures, lui qui en avait fait ses seules références auparavant, qui l'ont isolé au point d'y perdre tout ce qui avait fait son charme, à savoir l'initiative, l'obstination et la pugnacité.
Un exemple édifiant de cette attitude négative est notamment celui qui, quelques temps avant sa mort, lui fit ne pas réagir lorsque sa dulcinée lui apprît qu'elle venait de divorcer et que des retrouvailles lui semblaient sinon probables au moins envisageables lors d'agréables rencontres futures.
Quoique conscient de la difficulté quasi insurmontable pour elle de convaincre son entourage familial et amical totalement rétif à l'idée qu'elle puisse revenir en arrière et "pardonner", au lieu de chercher à la voir, la convaincre de passer quelques moments privilégiés en tête à tête, il s'est obligé à lui laisser toute initiative de l'appeler se contentant de lui apporter toute l'aide affective possible afin qu'elle se sorte au mieux dans sa nouvelle vie, fut-ce au détriment de sa propre santé...jusqu'au jour où, bien évidemment, un autre dénué de tous scrupules aura su saisir  l'opportunité de "consoler" celle qui, fragilisée, succombera aux belles paroles et à cette présence qui se dit attentive et indispensable à sa reconstruction.
Et pour celle qui avait déjà su vivre tant d'années auprès d'un autre tout en (se) donnant l'illusion du bonheur, il ne devrait pas être insurmontable, d'autant que l'environnement de ses proches l'y pousse résolument, de jouer voire à faire semblant de vivre l'histoire qu'au fond d'elle-même elle se sera interdite de partager avec celui qu'elle disait être l'amour de sa vie.
Mais comment a t'il pu croire, se persuader que l'amour serait suffisamment fort, ancré dans le temps  et surtout réciproque pour vaincre les artifices d'une histoire banale qui voit, comme c'est habituel dans de pareils cas, un squatteur de l'amour qui, après une rapide évaluation des avantages qu'il peut tirer d'une femme potentiellement autonome mais victime de l'image révolue du couple stable, choisit de laisser son précédent cocon quelque peu défraîchi pour ce gîte tout neuf, si accueillant et tellement plus agréable à vivre grâce aux multiples atouts de celle qui l'y attend.
Cet excès de réserve quelque peu suicidaire aura finalement eu raison de Mr Christian sans que pour autant cela n'affecte son amour qu'il aura gardé intact, intense.
C'est donc ici et par ces mots que je veux rendre hommage à celui qui aura été vraiment quelqu'un d'unique même au prix de sa vie amoureuse et plus encore de sa vie tout simplement.

On entend souvent dire d'une vie que cela ressemble au récit d'une pièce de théâtre, au scénario d'un film mais, quelquefois, la réalité aussi romantique et exceptionnelle soit-elle ne connait pas a chance du "Happy end".
Ce témoignage ne nous apprendrait-il pas que plutôt que faire partie de la trop longue liste de ceux-celles qui se satisfont d'amours "coup de foudre" qui sont aussi éphémères que le temps de la décharge... ou d'amours de circonstances, raisonnés qui font dire aux concernés qu'ils ont (enfin) rencontré l'homme/la femme de leur vie comme s'il s'agissait d'un achat automobile ou immobilier qui finit, au bout d'un certain temps, par lasser, voire de se croire obligé de se conformer à l'image matérialiste du bonheur reflétée par le couple quel qu'il soit, ne vaudrait-il pas mieux s'élever, se distinguer en refusant toutes concessions aux habitudes faciles et ordinaires pour ne vivre qu'un amour tel que décrit soit total, spirituel et inconditionnel qui, au final, sera l'unique contrat que, contrairement au mariage, seule la mort pourra séparer...et encore!.

Ah oui, à propos..., les fantômes existeraient-ils, sinon qui aurait écrit ce qui précède?!.

 

Liens vers les 3 épisodes précédents:

Lien Mémoires d'un enfant...unique (épisode 1):  Cliquez ICI
Lien Mémoires d'un enfant...unique (épisode 2):  Cliquez ICI
Lien Mémoires d'un enfant...unique (épisode 3):  cliquez ICI 

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15/11/2014

Tais-toi quand tu parles!.

Libertés,Censures,Médias,Politique,Société.
Censure(s).

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Information mondialement contrôlée

Au plus l'information est diffusée et accessible grâce aux moyens essentiellement technologiques  qui, faut-il le souligner, ont bien plus contribué à la propagation des libertés et même d'une hausse globale du niveau de vie pour la majorité des humains, de par l'instantanéité des infos, de revendications ou de la visibilité de répression autoritaire que ces manifestations pourraient entraîner avec des réactions mondiales de soutiens, que n'importe quel discours politique ou production économique, au plus la tentation des "élites" politiciennes de reprendre le contrôle des pensées exprimées qui, trop répandues, risqueraient d'en faire réfléchir un trop grand nombre avec pour conséquence l'éventuelle perte de leur autorité et mandats selon que l'on soit en dictature ou en démocratie.

Toutefois, il faut bien se garder de mettre sur pied d'égalité la censure exercée ou en passe de l'être au sein des différents régimes autoritaires, théocratiques, militaires ou démocratiques.
En effet, autant les uns n'ont qu'à d'autorité agiter le spectre effrayant de la prison avec ou sans torture et recadrage de la pensée qui se serait "égarée", autant pour des Etats habitués à un certain respect envers ses citoyens, la censure se doit d'être plus subtile et, si possible, exercée par des organismes ou associations plus ou moins satellites du pouvoir qui, de ce fait, peut se réfugier derrière l'argument de potentielle dérive le conduisant à sanctionner voire à légiférer en restreignant ainsi et toujours plus, le champ de la liberté et de la vie privée qui serait, soi-disant, en opposition avec l'ordre public.

Au pinacle des arguments à mettre en exergue pour contrer facilement toute expression contraire à la pensée unique, on relèvera les plus utilisées, souvent à tort et à travers, en seule justification de tout bannissement de celui, ceux qui l'expriment comme p.ex: stigmatisation, sectarisme, communautarisme jusqu'à racisme ou homophobie.
Bien sûr, personne ne niera que ces phénomènes de rejet grossier, vulgaire existent mais, à force d'affubler toute parole, écrit, discours ou proposition d'un de ces qualificatifs, ne rend t'on pas service à ceux qui, peu ou prou, commencent à se dire que libertés et expressions ne font décidément plus bon ménage.

A force d'obliger tout individu à se taire publiquement, on finit par créer une armée de citoyens qui, eux aussi, se considèrent rejetés, incompris et qui sont condamnés à se taire ou à se dire que le seul espace de libertés qui leur reste est celui de réseaux sociaux ou de sites de partage de publications qui, suivant le degré de modération, leur permet de déverser leur trop-plein d'insultes personnelles, faute d'argumentations sensées, étayées sur le fond des sujets évoqués.
Ceux-là mêmes qui, intellectuellement en défaut, vont préférer le coup de poing pour imposer une idée qu'ils savent être incapables de défendre avec des mots, que ce soit en privé au sein du couple ou au milieu d'un groupe en public.
Voilà bien un mouvement qui, à terme, pourrait contribuer à la création de troubles civils bien plus graves à combattre que ne l'aurait été la simple mise en garde au respect de l'autre et de ses idées pour autant que cet autre aurait eu, lui aussi, la politesse d'entamer un débat constructif par une saine confrontation d'idées plutôt que par son refus qui se solde par un recours à, pour le coup, la stigmatisation systématique de celui, celle qui ne fait qu'exprimer une opinion personnelle normalement égale à celle qui lui dénie ce droit.

Tous pourris

Que constate t'on si ce n'est une simplification binaire de l'opinion qui sépare les tenants de seulement deux thèses en camps hostiles sans le moindre effort de compréhension.
Sur tous les sujets d'actualités économiques, financières, politiques, le même clivage extrême se crée avec des deux côtés la conviction que seule sa thèse est la bonne et que l'autre n'est qu'un ramassis de bêtises et contre-vérités avec pour l'un comme pour l'autre le sentiment bien ancré que ceux de l'autre camp sont tous des imbéciles ignares manipulés.
Alors qu'en fait, la manipulation est présente de chaque côté en ce sens qu'au départ de l'appartenance à tel ou tel camp, il y a un guru, un politicien, un expert qui, plus ou moins bien entouré arrive à convaincre un nombre suffisant d'individus et que, moutons du troupeau, les autres suivront de peur d'être laissés au bord du chemin de l'information.

La seule véritable liberté sera celle qui consistera à tolérer, qu'après analyse objective et surtout compréhension la plus exhaustive possible, une opinion argumentée qui s'avèrera bien souvent n'être en total accord avec aucune des deux thèses rabâchées en forme de copier-coller sur les murs des réseaux sociaux par médias et blogs interposés puisse, elle aussi, avoir le droit de s'exprimer.
Autant dire que l'expression réfléchie et libre de tout groupe risque fort de ne pas créer le buzz!.

Blogs et réseaux sociaux

A propos de la conclusion du paragraphe précédent qui parle des blogs, réseaux sociaux et médias, on notera que, surtout ces derniers, abusent de l'arme des "modérateurs" qui le plus souvent forcément tout à la cause du support qu'il modère vont sanctionner plus rapidement un commentaire critique, fut-il bien écrit et respectueux, qu'un satisfecit illisible tant dans la forme au vu d'une orthographe phonétique et donc approximative que par l'absence totale d'arguments quant au fond.
Devant, faut-il bien le dire, la fatuité, la vulgarité et le flot d'insultes que déversent de plus en plus de frustrés du web tant dans la nullité de leurs "arguments" que dans l'approximation orthographique de ceux-ci, bon nombre de médias initialement ouverts aux commentaires en ont réduit l'accès sinon l'avoir purement supprimé comme l'avait décidé, depuis le début et au risque d'en réduire la consultation, ce blog INFOTOX. The WebMag.
Au final, il apparait donc que ceci était assez judicieux et simplement en avance sur son temps.

D'ailleurs, on peut aussi se demander si l'écumage d'un grand nombre de blogs ne vient pas pour partie de ce que certains, pollués par d'incessants quolibets et insultes ad hominem, sont devenus ingérables pour leurs webmasters qui, du coup, les ont supprimés.
A cela s'ajoute le succès dû à la facilité des Twitter et surtout Facebook qui ont pris le relais en termes de réceptacle à bêtises, raccourcis simplistes et autres injures grossières certes propres à un public dont la nuisance via le web est, trop souvent, inversement proportionnelle à leurs facultés intellectuelles.
Autant la limitation en termes de nombre de caractères ou de lignes ne gênera pas, que du contraire, celui qui arrive assez vite au bout de ses commentaires, autant il ne faut pas perdre de vue que la gestion et la publication de raisonnements plus élaborés sous forme de blogs/sites personnels assure liberté rédactionnelle, estime et pérennité, voire revenus, à son auteur.

Ceci sans que malheureusement notoriété soit liée à la reconnaissance d'un quelconque talent, d'une analyse empreinte constamment d'objectivité même si on n'évitera jamais sa propre part de subjectivité plus ou moins assumée car, de nos jours, l'hyper-connectivité dans son immédiateté rend populaire de manière instantanée celui qui réussit un buzz pertinent ou non.
Le plus souvent d'ailleurs, celui qui est ou qui joue au plus idiot est aussi le plus populaire...le temps de passer au suivant, ceci étant particulièrement vrai dans le domaine des médias et surtout des "people" (Loana, Nabilla et autres Greg...)!.

Dans ce domaine, ce qui touche à la sexualité heureusement plus souvent érotique que pornographique reste encore et toujours, malgré de récentes restrictions "politiquement correctes" communautairement imposées, le moyen rapide de faire parler de soi.
Quelle starlette ou star en manque de presse ne livre pas l'une ou l'autre photo (soi-disant) volée sur Instagram, Twitter, etc...quitte à ce que celle-ci soit supprimée...après avoir été partout recopiée!.
Entre des articles longuement écrits, réfléchis et des photos sexy disponibles partout, que croyez-vous qui obtient le plus de clics, de visites?!.
Et c'est chose si ancienne que l'original magazine LUI créé en 1963 par Daniel Filipacchi avait pour maxime malicieuse que les hommes l'achetaient sans honte parce qu'ils le lisaient pour ses articles de fond et non pour ses photos de formes...!.
Ceci dit, comme mentionné plus haut et dans d'autres articles, on sent poindre une intolérance grandissante à voir des corps féminins dénudés partiellement sur les réseaux sociaux allant de pair avec une nette régression des droits de la femme libérée acquis dans les années '80 à se vêtir comme elle l'entend en tous lieux, à présent sanctionnés par un communautarisme "religieux" et que l'exhibitionnisme provocateur, plutôt dégradant il est vrai car le corps y est utilisé comme objet, des Femen risque bien de conforter dans l'idée que la sensualité féminine publique n'est plus tolérable et mérite toutes sortes d'insultes...depuis la jupe courte en rue jusqu'aux seins nus sur nos plages..

En matière de sociologie, étude des comportements et psychologie individuelle et phénomène de masse, Facebook se distingue de tous les autres réseaux sociaux et doit permettre à quantité de personnes plus ou moins bien intentionnées, en ce compris des scientifiques, de classer la plupart des individus qui, sur leurs profils, postent photos, commentaires plus ou moins intéressants ou se contentent d'insulter les commentaires d'autres profils sans rapport avec l'article dont question.
Une vraie mine d'or pour les entreprises commerciales, de marketing mais surtout une vraie possibilité de globalisation, de manipulation des sentiments, opinions, orientations politiques, philosophiques et inévitablement religieuses des membres Facebook.
Et pour finir en souriant, que de profils aussi amusants à voir qu'affligeants pour ceux (surtout celles) qui les animent et qui statuts après statuts passent, avec toujours les mêmes commentaires naïfs, de "célibataire" à "en couple" à un rythme mensuel...!.

Que l'on critique ou non les réseaux sociaux voire (a)sociaux!, il convient de souligner que Facebook, en particulier, aura su capter les sentiments de frustration, de jalousie, de sectarisme d'une société qui ne vit plus aussi cachée que par le passé et qu'une information, autrefois confidentielle, est à présent reprise en quelques instants et diffusée souvent de manière partiale à une masse de gens qui se contentent de la reproduire en toute subjectivité partisane, communautaire.
Cela ne fera que renforcer les antagonismes, les conflits et guerres qui, immanquablement, sont maintenant programmées tant les tensions essentiellement politico-religieuses sont exacerbées.
Au moins, ne pourra t'on pas dire qu'on l'ignorait...sauf les politiciens car eux sont, comme toujours, ni responsables, ni coupables!.

Conclusion

A force de vouloir (re)cadrer la liberté d'expression, pour, pensent les pouvoirs publics, ne choquer personne ou du moins les communautés les plus promptes à manifestations plus ou moins violentes ou activement protégées par l'une ou l'autre association censée défendre le droit de tous et non pas de quelques-uns, on en arrive à une tension sous-jacente perceptible quoique contenue mais pour combien de temps encore.
Le bien connu "Politiquement correct" qui n'est rien d'autre qu'un contrôle de la liberté d'expression aura réussi à brider tous les sujets de discussion, de polémique pourtant bien nécessaires à ce que ces censeurs disent vouloir préserver, à savoir la diversité d'opinions.
Même l'humour en a pris un coup et il suffit de revoir, réentendre les sketches des artistes des années '80 pour se dire qu'actuellement cela serait interdit au point que plus personne n'ose même s'y risquer!.
Ne restent que les blagues "belges" ou celles cathos-scatos qui semblent encore autorisées au détriment de ceux-celles qui y voient, à juste titre, au mieux de la lâcheté, au pire de l'insulte et du racisme.
Notamment en ce qui concerne l'animateur français qui ne peut s'empêcher, assez sottement, de se croire autorisé, légitime à prendre un accent "dit" belge alors même qu'il n'est pas dans la même moquerie envers l'accent lillois, marseillais ou des colonies, rebaptisées Dom-Tom (ce qui ne veut pas dire: case de l'oncle Tom) même si, pour le pays des droits de l'homme si vif à défendre la moindre propension autonomiste...ailleurs, on notera avec ironie que le régime de tolérance est bien différent pour ces "territoires français".
Mais soyons de bon compte et disons que si la dernière liberté est celle de prendre, une fois!, l'accent de nos "amis" belges, on ne va pas en faire un steak-frites...!.

Quelques perles du petit lexique "Politically correct" sont à épingler en ce qu'elles confirment l'hypocrisie prégnante de ce choix qui refuse la plupart du temps la réalité pour en donner une image édulcorée, cool, presque tendance!.
Notons parmi celles-ci: Pulpeuse pour Grosse, Black, H/Fde couleur pour Noir-e (Blanc n'est donc plus une couleur!), Non-voyant(e) pour Aveugle ou encore Gay, Homo pour Pédale, Tante...et bien d'autres qui ne changent rien pour celui-celle qui en est l'objet ou éventuellement victime mais nous conforte dans l'idée que nous sommes civilisés et gentils...d'autant plus que ceux qui imposent ces modifications ne font généralement pas partie des personnes visées par celles-ci.
Par extension, assimilation, on ajoutera la récurrence des mots tels que stigmatisation, discrimination pour discréditer, sans autre forme de débat, nombre de propos critiques d'opposition auxquels on associera, afin de les ostraciser davantage les qualificatifs de raciste, fasciste voire nazi pour leurs auteurs dont, souvent, le seul crime est d'exprimer une opinion contraire à ce qu'il serait de bon ton de dire ou d'écrire.
Un article humoristique en relevait, il y a quelques années déjà, les aberrations et frustrations induites par ce qu'on commençait à appeler le "Politiquement correct".

A lire: Politiquement correct en 10 leçons!.
Lien:  ICI
 

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15/10/2014

Le travail peut nuire à votre santé!.

Chômage,Travail,Société,Economie,Politique,Europe,France.

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Travailler ou chômer?: Un choix de société!.

Avec un tel sous-titre, on a déjà énervé et perdu tous ceux qui se forcent à croire que le monde est binaire et que seuls ceux qui "possèdent" sont capables de tricher, mentir et choisir le mode de vie qui leur convient.
Qu'ils se rassurent, l'article reste respectueux de ceux-celles qui vivent des situations difficiles et ne souffre d'aucuns clichés exclusivement propres aux responsables de la gauche politique ou syndicale pour qui la nuance n'existe pas puisqu'ils fustigent, sans distinction, les riches qu'il faut taxer, la finance qui est leur ennemi, les patrons filous ou les traders cupides sauf, bien entendu, ceux qui, irresponsables, risquent de mettre la société qui les emploient en faillite avec des conséquences éventuelles pour les autres salariés voire les clients lésés!.
En vérité, la société mondiale est faite de bien plus de 50 nuances de gris...et si, pour une trop grande partie de l'humanité, la vie s'apparente encore à de la survie y compris même si l'on travaille au détriment de sa santé et pour des salaires indécents, tandis que pour les autres, les plus revendicateurs, ceux qui ont la chance de vivre au sein du cercle ouest-européen ultra-protecteur des droits sociaux, le besoin impérieux de travailler pour s'assurer un minimum de confort de vie est moins évident, au point d'attirer un flux ininterrompu de migrants.

Parfois, lorsque la parole peut avoir un minimum de correction pour se faire entendre, on nous surprend avec la comparaison entre une personne qui travaille pour de petits salaires la plupart du temps soumis aux labeurs les plus ingrats et lourds physiquement et une autre qui bénéficie d'allocations (parfois sur plusieurs générations suivant le pays européen) lui laissant le temps de s'occuper de ses enfants, de travailler au noir) ou non, d'obtenir avantages fiscaux et sociaux dévolus aux seuls chômeurs sans avoir les frais de déplacements et vestimentaires ou les contraintes domestiques à accomplir en plus des heures de travail prestés.
Comme toujours, précisons que si ceux-ci ne sont pas la majorité, un certain nombre en a fait son choix et en conduit d'autres, par comparaison, à se poser la question de la pertinence à se remettre dans le circuit du travail déclaré...taxé, à peine plus rémunérateur en brut, sauf que si on déduit tous les frais décrits plus haut, le "net en poche" est bien souvent inférieur!.

Et comme si la non motivation ne suffisait pas à décourager toujours plus ceux qui osent encore penser que le travail peut apporter qualité de vie, reconnaissance et aisances financières, toutes notions qui, de nos jours, semblent désuètes presque vulgaires voire discriminatoires aux yeux d'un discours d'une frange importante de la gauche politico-syndicale qui défend le partage des richesses (des autres!), la démondialisation, le rejet d'un mode de consommation dite occidentale, quelques "études" à la limite de la plaisanterie font état de ce que le travail serait aussi facteur de problèmes psychologiques (frustrations, burn-out...) et même de séparations de couples.
A se demander si le chômage ne garantirait pas de vivre heureux et en pleine santé!.
Quant aux couples qui ne survivraient pas au stress du boulot, constatons que bon nombre de ces couples se sont formés au travail et que, probablement, l'environnement qui les a mis ensemble peut aussi, au vu de ce qui les avait déjà tenté une première fois, les séparer par l'arrivée, la proximité et la comparaison avec de nouveaux-nouvelles collègues subitement plus charmant(e)s!.

Travailler?: pour quoi faire!

La valeur "travail", fortement décriée, représente de moins en moins un idéal, un élément essentiel à la structuration, au rang social d'un individu et aurait même tendance à être vu comme une inégalité contribuant à réactiver pour quelques politiciens démagogues la lutte des classes, autre contribution à la basique, simplification extrême des idées.
Avec le constat étonnant que pour revenir à notre comparaison des deux individus en situation de chômage ou de travail, il faut constater que, surtout s'il s'agit d'une personne isolée avec enfants à charge, la contrainte d'un travail à bas salaire qui lui vaut un surplus de stress, de difficultés à gérer tant le réveil, le transport d'elle-même, des enfants, le rendement au travail sans compter que la journée comptera bien plus de huit heures de travail lorsqu'il faudra journellement s'occuper de la gestion, l'éducation, les loisirs et toutes "obligations" ménagères pour un salaire qui pourrait, dans certains cas, être pénalisant en matières d'aides financières diverses qui se voient distribuées aux personnes sans travail à ne surtout pas confondre avec les personnes sans ressources car ces dernières, n'étant pas soumises à des horaires stricts sauront ou pourront obtenir ci et là quelques travaux rémunérateurs, non taxés en toute liberté de planning ce qui permet à la famille de cette personne de vivre probablement plus aisément et avec nettement moins de stress que le travailleur que certains, jamais en mal de classification, dénomment "pauvre"!.

Dans nos sociétés occidentales vieillissantes, le recul économique est tel que l'idée de la lutte contre la surconsommation est déjà passée à celle de la remise en cause de la consommation.
Pourquoi est-il permis qu'une minorité d'individus ou que quelques sociétés privées possèdent tant de ressources, fut-ce exclusivement au prix d'études, d'idées et d'inventions concrétisées et/ou de risques financiers, commerciaux alors que tant d'autres en bas de l'échelle, et dont combien ne tentent même pas de soulever le pied pour atteindre le premier échelon..., ne puissent en profiter.
Alors, la grande idée marxiste refait surface en prônant le grand partage, la spoliation des biens matériels, la grande distribution finale et les têtes sur quelques pieux.
Sauf que, mais cela ne fera pas écho, aucune société communiste n'a jamais enrichi son peuple que du contraire hormis pour une oligarchie qui détient fermement les commandes du pouvoir absolu.

Le passé obscurcit l'avenir

L'évolution humaine aura en moins d'un siècle, et les choses s'accélèrent considérablement, rendu, et ceci est forcément positif, le travail moins pénible d'abord pour une minorité d'individus ensuite pour des territoires dits développés et au final pour l'ensemble de la planète.
Bien évidemment avec encore toujours de fortes disparités plus en fonction des régimes politiques et de la corruption des états qui maintiennent, contrairement aux systèmes libéraux-démocratiques la population en une telle dépendance, ignorance intellectuelle que celle-ci ne peut attendre qu'un renversement de dirigeants pour espérer, car rien n'est acquis automatiquement, un progrès socio-économique.
Toujours est-il que même avec ces réserves, la pénibilité du travail a globalement reculé et le paradoxe veut que ce soit dans les régions les plus (sur)protectrices en matière de droits en regard des devoirs que les revendications pour toujours plus d'aménagements de confort personnels se fassent.
Comment s'étonner alors que si dans un premier temps et en période de plein emploi, l'appel à immigration massive se soit fait pour remplacer ceux qui, autochtones, commençaient à refuser ces emplois pénibles, ingrats et peu payés, pour se diriger vers des emplois plus sécurisés dans la fonction publique et qu'ensuite pour pourvoir à ces mêmes emplois, les descendants d'immigrés eux-mêmes, intégrés et qui bénéficiaient, eux aussi, des systèmes de protections sociales étaient devenus réfractaires aux emplois que leurs parents avaient acceptés, il ait fallu faire venir des travailleurs qui avaient connu le temps béni (pour les éternels démagogues populistes) de la répartition de la pauvreté en système communiste.
Comme toute chose finit par se tarir, ne reste plus que la solution actuelle qui consiste à fermer les usines qui requièrent de la part de ses travailleurs une charge trop lourde qui n'est plus socialement acceptable au sein de la société européenne voire de recourir à une robotisation de plus en plus sophistiquée qui, elle, détruit pour toujours l'emploi que l'humain ne veut plus accepter.
Alors, se plaindre de la désindustrialisation dans ce contexte parait quelque peu contradictoire avec la doctrine syndicale qui, là encore, se dit étonnée que le chômage soit en progression constante alors même que les barrières dont ils entourent et continuent obstinément d'encadrer les salariés sont autant d'obstacles à la signature de contrats à durée indéterminée.


Ne faudrait-il pas également se poser la question d'un vrai contrôle public et médiatiquement révélé de la tenue des comptes, bénéfices, frais divers, émoluments et caisses "noires" de ces organisations syndicales qui gèrent une manne financière gigantesque sans que cela ne soit, hormis quelques audits discrets, un sujet de débat sur son efficacité jusqu'à poser la question de savoir si l'intérêt bien compris de ces organisations de salariés et patronales ne serait pas de conserver ce statu-quo leur assurant de probables et plantureux revenus...garantis!.
La nuisance idéologique passéiste syndicale est un frein non négligeable à la création d'emplois et les discussions sur la suppression ou l'allègement des seuils, notamment pour les très petites entreprises, à partir desquels de nouvelles contraintes organisationnelles et coûteuses leur sont adossées ou les obligations administratives et pénalités qui découragent quantité de sociétés à poursuivre son expansion voire la conquête de nouveaux marchés sans oublier les tracasseries et lenteurs administratives en matière de fusions - acquisitions ou restructurations.
Tout ceci ne voulant pas suggérer, faut-il vraiment le préciser!, que le marché de l'emploi soit totalement exempt de toutes règles et protections dues aux salariés.
Sauf que la sur-protection syndicale actuelle de ceux-celles qui ont (encore) la chance d'avoir un boulot a fini par scléroser tout le marché de l'emploi qui a perdu sa fluidité et le rend si lourd à mouvoir qu'il a fini par s'immobiliser, se paralyser.

Le déclin européen, pour sa part est, si l'on veut bien admettre les faits et tenter de ne pas se soumettre à une forme de pensée unique, le résultat de la récente reprise en main par les politiciens de la conduite des affaires au détriment du monde économico-financier.
En quelques lignes car plusieurs articles y ont déjà été consacrés, parmi ceux-ci, lisez aussi: 
Crise financière: A la prochaine!.
Lien  ICI

La crise: l'alibi politique habilement récupéré


Afin de prendre un minimum de recul objectif et factuel vis à vis d'infos distillées, répétées par les présentateurs de différents JT, la crise financière qui a permis ce chamboulement a AUSSI été provoquée par les pouvoirs politiques qui, en contraignant les banques privées à octroyer des prêts gigantesques à des états dont tout politique "irresponsable et non coupable" savait que les chiffres budgétaires présentés étaient manipulés et sujets à risque de défaut de paiement avec les conséquences systémiques qui en ont résultés et dont, cela étonne t'il vraiment quelqu'un?,  seuls les citoyens en ont été les victimes pendant que les politiciens à l'origine de ce cataclysme ont assez habilement affecter la paternité de ce marasme aux banques complices de leurs manipulations mais devenues dépendantes de leurs décisions politiques.

Face à ce déni de responsabilités politiques qui fait florès en Europe, il ne faudra pas se montrer surpris que ce continent en déclin connaîtra bien plus de difficultés dans un avenir pas si lointain et qu'une explosion de la zone euro voire de la monnaie unique euro redoutée voici peu et que l'on se plait à dire que ceci est maintenant exclu ou thèse débile de certains partis, bien sûr, extrémistes car nationalistes et anti-européens, pourrait bien intervenir sans que cela n'ait été correctement préparé avec les conséquences financières et économiques telles que le terme "émergent" dont on continue à affubler certaines régions qui, rappelons-le, tirent l'ensemble de l'économie mondiale, sera, au mieux, notre nouvelle dénomination digne de ce qui nous restera d'une grandeur passée dans laquelle on veut continuer coûte que coûte, au mépris de toutes réalités, de croire encore nôtre!.

En conclusion de cet article, on pourrait faire le constat que la liberté de chacun se trouve de plus encadrée par les pouvoirs démocratiques ou non, la gouvernance politique mondiale qui aura su, quoiqu'elle tente de nous convaincre assez subtilement et efficacement du contraire, reprendre le dessus sur son concurrent (ennemi pour certains), le pouvoir économico-financier dont les derniers déboires de 2008 ont fragilisé sa capacité à peser sur cet "ordre mondial" que les pouvoirs politiques cherchent à imposer depuis si longtemps.
Sinon pour s'en convaincre, au moins pour faire part d'un point de vue différent de la dictature du "politiquement correct", cet article: Finances et Politique: le divorce.
Lien:  ICI


Notons simplement, factuellement que ce récent déséquilibre aura conduit le monde à des guerres régionales, au déclin économique, à la récession, aux antagonismes idéologiques et à la probable dislocation de la zone euro, en moins de temps que ce qu'autrefois le monde a connu comme conflits, récessions car les rebonds rapides et puissants étaient le fruit de la liberté d'entreprendre, du travail de chacun au profit de chacun et au final de la nation non inquisitrice mais soutien d'un état d'esprit novateur et complice dans ses propres investissements d'infrastructures en fonction de dépenses et recettes plus responsables qu'actuellement.
Mais ceci est déjà un autre débat...

Et pour ceux-celles qui veulent commenter (voire voter) cet article, celui-ci est publié sur AgoraVox, cliquez sur ce lien:  ICI

 

Publié dans Société: Comportements | Lien permanent | Tags : travail, chômage, economie, comportements, politique, société | |  Facebook | | | | Pin it! |