15/10/2015

Economie de partage: Uberisation de la pauvreté!.

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Introduction

Depuis des décennies, l'économie dite libérale, capitaliste s'est construite en grande partie sur l'initiative privée, la recherche de profits et de performances en termes de conquête de marchés de plus en plus en concurrence mondiale au risque de voir, depuis le début du XXIè siécle, une exacerbation de la quasi guerre économique de certains acteurs économiques peu ou prou soutenus par le pouvoir politique de ces nations elles-mêmes désireuses de profiter d'une potentielle croissance censée amener plus de prospérité à des populations jusque là défavorisées.
Alors qu'auparavant, l'économie probablement "confisquée" par une partie du globe au détriment de l'autre dont richesses et main d'oeuvre étaient captées, utilisées par les pays dits riches, la mondialisation, la diffusion large, surtout via Internet, de l'information visuelle qui aura permis à ces populations délaissées de comparer les niveaux de vie et d'en demander une redistribution, une répartition plus équilibrée tant par l'émigration que par les revendications citoyennes à plus de considérations et de responsabilisation de la part de ceux qui se disaient en charge de leur bien-être alors même que seul celui des "élites" souvent dictatoriales était assuré.

Ceci ayant eu déjà quelques premiers effets non négligeables sur la capacité d'adaptation d'une économie habituée à ne dépendre que des projets et réalisations d'un nombre somme toute limité d'acteurs économiques bien identifiés et en réseau et qui voit le spectre des nouveaux industriels s'élargir de manière telle que, progressivement, la préoccupation première est moins une tranquille expansion qu'une préservation des activités via acquisitions, fusions et restructurations voire l'évitement de faillites toujours plus nombreuses avec, par conséquent, un accroissement continu du chômage qui risque bien de ne décroître non plus grâce à plus d'emplois mais bien à cause d'une population en décroissance voire d'une réduction supplémentaire du temps de travail contraire à cet autre problème qui se fait jour au sujet de la garantie du paiement des retraites futures.

Malgré de nombreux soubresauts non exclusivement liés à des erreurs de gestions d'équipes dirigeantes insuffisamment compétentes dans la vision future de leurs objectifs ou, comme trop souvent stigmatisés par des syndicats prophètes à postériori et autres politiciens pourtant responsables de certains de ces blocages du fait de décisions idéologiques prises à l'emporte-pièce qui s'avèrent contre-productives à l'essor de nouveaux projets quand elles ne minent pas l'expansion, la survie de l'activité économico-financière du pays, on préfère s'en prendre aux actionnaires toujours plus gourmands, aux créanciers-prêteurs sans lesquels, ces groupes industriels seraient bien en peine de prospérer, de conquérir de nouveaux marchés qui, accessoirement, leur permet de maintenir, d'augmenter le nombre de salariés qu'une plus grande implication dans la vie de la société devrait associer à un partenariat de gestion tant dans les orientations d'entreprise que dans un partage des bénéfices sous forme d'actionnariat.
Cette participation engagée aux décisions serait particulièrement la bienvenue pour les représentants syndicaux qui, ainsi, se verraient authentiquement co-responsables des progrès et ou aléas des entreprises plutôt que d'en n'être que les porteurs de faire-part se dégageant immédiatement de toute mauvaise gestion alors même qu'ils se disent les représentants des salariés.

Uber Alles

Mais tout ceci, depuis les applications online des Uber et autres systèmes de "partage" risque bien de n'être que souvenirs et que, dans un avenir fort proche, tout un pan de l'économie du "passé" ne soit balayé par ce qui, dans l'inconscient collectif, semble innovant et profitable à tous.
Sauf que tant que les règles de la concurrence resteront faussées sous prétexte de mondialisation et de marche en avant inéluctable vers un avenir de Bisounours qui se réjouit de faire mordre la poussière à cette économie libérale dite prédatrice et sauvage, en faisant fi de tous règlements et lois, notamment par l'embauche d'employés sous forme d'indépendants alors qu'ils ne travaillent qu'en réseau pour une seule société et aux ordres (missions) donnés par l'application à laquelle ces "indépendants" sont affiliés pour ne pas dire soumis avec pour corollaire de créer ce lien de subordination propre aux contrats d'employés, sujets aux multiples systèmes de protection sociale et autres avantages dont les "contrats ubérisés" se disent, à tort, étrangers afin d'offrir... aux citoyens du monde, tous frères, des revenus complémentaires (que la plupart se gardent bien de déclarer), on feint d'entretenir l'illusion d'obtenir un service sensiblement moins cher voire gratuit par échange offert par un particulier équivalent à une prestation payée à une entreprise déclarée qui assure emplois déclarés et cotisations à l'Etat.
Pour l'anecdote, l'économie de partage, objectivement plus parallèle que de partage connait des succès plus locaux avec, par exemple, l'essor des chambres d'hôtes qui voient des particuliers inexpérimentés, non assujettis aux contrôles d'hygiène et de qualité et dont les revenus engendrés par cette activité annexe semblent quelquefois "oubliés", concurrencer et pour des prestations bien souvent largement inférieures aux prix demandés (en partage, bien sûr!) les hôtels peu ou prou victimes de cette différence de traitement avec des conséquences dommageables pour l'emploi, certes sans commune mesure avec ce que les contrats ubérisés et/ou du style d'Airbnb provoqueront.
Jusqu'il y a peu, lors de restructurations par exemple, chacun se préoccupait des pertes d'emplois engendrées par ce qui apparaissait, pour certains, comme un manque de civisme social et économique.
A présent, plus personne ne semble se poser la question de savoir, lorsque ces économies de partage auront percolé au travers de nos pratiques commerciales, combien de drames sociaux suite à l'accroissement prévisible de faillites, ce détournement commercial aura provoqué.
Chacun, égoïsme à courte vue oblige, y voit son petit intérêt personnel jusqu'au jour où il recevra de son entreprise, un mail, une lettre l'informant que, suite à une baisse du chiffres d'affaires liée, aussi, à cette distorsion de concurrence nouvelle, celle-ci doit se résoudre à sa mise au chômage...
A ce moment là, il faudra espérer qu'Uber and Co seront toujours bien présents pour assurer des revenus suffisants pour lui et sa famille.

A la différence des sites de comparateurs de prix qui, par la forte pression exercée sur les entreprises tant en matière de prix que de qualité offerte, contraignent certaines de ces sociétés à plus de vigilance notamment en matière d'optimisation des coûts, de qualité des services, sans que forcément, comme il risque bien de se produire avec les sites de partage, l'avenir des salariés, la rentabilité suffisante de l'activité du secteur ou de l'entreprise ne soit plus assuré.

Alors, bien évidemment que la société, son économie doit évoluer sans quoi il n'y aurait ni progrès ni création de richesse mais faut-il encore se poser la question de savoir si la mondialisation doit se faire au détriment de règlements essentiels à la saine concurrence et qu'au demeurant, non à titre de frein aux innovations mais bien au mérite d'assurer à tous les acteurs réels ou virtuels un socle suffisamment équitable en droits et devoirs quels qu'en soient les lieux d'exploitation ou d'administration sans quoi ces mutations, qu'autrefois la durée nécessaire dans le temps pouvait globalement absorber, se produiront si rapidement que l'accroissement du chômage risque bien de devenir la seule courbe ascendante au sein d'une économie en perte de tous repères, à l'instar de l'irresponsabilité politique des élus qui, mais ceci est un autre débat (voir lien ci-dessous), croient réguler ces bouleversements financiers, économiques, alors qu'ils ne contribuent par leurs errements idéologiques qu'à les aggraver.
Car, faute d'un minimum de courage politique dont la plupart des élus semblent démunis au point de ne réagir (et encore...) qu'à la suite de troubles, conflits voire drames humains au lieu d'anticiper, par la concertation avec les secteurs concernés, les aménagements à mettre en oeuvre afin d'intégrer au mieux ces nouveaux acteurs déjà connus de par le succès qu'ils connaissent ailleurs dans le monde, les "élites" politiques se satisfont d'un climat de tensions et de plaintes en justice qui, indirectement, fait gagner du temps à ces décideurs qui n'osent prendre leurs responsabilités face au risque de mécontenter une tranche d'un électorat qui leur serait favorable.
Et en ces temps de disette d'adhésion et de soutien d'électeurs au monde politique...!.

Notons que si rien n'est fait pour réduire cette distorsion de concurrence, il ne faudra pas, une fois de plus, fustiger les marchés économiques qui, eux, sauront trouver la solution quitte à mettre en faillite nombre de sociétés pourtant rentables mais fonctionnant sur base de contraintes sociales, environnementales bien trop déséquilibrées vis-à-vis de ce que d'aucuns s'obstinent à définir de "nouvelle" économie, histoire de ringardiser ceux qui tenteraient d'en pointer les débordements inadmissibles.
De même qu'il ne faudra pas feindre l'étonnement lorsque ceux et celles qui vont jusqu'à risquer des dommages matériels voire corporels afin d'exercer ces "nouveaux" métiers pour assurer quelques revenus complémentaires ne soient, au final, les seules victimes d'un système parallèle qui a vocation à profiter d'un manque d'encadrement dont la responsabilité n'est, ici encore, non pas à leur attribuer mais bien à ceux qui se disent responsables et payés à cet effet par les citoyens qui, il est urgent de se poser la question, feraient bien de leur demander des comptes!.
Sauf à tolérer, inciter une partie de la population, certes probablement moins courageuse que celle qui s'acharne à accepter de telles conditions de travail à se satisfaire discrètement... de rentrées grises provenant, parait-il, de greniers qui, pour certains, vu le nombre d'objets et la durée de leur présence sur des sites type Ebay, doivent atteindre la taille de dépôts d'enseignes de la grande distribution...

Alors, les grands discours sur la mutation naturelle, indispensable de l'économie qualifiée de nécessaire, utile et surtout inéluctable, qui, intellectuellement lors de débats, de thèses de conférences, peuvent s'avérer intéressants à suivre, alimenter et à commenter, ne devraient pas cacher l'évidence que tout changement, bouleversement réalisé au détriment de règles claires, communes se solde rarement par une avancée profitable au bien-être de la grande majorité de ceux qui en dépendent.

Autre article à lire
Finance et Politique: le divorce.  Cliquez sur ce lien  ICI

 

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15/09/2015

Maux et Mots d'amour?!.

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Un beau roman, une belle histoire...

Combien de romans, de chansons, de films décrivent-ils ce miracle humain censé transformer ce qui jusqu'alors n'était qu'un parcours chaotique d'une vie triste presqu'inutile en une fusion pétillante de deux êtres réunis afin de réaliser ce pour quoi nous serions programmés pour une durée illimitée que seule la mort pourrait briser.
Bien évidemment, la plupart d'entre nous a bien conscience de par ses expériences personnelles que nombre de ces histoires fortes, passionnées, insuffisamment réfléchies ne durent que le temps de quelques satisfactions de besoins sexuels trop longtemps inassouvis.

Avec les précautions d'usage de langage obligatoires liées au constat incontournable que toutes les glorifications de couples heureux ont visé, jusqu'il y a peu, les hommes et femmes hétéros tant au travers des oeuvres artistiques que commerciales (publicités), l'évolution des moeurs et des tolérances envers celles-ci nous oblige à relativiser ce schéma "idéal" d'unions à connotation procréatrice passée.
Ce qui, soit dit en passant, complique singulièrement le travail d'un ciblage publicitaire au sens large qui se voit fortement incité à ne pas marginaliser, offenser une frange de la population qui ne se reconnait pas dans ces représentations idylliques du couple homme-femme hétéro pourvoyeur d'une descendance apte à transmettre le nom et l'assurance d'une relative prospérité continue en vue de notamment maintenir un niveau de financement des retraites de ces couples que les Etats ont largement favorisés, parfois même décorés.

Rencontrer l'amour

Les schémas pour ne pas dire scénarios qui initient les rencontres "amoureuses" destinés à permettre la formation d'un couple ne sont jusqu'ici, pas d'une originalité ou d'une inventivité extraordinaire et ont plutôt tendance à se perpétuer de générations en générations d'une façon, somme toute, classique au point que l'explication des échecs bien plus nombreux que les succès réside probablement, une fois encore, dans la distorsion entre le besoin essentiellement sexuel et le besoin de complicité basé sur la compréhension, l'intérêt sincère pour la personne qui ne partage pas qu'un corps...
Et ce ne sont pas les nouveaux moyens de communication, de réseaux sociaux et/ou formules factices de rencontres programmées, convenues qui ont modifié ce constat quelque peu décevant si on manque plus de réalisme que de romantisme.

Mythe de l'amitié-amour

S'il y a bien un mythe qu'il convient de détruire, c'est bien celui de ce vieux débat récurrent qui voudrait qu'une relation uniquement amicale dénuée de tout attrait sexuel puisse survivre entre deux êtres aux orientations sexuelles compatibles.
Par facilité et pour (encore) n'évoquer ici que la relation homme-femme hétéros (les autres orientations sauront s'adapter et se reconnaître au travers de leurs rôles respectifs!), comment, et chacun(e) peut en faire l'expérience, croire un seul instant qu'une femme au physique plaisant qui explicitement propose à n'importe lequel de ses "amis" de passer un moment agréable destiné à la réconforter surtout si son couple traverse une période difficile se verrait opposer un refus poli.
Ecartons l'hypothèse de la peur lâche masculine habituelle d'une trop grande mise en danger pour lui-même et soyons convaincus que ces belles amitiés voleront en éclat aussi rapidement que les vêtements sexy de l'amie sincère!.

A l'inverse, il sera moins évident pour une amie de céder aussi facilement à ce genre de propositions faites par un ami qui jusqu'alors se disait sincère et fiable.
Moins évident ne voulant pas dire impossible même s'il est certain que les besoins, les pulsions masculines sont moins contrôlées et ce ne sont pas les multiples cas de viols (rarement féminins!) qui contrediront ce constat.

Finalement, les cas exceptionnels de refus ne sont liés qu'à une orientation sexuelle différente ou à un physique véritablement disgracieux... quoique sur un malentendu...!.
Ici, une mise en garde s'impose à toutes celles qui seraient tentées de mettre tel ou tel ami à l'épreuve car, suivant qu'elles soient célibataires, divorcées avec/sans enfant(s) ou en couple, les risques de mise en danger, de déceptions, de sentiments de trahison seront toutefois soumis à la disponibilité qu'elles auront à offrir à ces amis fidèles qui, sans nul doute, sauront apprécier ces petits plaisirs faciles, gratuits exécutés, pour les plus pervers avec le sentiment de rendre service à une amie à la limite de la dépression ou en proie à quelques questionnements amoureux, existentiels auxquels ces amis si chers s'acquitteront au service minimum d'asséner quelques non-réponses suffisamment évasives pour ne pas s'engager hormis la satisfaction de se savoir indispensable à l'équilibre perdu de l'amie quelque peu égarée...
Qu'y a t'il de mieux pour un homme isolé ou non de pouvoir ainsi avoir l'assurance d'échapper à sa propre banalité en confortant une personne amie d'autant plus si celle-ci fut dans un passé plus ou moins récent sa compagne d'un soir ou de quelques mois, années.
Entre individus qui se connaissent, se sont évaluées et appréciées, il est difficile d'imaginer que comme le dit l'expression populaire, l'occasion fait le larron.
Ici bien plus encore que lors d'amitiés fortuites non sexuellement consommées, les statistiques confirment que tant de couples ont connu un échec cuisant à la suite d'incartades commises à la suite de trop grandes et nombreuses complicités "amicales" anciennes lors de sorties, de vacances en groupe.

Car, il est rare, exceptionnel et c'est ce qui en fait d'ailleurs la beauté de vivre une histoire d'amour sincère et véritable d'autant si celle-ci se produit de façon totalement improbable, non programmée voire à l'encontre de ses attentes personnelles d'autant plus si les êtres qui se font surprendre par cette idylle ont un passé riche d'expériences, de joies et de déceptions qui s'il préserve le goût du romantisme leur évite de succomber à l'illusion d'une énième aventure.
C'est pour ce type de complicités extraordinaires, bien au-delà des plus beaux romans ou fictions d'amour que la vie d'un homme, d'une femme, à qui ce cadeau est offert, vaut sincèrement la peine d'être vécue... pleinement, sans retenue ni tabou.

Note de l'auteur:
Si vous estimez que vous vivez une véritable, magnifique histoire d'amour partagée, le conseil sera d'éviter au maximum de vous laisser perturber par des "amis" véritables piques-assiettes de votre bonheur qui, en fonction des opportunités, sauront opportunément, hypocritement squatter votre cocon au fil éventuellement de conseils, de mises en garde, d'évaluations de la qualité (selon leurs notes) du couple que vous formez avec cet "autre".

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15/08/2015

La décivilisation est en marche.

Libertés,Mondialisation,Politique,Economie.

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Libertés vs Mondialisation

Loin est le temps où des tribuns érudits haranguaient, sur des estrades improvisées, des groupes de citoyens toujours plus nombreux, attentifs et convaincus par l'objectivité, la nouveauté, l'audace des propos de ceux qui, quelquefois au mépris de leur propre vie, osaient s'opposer aux représentants corrompus d'un pouvoir conquis la plupart du temps par les armes, la terreur, l'asservissement.
Certes, ci et là, on peut encore sembler découvrir quelques esprits libres hormis le fait notable que ce qui contribue à leur publicité, à savoir les différents réseaux de communication, ne réussit qu'à les intégrer pour ne pas dire recycler dans un circuit bien défini d'un pouvoir politique mondialisé plus connu sous le nom de Big Brother.

Face à l'omnipotence judiciaire et politique aux imbrications particulières en terme d'idéologie ou d'intérêts bien compris dont on voit, aux USA, une renaissance à volonté hégémonique au service d'une géo-politique assumée qui n'hésite plus à poursuivre, sanctionner, mettre au ban de la société mondiale tant des individus, des institutions et sociétés voire des Etats avec tout le mépris et la contradiction qu'il est indispensable d'avoir lorsqu'on se targue de défendre les libertés fondamentales dites démocratiques que seuls les naïfs pensent préservées.

Promotion des lâches

De cette modification des valeurs renaît la pire de toutes, celle qui en temps d'après-guerre valait à ceux, celles qui s'en était rendus coupables une déchéance des droits ou une condamnation à mort, à la prison pour des durées variables en fonction des actes commis.
Le temps où les profiteurs, les lâches qui se satisfaisaient de changer de camp en trahissant ceux qu'ils avaient soutenu en contradiction avec les valeurs et principes essentiels étaient méprisés et rejetés par une société à la dignité retrouvée est, alors même que le temps est à la paix et à la sacro-sainte démocratie, n'est plus depuis que, notamment pour le FBI et autres institutions américaines, les arrangements avec ceux qui portent les doux noms de repentis se multiplient.
Ces traîtres, délateurs aux motivations financières et/ou angoisse de passer le reste de leur vie volée à l'abri d'un logement nettement moins confortable et accueillant quitte à donner en pâture les noms de leurs ex associés, clients, fournisseurs dont ces faibles esprits jaloux ont profité durant de nombreuses années tant en les corrompant par diverses turpitudes qu'en étant leurs corrompus non pas à l'insu de leur propre gré!.

Certes, on peut se féliciter de ce qu'il soit tenté de mettre fin à ces trafics d'influence et de commissions occultes mais néanmoins déplorer vivement que cela soit, quelquefois, fait au prix de méthodes éthiquement condamnables qui donnent la fâcheuse impression de faire passer ceux qui ne sont que des traîtres en temps de guerre pour des héros en temps de paix.
On pourrait aussi ne pas être crédule au point de se satisfaire de quelques scandales retentissants, ultra-médiatisés alors même que tant de trafics en tout genre visant la communauté humaine la plus exposée et fragile (drogues, prostitutions) échappent à cet affichage politico-judiciaire d'un monde plus "propre" et "juste" qui parait étrangement aveugle et sourd à ces fléaux socialement bien plus nuisibles pour nos sociétés sans, une fois encore, revenir sur toutes ces atteintes constantes qu'elles soient idéologiques, religieuses aux lois et règlements indispensables aux principes d'un vivre ensemble qui se délite irrémédiablement au profit d'un communautarisme progressivement mu par des antagonismes caractérisés.

La fin du monde, de ce monde "civilisé"

Victime d'une cascade d'idéologies contradictoires attachées non pas au devenir de l'humanité mais bien plus à la seule sauvegarde des quelques privilèges accordés à ceux qui se disent porteurs de ces concepts fabriqués au sein des différents partis, l'émergence d'idées novatrices se réduit comme peau de chagrin au sein de ce brassage de slogans éculés, recyclés à l'infini et incarnés par des personnalités dont la conviction de propositions est inversement proportionnelle à la longévité de leur présence dans les institutions.
Mais il est vrai que lorsque l'élite arrive à persuader les citoyens que leur inaction est exclusivement au service, largement rémunéré, de ce peuple..., on ne peut décemment s'étonner que de tous temps, les dérives autoritaires, les petites compromissions entre amis et autres détournements d'argent public ne fassent plus que les titres de quelques médias.

Le "Politiquement correct" aura d'ailleurs largement contribué à exonérer de toute responsabilité ces pratiques frauduleuses tant il est maintenant assumer que les critiques, rumeurs voire révélations ne sont l'apanage que de tristes sires d'opposition en mal de retour au pouvoir.
De même pour ce qui reste de quelques esprits frondeurs apolitiques ou en perpétuelle recherche de critique objective, leurs écrits, commentaires soumis aux différents "modérateurs" se verront censurés au nom de cette uniformisation d'une ligne éditrice journalistique, nivellement par le bas qui mine la société future totalement aseptisée, surveillée par un essaim de représentants de pouvoirs divers, mondialisés qui, panem et circenses, sauront accorder avec parcimonie quelques libertés en accord avec leur seul maintien aux responsabilités.

Notre aptitude à vivre en commun au sein d'une société multiple, inégale et différente en bien des aspects et aspirations, le conflit latent entre générations voire entre sexes ainsi que la contradiction permanente entre un individualisme plus égoïste que responsable et protectionnisme pour ne pas dire assistanat prodigué par la communauté érigée en associations diverses et/ou multiples échelons de pouvoirs politiques ne nous incite plus vraiment à préserver un socle minimum de valeurs essentielles indispensables à la survie de cette notion, non pas aussi abstraite que d'aucuns tentent de nous faire croire, du vivre ensemble.

Des fourmis et des hommes

De toute manière et en conclusion, peu importe la vanité, la suffisance des hommes, qu'ils n'oublient jamais que, malgré leur affichage de toute puissance quelquefois proche de la bêtise,  les changements climatiques, les modifications de reliefs et autres catastrophes écologiques, géologiques mais aussi scientifiques en termes de pandémies condamnent, quoiqu'ils fassent ou non, cette planète et d'ailleurs ce monde.
Et ce, bien avant que l'inexorable mouvement de rapprochement des planètes ne nous réduise à néant dans ce qui ne sera, pour cause, qu'un autre Big Bang, authentique reset de ces mondes qui n'en finissent pas de se reproduire comme le font toutes les espèces vivantes qui naissent, grandissent, se multiplient jusqu'à manquer du nécessaire carburant et/ou espace à sa survie qui inexorablement provoquera sa disparition au terme de cycles, semble t'il mais rien n'est moins sûr, infinis.
En résumé, tout ce qui nous construit, nous entoure connait un début, une croissance et une fin sauf, bien entendu, pour les croyants pour ne pas dire crédules, qui arrivent à se persuader que la réincarnation, la vie après la mort n'est pas un fantasme mais bien une réalité.
Ne dit-on pas qu'il faut laisser la liberté à chacun de croire aux pires sornettes tout le moins si celles-ci ne viennent régir, comme cela commence à s'avérer, la vie des autres.
Mais ceci est une autre histoire...

Autre article à lire sur le sujet des atteintes (sournoises) aux libertés d'expression:
Tais-toi quand tu parles:  Cliquez  ICI

 

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15/05/2015

Malheur aux adeptes de marchands de bonheur.

Manipulations,Psychiatrie,Sectes,Médicaments,Mental.

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A votre bonne santé...

Si l'on veut bien considérer qu"hormis les cas pathologiques sérieux avérés et dont le diagnostic ou la prise en charge médicale est indispensable et vitale, une quantité de "nouveaux malades" dont la proportion croissante pour ne pas dire exponentielle qui se dit victime de troubles psychologiques apparemment liés à la remise en cause de soi, de la quête d'un sens à donner à sa vie et autres introspections déstabilisantes et qui, pour quelques psychologues, psychiatres plus ou moins sérieux sont source, à peu de risques, de rentes substantielles.
Bien pires sont les préceptes de la presque totalité des gourous, véritables sorciers des temps modernes au sein de nos sociétés dites développées qui, eux à la différence des praticiens diplômés précédemment cités, sont dangereusement nuisibles pour ces personnes en souffrance ou qui, à tout le moins, si, plus que probablement, elles ne l'étaient pas à l'entrée du "traitement", elles le seront assurément tout le long de celui-ci car, bien entendu, ces gourous, exorciseurs, marabouts... n'ont strictement aucun intérêt financier à stopper leurs "bons soins"!.

Le parallèle entre les deux approches, scientifiques ou non, est que le patient-client devient rapidement dépendant, accroc aux petites pilules de toutes les couleurs d'un côté et manipulations, régimes et ordres des autres jusqu'à s'y perdre au point que, même si l'entourage, pour autant qu'il puisse maintenir le contact, tout retour à la normale, à la "guérison" et donc à un sevrage pénible mais salutaire est, dans la plupart des cas, que beaucoup ont malheureusement à connaître, totalement illusoire voire impossible tant la personne totalement soumise, elle même, s'y refusera.

Pour finir, on notera que d'une part, le coût de ces médications, hospitalisations, consultations et suivi thérapeutiques sont largement atténués par une importante prise en charge assurantielle et/ou mutualiste et que d'autre part, une fois l'accoutumance plutôt rapide obtenue, la personne a de moins en moins l'envie ou la possibilité de s'en détacher d'autant qu'à de fortes doses, l'autonomie, la réflexion semble largement affectée.
Parfois, à tort ou à raison, la peur de "retomber" en dépression (alors qu'en fait, il/elle vit, sous médicament), lui fait préférer le supposé confort d'une prise en charge continue jusqu'à la mort.

Une question, un souci, une pilule!.

Qui vu l'explosion des cas, dans sa famille, son entourage, ne connait un(e) ado, un(e) adulte qui,
à la suite d'un banal coup de déprime aux explications pourtant rationnelles (rupture, échec scolaire, soucis de couple, au travail...) se rend, souvent sur les bons conseils non avisés d'un(e) ami(e) chez un médecin au mieux, chez un charlatan au pire?.
Plus personne ne s'étonne de ce que toute question posée à un praticien et ce pour tout souci, lui ouvre la voie à une prescription de médicaments renouvelables et interchangeables à souhait avec, pour quelques cas progressivement plus atteints, la prise en charge clinique, séjour en hôpital psychiatrique pour les plus malchanceux.
Alors que dire, redouter pour ceux, celles qui confient leurs corps et santé à des manipulateurs détenteurs de la Vérité et dotés de pouvoirs surnaturels visiblement très actifs sur votre portefeuille mais aussi, les cas sont nombreux, sur l'intégrité physique (attouchements, viols) de leurs clientes.
De plus, l'engouement pour les "philosophies New-Age" qui, pour la plupart ne sont que d'authentiques niaiseries centrées sur la supposée dépendance à une société de consommation abrutissante qui sur Facebook notamment font florès et dont les partages copier-coller de profils en profils tendent à les rendre crédibles et curatives permet aux auteurs-prescripteurs de ces théories simplistes, compréhensibles par tous et toutes en ce sens que, comme pour les horoscopes ou les dictons populaires du style "après la pluie, le beau temps", il y aura toujours parmi les descriptions de symptômes vous identifiant comme potentiels malades l'un ou l'autre dont vous vous direz atteint tant la banalité de la généralisation est patente.
Et pourtant, en période de faiblesse affective et/ou morale, beaucoup, y compris les plus instruit(e)s s'y laisseront prendre.
L'inconvénient majeur de ces charlatanismes est, outre le coût et l'inefficacité à mettre en parallèle avec nombre de régimes minceur dont seul le portefeuille voit la différence, c'est que dans ce cas-ci, ce n'est pas seulement le physique qui trinque mais bien le psychique jusqu'au risque de suicide toujours possible.

Sociétés responsables

Peut-être faut-il voir dans ces regrettables succès de la plupart des théories fumantes qui circulent tant sur Internet que, parfois, invitées dans des débats télévisés, les effets pervers induits par nos sociétés développées, riches qui, à l'inverse d'autres nettement plus pénibles à vivre et dans lesquelles, le temps et l'argent manquent pour s'adonner à ce genre d'inepties d'autant qu'en plus, le besoin ne s'en fait nullement sentir, offrent, au contraire, le loisir de perdre temps et argent dans une recherche d'un soi perdu, faute d'oser s'avouer ses propres faiblesses, les analyser objectivement pour pouvoir les comprendre et surtout les assumer afin de les affronter jusqu'à les vaincre.
Ce qui, pour autant que l'on soit sincère avec soi-même et non dans l'apparence (selfie) actuelle occidentale ne nécessitera aucun recours, aucune dépendance à qui ou quoi que ce soit.
Précision toujours utile pour quelques lecteurs, ce qui est ici mis en cause est la manipulation par certains des faiblesses d'autrui et non la tentation de suivre, un peu par effet de mode, l'une ou l'autre séance de type yoga ou de s'inspirer de quelques idées Feng Shui..., pour autant que ceci reste mesuré et avec un détachement relatif comme il peut l'être pour la consultation des horoscopes.
Mens sana, corpore sano!.

Qui n'a vu, surtout sur les "murs" des réseaux sociaux devenus les principaux vecteurs de ces maximes simplistes, l'étalage mercantile de ces multiples principes de pseudo philosophie à bon marché qui, comme la plupart du temps, ne sont ni gratuites, ce qui en soi ne serait qu'anecdotique pour des personnes psychiquement et affectivement "solide" qui, par curiosité intellectuelle, s'y intéresseraient ni, et c'est ici que cela ne fait plus vraiment sourire, exemptes de danger souvent addictif, parfois vital, pour des individus qui, contrairement aux premières citées, sont justement en mal d'assumer un moment précis ou une période de leur vie voire progressivement convaincues de ne plus en être capables!.

Ils sont des centaines voire bien plus si l'on y englobe les gourous, marabouts, psychothérapeutes, sorciers, diseuses de bonne aventure et autres guérisseurs aux potions aussi étranges que leurs théories basées sur un enseignement primaire au sens propre!.

Quelques exemples... en vrac!:

- Les accords Toltèques
C’est l’histoire d’un livre devenu culte. Quatre règles de vie à appliquer pour une promesse « de liberté, de bonheur et d’amour ». Philosophie à bon marché ou méthode efficace pour mieux se connaître et s’aimer?.

- Méthode Ho' Oponopono
Ho’oponopono est issu d’une très ancienne tradition Hawaïenne qui s’est transmise oralement de génération en génération. Cet « art » de vivre, cette philosophie se pratiquait pour aider à rétablir la paix en soi mais également pour rétablir la paix au sein d’une communauté, d’une famille quand survenaient des problèmes relationnels ou des enjeux importants. Il permettait d’apporter l’apaisement et la réconciliation et en rétablissant l’équilibre par la médiation et le pardon mutuel.

La pratique de Ho’oponopono consistait à se réunir sous la conduite d’un guide, d’un prêtre ou simplement d’une personne désignée par le groupe et le problème était exposé. Au cours de cette  réunion, les discussions étaient entrecoupées par des temps de silence et des moments de prière. Au bout de quelques heures, voire de plusieurs jours, quand chacun avait reconnu sa propre responsabilité dans la situation présente, venait le temps du pardon et du repentir et c’est ainsi que chacun se libérait et retrouvait la paix.

- Gourous, sorciers, guérisseurs...

Contrairement aux deux précédents exemples de "bisounourseries" sans (trop) de dangers, il suffit, à défaut d'en avoir été victime, soi-même ou une personne de son entourage, de lire les expériences destructrices vécues par quantité de personnes relatées sur Internet, dans les journaux et plus rarement, souvent en raison de la honte des victimes ou de la fuite des escrocs, dans les comptes rendus de procès de justice.
A titre de documentation, p
armi les alertes et mises en garde qui, toutes, relatent des faits gravissimes de manipulations, d'escroqueries qui conduisent à la mort en passant par d'horribles souffrances, voici ce que publiait en 2011 le site Sciences et Avenir.  Cliquez  ICI

Et tant d'autres exemples de manipulations tant individuelles que collectives qui, au travers des différents circuits de propagandes pseudo-scientifiques, causent bien plus de dégâts que l'anonymat ou la relative détresse et solitude des victimes ne permet pas de comptabiliser sans quoi les alertes voire les mises en cause, la recherche des responsabilités au travers de procès, eux aussi, médiatisés s'avèreraient utiles en matière de prévention face à nombre d'escroqueries de ces marchands de bonheur.

Autre article sur ce thème qui s'attache plus aux dérives "sexe et argent" commises par plusieurs de ces gourous et dont le titre est: Peace and Love, c'est "so" fric!. Cliquez  ICI

Article sélectionné par le site AGORAVOX
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15/04/2015

Liberté d'expression: une voix en extinction.

Liberté d'expression, Censure, Société, Débats, Religions, Politique .

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Face au pouvoir croissant des réseaux sociaux ouverts à tous et libres, on voit poindre une volonté de censure, de récupération tant des médias traditionnels quelque peu dépassés par ces nouveaux modes de communication instantanée et gratuite qui constatent l'impact financier et d'audience que ceux-ci représentent jusqu'à mettre en péril leur modèle économique.
Alors, sous prétexte de mettre fin à ce qu'ils estiment n'être que de la désinformation incontrôlable, de manque d'objectivité et d'impartialité dont ils se disent, sans ironie aucune et malgré leurs évidentes propres erreurs et/ou pamphlets idéologiquement connotés, les seuls garants envers une population qu'ils considèrent, à l'instar du personnel politique, comme incapables de se forger une opinion éclairée, intelligente et objective.

En effet, le couple médias-politiciens qui, partout et toujours clame son attachement à la liberté d'expression, au débat utile et ouvert, ne se prive pas de mettre sérieusement en doute la capacité intellectuelle globale des citoyens qu'ils soient sur-diplômés ou non d'émettre un avis sans que celui-ci n'ait d'abord fait l'objet d'une manipulation, pardon une information préalablement orientée vers le résultat attendu par un des membres de ce "couple".

Il n'est qu'à entendre les propos répétés, avant élections, de la volonté de recourir régulièrement aux référendums ouverts aux questions diverses de société tranchés par la volonté du peuple souverain.
Une fois les élections passées, les "élites" se réfugient dans les excuses récurrentes pour soit, ne pas en organiser car les citoyens (c'est bien connu) sont incapables de répondre à une question  tant ils n'en comprendront pas la portée, soit si, par extraordinaire, un référendum est malgré tout organisé mais que la réponse du peuple ne correspond pas à la réponse politicienne attendue, on en refera un autre jusqu'à si, à nouveau, la réponse ne convient, à en ignorer le résultat et à décider que pour le bien de tous, on fera comme l'élite politico-médiatique avait décidé!.

A se demander si, au vu d'un tel mépris, ce microcosme ne s'estime pas intouchable et que, décidément, ceux-celles qui, parmi la population exerce des responsabilités financières, économiques, sociales tant ils sont bardés de diplômes dont quantité de ces décideurs de bonne morale médiatico-politique sont, eux, dépourvus ne sont que de bons contribuables auxquels le droit de vote est le seul dont ils peuvent se prévaloir.

Terrorisme et Libertés

En définitive, les actes récents de terrorisme leur offrent une occasion unique dont ils vont, comme l'avait déjà fait G.W Bush et son administration, se saisir et utiliser l'impact de ces attentats tragiques, non pour se poser la question de leurs responsabilités passées en matière d'ingérence "démocratique" extérieure voire en aveuglement coupable envers une montée communautaire, religieuse extrémiste à laquelle, par peur de violences sur personnes, émeutes et dégradations des biens, les différents gouvernements ont offert, avec quelquefois l'assentiment ou au minimum, le refus d'analyse objective car possiblement affublée des habituelles définitions de racisme, de xénophobie ou, pire, d'anti-musulman car, ici aussi, il faut bien souligner que même en se refusant à tout amalgame, on cherche encore malgré les aménagements cultuels, vestimentaires, sexuels, alimentaires dans les lieux publics, écoles, prisons concédés à une seule communauté, les attentats terroristes nationaux voire internationaux au nom des juifs, des chrétiens, des bouddhistes et autres sectes!.

A partir du moment où par lâcheté coupable et irresponsabilité chronique, on se refuse à analyser les causes, on ne se donne aucune chance d'en maîtriser les conséquences.
Et c'est ainsi, que le leitmotiv actuel est de contrôler, sanctionner, fermer des sites internet alors même que ceux-ci pouvaient fournir des renseignements précieux aux enquêteurs qui en récoltent de nombreux et très probants éléments concernant les projets d'actes terroristes voire ceux qui risquent de les commettre et aussi ceux qui les incitent à les commettre.
Gageons que lorsque les sources bien visibles seront taries faute d'accessibilité et que, par ailleurs, rien ne sera fait comme cela est le cas depuis trop longtemps et pour les mauvaises raisons décrites plus haut, pour sanctionner tout prédicateur auto-proclamé qui "officie" discrètement en divers lieux et auprès d'une communauté de plus en plus réceptive, la multiplication des troubles liés à des attentats aveugles, meurtriers se produira d'autant plus facilement que nos "responsables" auront eu à coeur de se priver de moyens supplémentaires...au nom de la liberté d'expression!.

Mai 68 et Zemmour

Avec tout le talent de polémiste d'un E Zemmour que chacun qui dispose d'un minimum de tolérance pour la liberté d'expression et le débat d'idées forcément contraires qui, constatons-le, ne pose problème qu'à ceux, essentiellement politiciens de gauche ou "apparentés" comme le journaliste A. Caron à l'image médiatique elle-même à la limite de la caricature tant avec J.L Mélenchon, ils n'ont que mépris et clichés envers les idées voire l'individu qui, à l'instar des Zemmour et globalement toute personne quelque soit sa fonction ou occupation professionnelle, artistique a le malheur d'être étiquetée à droite de l'échiquier politique.

Néanmoins, si la conclusion de délitement général des valeurs sociétales d' E. Zemmour est pertinente tout en regrettant certaines de ses diatribes à tendances rétrogrades, passéistes en matière d'égalité des droits homme-femme et/ou attitudes franchement ringardes, il n'est probablement  pas correct d'en attribuer la responsabilité au choc culturel initié par Mai 68.
En effet, historiquement, ces troubles ont réussi à bousculer un ordre établi à l'autorité verticale, militaire qui réduisait la population à un rôle somme toute plutôt passif et en toute obéissance, vénération du pouvoir suprême due au vainqueur de la deuxième guerre mondiale...plus de vingt ans passés!.

Certes, les valeurs véhiculées en Mai 68 ne sont ni toutes égales en qualité, en pertinence et certaines d'entre elles pour ne pas dire toutes furent, avec le temps, récupérées, recyclées en fonction des gouvernants successifs qui surent n'en retirer que ce qui pouvait leur servir électoralement.
La censure insidieuse, progressive, essentiellement en défaveur de la gent féminine se fait dans la plus totale hypocrisie d'une société bien trop préoccupée à tenter de maintenir un semblant de cohésion quitte à préférer se voiler la face en s'accommodant du port du voile voire de la burqa mais s'offusquer devant des seins nus à la plage, quelques jupes trop courtes ou charmants décolletés que des yeux de mâles complexés et/ou idéologisés considèrent à présent comme offensants en contraignant ces femmes qui en 68 avaient pensé être libres d'expression et de choix à fermement aller se rhabiller!.
La pression pour ne pas la dérive doctrinaire est telle que des réseaux sociaux interdisent tous seins nus, y compris artistiquement reconnus, que de plus en plus de médias, magazines et journaux évitent ou s'alignent sur cette censure sous le doux prétexte de ne plus soutenir le sexisme alors que ce n'est qu'une tentative réussie de replacer la femme en état d'infériorité de dépendance de l'homme, en respect des dieux, seul autorisé à définir les tenues vestimentaires de cet être inférieur!.

La vraie dilution des valeurs ne serait-elle pas plutôt d'origine géo-politique et concomitante au déclin de l'Occident qui confronté intérieurement à des revendications religieuses, musulmanes, qu'hypocritement et pour ne pas stigmatiser, ces dirigeants occidentaux ont voulu qualifier de communautaire sauf qu'aucune autre communauté ni religion ne revendique quoique ce soit hormis le respect pour tous des lois républicaines, démocratiques.
Sur le plan international, conscient de la perte pourtant inexorable de sa puissance, de son rayonnement, il a malheureusement choisi, comme historiquement les puissances occidentales l'ont toujours fait, de renverser les régimes hostiles ou entre-temps devenus réfractaires à ne demeurer que de "gentils" partenaires commerciaux, fournisseurs à bon prix de services et autres matières premières.
La différence avec le passé fut que la mondialisation avait, depuis peu, transformé la diffusion des informations, que les réseaux sociaux rendaient ce vaste monde et ce qui s'y passait, vérités comme contre-vérités ou mensonges, aussi petit qu'un village de campagne.

La propagation des informations, des slogans, appels à l'insurrection, à la résistance a modifié le paysage géo-politique et, malheureusement, contrairement à ce que l'intelligence humaine aurait pu supposer, a redonner vigueur et rayonnement à des valeurs religieuses, une fois encore principalement musulmane, islamiste et par extension néfaste à son bras armé qu'est le terrorisme jihadiste.
Et que ceux, bisounours ou adeptes de la Pensée unique, militants de l'aveuglement coupable, irresponsable dont le seul discours est d'utiliser les mots: amalgame, fustiger, xénophobe, raciste, tentent de trouver, dans ce siècle!!, quelques terroristes de masse de croyance chrétienne, juive, bouddhiste adeptes de la décapitation ou de l'explosion aveugle et lâche en public...

On retrouve cette propension à décréter ce qui est bon ou non à dire, à écrire au fil des forums de sites dits d'information dont quelques modérateurs sanctionnent tout commentaire, fut-il correctement écrit et suffisamment argumenté mais par trop critique envers les assertions d'un auteur fidèle à l'orientation politique du média en question.
Ce qui, au bout de compte, rendent ces sites inintéressants et annihilent toute confrontation d'idées utiles au débat sauf à se complaire dans une suite de courtes approbations plus ou moins bien orthographiées.

Les religions, offenses à l'intelligence

Parmi les nombreuses censures, les religions en sont non seulement les plus anciennes mais certainement les plus virulentes.
Ce qui au départ, n'étaient que rumeurs, histoires dignes des meilleurs sorciers et magiciens face à des populations peu instruites prêtes à croire à n'importe quel "miracle" qui justifiait sacrifices, célébrations et honneurs envers celui qui avait réussi à asseoir une certaine autorité, est devenu, au fil des temps, vérité révélée, incontestable sous peine de châtiments corporels plus ou moins sévères, d'excommunication, spoliation de biens et soumission des individus.
Avec l'évolution des mentalités, de l'éducation, des moeurs et de l'interconnexion des peuples les rendant moins naïfs, ces comportements autoritaires, souvent déviants, auraient dû considérablement régressé et les actualités récentes prouvent malheureusement qu'il n'en est rien.

Hormis dans les lieux respectifs des cultes voire d'écoles confessionnelles, ne serait-il pas temps de se poser la question de la pertinence des cours de religions au sein d'écoles publiques.
En quoi, contrairement à toutes les autres matières enseignées, les religions, de plus divisées, réservées aux adeptes, croyants en herbe sont-elles, autrement que replacées dans les cours d'histoire au titre d'épisodes de conquêtes de pouvoir, de territoires à coloniser et de populations à convertir aux diktats religieux des envahisseurs sous peine de massacre en cas de rébellion, de refus d'honorer ces nouveaux dieux... et surtout leurs "missionnaires"!.
Au lieu de cela, nos élus, face à la montée des violences et de l'extrémisme religieux essentiellement musulman même si d'autres croyances ont été ou, un jour, en seront les titulaires, prônent non pas une remise en cause, c'est à dire à sa juste place, des religions en les privant de cette visibilité prosélyte qui les rend publiquement visibles et incontournables jusqu'à reprendre le pouvoir d'aménager les lois dites laïques en fonction de leurs préférences, dogmes, coutumes exclusivement cultuelles.
Ceci n'est rien d'autre qu'une intrusion inadmissible de croyances qui divisent une société aux motifs d'appartenance communautaire et donc antagoniste d'où les affrontements croissants...

Loi "Renseignement": Liberté surveillée sur Internet

Malgré sa relative jeunesse, l'existence de l'espace de libertés d'expressions multiples est, elle aussi, en voie d'extinction.
Ce qui, jusqu'il y a peu, était considéré tant par les médias que par les politiciens comme un outil de diffusion d'informations, de slogans, de messages idéologiques servant soit leurs intérêts commerciaux, soit leurs intérêts personnels et/ou particratiques finissait par devenir un puissant contre-pouvoir citoyen qui, abstraction faite des insultes et grossièretés habituelles, tendait à affaiblir par la controverse, la mise en doute des messages d'autorité de ceux qui se disent "élites".
Aussi, profitant opportunément de la menace terroriste (générée par qui?!. Article à lire: Islamisme, la nouvelle croisade occidentale. Lien direct: Cliquez  ICI), nos dirigeants démocratiques soutenus par la plupart des médias eux-mêmes quelquefois dépassés, mis en danger par la parole libre citoyenne, en sont venus à la décision, pour le bien du peuple, bien sûr!, à instaurer un filtrage décrit comme réservé aux terroristes, à croire qu'en tête de leurs profils blogs, sites, Facebook et Twitter, ceux-ci, par civisme, vont afficher leur appartenance à telle ou telle mouvance jihadiste.
Chacun sait ou devrait savoir que ces mesures couvertes par le Secret Défense ne sont ni plus ni moins que la fin de la dernière liberté d'expression qui, comparaison n'est pas raison, nous rapproche quelque peu mais en plus sournois de ces régimes honnis que sont les théocraties, les dictatures.
D'autant qu' à l'instar de fraudes exercées dans d'autres domaines, ceux qui échapperont aux contrôles et sanctions seront ceux-là mêmes censés être détectés et stoppés... qui, eux, sont depuis longtemps adeptes de circuits parallèles nettement plus difficiles à observer.
Resteront détectables, comme toujours, ces pauvres hères qui s'émeuvent du "contrôle et intrusion" dans leur vie privée d'un Facebook alors qu'ils sont, eux, les premiers à y afficher tous leurs états d'âme, leurs amours et photos de vacances... et qui, à l'occasion d'un saut d'humeur auront la bêtise d'approuver une action terroriste anti-occidentale.
Quelques-uns, parmi les médias, ont bien tenté de nous mettre en garde contre les dérives possibles que cette surveillance "légale" individuelle engendrait en cas d'accession au pouvoir de partis extrémistes et de faire référence (justifiée ou non) au FN.
A ceux-ci, on notera ironiquement que les seules écoutes organisées par l'Elysée l'ont été à l'initiative de François Ier autrement dénommé Mitterrand qui se faisait plaisir à espionner les conversations privées de dangereux terroristes comme p.ex Carole Bouquet, Charles Pasqua, Edwy Plenel...
L'autre scandale des écoutes élyséennes est à l'initiative de François II aussi nommé Hollande qui est obsédé par son prédécesseur et successeur possible (sans commentaires!) Nicolas Sarkozy au point de l'avoir mis, lui et ses correspondants avocats et ami(e)s sur surveillance aussi assidue qu'anormalement longue et tout ceci aux frais de l'Etat-citoyens!.
Alors, vous comprenez que la tentation d'utiliser la peur d'un terrorisme qui ne frappe plus le lointain extérieur (dont on se moque gentiment) mais nos pays démocratiques et qui rend possible une couverture, enfin, légale d'écoutes généralisées, orientées politiquement si besoin, est, aux yeux d'un pouvoir quel qu'il soit, une occasion à ne pas laisser passer.

Conclusion

Vive la société bridée, privée du droit irréfragable au débat, débarrassée des quelques esprits encore libres, contestataires et polémistes facilement détectables qui deviendront les porte-drapeaux expiatoires du droit unique et intangible du "politiquement correct" associé à la "pensée unique" de bon aloi que, seul, le pouvoir dans sa grande sagesse saura garantir.
S'ouvre enfin la voie à l'idéologique univoque et mondialisée vouée à une vie sociétale, citoyenne dans le recueillement perpétuel, la fraternité communautarisée nettement plus facile à cadrer, manipuler tant médiatiquement qu'électoralement...


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