15/11/2015

Confiance en soi, votre meilleure autoprotection.

Confiance,Responsabilité,Personnalité,Société.

Développement individuel

L'importance de l'épanouissement personnel, de sa propre identité dépend pour une partie plus ou moins déterminante de l'environnement familial proche, de la localisation et des niveaux de culture et de libertés dévolus aux individus qui leur sont laissés, garantis par les autorités régionales, nationales.
La confiance en soi comme un rempart, une résistance objective et critique à toute tentative de conditionnement susceptible de freiner l'épanouissement individuel au profit d'une pensée de masse qui, plutôt que de promouvoir l'excellence pour chaque individu se satisfait, par intérêt et facilité, au nivellement a minima.
Limiter, contrôler l'expression libre des idées est, a toujours été le credo de tout individu (gourou, guide "spirituel", religieux et sectaire, dictateur politique) qui, par les sanctions corporelles, la stigmatisation de comportements, d'attitudes, d'écrits ou de pensées diverses décrites comme profanes, libidineuses ou contraires aux préceptes d'une secte, d'un groupe soi-disant philosophique ou encore d'une oligarchie politique à connotation religieuse ou non qui s'arroge le droit "divin" de l'intolérance et de l'exclusion.
Avoir ses propres valeurs, les défendre individuellement, les partager au sein d'assemblées publiques, de débats citoyens ou de réunions privées tout en respectant les valeurs contraires d'autrui s'apparente à ce qui était censé se nommer la démocratie mais qui, en partie, à cause de la captation des pouvoirs par des partis qui, progressivement se sont servis d'élections finalement peu représentatives de l'ensemble des opinions et sensibilités individuelles, pour diriger tout un peuple non plus en considération de ses différentes composantes mais bien exclusivement en regard de l'idéologie du parti sorti vainqueur des élections surtout dans des pays dont le système politique permet qu'un parti, un homme somme toute minoritaire en voix finisse par l'emporter seul au lieu, comme il est courant dans d'autres pays de ne pouvoir gouverner que sous la forme de coalitions déjà nettement plus en adéquation avec les aspirations d'une population que ces dirigeants démocratiques se disent prêts à gouverner, à servir...
Chercher à imposer ses valeurs au mépris des aspirations légitimes et individuelles quitte à conditionner les plus fragiles pour en faire des adeptes, des fidèles, des martyrs s'apparente au terrorisme qui se sert de la propagande, de la corruption, de l'isolement et de la terreur pour affirmer une autorité immorale et usurpée.

Conditionnement de masse

Constamment en quête de clients crédules, fragilisés par l'une ou l'autre expérience difficile, douloureuse dont ils n'ont pas su se sortir, notamment par manque de confiance en soi, ces charognards de l'âme et de l'esprit, parés d'appellations aussi fantaisistes qu'illégales se sont, depuis longtemps, emparés de ce créneau rentable.
Avec les profils sur réseaux sociaux, ces "guides" ont maintenant une véritable source intarissable de client(e)s à disposition.
Les plus réceptifs à cette prose simpliste, aussi banale mais bien plus dangereuse que la lecture d'horoscopes ou de maximes populaires, en affichent constamment voire exclusivement car au détriment de toute réflexion ou commentaire personnel et ceci, à longueur de leurs pages-profils les meilleures (ou pires...) images accompagnées du sempiternel petit commandement rassurant mais tellement indispensable à son bien-être!.
Et comme tout recrutement, de partages en partages d'"amis", on voit la contamination se répandre sur des statuts pourtant assez divers en termes de parcours professionnels ou privés même s'il semble bien que le principal point commun soit celui de personnes qui déstabilisées n'ont pas eu la chance ou la force suffisante en soi pour se poser les bonnes questions et qui, rapidement, se sont tournées vers les personnes qui, comme par hasard, les ont rassurées par leur empathie incroyablement spontanée tout en leur apportant pourtant les mauvaises réponses.
Ceci s'apparente bien plus à du conditionnement psychologique d'amateur, contre monnaie sonnante et trébuchante, qu'à une thérapie prodiguée en milieu clinique.
Dans le premier cas, les "soins" s'arrêtent le plus généralement lorsque la personne ne présente plus suffisamment d'intérêts financiers voire sexuels au vu de nombreux cas qui ont fait les gros titres de la presse locale voire nationale pour les plus médiatisés.

Ces mises en condition d'un grand nombre d'individus utilisées par ces groupes qu'ils soient de pensée pseudo-philosophique ou religieuse ont en commun de rechercher, au départ de concepts et d'idées ultra-simplifiés en ce sens qu'ils se doivent d'être accessibles à tous sans que cela ne suscite ni réflexion ni débat, un sentiment de compréhension, d'adhésion auprès de ceux-celles qui se croient ou se sentent isolés, incompris.
Avec un catalogue de maximes basiques, consensuelles dignes de prévisions d'horoscopes généralistes destinées à entretenir l'espoir que tout vous sera enfin possible pour autant que vous adhériez pleinement aux idéaux de votre nouveau groupe si bienveillant à votre égard d'autant que maintenant votre sort, votre avenir est assuré par l'obéissance à la communauté qui vous fait l'honneur de vous accepter et de vous guider!.
Dans un tel contexte d'amour et de compréhension, il vous sera aisé de comprendre que, progressivement mais irrémédiablement, vos centres d'intérêt, votre entourage familial et professionnel auront à s'adapter à vos nouveaux "karmas et chakras" faute de quoi, il vous deviendra évident qu'une distanciation voire d'un rejet d'avec ceux qui, décidément, sont incapables de comprendre la profondeur de la vérité qui vous a été révélée par ces guides, coachs de vie et/ou gourous aux qualifications philosophiques, culturelles, politiques et, pire, scientifiques, aussi inexistantes que ne l'est votre manque de confiance en vous et qui fait l'unique essence de leur succès... et fortune!.

Mise en garde

Comme on vient de le lire, mis à part le milieu dans lequel on vit et duquel il sera plus ou moins difficile de soit s'extraire, soit d'y préserver toute la lucidité indispensable à l'objectivité, il est fondamental de veiller à se "construire" soi-même en harmonie avec ses propres valeurs plutôt que de céder aux diktats, moeurs, coutumes et habitudes d'un groupe quelconque qui utilise, déforme une philosophie à priori respectable en surfant sur un effet de mode qui, ici encore, saura mettre à profit le suivisme, la naïveté de bon nombre d'"adeptes".
On pense entre autres au bouddhisme associé à la sympathique personnalité du Dalai Lama qui, pour certains charlatans, est une mine de richesse plus financière et sexuelle que spirituelle!.
Interview de l'anthropologue Marion Dapsance qui a enquêté durant sept années sur ces pratiques plus que douteuses et à retrouver en cliquant  ICI 
Son livre: Les dévots du bouddhisme.  Lien direct, cliquez  ICI

Ainsi élaborée, préservée, votre existence aura constamment le mérite essentiel, vital de totalement correspondre à vos seules aspirations en vous apportant fierté et satisfaction d'avoir su répondre, non pas à ce que d'autres disent attendre de vous mais bien à ce que vous avez su, d'expériences positives ou non, retirer, engranger d'autant plus si la grande majorité de celles-ci ont été non pas subies mais initiées par vous.
Combien de fois n'a t'on pas été surpris de voir des personnes, parfois proches, douées, instruites, apparemment heureuses seules ou en couples, satisfaites professionnellement, socialement intégrées, paraître subitement déstabilisées au point de remettre tout leur passé et présent en question jusqu'à en détester tout ou partie avec ce sentiment étrange d'avoir perdu le sens de leur vie et de n'avoir finalement jamais su réussir à "profiter" de ce capital dont elles disposaient alors que d'autres, parfois moins favorisées, ont gravi bien plus d'échelons, brillent en société et mordent la vie de façon gourmande.

Si la confiance en soi n'est pas signe ou synonyme d'intelligence, d'assurance de réussite ou de garantie de bonheur, il n'en reste pas moins que son manque induit, a contrario, un handicap qui peut vous priver de l'une ou l'autre valeur qui anime les aspirations de chacun à vivre au mieux une existence terrestre à durée limitée et sans option de retour ou de remise à zéro...
A l'inverse et (presque) autant dommageable pour l'individu et son entourage que l'excès de confiance en soi qui conduirait à la suffisance, l'arrogance simpliste.
Tout en ne confondant pas "confiance en soi" avec individualisme ou auto-détermination même si ces trois concepts proches ne sont pas antagonistes, il convient de souligner qu'au sein d'une société globalisée au fonctionnement qui tend vers une inter-dépendance proche du conditionnement sinon de masse au minimum de groupes bien définis dans lesquels on tente de vous ranger quand ce n'est pas l'individu qui s'échine à en faire partie afin de ne pas souffrir d'un sentiment de rejet, d'exclusion qui ne ferait que renforcer son manque de confiance en soi.
De même, si la quantité de relations amicales et amoureuses voire le chevauchement voulu ou non entre certaines de celles-ci n'est pas signe infaillible du niveau de confiance en soi, ne peut-on le mesurer, au vu de leur qualité et en rapport avec un sentiment de superficialité qui, tôt ou tard, finirait par s'en dégager?.
En définitive, se poser la question de savoir si l'on est acteur ou figurant de nos histoires d'amour et d'amitié ou, autrement dit, quelle est réellement la considération de ceux-celles qui se disent nos ami(e)s, nos amours envers ceux-celles qui, quelquefois, ne paraissent en être que l'objet utile, corvéable mais aussi jetable après usage...
Un authentique chantage aux sentiments dont certain(e)s sont les victimes non consentantes en dépit du fait que le manque de confiance en soi, présent de manière diffuse et parfois très ancienne, les poussera à ne jamais opposer de refus catégorique qui risquerait de les exclure du cercle "magique" dont elles croient avoir besoin pour exister.

Conclusion

Qu'il s'agisse de l'arnaque quasi artisanale aux sentiments amoureux qui abuse de la naïveté de milliers de victimes en souffrance aux seuls fins de les dépouiller financièrement, de l'escroquerie tant morale que, quelquefois, financière dont se rendent coupables tous ces néo-groupes et mouvements de "pensée" qui se targuent d'apporter aux fidèles adeptes un bien-être physique, spirituel au travers d'une pseudo-philosophie illustrée par quantité de maximes et d'adages dignes des meilleurs blagues de comptoirs sans oublier, le summum de la manipulation qui confinerait à l'art si celle-ci ne causait tant de dégâts et de morts et que l'on connait sous les noms de dictatures d'états ou de terrorismes de groupes à connotations politiques, religieuses qui utilisent en les déformant à leurs seuls profits les fondements de théories politiques et/ou religieuses au détriment de toute opposition intérieure que l'on se contentera de massacrer ou extérieure à combattre sans merci, face à toutes ces déviances, la confiance en soi apparait comme principale contributrice à sa propre défense, autonomie et préservation de la qualité primordiale qu'est notre liberté de vivre, de penser et d'agir en son propre nom en contribuant non par obligation ou dépendance mais par choix et volonté à l'essor de la communauté.

Autre article sur ce sujet:
Connais-toi toi-même et tu t'aideras. Cliquez  ICI

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15/08/2015

La décivilisation est en marche.

Libertés,Mondialisation,Politique,Economie.

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Libertés vs Mondialisation

Loin est le temps où des tribuns érudits haranguaient, sur des estrades improvisées, des groupes de citoyens toujours plus nombreux, attentifs et convaincus par l'objectivité, la nouveauté, l'audace des propos de ceux qui, quelquefois au mépris de leur propre vie, osaient s'opposer aux représentants corrompus d'un pouvoir conquis la plupart du temps par les armes, la terreur, l'asservissement.
Certes, ci et là, on peut encore sembler découvrir quelques esprits libres hormis le fait notable que ce qui contribue à leur publicité, à savoir les différents réseaux de communication, ne réussit qu'à les intégrer pour ne pas dire recycler dans un circuit bien défini d'un pouvoir politique mondialisé plus connu sous le nom de Big Brother.

Face à l'omnipotence judiciaire et politique aux imbrications particulières en terme d'idéologie ou d'intérêts bien compris dont on voit, aux USA, une renaissance à volonté hégémonique au service d'une géo-politique assumée qui n'hésite plus à poursuivre, sanctionner, mettre au ban de la société mondiale tant des individus, des institutions et sociétés voire des Etats avec tout le mépris et la contradiction qu'il est indispensable d'avoir lorsqu'on se targue de défendre les libertés fondamentales dites démocratiques que seuls les naïfs pensent préservées.

Promotion des lâches

De cette modification des valeurs renaît la pire de toutes, celle qui en temps d'après-guerre valait à ceux, celles qui s'en était rendus coupables une déchéance des droits ou une condamnation à mort, à la prison pour des durées variables en fonction des actes commis.
Le temps où les profiteurs, les lâches qui se satisfaisaient de changer de camp en trahissant ceux qu'ils avaient soutenu en contradiction avec les valeurs et principes essentiels étaient méprisés et rejetés par une société à la dignité retrouvée est, alors même que le temps est à la paix et à la sacro-sainte démocratie, n'est plus depuis que, notamment pour le FBI et autres institutions américaines, les arrangements avec ceux qui portent les doux noms de repentis se multiplient.
Ces traîtres, délateurs aux motivations financières et/ou angoisse de passer le reste de leur vie volée à l'abri d'un logement nettement moins confortable et accueillant quitte à donner en pâture les noms de leurs ex associés, clients, fournisseurs dont ces faibles esprits jaloux ont profité durant de nombreuses années tant en les corrompant par diverses turpitudes qu'en étant leurs corrompus non pas à l'insu de leur propre gré!.

Certes, on peut se féliciter de ce qu'il soit tenté de mettre fin à ces trafics d'influence et de commissions occultes mais néanmoins déplorer vivement que cela soit, quelquefois, fait au prix de méthodes éthiquement condamnables qui donnent la fâcheuse impression de faire passer ceux qui ne sont que des traîtres en temps de guerre pour des héros en temps de paix.
On pourrait aussi ne pas être crédule au point de se satisfaire de quelques scandales retentissants, ultra-médiatisés alors même que tant de trafics en tout genre visant la communauté humaine la plus exposée et fragile (drogues, prostitutions) échappent à cet affichage politico-judiciaire d'un monde plus "propre" et "juste" qui parait étrangement aveugle et sourd à ces fléaux socialement bien plus nuisibles pour nos sociétés sans, une fois encore, revenir sur toutes ces atteintes constantes qu'elles soient idéologiques, religieuses aux lois et règlements indispensables aux principes d'un vivre ensemble qui se délite irrémédiablement au profit d'un communautarisme progressivement mu par des antagonismes caractérisés.

La fin du monde, de ce monde "civilisé"

Victime d'une cascade d'idéologies contradictoires attachées non pas au devenir de l'humanité mais bien plus à la seule sauvegarde des quelques privilèges accordés à ceux qui se disent porteurs de ces concepts fabriqués au sein des différents partis, l'émergence d'idées novatrices se réduit comme peau de chagrin au sein de ce brassage de slogans éculés, recyclés à l'infini et incarnés par des personnalités dont la conviction de propositions est inversement proportionnelle à la longévité de leur présence dans les institutions.
Mais il est vrai que lorsque l'élite arrive à persuader les citoyens que leur inaction est exclusivement au service, largement rémunéré, de ce peuple..., on ne peut décemment s'étonner que de tous temps, les dérives autoritaires, les petites compromissions entre amis et autres détournements d'argent public ne fassent plus que les titres de quelques médias.

Le "Politiquement correct" aura d'ailleurs largement contribué à exonérer de toute responsabilité ces pratiques frauduleuses tant il est maintenant assumer que les critiques, rumeurs voire révélations ne sont l'apanage que de tristes sires d'opposition en mal de retour au pouvoir.
De même pour ce qui reste de quelques esprits frondeurs apolitiques ou en perpétuelle recherche de critique objective, leurs écrits, commentaires soumis aux différents "modérateurs" se verront censurés au nom de cette uniformisation d'une ligne éditrice journalistique, nivellement par le bas qui mine la société future totalement aseptisée, surveillée par un essaim de représentants de pouvoirs divers, mondialisés qui, panem et circenses, sauront accorder avec parcimonie quelques libertés en accord avec leur seul maintien aux responsabilités.

Notre aptitude à vivre en commun au sein d'une société multiple, inégale et différente en bien des aspects et aspirations, le conflit latent entre générations voire entre sexes ainsi que la contradiction permanente entre un individualisme plus égoïste que responsable et protectionnisme pour ne pas dire assistanat prodigué par la communauté érigée en associations diverses et/ou multiples échelons de pouvoirs politiques ne nous incite plus vraiment à préserver un socle minimum de valeurs essentielles indispensables à la survie de cette notion, non pas aussi abstraite que d'aucuns tentent de nous faire croire, du vivre ensemble.

Des fourmis et des hommes

De toute manière et en conclusion, peu importe la vanité, la suffisance des hommes, qu'ils n'oublient jamais que, malgré leur affichage de toute puissance quelquefois proche de la bêtise,  les changements climatiques, les modifications de reliefs et autres catastrophes écologiques, géologiques mais aussi scientifiques en termes de pandémies condamnent, quoiqu'ils fassent ou non, cette planète et d'ailleurs ce monde.
Et ce, bien avant que l'inexorable mouvement de rapprochement des planètes ne nous réduise à néant dans ce qui ne sera, pour cause, qu'un autre Big Bang, authentique reset de ces mondes qui n'en finissent pas de se reproduire comme le font toutes les espèces vivantes qui naissent, grandissent, se multiplient jusqu'à manquer du nécessaire carburant et/ou espace à sa survie qui inexorablement provoquera sa disparition au terme de cycles, semble t'il mais rien n'est moins sûr, infinis.
En résumé, tout ce qui nous construit, nous entoure connait un début, une croissance et une fin sauf, bien entendu, pour les croyants pour ne pas dire crédules, qui arrivent à se persuader que la réincarnation, la vie après la mort n'est pas un fantasme mais bien une réalité.
Ne dit-on pas qu'il faut laisser la liberté à chacun de croire aux pires sornettes tout le moins si celles-ci ne viennent régir, comme cela commence à s'avérer, la vie des autres.
Mais ceci est une autre histoire...

Autre article à lire sur le sujet des atteintes (sournoises) aux libertés d'expression:
Tais-toi quand tu parles:  Cliquez  ICI

 

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15/07/2015

Daech, le régime Nazislamiste au pouvoir.

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Introduction

De tous temps et surtout depuis les colonisations qui, à la différence de la plupart des invasions barbares, l'utilisation machiavélique d'un antagonisme plus ou moins présent ou, de préférence, le renforcement de rivalités entre ethnies locales a permis de s'adjoindre la complicité intéressée et utile d'une partie de la population soumise aux nouveaux maîtres pour asseoir une autorité qui, ainsi, divisait une population qui, unie, risquait de rejeter et de défaire ces "indésirables".
Par intérêt ou par peur de rejet ou de représailles, l'ethnie choisie, convertie excellait, au prix de faveurs, trahisons et avantages divers, à combattre voire réduire en esclavage ceux qui, jusqu'ici, étaient encore leurs congénères.

Dieu m'a tuer...

Autant il est toujours possible de dépasser, au nom d'un réalisme politique et/ou financier, les divergences et oppositions fussent-elles profondes, idéologiques anciennes, autant les croyances religieuses, probablement parce que basées non pas sur des faits probants, visibles et quantifiables, restent sources de conflits potentiels infinis, impossibles à contrôler, à stopper.
A titre d'exemples, il n'est qu'à mentionner les luttes "fratricides" entre chiites et sunnites, entre tutsis et hutus, entre juifs et arabes provoquées ou entretenues par des intérêts de dirigeants dictateurs ou non.

Cette utilisation du fait religieux peut aussi se révéler efficace lorsque très récemment les dirigeants politiques du monde, quelquefois à l'issue de quelques scandales dont ils rejettent la responsabilité, ont mis la main (avec les dégâts pour l'économie mondiale qui n'en sont qu'au début) sur les finances et l'économie pour aboutir à cette mondialisation feutrée très "politiquement correcte", certains n'ont pas hésité à réactiver l'option religieuse toujours en veille même si on aurait pu espérer que les croyances sous toutes formes relevant de l'abstrait, de l'imaginaire collectif n'avaient plus cours au XXIè siècle.
Article à lire: L'abus de religions nuit gravement à la santé. Cliquez sur ce lien:  ICI

Quel plaisir pour ne pas dire délectation de contempler ces populations crédules, soumises à une des religions archaïques les plus liberticides en termes de droit des femmes, se dire en guerre contre un Occident laïque, dépravé qui, utile rappel, est pour beaucoup complice de ces massacres, attentats de par le fait qu'il est coupable d'en avoir été l'instigateur au vu des ingérences dites démocratiques qui, toutes, se sont soldées en peu de temps par un nombre considérable, quelquefois supérieur à celui causé par les "dictateurs" en place subitement honnis par le nouvel ordre mondial.

Et ne parlons pas des populations laissées à l'abandon, aux mains de factions qui sèment terreur et violences d'un degré de barbaries toujours en progression dans le baromètre des horreurs.
De manière quelquefois assez désagréable et disproportionnée, les médias et responsables occidentaux paraissent plus désolés, préoccupés par les destructions de monuments et sites historiques qui ne feront plus les jolis clichés auprès de leurs concitoyens touristes que par les atteintes constantes, viols, décapitations des citoyens de ces pays dont ils se disaient si préoccupés... jusqu'à ce que les forces de libération occidentales aient quitté, en toute hâte et en échec total, ces contrées "oubliées".

Daech, on y est ici aussi

On aura eu le temps de constater que la lutte contre l'Etat islamique, Daech et autres groupes islamistes ne devient préoccupation pour les dirigeants occidentaux que lorsque les actes terroristes s'invitent dans les Etats démocratiques qui se croient toujours laïques malgré l'évidence de l'installation de communautés vivant plus ou moins en autarcie avec l'assentiment lâche de ces dirigeants incapables de prendre les mesures conformes et indispensables destinées à maintenir, protéger les fondements mêmes des pays gouvernés par ces politiciens irresponsables qui, sous prétexte d'éviter tout embrasement, conflit préfère s'accommoder et aménager à la demande des communautés les plus revendicatrices, les lois, moeurs, coutumes et comportements sociaux quitte à rogner les droits généraux de tous les citoyens et citoyennes.

Le "politiquement correct" et la peur de voir une montée de la xénophobie, du racisme envers la communauté musulmane, bien plus partagée que l'on fait semblant de croire entre compréhension, soutien et rejet notamment par appartenance à des sous-groupes cultuels opposés à celle dont se prévalent ces jihadistes et ainsi également victime collatérale de ces exactions, voit la plupart des élus éviter d'affronter l'évidence factuelle ou, et ceci peut expliquer cela, la montée non pas de partis fascistes mais bien de thèses nationalistes et d'insister, à chaque attentat sur les territoires nationaux, avant même d'en regretter la survenance, les morts ou les blessés parmi les citoyens ou d'en assumer la moindre responsabilité, sur le fait que si tout attentat islamiste est d'origine musulmane, tout musulman n'est évidemment pas un terroriste.
D'aucuns vont dans ce déni des réalités jusqu'à exempter toute la communauté en instillant l'idée que ces barbares qui agissent au nom de l'islam religion ne sont en fait que des terroristes qui pervertissent, interprètent mal le Coran comme le font certains des imams auto-proclamés qui prêchent la bonne parole en différents lieux connus, rarement sanctionnés, condamnés alors même que la rhétorique salafiste qui sous-tend tout acte islamo-terroriste est propagée et protégée par le droit à la libre expression et au respect de la vie privée.
Article à lire: Un calife à la place d'un terroriste.  Cliquez  ICI


Que les élus soucieux, disent-ils, du vivre ensemble dans la prétendue richesse de la diversité soient reconnus responsables, coupables d'avoir hypocritement laissé s'installer cette armée de "fidèles" pour qui la vie et la liberté des "autres" n'a aucune valeur.
A contrario, on risque bien de subir une communication politique qui ira de déclarations télévisées en réunions au plus haut sommet, de manifestations et de marches populaires (populistes) chacun main dans la main, petites pancartes simplistes brandies avec l'agenda électoral bien présent qu'une "union nationale" face à un ennemi diffus et insaisissable peut réussir une réélection qui, sur tout autre plan en regard des échecs successifs, serait hautement improbable!.

Gageons que quelques attentats (malheureusement) réussis en termes de morts de citoyens de toutes confessions finiront par obliger ces dirigeants aveugles à, au minimum, envisager un peu plus d'actes répressifs responsables auprès d'individus et groupes excessivement bien identifiés.
Gageons que lorsque les terroristes des différents groupes islamistes sauront recruter quantité de "sympathisants" déjà infiltrés au sein d'une communauté qui, très ostensiblement, montre sa différence et ses revendications singulières contraires au "vivre ensemble" et que des attaques individuelles, des attentats ciblés se multiplieront jusqu'à, cette fois, engendrer non pas un banal sentiment d'insécurité mais bien une réelle panique, on saura se rappeler les irresponsabilités politiciennes qui, soucieuses du seul affichage d'une communication musclée de déclarations péremptoires et de postures militaires qui consistent à déployer quelques soldats ci et là pour un coût budgétaire inversement proportionnel à la sécurité que cela est supposée garantir.
De même que les opérations militaires extérieures tout aussi coûteuse et inefficace d'autant que ceci contribue à radicaliser encore plus ces "combattants" islamistes et à renforcer l'impression que l'Occident opprime leurs frères cultuels.
Article à lire: Islamisme, la nouvelle croisade occidentale.  Cliquez  ICI

En conclusion, notons que l'Occident sait (mal) choisir ses cibles non en fonction de critères objectifs liés à la qualité des dirigeants étrangers avec lesquels elle est supposée coopérer mais que ces actions militaires ne sont menées que face à des pays insuffisamment contributeurs à nos économies sans quoi on serait amené à se poser la question de savoir, entre autres, pourquoi l'Europe sujet des USA persiste à tergiverser en Syrie avec le refus de soutenir Assad au point qu'à terme ce seront les factions terroristes qui achèveront la prise totale de ce pays et d'une bonne partie de la région ouverte à cette conquête islamiste depuis, rappelons-le, l'ouverture de la boîte de Pandore que les USA et l'Europe ont actionnés.

INFOS-COMMENTAIRES
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15/06/2015

Devenez riches: Suivez les conseils d'experts!.

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Les conseilleurs ne sont (jamais) les payeurs

S'il existe un avis qui, lui, a de la valeur, c'est bien celui de ne jamais suivre aveuglément les conseils de celui qui n'investit pas ses propres avoirs dans les produits financiers qu'il vous "offre".
Rappelons également que ceux que l'on nomme gentiment "banquiers" sont la plupart du temps des employés de banque, salariés, et non des investisseurs ou encore moins des propriétaires d'organismes financiers.
De même que les traders quelquefois épinglés par les médias pour les gigantesques pertes voire escroqueries qu'ils causent à leurs employeurs et, indirectement, à leurs clients n'investissent et ne risquent, avec plus de (mal)chance que de compétences, que l'argent dont ils ne sont pas les détenteurs sans quoi, jamais il n'y aurait de scandales d'un tel niveau d'irresponsabilité.
Ne serait-ce d'ailleurs pas une piste à suivre que celle qui lierait le risque pris à l'échelon bancaire d'un pourcentage tant en gain qu'en perte à rétribuer ou à prélever sur le salaire voire la patrimoine de celui qui, un peu trop facilement, prendrait des positions de bourse plus proche de celles d'un joueur compulsif en casino!.
Hors sujet de cet article mais il se pourrait bien que cette suggestion puisse d'ailleurs convenir à bien d'autres responsables qu'ils soient politiques ou syndicaux qui individuellement prennent des décisions collectives quelquefois dommageables pour ceux qu'ils estiment servir sans qu'eux-mêmes aient à en répondre ou en subir les effets néfastes sur leurs propres patrimoines!.

Les certitudes d'experts

Pour la plupart de ces prévisions, il est à noter que celles-ci sont annoncées lors de mouvements brusques tant à la hausse qu'à la baisse.
Ces courbes erratiques que certains voient atteindre des records historiques et qui peuvent, au moins pendant un certain temps, conduire quelques institutionnels, traders et investisseurs privés à, par un engouement suiviste, mal informé, prolonger une tendance qui semble accorder du crédit aux experts sauf que, la plupart du temps, une inversion de tendance aussi brusque et inattendue que la précédente se produit de laquelle seuls les plus aguerris, les plus proches des marchés sauront sortir à temps.
Pour les autres, investisseurs privés insuffisamment documentés, ne resteront que les regrets et les pertes de capital.

Quelques exemples de ces "conseils d'experts":

1. Or

Sur 24hGold (13.1.2012)

Seule une portion minime de la population investit sur les métaux précieux. Mais je pense que nous assisterons bientôt à une ruée vers l’or. De mon humble avis, il est sage de commencer à investir sur les actions minières dès aujourd’hui. Les prix pourraient bien augmenter d’ici peu. L’or et l’argent sont sur le point de voir leurs prix flamber, plus particulièrement l’or, qui franchira cette année la barre des 2000 dollars avant de s’envoler’.

Lorsqu’on lui demande d’approfondir au sujet de l’argent, McEwen déclare : ‘J’étais justement en train de penser à l’argent. Il possède un caractère industriel fort, mais la demande en investissement augmente. Je pense que l’argent est un intéressant point d’exposition. Son prix pourrait aisément atteindre 150 à 300 dollars l’once’.

Rob Mc Ewen

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Pour
rappel, l'or a fini l'année 2012 à 1660 USD...!.

2. Parité EuroDollar

Plus fort et surtout plus proche, les experts qui, lors de la forte chute début 2015, étaient certains de le voir sous la parité USD et même aux alentours des 0,85

Sur CNBC 10 Mars 2015

As analysts were waiting to see how fast the euro reaches parity against the U.S. dollar, one foreign exchange pro told CNBC he saw the common currency dropping even further, with the dollar strengthening another 20 percent.

George Saravelos, global co-head of FX research at Deutsche Bank, said the euro could fall to 85 U.S. cents against the greenback.

G. Saravelos

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Pour rappel, l'euro n'est jamais descendu à la parité USD et, au contraire, a regagné une partie de sa "perte".

3. Pétrole (2011)

Le prix du panier de douze qualités de pétrole brut qui sert de référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a franchi la barre des 100 dollars pour la première fois en deux ans et demi, pour atteindre 100,59 dollars, selon un communiqué diffusé mardi.

Ce prix de référence est une compilation de prix constatés lundi, alors que les tensions s'exacerbaient en Libye, l'un des principaux pays exportateurs de l'Opep. Il était de 99,08 dollars vendredi. C'est la première fois que le cours de référence de l'Opep franchit la barre des 100 dollars depuis septembre 2008. Il avait atteint un record historique quelques semaines auparavant, à 140,73 dollars (le 4 juillet).

On connait la suite et les mêmes qui voyaient l'or, le pétrole, l'USD atteindre des sommets jamais atteints sont ceux qui, sans rire, vous expliquent que de nombreux facteurs qui, voici quelques mois, justifiaient leurs prévisions pour ne pas dire leurs certitudes, sont responsables des baisses actuelles.
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Certes et plus prudemment mais aussi plus rémunérateur pour les banques, il reste les Sicavs et autres placements dits "bons pères de famille", terme, sinon dépassé, impropre à tout investissement bancaire, boursier toujours empreint d'un risque plus ou moins important notamment en fonction de la recherche d'une rentabilité plus élevée. 

Liaisons financières et politiques dangereuses

A ces prévisions jamais réalisées et, pire, le plus souvent totalement erronées et assez rapidement contredites dans les faits, on peut en trouver quantité d'autres qui couvrent tout le panel des instruments financiers disponibles sur les places mondiales.
L'explication rationnelle de ces accumulations d'erreurs réside dans le simple fait que l'économie et la finance ne sont en rien des sciences exactes et ce n'est que sur base de graphiques et constatations historiques que les économistes les plus médiatisés croient pouvoir fonder quelques prévisions cycliques.
Pour ce qui est de leurs conseils d'achats ou de ventes, ceux-ci ne se font essentiellement qu'à la suite d'un fort mouvement le plus souvent dû à des rumeurs de marché auto-alimentées que la plupart de ces analystes d'un jour voient se poursuivre bien au-delà des réalités sans oublier que le momentum est forcément déjà partiellement dépassé pour ceux qui ne disposaient pas de la valeur en portefeuille.
Ce que la majorité des économistes, commentateurs de l'évidence, semblent ne pas avoir intégré est l'impact décisif que la mondialisation et surtout la (re)prise du pouvoir des affaires économiques par les dirigeants politiques au détriment des financiers à qui, tout en les marginalisant par restrictions et contrôles accrus, les pouvoirs politiques relayés abondamment par les médias et accessoirement par les syndicats et la population, font croire qu'ils dominent toujours le monde.

La plus éblouissante de cette hypothèse aura été la conduite politique de la monnaie unique qui, en décalage total avec des fondements économiques, financiers en croissance faible, nulle voire en récession des pays membres de l'Euro a maintenu un niveau bien trop élevé vis à vis des autres devises et en particulier avec l'USD.
Lorsque par la seule volonté politique, il a été décidé d'en abaisser sa parité, les marchés qui n'ont décidé de rien n'ont pu que constater sa chute aussi brutale que, cependant, éphémère car, ici aussi, la déconnexion de la réalité économico-financière est patente.
Alors, hormis la justification d'un salaire, le service après-vente d'un livre, la présence médiatique qui assure revenus et célébrité, fut-elle passagère ou contestée, ne faudrait-il pas demander à ceux qui, aveuglément, suivent les "boules de cristal" de ces "sachants", pourquoi ces derniers ne sont-ils pas devenus, grâce à leurs propres visions, des rentiers fortunés heureux...?.

Marchés erratiques et Politique

Si, depuis que les marchés financiers existent, la volatilité de ceux-ci a presque toujours été le fruit de résultats d'entreprises, d'évolution économique du pays et de l'environnement mondial entraînant un sentiment de marchés sensible aux spéculations, il s'est, depuis les faillites aux USA des banques Bear Sterns et surtout Lehman Brothers, produit un glissement du pouvoir économico-financier vers le politique avec tout ce que cela revêt d'irrationnel, d'idéologie et d'irresponsabilité jamais sanctionnée.
Parmi les innombrables inepties à l'origine de quelques-unes des plus grandes débâcles économiques et financières dues aux errements idéologiques des dirigeants politiques, il y a, sans conteste, la plus récente qui se joue, au seul détriment des populations, la tragédie grecque version zone euro.
A ce stade, une petite mise au point s'impose pour ceux qui, victimes d'un sens critique, objectif quelque peu émoussé par un habile matraquage médiatique se plaisent à rendre les experts de Goldman Sachs responsables de la falsification des comptes grecs afin de permettre à ce pays fondateur de la démocratie de s'asseoir à la table bien garnie de la zone euro que, non seulement, ces experts ne sont intervenus qu'à la demande rémunérée des dirigeants grecs mais qu'à moins de faire preuve d'une naïveté complice, les autres dirigeants européens, tous entourés d'experts "bruxellois" parait-il ultra-compétents, ont l'outrecuidance de feindre la surprise face à cette supercherie.
Hormis l'hypocrite condamnation de ces arrangements comptables effectués par Goldman Sachs, avons-nous vu un seul de ces dirigeants, experts européens inquiétés au titre de commanditaires pour les uns, d'incompétence pour les autres?!.
Une fois encore, ce seront les citoyens de la zone euro qui paieront les frais de ces orgies d'irresponsabilités qui se jouent face caméra en des scènes de réunions de la dernière chance et autres sommets historiques...

Conclusion

Aux responsables politiques qui usent de cette nouvelle puissance pour réguler, brider un marché qui progressivement n'évoluera plus quitte à ne plus servir l'économie tant les règlements contraignants, amendes gigantesques aux prétextes quelquefois fantaisistes notamment en matière de supposée entente sur les prix, conditions alors même que le système européen, américain vise à plus d'uniformité dans les marges bénéficiaires et/ou conditions unifiées d'octroi auprès des clients, il serait bon d'appliquer à ces censeurs les mêmes règles du jeu qu'ils imposent aux acteurs financiers, économiques dont, rappelons-le, dépend la santé économique d'un pays.

A ce propos, ne serait-il pas utile de soumettre nos "chers" dirigeants aux règles de déontologie, de responsabilité des décisions qu'ils prennent au risque avéré maintes fois de blocages voire de régression de l'activité économique ou de la montée du chômage dont, bien sûr, ils se dédouanent en ne revendiquant à leur seul mérite que la reprise de l'une ou la baisse de l'autre, fussent-elles éphémères ou conjoncturelles.
Un bonus malus serait, pour ces dirigeants politiques, bien utile afin qu'enfin, ils assument sur leurs émoluments et patrimoines les conséquences de leurs prises de décisions, règlements et lois!.

 

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15/03/2015

La fin du mirage européen

Europe,Euro,France,Allemagne,Zone euro.

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Au fait, c'est quoi: Etre européen?.

Les idéologues et politiciens pro-européens, pour justifier la construction et la poursuite de l'intégration européenne, nous parlent, larme à l'oeil, d'un sentiment européen supra-national comme d'une appartenance à une seule nation bien plus identifiable que les seuls contours d'une région faite de populations censés partagés les mêmes aspirations aux valeurs essentielles des droits et devoirs tant individuels que collectifs.
Et avec toute la force de conviction politicienne que nos "élites" savent déployer, surtout si cela peut servir les financements attachés au poids de leur idéologie particratique voire leurs intérêts personnels, ces derniers mettent en avant les arguments, à leurs yeux, uniquement dûs à la construction européenne en termes de protection des citoyens face aux guerres nationalistes qui, jusqu'alors minaient ce continent sans oublier la sauvegarde du niveau de vie issue de l'instauration de la monnaie unique: l'euro.
A force de répéter à l'envi médiatique ces évidences simples, simplistes, les fonctionnaires-politiciens ont réussi à convaincre la majorité des concitoyens plus ou moins indifférents à la chose politique surtout si l'on veut bien se restreindre à ne plus trop réfléchir et à se satisfaire de ce que nous livrent les médias.

Jeu de la vérité et du mensonge

Comme très souvent, l'habileté politique se mesure à la capacité d'énoncer des conclusions fausses à partir de réalités vraies...et vice-versa!.
Revenons sur l'argument premier qui voudrait que le continent européen n'est garant de paix que depuis que nos dirigeants nationaux respectifs ont pris la sage décision de construire courageusement cet espace unique.
C'est oublier un peu vite que, suite à la deuxième guerre mondiale 1940-45, l'Allemagne, principal belligérant fut, à sa défaite face à la coalition mondiale, anéantie, ruinée, divisée et dominée tant économiquement que financièrement et politiquement par les deux blocs qualifiés d'Ouest et d'Est qui, tous deux, avaient intérêt à contenir ces demi-pays afin qu'il ne puisse plus venir troubler leur propre développement hégémonique en partage d'un monde bipolaire.

Par conséquent, parler de la lente mais nécessaire construction européenne pour la paix en omettant de préciser que l'Allemagne n'est réunifiée et à nouveau puissante que depuis la chute du mur de Berlin en... ou que l'ex bloc de l'Est a depuis explosé en reformatant tout l'équilibre des forces en présence est déjà une première falsification.
La deuxième qui découle de la précédente est d'entendre le discours selon lequel depuis la seconde guerre mondiale, il n'y a plus eu, grâce à l'union européenne, de conflits entre les états
qui la composent.
A ceci près que depuis lors, il n'y a pas eu non plus de guerres entre d'autres puissances comme les USA et le Japon ou la Chine et la Russie...et pourtant la réunification européenne n'y est pas présente!.
Ou passer sous silence les guerres de l'ex-Yougoslavie ou les tensions nouvelles en Ukraine créées par le suivisme européen dans les sanctions à l'encontre de la Russie.

D'ailleurs, exception faite pour les USA qui ne peuvent, ex cow-boys, s'empêcher de voir des indiens partout et surtout comme à l'époque, lorsque la disproportion de leur puissance de feu est telle (y compris en inventant des armes de destruction massive pour certains) que la victoire, avec peu ou beaucoup de pertes civiles pendant mais surtout après la fin de la récréation militaire, est assurée.
A noter que si l'adversaire risque de poser trop de difficultés militaires ou politiques, les USA peuvent se satisfaire d'une déstabilisation instrumentalisée par des sanctions économico-financières et/ou logistiques qui, toujours au péril d'une partie de la population, provoquera enlisement et troubles civils bien difficiles à contenir (Syrie, Ukraine).

Après cette parenthèse, revenons à l'Europe, ce continent de paix, de prospérité et de joie depuis que la volonté protectrice des politiciens s'y emploie...sauf que si on se demande quel continent a encore connu des guerres régionales (autres que celles visées dans le paragraphe précédent), on en vient à se dire que les morts d'Irlande du Nord confrontée à l'Angleterre lors de ses aspirations à l'indépendance n'ont guère émus ses partenaires européens pas plus, d'ailleurs' que l'invasion, l'occupation militaire de Chypre (membre ONU, Union européenne) par la Turquie qui, de facto, a coupé cet île en deux, avec un mur en prime depuis 1974, ou plus récemment, la guerre en Yougoslavie qui a vu ses partenaires, frères européens non seulement dérouler un tapis...de bombes mais aussi, et sans que cela ne choque, ici non plus comme dans les exemples précédents, nos bisounours occidentaux comme ils le sont à l'égard de la Crimée (Ukraine), attenter à la sacro-sainte inviolabilité territoriale en élevant au rang d'états reconnus ce qui n'était que des régions d'un pays souverain.
Et pourtant, ne clame t'on pas l'union européenne est seule garante de la paix?!.

Euro-Mark

Même si les marchés économiques et financiers internationaux n'ont pas eu besoin de l'unification européenne pour parachever une mondialisation qu'à tort, certains (dans leur intérêt idéologique) veulent présenter comme récente alors qu'elle remonte au temps des conquêtes maritimes et de leurs échanges commerciaux, il faut donc bien reconnaître que le monde économico-financier en a profité, jusqu'à la crise de 2008, pour minimiser les risques de pertes de change et maximaliser les profits surtout pour l'industrie allemande (le retour...!) qui ne jure que par un euro-mark fort au grand dam des autres, parait-il, puissances européennes.

Et, comme souvent, les citoyens ont à vivre avec les promesses, les errements des uns, la gabegie de ceux qui pour tenter de revenir à plus de contrôle budgétaire préfèreront toujours augmenter la pression fiscale et la rage taxatoire sur les individus et sociétés privées bien visibles, facile à réprimer que soit réduire leurs propres budgets régionaux, locaux, nationaux, européens (excusez du peu), soit s'attaquer aux sommes considérables et elles illégales car le "fruit" non pas du travail ou de risques pris en placements financiers mais bien de trafics divers et très lucratifs car faiblement ou apparemment difficilement combattus et réprimés.
Et pourtant, en matière d'affichage de réussite sociale aussi visible que rapide, on se doit de remarquer qu'il n'y a rarement le moindre doute sur la provenance de ces fortunes blanchies et même aveuglantes tant elles sont surprenantes!.
Bien évidemment, il y a moins de risques de représailles personnelles ou de troubles sociaux pour les administrations à taxer, poursuivre des citoyens travailleurs salariés et indépendants qui, quelquefois par nécessité de survie pour leur petite entreprise auraient franchi la ligne blanche (pas celle de l'intouchable drogue) que d'entamer une traque sans merci de ceux, armés et violents qui s'enrichissent sur le dos de citoyens dans des quartiers laissés à l'abandon.
Comme en toutes choses, donner à tout le monde des leçons de morale, de bonne conduite quand l'actualité regorge de faits démontrant qu'au minimum le deux poids deux mesures est de rigueur et que, pire encore, le conseilleur n'est jamais le payeur mais bien plus l'encaisseur finit par en décourager le plus grand nombre qui, dès lors, se satisfait égoïstement de sa condition.

Paradoxe franco-français qui semble n'étonner que fort peu d'experts que ce discours, certes anti FN, qui veut que la sortie programmée de l'euro prônée par ce parti serait folie et dévaluerait le "nouveau" franc de 30% (estimation non vérifiée) face à l'euro-mark.
Et d'ajouter, pour ajouter aux peurs, que la catastrophe viserait surtout les citoyens les plus faibles tant leur pouvoir d'achat, leur niveau de vie serait impacté et on agitait presque les images de gens réduits à faire la manche le long de files interminables...
Sauf que ce discours était, l'auraient-ils oublié, tenu lorsque la valeur de l'euro oscillait entre 1,30 et 1,40 et qu'à présent, l'euro se dirige vers une parité avec le dollar... soit 30% de baisse!.

Mais, ô surprise, ces mêmes politiciens tant préoccupés du bien des "petites gens" et de ce qu'ils ne se laissent convaincre par des thèses imbéciles du FN en matière financière se félicitent à présent de cette chute brutale et si rapide qui permet, sans qu'aucune mesure d'austérité responsable n'ait dû être prise, à l'économie des pays faibles de la zone euro de profiter de cette dévaluation qui n'ose dire son nom.

Moteur franco-allemand en panne

N'y a t'il pas quelque chose de méprisant dans le discours de certains qui résument l'Europe au moteur franco-allemand, certes puissant voire indispensable mais qui, dans l'hypothèse ou la volonté est de maintenir une cohésion communautaire représentée par chacun des pays qui la composent, cette mise en avant systématique d'un duo "über alles" fragilise le sentiment pour tous les autres d'appartenir à une vraie zone politico-économique soucieuse du bien-être social de chacun de ses concitoyens.

D'autant que ce moteur, au fil des élections, changements de coalitions a du mal à fonctionner correctement ou alors ne tourne t'il qu'au ralenti et à l'arrêt!.
Soulignons, à ce propos, la difficulté pour le soi-disant partenaire allemand, de s'entendre reprocher continuellement d'être la cause des difficultés traversées par la France, certes coutumière à se défausser de ses propres carences tant sur l'Allemagne, que sur l'Europe voire maintenant la Chine après avoir d'abord clivé sa propre population en bons citoyens fortement taxés et mauvais français exilés suite à des mesures fiscales historiques et assez démentielles.

Conclusion

Le discours politique voudrait qu'hors de la zone euro, point de salut pour les, parait-il, puissances européennes qui en font partie, ce qui, implicitement reconnait soit la faiblesse actuelle de ces "ex-puissances" face à la mondialisation, soit d'avouer la propre inaptitude de ces élus qui, ne sachant vraiment prendre les mesures adéquates pour préserver l'indépendance et le rayonnement économique de leurs nations respectives se soumettent à une entité plus importante et à ses technocrates aux décisions éclairées? qu'en cas d'erreurs, chaque gouvernement national pourra déplorer et promettre de rectifier à l'avenir d'autant qu'il s'exonérera facilement de toute responsabilité dans l'échec.

A force de vouloir coûte que coûte s'enfermer dans l'unique raisonnement que la zone euro serait, par miracle ou utopie, la seule réponse valable à tous les problèmes décrétés insolubles à l'échelon national, on a déjà pu constater que ceci avait conduit les trois pays les plus faibles de cette zone à devoir prendre des mesures drastiques d'austérité décidées par un club, troïka d'experts plus ou moins auto-déclarés au grand dam des populations au bord de la misère et qui, de plus, ont eu à entendre que malheureusement la dévaluation n'étant plus possible, ils devraient considérablement voir leur niveau de vie se réduire, les industries et commerces disparaître car, honneur suprême, il fallait sauver le "soldat Europe".
Le cynisme européen veut que les sacrifiés de ces pays ont le plaisir de constater que, maintenant que la zone euro est proche de la déflation et que la France se traîne en queue de peloton, non seulement ce pays fondateur, partenaire obligé de l'Allemagne obtient délais sur délais, ce qui avait été refusé en son temps à ces autres "petits" pays européens, mais surtout la monnaie unique, comme par hasard, chute rendant compétitivité et relance économique plus probable sans que des mesures impopulaires d'austérité n'aient à être prises.

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