15/06/2015

Devenez riches: Suivez les conseils d'experts!.

Finances,Economie,Bourses,Actions,Devises,Banques,Investissements.

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Les conseilleurs ne sont (jamais) les payeurs

S'il existe un avis qui, lui, a de la valeur, c'est bien celui de ne jamais suivre aveuglément les conseils de celui qui n'investit pas ses propres avoirs dans les produits financiers qu'il vous "offre".
Rappelons également que ceux que l'on nomme gentiment "banquiers" sont la plupart du temps des employés de banque, salariés, et non des investisseurs ou encore moins des propriétaires d'organismes financiers.
De même que les traders quelquefois épinglés par les médias pour les gigantesques pertes voire escroqueries qu'ils causent à leurs employeurs et, indirectement, à leurs clients n'investissent et ne risquent, avec plus de (mal)chance que de compétences, que l'argent dont ils ne sont pas les détenteurs sans quoi, jamais il n'y aurait de scandales d'un tel niveau d'irresponsabilité.
Ne serait-ce d'ailleurs pas une piste à suivre que celle qui lierait le risque pris à l'échelon bancaire d'un pourcentage tant en gain qu'en perte à rétribuer ou à prélever sur le salaire voire la patrimoine de celui qui, un peu trop facilement, prendrait des positions de bourse plus proche de celles d'un joueur compulsif en casino!.
Hors sujet de cet article mais il se pourrait bien que cette suggestion puisse d'ailleurs convenir à bien d'autres responsables qu'ils soient politiques ou syndicaux qui individuellement prennent des décisions collectives quelquefois dommageables pour ceux qu'ils estiment servir sans qu'eux-mêmes aient à en répondre ou en subir les effets néfastes sur leurs propres patrimoines!.

Les certitudes d'experts

Pour la plupart de ces prévisions, il est à noter que celles-ci sont annoncées lors de mouvements brusques tant à la hausse qu'à la baisse.
Ces courbes erratiques que certains voient atteindre des records historiques et qui peuvent, au moins pendant un certain temps, conduire quelques institutionnels, traders et investisseurs privés à, par un engouement suiviste, mal informé, prolonger une tendance qui semble accorder du crédit aux experts sauf que, la plupart du temps, une inversion de tendance aussi brusque et inattendue que la précédente se produit de laquelle seuls les plus aguerris, les plus proches des marchés sauront sortir à temps.
Pour les autres, investisseurs privés insuffisamment documentés, ne resteront que les regrets et les pertes de capital.

Quelques exemples de ces "conseils d'experts":

1. Or

Sur 24hGold (13.1.2012)

Seule une portion minime de la population investit sur les métaux précieux. Mais je pense que nous assisterons bientôt à une ruée vers l’or. De mon humble avis, il est sage de commencer à investir sur les actions minières dès aujourd’hui. Les prix pourraient bien augmenter d’ici peu. L’or et l’argent sont sur le point de voir leurs prix flamber, plus particulièrement l’or, qui franchira cette année la barre des 2000 dollars avant de s’envoler’.

Lorsqu’on lui demande d’approfondir au sujet de l’argent, McEwen déclare : ‘J’étais justement en train de penser à l’argent. Il possède un caractère industriel fort, mais la demande en investissement augmente. Je pense que l’argent est un intéressant point d’exposition. Son prix pourrait aisément atteindre 150 à 300 dollars l’once’.

Rob Mc Ewen

-
Pour
rappel, l'or a fini l'année 2012 à 1660 USD...!.

2. Parité EuroDollar

Plus fort et surtout plus proche, les experts qui, lors de la forte chute début 2015, étaient certains de le voir sous la parité USD et même aux alentours des 0,85

Sur CNBC 10 Mars 2015

As analysts were waiting to see how fast the euro reaches parity against the U.S. dollar, one foreign exchange pro told CNBC he saw the common currency dropping even further, with the dollar strengthening another 20 percent.

George Saravelos, global co-head of FX research at Deutsche Bank, said the euro could fall to 85 U.S. cents against the greenback.

G. Saravelos

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Pour rappel, l'euro n'est jamais descendu à la parité USD et, au contraire, a regagné une partie de sa "perte".

3. Pétrole (2011)

Le prix du panier de douze qualités de pétrole brut qui sert de référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a franchi la barre des 100 dollars pour la première fois en deux ans et demi, pour atteindre 100,59 dollars, selon un communiqué diffusé mardi.

Ce prix de référence est une compilation de prix constatés lundi, alors que les tensions s'exacerbaient en Libye, l'un des principaux pays exportateurs de l'Opep. Il était de 99,08 dollars vendredi. C'est la première fois que le cours de référence de l'Opep franchit la barre des 100 dollars depuis septembre 2008. Il avait atteint un record historique quelques semaines auparavant, à 140,73 dollars (le 4 juillet).

On connait la suite et les mêmes qui voyaient l'or, le pétrole, l'USD atteindre des sommets jamais atteints sont ceux qui, sans rire, vous expliquent que de nombreux facteurs qui, voici quelques mois, justifiaient leurs prévisions pour ne pas dire leurs certitudes, sont responsables des baisses actuelles.
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Certes et plus prudemment mais aussi plus rémunérateur pour les banques, il reste les Sicavs et autres placements dits "bons pères de famille", terme, sinon dépassé, impropre à tout investissement bancaire, boursier toujours empreint d'un risque plus ou moins important notamment en fonction de la recherche d'une rentabilité plus élevée. 

Liaisons financières et politiques dangereuses

A ces prévisions jamais réalisées et, pire, le plus souvent totalement erronées et assez rapidement contredites dans les faits, on peut en trouver quantité d'autres qui couvrent tout le panel des instruments financiers disponibles sur les places mondiales.
L'explication rationnelle de ces accumulations d'erreurs réside dans le simple fait que l'économie et la finance ne sont en rien des sciences exactes et ce n'est que sur base de graphiques et constatations historiques que les économistes les plus médiatisés croient pouvoir fonder quelques prévisions cycliques.
Pour ce qui est de leurs conseils d'achats ou de ventes, ceux-ci ne se font essentiellement qu'à la suite d'un fort mouvement le plus souvent dû à des rumeurs de marché auto-alimentées que la plupart de ces analystes d'un jour voient se poursuivre bien au-delà des réalités sans oublier que le momentum est forcément déjà partiellement dépassé pour ceux qui ne disposaient pas de la valeur en portefeuille.
Ce que la majorité des économistes, commentateurs de l'évidence, semblent ne pas avoir intégré est l'impact décisif que la mondialisation et surtout la (re)prise du pouvoir des affaires économiques par les dirigeants politiques au détriment des financiers à qui, tout en les marginalisant par restrictions et contrôles accrus, les pouvoirs politiques relayés abondamment par les médias et accessoirement par les syndicats et la population, font croire qu'ils dominent toujours le monde.

La plus éblouissante de cette hypothèse aura été la conduite politique de la monnaie unique qui, en décalage total avec des fondements économiques, financiers en croissance faible, nulle voire en récession des pays membres de l'Euro a maintenu un niveau bien trop élevé vis à vis des autres devises et en particulier avec l'USD.
Lorsque par la seule volonté politique, il a été décidé d'en abaisser sa parité, les marchés qui n'ont décidé de rien n'ont pu que constater sa chute aussi brutale que, cependant, éphémère car, ici aussi, la déconnexion de la réalité économico-financière est patente.
Alors, hormis la justification d'un salaire, le service après-vente d'un livre, la présence médiatique qui assure revenus et célébrité, fut-elle passagère ou contestée, ne faudrait-il pas demander à ceux qui, aveuglément, suivent les "boules de cristal" de ces "sachants", pourquoi ces derniers ne sont-ils pas devenus, grâce à leurs propres visions, des rentiers fortunés heureux...?.

Marchés erratiques et Politique

Si, depuis que les marchés financiers existent, la volatilité de ceux-ci a presque toujours été le fruit de résultats d'entreprises, d'évolution économique du pays et de l'environnement mondial entraînant un sentiment de marchés sensible aux spéculations, il s'est, depuis les faillites aux USA des banques Bear Sterns et surtout Lehman Brothers, produit un glissement du pouvoir économico-financier vers le politique avec tout ce que cela revêt d'irrationnel, d'idéologie et d'irresponsabilité jamais sanctionnée.
Parmi les innombrables inepties à l'origine de quelques-unes des plus grandes débâcles économiques et financières dues aux errements idéologiques des dirigeants politiques, il y a, sans conteste, la plus récente qui se joue, au seul détriment des populations, la tragédie grecque version zone euro.
A ce stade, une petite mise au point s'impose pour ceux qui, victimes d'un sens critique, objectif quelque peu émoussé par un habile matraquage médiatique se plaisent à rendre les experts de Goldman Sachs responsables de la falsification des comptes grecs afin de permettre à ce pays fondateur de la démocratie de s'asseoir à la table bien garnie de la zone euro que, non seulement, ces experts ne sont intervenus qu'à la demande rémunérée des dirigeants grecs mais qu'à moins de faire preuve d'une naïveté complice, les autres dirigeants européens, tous entourés d'experts "bruxellois" parait-il ultra-compétents, ont l'outrecuidance de feindre la surprise face à cette supercherie.
Hormis l'hypocrite condamnation de ces arrangements comptables effectués par Goldman Sachs, avons-nous vu un seul de ces dirigeants, experts européens inquiétés au titre de commanditaires pour les uns, d'incompétence pour les autres?!.
Une fois encore, ce seront les citoyens de la zone euro qui paieront les frais de ces orgies d'irresponsabilités qui se jouent face caméra en des scènes de réunions de la dernière chance et autres sommets historiques...

Conclusion

Aux responsables politiques qui usent de cette nouvelle puissance pour réguler, brider un marché qui progressivement n'évoluera plus quitte à ne plus servir l'économie tant les règlements contraignants, amendes gigantesques aux prétextes quelquefois fantaisistes notamment en matière de supposée entente sur les prix, conditions alors même que le système européen, américain vise à plus d'uniformité dans les marges bénéficiaires et/ou conditions unifiées d'octroi auprès des clients, il serait bon d'appliquer à ces censeurs les mêmes règles du jeu qu'ils imposent aux acteurs financiers, économiques dont, rappelons-le, dépend la santé économique d'un pays.

A ce propos, ne serait-il pas utile de soumettre nos "chers" dirigeants aux règles de déontologie, de responsabilité des décisions qu'ils prennent au risque avéré maintes fois de blocages voire de régression de l'activité économique ou de la montée du chômage dont, bien sûr, ils se dédouanent en ne revendiquant à leur seul mérite que la reprise de l'une ou la baisse de l'autre, fussent-elles éphémères ou conjoncturelles.
Un bonus malus serait, pour ces dirigeants politiques, bien utile afin qu'enfin, ils assument sur leurs émoluments et patrimoines les conséquences de leurs prises de décisions, règlements et lois!.

 

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15/04/2015

Liberté d'expression: une voix en extinction.

Liberté d'expression, Censure, Société, Débats, Religions, Politique .

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Face au pouvoir croissant des réseaux sociaux ouverts à tous et libres, on voit poindre une volonté de censure, de récupération tant des médias traditionnels quelque peu dépassés par ces nouveaux modes de communication instantanée et gratuite qui constatent l'impact financier et d'audience que ceux-ci représentent jusqu'à mettre en péril leur modèle économique.
Alors, sous prétexte de mettre fin à ce qu'ils estiment n'être que de la désinformation incontrôlable, de manque d'objectivité et d'impartialité dont ils se disent, sans ironie aucune et malgré leurs évidentes propres erreurs et/ou pamphlets idéologiquement connotés, les seuls garants envers une population qu'ils considèrent, à l'instar du personnel politique, comme incapables de se forger une opinion éclairée, intelligente et objective.

En effet, le couple médias-politiciens qui, partout et toujours clame son attachement à la liberté d'expression, au débat utile et ouvert, ne se prive pas de mettre sérieusement en doute la capacité intellectuelle globale des citoyens qu'ils soient sur-diplômés ou non d'émettre un avis sans que celui-ci n'ait d'abord fait l'objet d'une manipulation, pardon une information préalablement orientée vers le résultat attendu par un des membres de ce "couple".

Il n'est qu'à entendre les propos répétés, avant élections, de la volonté de recourir régulièrement aux référendums ouverts aux questions diverses de société tranchés par la volonté du peuple souverain.
Une fois les élections passées, les "élites" se réfugient dans les excuses récurrentes pour soit, ne pas en organiser car les citoyens (c'est bien connu) sont incapables de répondre à une question  tant ils n'en comprendront pas la portée, soit si, par extraordinaire, un référendum est malgré tout organisé mais que la réponse du peuple ne correspond pas à la réponse politicienne attendue, on en refera un autre jusqu'à si, à nouveau, la réponse ne convient, à en ignorer le résultat et à décider que pour le bien de tous, on fera comme l'élite politico-médiatique avait décidé!.

A se demander si, au vu d'un tel mépris, ce microcosme ne s'estime pas intouchable et que, décidément, ceux-celles qui, parmi la population exerce des responsabilités financières, économiques, sociales tant ils sont bardés de diplômes dont quantité de ces décideurs de bonne morale médiatico-politique sont, eux, dépourvus ne sont que de bons contribuables auxquels le droit de vote est le seul dont ils peuvent se prévaloir.

Terrorisme et Libertés

En définitive, les actes récents de terrorisme leur offrent une occasion unique dont ils vont, comme l'avait déjà fait G.W Bush et son administration, se saisir et utiliser l'impact de ces attentats tragiques, non pour se poser la question de leurs responsabilités passées en matière d'ingérence "démocratique" extérieure voire en aveuglement coupable envers une montée communautaire, religieuse extrémiste à laquelle, par peur de violences sur personnes, émeutes et dégradations des biens, les différents gouvernements ont offert, avec quelquefois l'assentiment ou au minimum, le refus d'analyse objective car possiblement affublée des habituelles définitions de racisme, de xénophobie ou, pire, d'anti-musulman car, ici aussi, il faut bien souligner que même en se refusant à tout amalgame, on cherche encore malgré les aménagements cultuels, vestimentaires, sexuels, alimentaires dans les lieux publics, écoles, prisons concédés à une seule communauté, les attentats terroristes nationaux voire internationaux au nom des juifs, des chrétiens, des bouddhistes et autres sectes!.

A partir du moment où par lâcheté coupable et irresponsabilité chronique, on se refuse à analyser les causes, on ne se donne aucune chance d'en maîtriser les conséquences.
Et c'est ainsi, que le leitmotiv actuel est de contrôler, sanctionner, fermer des sites internet alors même que ceux-ci pouvaient fournir des renseignements précieux aux enquêteurs qui en récoltent de nombreux et très probants éléments concernant les projets d'actes terroristes voire ceux qui risquent de les commettre et aussi ceux qui les incitent à les commettre.
Gageons que lorsque les sources bien visibles seront taries faute d'accessibilité et que, par ailleurs, rien ne sera fait comme cela est le cas depuis trop longtemps et pour les mauvaises raisons décrites plus haut, pour sanctionner tout prédicateur auto-proclamé qui "officie" discrètement en divers lieux et auprès d'une communauté de plus en plus réceptive, la multiplication des troubles liés à des attentats aveugles, meurtriers se produira d'autant plus facilement que nos "responsables" auront eu à coeur de se priver de moyens supplémentaires...au nom de la liberté d'expression!.

Mai 68 et Zemmour

Avec tout le talent de polémiste d'un E Zemmour que chacun qui dispose d'un minimum de tolérance pour la liberté d'expression et le débat d'idées forcément contraires qui, constatons-le, ne pose problème qu'à ceux, essentiellement politiciens de gauche ou "apparentés" comme le journaliste A. Caron à l'image médiatique elle-même à la limite de la caricature tant avec J.L Mélenchon, ils n'ont que mépris et clichés envers les idées voire l'individu qui, à l'instar des Zemmour et globalement toute personne quelque soit sa fonction ou occupation professionnelle, artistique a le malheur d'être étiquetée à droite de l'échiquier politique.

Néanmoins, si la conclusion de délitement général des valeurs sociétales d' E. Zemmour est pertinente tout en regrettant certaines de ses diatribes à tendances rétrogrades, passéistes en matière d'égalité des droits homme-femme et/ou attitudes franchement ringardes, il n'est probablement  pas correct d'en attribuer la responsabilité au choc culturel initié par Mai 68.
En effet, historiquement, ces troubles ont réussi à bousculer un ordre établi à l'autorité verticale, militaire qui réduisait la population à un rôle somme toute plutôt passif et en toute obéissance, vénération du pouvoir suprême due au vainqueur de la deuxième guerre mondiale...plus de vingt ans passés!.

Certes, les valeurs véhiculées en Mai 68 ne sont ni toutes égales en qualité, en pertinence et certaines d'entre elles pour ne pas dire toutes furent, avec le temps, récupérées, recyclées en fonction des gouvernants successifs qui surent n'en retirer que ce qui pouvait leur servir électoralement.
La censure insidieuse, progressive, essentiellement en défaveur de la gent féminine se fait dans la plus totale hypocrisie d'une société bien trop préoccupée à tenter de maintenir un semblant de cohésion quitte à préférer se voiler la face en s'accommodant du port du voile voire de la burqa mais s'offusquer devant des seins nus à la plage, quelques jupes trop courtes ou charmants décolletés que des yeux de mâles complexés et/ou idéologisés considèrent à présent comme offensants en contraignant ces femmes qui en 68 avaient pensé être libres d'expression et de choix à fermement aller se rhabiller!.
La pression pour ne pas la dérive doctrinaire est telle que des réseaux sociaux interdisent tous seins nus, y compris artistiquement reconnus, que de plus en plus de médias, magazines et journaux évitent ou s'alignent sur cette censure sous le doux prétexte de ne plus soutenir le sexisme alors que ce n'est qu'une tentative réussie de replacer la femme en état d'infériorité de dépendance de l'homme, en respect des dieux, seul autorisé à définir les tenues vestimentaires de cet être inférieur!.

La vraie dilution des valeurs ne serait-elle pas plutôt d'origine géo-politique et concomitante au déclin de l'Occident qui confronté intérieurement à des revendications religieuses, musulmanes, qu'hypocritement et pour ne pas stigmatiser, ces dirigeants occidentaux ont voulu qualifier de communautaire sauf qu'aucune autre communauté ni religion ne revendique quoique ce soit hormis le respect pour tous des lois républicaines, démocratiques.
Sur le plan international, conscient de la perte pourtant inexorable de sa puissance, de son rayonnement, il a malheureusement choisi, comme historiquement les puissances occidentales l'ont toujours fait, de renverser les régimes hostiles ou entre-temps devenus réfractaires à ne demeurer que de "gentils" partenaires commerciaux, fournisseurs à bon prix de services et autres matières premières.
La différence avec le passé fut que la mondialisation avait, depuis peu, transformé la diffusion des informations, que les réseaux sociaux rendaient ce vaste monde et ce qui s'y passait, vérités comme contre-vérités ou mensonges, aussi petit qu'un village de campagne.

La propagation des informations, des slogans, appels à l'insurrection, à la résistance a modifié le paysage géo-politique et, malheureusement, contrairement à ce que l'intelligence humaine aurait pu supposer, a redonner vigueur et rayonnement à des valeurs religieuses, une fois encore principalement musulmane, islamiste et par extension néfaste à son bras armé qu'est le terrorisme jihadiste.
Et que ceux, bisounours ou adeptes de la Pensée unique, militants de l'aveuglement coupable, irresponsable dont le seul discours est d'utiliser les mots: amalgame, fustiger, xénophobe, raciste, tentent de trouver, dans ce siècle!!, quelques terroristes de masse de croyance chrétienne, juive, bouddhiste adeptes de la décapitation ou de l'explosion aveugle et lâche en public...

On retrouve cette propension à décréter ce qui est bon ou non à dire, à écrire au fil des forums de sites dits d'information dont quelques modérateurs sanctionnent tout commentaire, fut-il correctement écrit et suffisamment argumenté mais par trop critique envers les assertions d'un auteur fidèle à l'orientation politique du média en question.
Ce qui, au bout de compte, rendent ces sites inintéressants et annihilent toute confrontation d'idées utiles au débat sauf à se complaire dans une suite de courtes approbations plus ou moins bien orthographiées.

Les religions, offenses à l'intelligence

Parmi les nombreuses censures, les religions en sont non seulement les plus anciennes mais certainement les plus virulentes.
Ce qui au départ, n'étaient que rumeurs, histoires dignes des meilleurs sorciers et magiciens face à des populations peu instruites prêtes à croire à n'importe quel "miracle" qui justifiait sacrifices, célébrations et honneurs envers celui qui avait réussi à asseoir une certaine autorité, est devenu, au fil des temps, vérité révélée, incontestable sous peine de châtiments corporels plus ou moins sévères, d'excommunication, spoliation de biens et soumission des individus.
Avec l'évolution des mentalités, de l'éducation, des moeurs et de l'interconnexion des peuples les rendant moins naïfs, ces comportements autoritaires, souvent déviants, auraient dû considérablement régressé et les actualités récentes prouvent malheureusement qu'il n'en est rien.

Hormis dans les lieux respectifs des cultes voire d'écoles confessionnelles, ne serait-il pas temps de se poser la question de la pertinence des cours de religions au sein d'écoles publiques.
En quoi, contrairement à toutes les autres matières enseignées, les religions, de plus divisées, réservées aux adeptes, croyants en herbe sont-elles, autrement que replacées dans les cours d'histoire au titre d'épisodes de conquêtes de pouvoir, de territoires à coloniser et de populations à convertir aux diktats religieux des envahisseurs sous peine de massacre en cas de rébellion, de refus d'honorer ces nouveaux dieux... et surtout leurs "missionnaires"!.
Au lieu de cela, nos élus, face à la montée des violences et de l'extrémisme religieux essentiellement musulman même si d'autres croyances ont été ou, un jour, en seront les titulaires, prônent non pas une remise en cause, c'est à dire à sa juste place, des religions en les privant de cette visibilité prosélyte qui les rend publiquement visibles et incontournables jusqu'à reprendre le pouvoir d'aménager les lois dites laïques en fonction de leurs préférences, dogmes, coutumes exclusivement cultuelles.
Ceci n'est rien d'autre qu'une intrusion inadmissible de croyances qui divisent une société aux motifs d'appartenance communautaire et donc antagoniste d'où les affrontements croissants...

Loi "Renseignement": Liberté surveillée sur Internet

Malgré sa relative jeunesse, l'existence de l'espace de libertés d'expressions multiples est, elle aussi, en voie d'extinction.
Ce qui, jusqu'il y a peu, était considéré tant par les médias que par les politiciens comme un outil de diffusion d'informations, de slogans, de messages idéologiques servant soit leurs intérêts commerciaux, soit leurs intérêts personnels et/ou particratiques finissait par devenir un puissant contre-pouvoir citoyen qui, abstraction faite des insultes et grossièretés habituelles, tendait à affaiblir par la controverse, la mise en doute des messages d'autorité de ceux qui se disent "élites".
Aussi, profitant opportunément de la menace terroriste (générée par qui?!. Article à lire: Islamisme, la nouvelle croisade occidentale. Lien direct: Cliquez  ICI), nos dirigeants démocratiques soutenus par la plupart des médias eux-mêmes quelquefois dépassés, mis en danger par la parole libre citoyenne, en sont venus à la décision, pour le bien du peuple, bien sûr!, à instaurer un filtrage décrit comme réservé aux terroristes, à croire qu'en tête de leurs profils blogs, sites, Facebook et Twitter, ceux-ci, par civisme, vont afficher leur appartenance à telle ou telle mouvance jihadiste.
Chacun sait ou devrait savoir que ces mesures couvertes par le Secret Défense ne sont ni plus ni moins que la fin de la dernière liberté d'expression qui, comparaison n'est pas raison, nous rapproche quelque peu mais en plus sournois de ces régimes honnis que sont les théocraties, les dictatures.
D'autant qu' à l'instar de fraudes exercées dans d'autres domaines, ceux qui échapperont aux contrôles et sanctions seront ceux-là mêmes censés être détectés et stoppés... qui, eux, sont depuis longtemps adeptes de circuits parallèles nettement plus difficiles à observer.
Resteront détectables, comme toujours, ces pauvres hères qui s'émeuvent du "contrôle et intrusion" dans leur vie privée d'un Facebook alors qu'ils sont, eux, les premiers à y afficher tous leurs états d'âme, leurs amours et photos de vacances... et qui, à l'occasion d'un saut d'humeur auront la bêtise d'approuver une action terroriste anti-occidentale.
Quelques-uns, parmi les médias, ont bien tenté de nous mettre en garde contre les dérives possibles que cette surveillance "légale" individuelle engendrait en cas d'accession au pouvoir de partis extrémistes et de faire référence (justifiée ou non) au FN.
A ceux-ci, on notera ironiquement que les seules écoutes organisées par l'Elysée l'ont été à l'initiative de François Ier autrement dénommé Mitterrand qui se faisait plaisir à espionner les conversations privées de dangereux terroristes comme p.ex Carole Bouquet, Charles Pasqua, Edwy Plenel...
L'autre scandale des écoutes élyséennes est à l'initiative de François II aussi nommé Hollande qui est obsédé par son prédécesseur et successeur possible (sans commentaires!) Nicolas Sarkozy au point de l'avoir mis, lui et ses correspondants avocats et ami(e)s sur surveillance aussi assidue qu'anormalement longue et tout ceci aux frais de l'Etat-citoyens!.
Alors, vous comprenez que la tentation d'utiliser la peur d'un terrorisme qui ne frappe plus le lointain extérieur (dont on se moque gentiment) mais nos pays démocratiques et qui rend possible une couverture, enfin, légale d'écoutes généralisées, orientées politiquement si besoin, est, aux yeux d'un pouvoir quel qu'il soit, une occasion à ne pas laisser passer.

Conclusion

Vive la société bridée, privée du droit irréfragable au débat, débarrassée des quelques esprits encore libres, contestataires et polémistes facilement détectables qui deviendront les porte-drapeaux expiatoires du droit unique et intangible du "politiquement correct" associé à la "pensée unique" de bon aloi que, seul, le pouvoir dans sa grande sagesse saura garantir.
S'ouvre enfin la voie à l'idéologique univoque et mondialisée vouée à une vie sociétale, citoyenne dans le recueillement perpétuel, la fraternité communautarisée nettement plus facile à cadrer, manipuler tant médiatiquement qu'électoralement...


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30/08/2006

Merci à l'Est Républicain !.

 

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Titre de l'Info! :  Ben Laden est mort d'une crise de typhoïde le 23 août 2006.

 

Notre première remarque a trait aux précisions quant à la date et la cause du décès qui ne sauraient être incontestables que dans la mesure où celles-çi avaient été révélées par une personne non suspecte d'appartenir à l'entourage de Ben Laden .

Ce qui, de toute évidence, n'est pas le cas.

Sachant que la rançon pour l'homme qui valait 25 millions de dollars, mort ou vif, n'a pas été réclamée, on ne peut que féliciter cet individu pour l'abnégation financière ainsi que pour l'amnésie opportune dont il fait preuve quant à l'endroit au Pakistan! où le saoudien est décédé.

 

La deuxième remarque concerne le choix qui a prévalu pour diffuser ce scoop en rappelant les "liens d'intérêt" bien compris entre d'une part le terroriste le plus recherché de la planète et les familles saoudiennes puissantes dont il fait partie et d'autre part, l'alibi que la traque de Ben Laden représente pour le gouvernement américain en justifiant l'octroi de crédits gigantesques auprès de la population américaine anesthésiée par les attentats du WTC. (lire l'article : Guerre contre le terrorisme).

 

A ce niveau, il nous paraît utile de rappeler les tirages de quelques journaux, tout en soulignant que l'Est républicain est le seul qui ne soit pas national.

 

0.210.000 exemplaires: L'Est Républicain.

0.380.000 exemplaires: Le Monde

0.750.000 exemplaires: Washington Post

1.160.000 exemplaires: New York Times

Hormis le coup de pub indéniable, au vu de ce qui précède, cela tient aussi de l'erreur de casting!.

 

D'autant que croire naïvement que les services saoudiens contrôlés par les services américains aient pu "oublier" de confier aux médias US ce type de nouvelles relève plus de la manipulation voire de la désinformation.

Pour alimenter la rumeur, ne faudrait-il pas envisager que l'entourage de Ben Laden utilise, lui aussi, les moyens de communication et en tire les avantages et les ficelles même les plus grosses.

 

En conclusion, au vu des implications financières et politiques représentées par le personnage de Ben Laden, il n'y aura de fin tragique possible et programmée de ce dernier que dans la perspective d'assurer, grâce à sa capture, une réelection des Républicains aux prochaines élections présidentielles US en justifiant ainsi la politique anti terroriste passée.

N'étant pas un surhomme, on ne peut exclure qu'il meure par accident ou en raison d'une santé notoirement fragile.

 

Aux prochaines Infos/Intox.

27/09/06

 

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