15/04/2014

Guerre froide: un arrière-goût de réchauffé!.

Ukraine,Crimée,Russie,Europe,USA.

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Ukraine-Russie: Cynisme et amnésie occidentales?.


Sans remonter aux invasions et colonisations menées par l'Occident qui ont valu aux populations conquises leur lot de massacres, soumissions, esclavages et pillages de ressources, on peut quand même éviter de répéter, sans réfléchir, ce que politiciens et médias nous assènent comme vérités "bibliques", à savoir que la Russie de ce "méchant" Poutine fait preuve d'ingérence intolérable en contrôlant la Crimée, région russophone qui, depuis son annexion offerte par Khrouchtchev en 1954, a toujours réclamé et obtenu en 1992 un droit à l'autonomie et qui, en négociation entre Ukraine et Russie est une base militaire importante pour cette dernière.
Parler de de négation des principes du droit international à l'inviolabilité des frontières lorsqu'il s'agit de pays hors influence-joug occidental mais considérer que le droit des peuples à l'autonomie, la sécession n'est louable que lorsque ceux-ci exprimeraient un désir plus ou moins manipulé de rejoindre les valeurs dites démocratiques n'est ni défendable ni très reluisant en termes d'équité et d'égalité des droits.
Qui a parlé du Kosovo?.
Et cette aspiration à la soi-disante liberté, au vu des résultats contraires, vaut aussi pour la Lybie, l'Irak, l'Afghanistan et probablement la Tunisie voire l'Egypte.

Alors, quand ce sont les "occidentaux" qui poussent des cris d'orfraie en fustigeant une tentative de maintien d'une influence non moins illégitime que celle qu'ils ont exercé à Kiev pour renverser ce, il est vrai, très incompétent pion russe de Ianoukovitch, on se devrait de poser la question, en tant que citoyen libre doté d'un minimum de discernement et ceci vaut aussi pour les médias, en principe objectifs et factuels, de savoir ce qui autorise tant de gesticulations et de communiqués offusqués de la part de politiciens occidentaux qui ont en commun d'avoir, non pas tenté de maintenir, stabiliser une situation dans une région, pays proche en frontières et en aspirations culturelles et politiques de par une histoire liée, commune, mais bien d'être, en ce qui concerne nos bisounours du politiquement correct, responsables de l'invasion militaire de pays dans des régions, sur des continents où, hormis par néo-colonialisme, ils n'ont rien à y faire surtout qu'en termes d'ingérence, le nombre de morts ou la dévastation matérielle et environnementale qu'ils laissent derrière eux, sans avoir d'ailleurs rien résolu!, devrait, a minima, les inciter à plus de modestie voire de discrétion à défaut de responsabilités!.
On pourrait aussi se demander en quoi un référendum exercé par des russophones majoritaires au sein d'une ex-province russe est moins conforme au droit international que la décision d'un pouvoir ukrainien auto-proclamé, non élu, issu d'un véritable coup d'état alors que constitutionnellement parlant, seul le président élu Ianoukovitch pourrait infirmer ou confirmer cette "sécession"!.
Mais ce dernier, certes à ne pas regretter, n'étant plus le bienvenu auprès des européens, son autorité n'est tout simplement plus à prendre en compte!.

Anecdotique mais aussi interpellant que d'entendre les véhémentes protestations d'associations de "défense des libertés" et autres politiciens en mal de visibilité à chaque provocation vulgaire et hystérique des Pussy Riot sur des sujets sans intérêt et dans le même temps de constater leur silence assourdissant au vu de certaines interpellations musclées, disproportionnées parfois, lors de manifestations citoyennes pour des sujets liés à la vie en famille, en commun ou sur des promesses politiques non tenues et des incessantes hausses d'impôts sans qu'il y ait, hormis dans les mots, une baisse des budgets de fonctionnement d'un appareil d'état libre et démocratique...

Expansionnisme européen

Au fil des élargissements plus conditionnés par des subventions, obtentions d'avantages financiers et commerciaux que d'adhésions idéologiques, politiques sans oublier la libre circulation moins des capitaux, déjà plus ou moins réelle, que des personnes qui permet aux uns de se "débarasser" de populations pauvres, d'ethnies non intégrées à la nation d'origine et aux autres d'accueillir, tant bien que mal, ces mêmes populations qui viennent la plupart du temps gonfler les listes d'attente en termes de droits à des avantages divers qui peuvent paraître pour les européens insuffisants alors que pour ceux qui les demandent, ils sont la garantie d'une vie nettement meilleure que s'ils étaient restés dans leurs villages, villes qui les ont vus naître.

L'idéologie euro-politique est particulièrement et si peu discrètement...orientée vers l'affaiblissement constant de l'ex-URSS devenu Russie.
Ceci, en faisant miroiter qu'au travers d'une image de vie plus libre, plus facile, un avenir meilleur est possible pour ces populations suffisamment instruites mais, il est vrai, soumises durant des décennies à des régimes idéologiques autoritaires pour ne pas dire dictatoriaux.
Là où cela devient quelque peu paradoxal, c'est que cette volonté européano-occidentale est aussi idéologique que celle qu'elle est censée combattre notamment lorsque celle-ci reste aveugle et sourde devant les exactions, emprisonnements politiques, privations de libertés essentielles ou régression des droits des femmes, p.ex en Turquie sous prétexte que cela contribue tant à l'encerclement de la Russie qu'à un supposé potentiel lien commercial et pacifié Orient-Occident.
Alors qu'en matière de continent européen, tant géographiquement que militairement en termes de puissance mondiale, le rapprochement en partenariat privilégié voire adhésion avec la Russie eût été essentiel et à conclure avec respect mutuel responsable plutôt que démonstration de mépris et critiques puériles de dirigeants qui, visiblement, ont fini par croire ce qu'ils disent surtout quand ils font le strict opposé de ce qu'ils imposent à d'autres et feignent de ne pas s'en rendre compte!.

Manichéisme et instrumentalisation

Par "charité", on évitera de copier ici les réponses voire insultes de ceux qui, en réponse à l'analyse INFOTOX pointant les interventions et massacres occidentaux tous "légitimes" à l'inverse de manoeuvres éhontées des russes et des chinois, eux aussi, souvent en proie aux critiques au moindre geste d'un moine tibétain, font remarquer que toutes les contributions aux libertés démocratiques, avec les résultats désastreux qui s'ensuivent, l'ont été à la suite de demandes faites par des rebelles, opposants aux régimes qui, après des décennies de bonne collaboration, ne plaisaient plus à l'Occident.
A ces tenants de la "légalité onusienne", on rappellera, ce n'est pourtant pas si ancien, que Ianoukovitch fut, en son temps, chaleureusement félicité par l'Union européenne pour son élection démocratique alors qu'en fait, l'Union y voyait surtout une première brêche dans le bloc russe.
Bien sûr, il ne devint dictateur que lorsqu'il se détourna de l'Europe pour demander à la Russie de lui venir en aide pour mater ces "rebelles" qui contestaient sa légitimité apparemment perdue, comme par hasard au moment où devant le chèque substantiel russe en regard de l'aumône européenne, l'Ukraine s'apprêtait à tourner le dos à l'Europe!.
Dans certains cas, ce genre de demandes liées au respect de la légitimité du pouvoir en place auraient suffi à d'autres pour intervenir au nom de la restauration du droit démocratique.
Soulignons simplement que l'attribution du label "démocratie" est l'apanage exclusif des puissances occidentales.

Imaginons un instant d'inverser les rôles et de se demander quelle aurait été la réaction occidentale si Ianoukovitch cette fois pro-européen avait été renversé par quelques milliers d'habitants "protégés" par des miliciens d'extrême-droite (qu'ils étaient) armés sur une place de la capitale ukrainienne mais cependant non représentative de toutes les régions de ce pays.
N'aurait-on pas alors protesté au sein des plus hautes instances de ce qu'il n'était pas légitime qu'un président élu démocratiquement soit ainsi chassé par une faction violente et extrêmiste récupérée par quelques "élites au moins aussi corrompues que les précédentes" qui se sont installés au pouvoir tout en promettant (sésame pour l'obtention de toute aide matérielle, financière européenne) de nouvelles élections libres!.

Pour les (ir)responsables européens, la Russie de Poutine est à la manoeuvre d'un plan diabolique de remembrement voire d'annexion de l'Ukraine et, en dépit de quelques rares reportages dans lesquels, images choisies, on peut entendre les craintes de citoyens ukrainiens essentiellement russophones que, bien vite, les médias mais surtout les politiciens occidentaux nous présentent non pas comme des manifestants qu'ils étaient face à Ianoukovitch mais comme des terroristes ou des miliciens russes face à ce qui n'est toujours qu'un pouvoir totalement illégitime.
Comment oser prétendre que l'Europe, adossée aux USA, n'est pas à l'origine de cette tension alors même que dans les faits, on rappellera que l'aide matérielle et financière en vue d'accords commerciaux était de l'ordre de centaines de millions assortis de conditions drastiques sous le précédent (et toujours seul élu) président alors qu'elle semble inconditionelle et illimitée en milliards d'euros pour ce régime provisoire actuel.
Comment, dès lors, s'étonner de la déstabilisation qui s'en suivit pour aboutir au chaos actuel dont, et cela aussi est plus que compréhensible, inquiète le voisin direct qu'est la Russie qui n'a pas vocation à devoir accepter sans réagir toute intégration, financièrement achetée, à la zone euro!.

Comparaison n'est pas raison mais notons aussi que la population en démocratie n'a droit de s'exprimer et d'imposer sa volonté que si celle-ci reflète les décisions de ses dirigeants certes élus qui se prévalent pourtant d'une écoute et d'un service aux citoyens presque sacerdotique...
Pour exemples de démocratie, on se rappelle des votes français (par 2 fois) opposés au Traité européen ou plus récemment les menaces de rétorsion économique et politique de l'Union européenne à l'encontre de la Suisse du fait d'une votation limitant le flux des étrangers.

Sauf à considérer, comme certains le font en Irak ou en Iran que d'un côté, il y a Satan et de l'autre des anges, à ceci près qu'on est toujours le Satan de quelqu'un et que celui-ci a la fâcheuse tendance à se placer systématiquement dans le camp opposé!.
Alors, un peu de subtilité dans les analyses politiques, un peu d'objectivité lors de la décortication d'excuses et d'arguments à tel ou tel mouvement purement géo-stratégique qui ne sont pas, contrairement à ce qui est toujours avançé comme seule justification bisounoursienne, le bien des peuples!.

En d'autres mots, que l'Occident veuille défendre, préserver ses intérêts, sa suprématie financière-économique contestée, rien n'est plus normal et même honorable, mais qu'il le fasse au seul nom de la défense des libertés démocratiques et l'aspiration légitime des populations à une vie meilleure revêt un caractère hypocrite, presque religieusement idéologique.

Mise au point et Conclusion

A ceux qui, à tort, pourraient assimiler cet article à de l'anti-occidentalisme ou américanisme primaire comme on peut en lire (enfin, si on aime les formules vides de sens, mal orthographiées) sur les forums ou réseaux sociaux qui, la plupart du temps, sont postées par des individus "issus de régimes autoritaires, théocratiques" mais, depuis, confortablement installés derrière leur écran pc ou tablette et à l'abri de toute privation de libertés comme ils l'encoureraient s'ils étaient encore résidents de seconde zone de ces pays dans lesquels, faut-il insister sur ce point, seuls les proches et/ou corrompus oligarchiques de ces régimes sont autorisés à faire fortune en moins de temps qu'il n'a fallu pour écrire ce sujet et à "blanchir" l'argent de ces détournements de fonds considérables bienvenus dans quelques régions sélectionnées de pays occidentaux qui, ici, font preuve de nettement moins de vigilance en termes de droits de l'homme, au moins le temps que ceux qui dépensent et investissent ne sont pas en opposition avec les dirigeants en place le temps des dictatures.
Finalement, on pourrait presque en conclure que pour les riches, moins le pouvoir est démocratique et plus vite leur fortune sera constituée et contrôlée alors que pour les pauvres, sans la protection des droits essentiels, le minimum de confort ne peut être garanti que par la démocratie et la meilleure preuve en est l'immigration galopante.
Regrettable, mais ce n'est pas le propos de cet article-ci, que les (pour ne pas dire: la) religions viennent perturber cet équilibre des droits et devoirs au sein même des démocraties laïques.

Alors, en conclusion, évitons le raisonnement simpliste et intellectuellement faussé par l'idéologie qu'en matière de droits internationaux, l'ingérence des uns n'est légitime que si celle-ci émane du seul "camp" occidental qui ne s'immiscerait dans les politiques des autres non pas au nom de la défense bien comprise de ses seuls intérêts mais, par pure charité (non chrétienne...), au nom des plus faibles, à condition que ceux-ci le soient exclusivement dans l'autre "camp"!.
Une fois de plus, il serait utile (on peut rêver!) que les citoyens qui, tous ne sont pas obligés d'être des idiots patentés guidés par des "élites" politiciennes, fassent comprendre à certains de ceux-ci que le temps où leurs décisions d'ingérence dictées par idéologie et non pas en raison d'analyse objective, impartiale des faits, est compté et que tout comme n'importe quel responsable de société privée, ils auront à assumer les conséquences néfastes, dommageables de toute erreur avérée due à un aveuglement collectif conséquent à une manipulation ou désinformation volontaire.

 

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15/12/2012

Et si les démocraties étaient totalitaires?.

 

Démocraties,Totalitarismes,Société,Politique,.

 

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Un pour tous ou Tous pour un?!.

Habituellement, il est dit que les démocraties protègent les droits et libertés des peuples alors que les régimes totalitaires en soulignent les devoirs et contraintes.
Dans l'absolu et pour l'essentiel, ceci a été globalement bien respecté jusqu'à ce que, mondialisation et surtout explosion des échanges d'informations en direct via Internet plutôt que par les seules sources des médias et pouvoirs nationaux, nous conduisent à nous interroger sur quelques manquements flagrants à ces fondements démocratiques lors de décisions politiques résolument autoritaires et dénuées de toute forme d'adhésion populaire voire à l'encontre ou en déni total de l'expression de celle-ci.
Est-il besoin d'évoquer le pouvoir hybride que représente la royauté issue d'un auto-déclaré droit divin et qui survit d'héritiers en héritières avec pour seule légitimité et souvent compétence d'être le rejeton de ces familles qui ressemblent de plus en plus à des personnages de cire façon Tussaud dénués de tout pouvoir et de toute parole tout en bénéficiant de cette générosité si populaire.
Ne dit-on pas: Sire, que votre cire est bien bonne?!.
Toujours est-il qu'en matière de longévité, ils sont incontestablement bien plus performants que les dictateurs.

Démocraties ou particraties?

La dérive non pas des continents mais des régimes dits démocratiques réside, semble t'il, dans le fait qu'ils sont de plus en plus aux mains de dirigeants de partis peu enclins à se régénérer et qui, d'élections en élections, se succèdent à eux-mêmes en veillant à toujours bien marteler, jusqu'au bourrage de crâne et à la caricature, les mêmes discours émaillés de slogans assez simplistes sans oublier les attributs vestimentaires et accessoires arborant les "bonnes" couleurs!.
Hormis le nombre de courants et tendances finalement assez proches qui peut donner l'illusion d'un choix possible aux mains des électeurs, ceci commence à ressembler à une première similitude avec le régime totalitaire dans lequel, par définition, un seul parti gouverne.

La politique: une mission, un sacerdoce.

A en entendre certains, la seule justification de leur parcours politique  est la préoccupation qu'ils ont à servir leurs concitoyens, à parler au nom de ceux (les plus faibles) qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer, etc...
Pour peu, on pourrait les considérer comme de véritables missionnaires délivrant la bonne parole aux malheureux pêcheurs ignares que nous sommes, le bénévolat en moins!.
La politique n'est ni plus ni moins qu'un métier lucratif fait de réseaux, d'entregent et de compromissions (euh pardon, de négociations) exercé par des individus qui ont choisi une voie assez sécurisée en termes de salaires, d'indemnités et de gratifications plus ou moins élevées en fonction de la puissance des partis pour lesquels ils travaillent.
Contrairement au reste de la population parmi laquelle ils semblent oublier que celle-ci compte nombre de personnes intelligentes, surdiplômées, les h/f bénéficient surtout, et c'est ce qui en fait aussi l'attrait, d'une impunité face aux responsabilités qu'entraîne quelquefois des décisions, lois prises par démagogie, manque de connaissance ou simple dogmatisme.
Si responsabilité flagrante est finalement admise, uniquement dans le cas où la personne n'est plus aux affaires ou qu'elle est renvoyée dans l'opposition, il peut arriver qu'exceptionnellement une enquête longue et difficile soit menée et que bien des années plus tard, si tant est qu'un jugement soit prononcé, gageons que celui-ci ne se prononce qu'à l'encontre d'un subalterne fidèle serviteur dudit politique dont la probité ne peut être remise en cause.
Cela ne vous fait pas penser à un autre point commun avec ces régimes dits totalitaires?!.

Oui mais, la démocratie, c'est le vote populaire.

Là encore, on peut commencer à se poser des questions lorsqu'au terme d'élections, et les partis et les candidats qui ont récolté le plus de voix ne sont ni élus ni représentés.
Cela se produit régulièrement aux élections locales, communales, régionales en Europe et cela est même arrivé aux Présidentielles US (épisode GW Bush).
Combien de fois, des coalitions contre-nature ont renversé la majorité passée ou sortie des urnes au mépris des votes populaires sans que cela choque outre-mesure ces chantres de la légitime représentativité!.
Mais une place rémunérée et les honneurs y adossés valent bien quelques aménagements avec la morale, non?.

De la même manière, on peut douter non seulement des compétences mais surtout de la capacité pour quelqu'un qui a fait tout son parcours au sein d'un parti, d'une doctrine, d'une vision radicalement opposée à l'autre ou aux autres opinions et idées de ce que par le miracle de l'accession au pouvoir il devienne subitement "universel" et ouvert aux besoins de ceux qui, par malheur, n'ont pas voté pour lui.
D'autant plus, si celui qu'on appellera Président a la possibilité de gouverner sans partage grâce à une majorité qui affiche couleurs et convictions communes car produites par le même parti.
Ne serait-ce pas là encore une forte ressemblance avec les régimes totalitaires?.

Que penser lorsque le droit de manifester se veut indiscutable lorsque les partis de gauche et leurs satellites, les syndicats, sont dans l'opposition alors qu'une fois au pouvoir, le président qualifie de ringarde, politisée, extrémiste une protestation sur un sujet de société censé concerner la nation entière, à savoir le mariage "pour tous" (plus politiquement correct que mariage "gay") et que l'autre manifestation qui refuse l'installation d'un aéroport à N-D des Landes se voit méprisé par ces mots présidentiels: "le droit de manifester, certes, mais la force reste au droit"! ou en termes plus explicites: Circulez, il n'y a rien à voir.
Le mépris pour la population atteint son paroxysme lorsque certains évoquent la non pertinence d'organiser des référendums sous prétexte que les gens (probablement trop idiots à leurs yeux) répondraient systématiquement à une question non posée ou qu'ils n'auraient pas compris la portée de la question...surtout si les sondages donnent une probabilité de rejet dudit projet soumis au référendum.
Et d'ailleurs, même en cas exceptionnel de référendum, rappelons-nous du traité européen, si le résultat n'est pas conforme à la volonté politique, on l'annule, on recommence et, au besoin, on légifère au mépris de cette consultation populaire.
Certes, les consultations dans les régimes totalitaires sont inexistants mais si, au final, les régimes démocratiques n'en ont cure, où est la différence sinon dans la prise de conscience par une partie importante de cette population de l'arrogance des dirigeants qui de plus en plus considèrent qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes et au maximum un cercle proche à l'instar des dictateurs tant honnis.
Ceci dit, et malheureusement sans le moindre poujadisme, on peut les excuser de tant de suffisance à estimer les capacités de réflexion intellectuelle plutôt minimales lorsqu'on comptabilise le nombre de dépassements de délais et budgets (pots-de-vin compris) enregistrés sur quantité de chantiers parfois utiles souvent somptuaires et quelquefois si inutiles qu'ils restent inachevés sans que cela ne provoque ni enquêtes, ni mises en cause ou recherches en responsabilité et que, cerise sur le gâteau, ces élus et leurs partis ne soient sanctionnés par l'électeur pavlovien qui se satisfait d'en parler au café du commerce mais qui, pour autant, ne modifie pas son vote.

Ingérence internationale de la démocratie.

Sous couvert d'émancipation des peuples, de leur besoin d'accéder aux privilèges de la démocratie, eux, pauvres malheureux qui sont restés sous domination de dictateurs dont les revirements d'alliances anti-occidentales nous ont subitement faits prendre conscience de leur cruauté envers ces peuples que nous ne connaissons pas mais qui sont devenus nos "amis", l'Occident déploie forces armées et suivant les cas tuent ces vilains exploiteurs afin de laisser le peuple enfin libre...de tomber sous le joug d'une forme de pouvoir encore plus radicale et sectaire parce qu'ethnique et religieuse.
Malheureusement pour l'anecdote, il est utile de rappeler aux Bisounours, victimes de la guerre des images manipulées qui a, par exemple, oublié et passé sous silence que le (faux) massacre de Timisoara en Roumanie a permis l'exécution de Ceausescu et de sa femme grâce aux corps sortis d'une morgue filmés avec force pleurs et indignation occidentale, que la population des "Printemps arabes" (sur)vivait mieux et avec plus de liberté notamment pour les femmes en termes de liberté de mouvement et de scolarisation ou qu'une certaine tolérance envers d'autres confessions ne les exposaient pas systématiquement à l'exode comme c'est le cas depuis que le vent de la soi-disante liberté démocratique y a soufflé!.
Alors que le choix entre dictature politique et dictature religieuse ne satisfait que ceux qui détiennent le pouvoir, on peut déplorer l'hypocrisie des "puissances" internationales qui feignent de croire au bénéfice, pour une population soumise, à ces bouleversements violents et destructeurs.  

Mais là, il ne faut plus trop en demander à nos valeurs d'ingérence démocratique car cela mettrait en lumière l'irresponsabilité en regard de l'Histoire de ces dirigeants, apprentis-sorciers qui finiront, une fois leur mandat achevé, par s'apercevoir qu'ils ont réussi à déstabiliser leurs propres pays en y important les conflits qu'ils ont activés dans des zones et régions qu'ils ne maîtrisent plus du tout.
Mais d'ici là, ils pourront toujours accuser leurs successeurs de laxisme et de manque de capacité à protéger leurs populations.
Alors quand certains ne se plaisent qu'à souligner, par exemple, le manque de démocratie de ce pouvoir chinois qui maltraite, entre autres, les tibétains qu'ils se disent d'une part que la Chine, historiquement a tué beaucoup moins de femmes, enfants, vieillards...que l'Occident colonisateur et interventionniste et que d'autre part, les tibétains sont factuellement plus victimes de la féodalité du pouvoir des moines qui veut préserver ses acquis et privilèges plutôt que de participer à l'ouverture au monde de la Chine.
Paradoxal de constater que ceux qui prônent l'intégration à marche aveugle et forcée de populations qui revendiquent peu ou prou le droit à une certaine autonomie soulignent que ceux qui y seraient réticents ne le sont que parce qu'ils rejettent ce qu'ils ne connaissent ou n'ont envie de connaître alors même qu'ils s'autorisent des jugements de valeur et de bonne gouvernance à un pays, proche première puissance mondiale avec une population de plus d'un milliard d'individus ce qui, sans la politique volontariste de planning familial serait encore bien plus importante et qui montre, en passant, le haut degré de responsabilité des dirigeants de ce pays.
Alors, messieurs, mesdames les politiciens "démocratiques", il serait temps de "balayer" devant votre porte car le tas d'immondices commence à devenir si imposant qu'il rend votre pouvoir assez opportunément...obscur, presque totalitaire, non?!.

Relation(s) Presse et Politique.

Commençons par le plus léger, quoique...
Lorsqu'il s'agit de rapports! privés en concernant l'irrésistible et régulier attrait entre une journaliste et un homme politique dont le point commun le plus visible est l'âge voire le charme inversement proportionnel de l'une vis-à vis de l'autre, on pourrait s'en amuser sauf que quelques secrets d'alcôve révélés ont généralement des effets désastreux tant sur la carrière politique personnelle que sur la crédibilité supposée de l'appareil politique en général...et ce n'est pas Petraüs qui le contredira!.
Plus sérieusement, l'essentiel de la différence entre les deux régimes tient à la diffusion et à l'accession de l'information avec schématiquement le régime totalitaire qui verrouille les canaux de diffusion et contrôle l'info via une chaîne d'état totalement soumise alors que les démocraties laissent la liberté de diffusion et de recherche de l'information à tous médias nationaux et étrangers sans oublier l'Internet et ses nouveaux moyens notamment les réseaux sociaux.
Et à ce propos, on peut commencer à s'interroger sur ce qui ressemble à une tentative de contrôle par de nouvelles mesures et lois, sous couvert bien entendu de protection de la vie privée des internautes, de la circulation et publication de photos, vidéos qui sont postées directement par des "témoins" directs de l'événement.
En cela, les pouvoirs politiques et même certains médias qui, sous certains aspects de proximité financière avec le pouvoir, ne verraient pas d'un mauvais oeil une restriction partielle voire une censure de ce formidable véhicule de libertés qu'est le Net qui aura, pour partie, déstabilisé tant les pouvoirs totalitaires que les pouvoirs démocratiques.

Sortez les piques, coupez les têtes...qui dépassent.

Au sens étymologique, la démocratie (née en Grèce) est-elle vraiment si différente dans son fonctionnement vis à vis d'une dictature car hormis que le choix des citoyens est la plupart du temps limité à deux partis (droite-gauche), ne faut-il pas s'inquiéter de cette tendance émanant essentiellement des partis de gauche notamment français qui par rareté du pouvoir (1789, 1981, 2012) ont appris tout la force que la désinformation et la répétition de thèmes simplistes pouvaient avoir sur le peuple au point que lorsqu'ils assument, à leur tour, la plus haute charge, leurs craintes de subir eux-mêmes des critiques acerbes, injustifiées, les conduisent, comme on le constate aujourd'hui, à tenter de museler tout qui se permet de contester leur politique.
A titre d'exemple, en quoi les incessants rappels, durant 5 ans, d'un dîner somme toute privé et bien compréhensible pour quelqu'un qui malgré quelques vicissitudes de parcours accède enfin à la présidence de la République, justifie t'il de devenir le thème de campagne central occultant toute analyse objective d'une situation économique et financière catastrophique?.
Et pourtant, c'est ce qu'a su faire la gauche et ses satellites habituels jusqu'à l'overdose médiatique et avec le résultat que l'on connait.
Alors, bien sûr, la "normalité" se voulait être un rempart contre des critiques liées à la forme qui ne surent résister longtemps au fond qui très vite se révéla délétère, insultant envers tous ceux, élus politiques, patrons, artistes, journalistes qui osent ne pas apprécier béatement toutes les mesures surtout quand celles-ci faisaient préalablement l'objet de mises en cause ou d'insultes quant à d'éventuels manquements cependant non avérés de patriotisme (fiscal) dont tout à coup la liberté de circulation des biens en des personnes garantie par les lois nationales et européennes, même aux clandestins, leur serait spécifiquement interdite, d'analyses journalistiques insuffisamment complaisante à l'égard de la pensée unique gouvernante ou de gestion non philanthropique des affaires et de sociétés en principe privées alors même que les principaux gaspillages budgétaires et dépenses somptuaires sont presqu'exclusivement l'oeuvre de l'état et des régions qui n'ont visiblement de compte à rendre à personne!.
Et si certaines mesures typiquement idéologiques  semblent improductives, contraires aux droits fondamentaux et/ou en concurrence avec celles en vigueur auprès de tous les autres pays européens, les dirigeants français, ne se remettant nullement en question, tentent d'imposer aux autres ces contraintes afin que les fausses bonnes mesures nationales puissent se maintenir, ce qui au sein d'une Europe non démocratique soumise aux lobbys et rapports de force nationaux ne pose généralement aucun problème.

Au final, la frontière entre ces types de régimes s'amenuisent même s'il reste évident que la vie individuelle reste, encore pour l'instant, plus libre et mieux protégée au sein des démocraties.

 

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15/08/2011

Crise de la dette: Qui paie, s'appauvrit?!.

Crise,Finances,Dettes,Politique.

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Quelques dates:

2007: Bulles immobilières USA

2008: Faillites d'établissements financiers (Lehmann Brothers) et intervention des Etats.

2010: Crise de la dette publique Europe

2011: Crise de la dette publique USA.

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Cirque Politico-médiatique:

Quel spectacle affligeant de voir ces défilés de voitures desquelles sortent, bien cadrées, les "personnalités" politiques successivement accueillies par l'hôte(sse) de la réunion du jour et dont la première et souvent seule analyse factuelle, dont apparemment ils ne se lassent pas, consiste en un examen du temps qu'il font en pointant ostensiblement un doigt, un regard vers le ciel...
Il est vrai qu'au vu des événements économiques récents, leur compétence ne dépasse guère celle d'un Monsieur Météo!.

De plus, le ridicule n'ayant, malheureusement, jamais tué personne, on ne s'étonnera pas non plus qu'à l'issue de ce qui nous est rapporté comme d'âpres mais franches et constructives discussions desquelles aucun sujet n'a été évacué, un communiqué rassurant sera largement diffusé au bon peuple via des interventions télévisées destinées à convaincre chaque citoyen que c'est bien "son" leader qui a permis grâce à sa vision claire d'emporter le consensus final sans quoi les autres chercheraient encore la porte de sortie...
Lamentable, on vous dit.

Sauf que les marchés financiers et économiques ne sont pas tout à fait représentatifs d'une population prête à croire n'importe quel boniment et que depuis plusieurs années, il comprend qu'à lui seul, ce secteur ne pourra maintenir sa rentabilité si les Etats et leurs chers...dirigeants continuent à dépenser au travers de budgets démesurés voire inutiles souvent uniquement destinés à conserver leurs mandats électoraux rémunérateurs ainsi que les crédits aux partis qui en découlent.

Ce qui, au temps béni de la croissance pouvait passer sans trop de difficultés, finit par exploser lorsque celle-ci disparait et que chacun, s'arcboute sur "ses privilèges" économie parallèle et fraude comprise tout en relevant que comme le dit si bien l'adage populaire: On est jamais si bien servi que par soi-même et cela vaut pour les parlementaires qui semblent assez habiles pour réduire les avantages de chaque contribuable tout en omettant de s'y inclure!.

Europe, la vieille:

Ce continent, phare de l'humanité, a depuis longtemps cessé de rayonner et ne subsiste comme puissance secondaire que par sa consommation intérieure et son arrimage politique aux USA.

Et pourtant, certains continuent de donner des leçons de bonne conduite à l'extérieur alors qu'ils ne sont même pas capables de dépasser clochers et minarets pour achever une construction européenne qu'ils disent appeler de tous leurs voeux tout en insistant sur leurs particularités voire identités nationales.
Il n'est qu'à voir l'auto-satisfaction aveuglante des dirigeants de pays dont la note est encore? AAA face à ceux qui ne font plus partie de ce club.
Au lieu de mettre en oeuvre les mesures adéquates afin de conserver cette note, ils seront les premiers à stigmatiser l'irrationalité des marchés "si cupides" et de réclamer, au plus vite, une agence de notation européenne probablement plus conciliante, à l'image d'une BCE bridée, aux ordres des 27 dirigeants de l'UE.

Pour mémoire, l'idée européenne date de 1950 avec la création de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) qui comptait 6 pays: France, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg.
La CEE (Marché commun) est créé en 1957.
Et pendant que les h/f politiques ont glorifié la construction européenne sans jamais vouloir abandonner leurs prérogatives nationales voire régionales en ne traduisant dans leur droit national que les directives européennes qui ne les désavantagent pas laissant ainsi aux seuls acteurs économiques et financiers le soin d'en dessiner les contours avec en point d'orgue le passage à la monnaie unique: l'Euro (créé en 1999 et mis en circulation en 2002) dont une fois de plus, le volet politique essentiel à son bon fonctionnement international fait toujours défaut.
Dans la "crise de la dette" actuelle, force est de constater que malheureusement l'émission nécessaire d'euro-obligations ne se fait pas faute d'accord...politico-nationaliste électoral.
Et une longue liste d'aberrations de ce type bloque toute avancée réaliste vers une Europe fédérale qu'idéologiquement, les dirigeants nationalistes européens se refusent de calquer peu ou prou sur le seul modèle fédéral qui vaille: les Etats-Unis d'Amérique.

Mais alors, direz-vous, que devient l'idée européenne?
Probablement que la seule grande idée européenne date de 1787 lors de la Constitution des Etats Unis d'Amérique promue par des migrants européens d'un temps où la politique était affaire de gens le plus souvent désintéressés financièrement et doté d'une instruction largement supérieure à la moyenne de leurs concitoyens et en ce sens, contrairement à notre époque, où la politique est un métier relativement lucratif et accessible à n'importe qui, ce qui explique en partie que pour "caser" un grand nombre de fonctionnaires et parlementaires qui ne pouvaient être placés nationalement, on a créé non pas 1 mais 3 Parlements européens avec toute l'inefficacité et les coûts exorbitants induits sans parler des commissions et centaines de sous-commissions aux sujets variés et quelquefois fantaisistes payés par un certain con!tribuable...

Et le moteur franco-allemand tant vanté?
Une image valant plus que des mots, représentons-nous un vieux 2temps faisant certes beaucoup de bruit qu'on aurait mis sur un monstrueux camion à 27 roues toutes plus ou moins omnidirectionnelles avec en prime une marionnette tournante accrochée au rétroviseur en guise de Président.

Reste que, maigre consolation, tout en fustigeant les technocrates de Bruxelles, il se pourrait que l'Europe serve à faire passer dans les différents parlements nationaux des lois et restrictions impopulaires qui ne peuvent être prises par les gouvernements individuellement sous peine de sanction immédiate aux scrutins suivants.

 

 

USA, la fin et même plus les moyens:

Finalement, les attentats contre le WTC risque de devenir le symbole de la chute de la première puissance du XXè siècle qui refuse de le comprendre.

De la même manière, la dégradation de la note des USA par l'agence Standard & Poors dont on relèvera néanmoins que son analyse est entachée d'une erreur de 2000 milliards USD! conforte l'idée que l'Oncle Sam se fait, lui aussi, un peu vieux et que son entrée dans le XXIè siècle le fait trébucher.
Que le Président Obama doive affirmer lors d'une allocution soi-disant destinée à calmer les marchés, que les USA reste la première puissance encore et pour toujours! digne du triple A, relève plus de la méthode Coué que d'une analyse responsable et factuelle.

Le creusement du déficit fédéral américain est en grande partie due aux dépenses militaires, notamment sous GW Bush et sa "croisade" anti S. Hussein qui a été poursuivie par une présence aussi coûteuse qu'inutile en Irak de même qu'en Afghanistan avec pour double effet qu'aux yeux du monde, cette nation apparait comme super fragile plutôt que comme super puissance tant militairement que financièrement.

 

Chine éveillée:

Malgré des années de patience et de longue marche..., la Chine et ses habitants qui ne courbent plus l'échine... assume et assumera de plus en plus son rôle de seule superpuissance et ce ne sont pas les insidieuses remarques occidentales sur le Tibet qui la détourneront de son objectif d'autant qu'elle dispose de réserves financières inversement proportionnelles aux dettes des pays occidentaux.

Le communisme est mort, vive le communisme!

Libéraliser le secteur économique et financier au sein d'une politique stricte et centralisée pour la Chine alors que dans le même temps, l'Occident veut encadrer politiquement l'économie et la finance.
Promouvoir les compétences de chacun et les valoriser est la recette du communisme chinois à l'inverse du nouveau capitalisme social occidental dont on perçoit les faiblesses dues à une réglementation à l'emporte-pièce dictée par la survenance de crises pour lesquelles les compétences politiques sont inappropriées.

Alors que les subites bonnes âmes, qui s'empressent de souligner les manquements au droits de l'homme et au respect des règles de travail, tentent, ne fut-ce que par honnêteté intellectuelle, de convenir que la richesse des pays occidentaux s'est construite à une époque où "nos" règles de respect des droits étaient nettement moins favorables aux travailleurs de tous âges qui extrayaient les minerais, récoltaient le produit des champs, traçaient les routes...
Sauf à tenter de priver ces populations dites émergentes, dont on ne souligne jamais la fulgurante progression dans le mieux-être de chacun en quelques années seulement, des mêmes acquis dont nous serions curieusement les seuls privilégiés à pouvoir en jouir.

Conclusion:

Souvent présentés par les commentateurs et les "spécialistes" comme anticipants les crises, les marchés financiers ne le sont en réalité pas plus que Madame Irma ne lit dans sa boule de cristal.
Leur appréciation du marché ne tient que sur base des éléments publiés par les entreprises et les Etats en fonction d'éventuelles perspectives sujettes à révision constante en fonction des aléas conjoncturels...sans omettre qu'en temps de fluctuation importante à la baisse comme à la hausse, la rumeur non avérée démultiplie les effets pouvant conduire à un sentiment de panique irrationnelle jusqu'à temps que les esprits retrouvent sérénité et objectivité.

Quant aux conclusions plus politiques, celles-ci sont déjà présentes dans l'article lorsque l'on voit qu'hormis des déclarations d'intentions énergiques ou une constante mise en cause des autres acteurs qu'ils soient financiers et/ou économiques, aucune responsabilité n'est assumée par le monde politique qui "profite" des intervalles de calme voire de timides reprises sur les marchés ainsi que dans l'espoir d'une reprise mécanique de la croissance pour se replonger dans la seule tâche qui les motivent, à savoir le combat politicien mondialisé, lui aussi.
Alors, citoyens, votez pour eux car sans vous, ils sont perdus...car ils ne savent faire que ça!.

 

Article écrit par Pol et Mick.

 

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14/01/2011

La Wallonie expliquée aux nuls...

Wallonie.jpg.

. Belgique: Ceci n'est plus un pays!.

 

Tour de Babel...gique.

 

Il était, une fois!, au sein de l'Europe vieillissante, un Royaume dessiné et décrété en 1830 par les puissances européennes pour d'obscures raisons géopolitiques et qui depuis ne cesse de se déchirer entre ses deux communautés linguistiques principales, les wallons francophones et les flamands néerlandophones.

Comme déjà, à ce stade, la majorité des étrangers trouvent ce débat surréaliste voire ridicule, notons néanmoins qu'en d'autres lieux et circonstances, des conflits ont opposés très souvent des ethnies de par le monde et que malheureusement pour les victimes de ceux-ci, les protagonistes ne disposaient pas du légendaire sens de l'auto-dérision pacifique des belges...

Evidemment, ces sempiternelles querelles ne peuvent se tenir que dans un pays dont le niveau de vie permet aux hommes et femmes politiques de créer des structures multiples et coûteuses en déniant toute forme de gestion efficace et responsable mais comme la population semble satisfaite par ce carrousel permanent, il parait évident que la déconstruction durera encore de longues décennies.

D'autant que pour les politiciens surtout wallons, la perspective de se retrouver seuls à devoir gérer un mini-territoire dépendant des aides européennes mais privé de la manne financière flamande ne les réjouit pas davantage que la solution, seule raisonnable, du rattachement à la France mais qui pour ces "chers" politiciens signifient ipso-facto perte de mandats rémunérateurs ainsi que dilution de leurs pouvoirs sans oublier un risque de se voir démettre pour manque de capacités de gestion des budgets qui leur seraient alloués par un Etat centralisé dans lequel la gabegie est nettement moins tolérée tant par le peuple que par les organes d'un pouvoir républicain plus en phase qu'une royauté issue de l'opérette de Puccini...

Wallonie ou l'hôpital de la Belgique.

 

Pour les nuls, la comparaison prise au second degré, entre Wallonie et hôpital est non seulement humoristique mais aussi édifiante.

Plantons le décor avec un bâtiment dont les murs et les installations destinées aux soins des nombreux malades seraient obsolètes et sujets à de constants mais lents travaux de rénovation au point que la plupart du temps, une fois terminés, ils ne sont déjà plus aux normes du moment!.

A l'intérieur, on côtoierait une équipe pluridisciplinaire essentiellement composée de médecins et chefs d'administration habillés de blouse rouge arborant fièrement un badge en forme de coq aux initiales: PS.

La clientèle, qu'à ce niveau de lenteur opérationnelle, on décrira plutôt comme patientèle se satisfait assez de ce personnel compatissant qui, soucieux de préserver ce réservoir "électoral" garant des salaires et avantages accordés aux membres de la direction et à quelques privilégiés de celle-ci, empile les nombreuses prescriptions qui permettent à cette population dépendante de croire que sa situation serait pire sans leur précieuse aide et qu'à terme, ils connaîtront un avenir meilleur...malgré le fait que cet acharnement thérapeutique dure depuis plus de 50 ans!!.

On remarque qu'en fidèles assistants des mentors PS, d'autres personnes vêtues d'orange avec badge CDH, sont assignées aux taches dites de toilette des personnes quelque peu subalternes mais néanmoins indispensables au confort relatif des malades qui, rassurées par la doctrine du refus de l'euthanasie, peuvent mourir en silence et dans la paix pour tous.

Récemment, on a vu que quelques personnes en appui docile du staff décrit ci-dessus, habillées de vert avec badge écolo étaient intégrées à ce système de "gestion" mais il semblerait, que pour l'instant, on ne leur ait attribué que le bon soin des plantes et autres vérifications d'aérations hospitalières.

Finalement, il convient aussi de noter qu'un personnel peu visible et fort déconsidéré est affecté au ramassage des poubelles et évacuation de celles-ci.

Ces derniers affublés d'une tenue bleue au badge MR, au vu de ce traîne dans les poubelles, a quelquefois essayé d'alerter la population qui dépend de ceux qui fréquentent ce gigantesque dédale de couloirs du pouvoir mais, reconnaissons qu'auprès d'une population majoritairement acquise à des comprimés à effet de somnolence prolongée, il est illusoire de penser pouvoir convaincre d'abandonner un tel traitement aux effets si apaisants.

Grandeur et décadence.

 

L'état PS, comme défini par ses détracteurs, tient trop souvent, en commun avec certains dirigeants africains fort peu démocratiques qui justifient le marasme dans lequel croupit sa population en total décalage avec l'opulence dans laquelle eux-mêmes vivent par une responsabilité coupable des pays ex-colonisateurs voici plus de 50 ans, un discours qui, pour justifier son retard de développement et son perpétuel recours aux aides allouées aux régions défavorisées d'Europe en plus des transferts importants Nord-Sud soit les flamands qui paient pour les wallons, rappelle le fait avéré que suite à la désindustrialisation, le niveau de vie de ses concitoyens a considérablement baissé.

Ceci est vrai sauf que cela date aussi de plus de 40 ans et qu'en pareille circonstance, les pays de l'Est (ex bloc soviétique) ont réussi, malgré un retard technologique bien plus grand, une mutation rapide que la Wallonie exception faite du Brabant Wallon essentiellement composé d'ex entreprises et entrepreneurs bruxellois électoralement plus sensibles à une gouvernance libérale tournée plus vers l'épanouissement individuel et un accroissement des potentialités que vers un partage a minima des ressources restantes...

Parmi les nombreuses bizarreries de cet état décrit aussi comme laboratoire de l'Europe ce qui n'est en rien flatteur pour les belges qui en seraient les rats soumis aux expériences de chercheurs plus ou moins qualifiés car au vu des ratés...de l'Europe elle-même, il serait raisonnable de se demander pourquoi ce petit pays compte, à lui seul, plus de gouvernements que Europe et USA réunis.

Un de ceux-ci: La communauté française de Belgique qui contrairement à ce que croient tous les francophones de par le monde ne regroupe pas des citoyens français expatriés en Belgique mais bien une institution créée de toute pièce avec bien entendu gouvernement, parlement et tout le personnel ad-hoc et dont l'utilité est toute relative car ce "grand" pays compte déjà un gouvernement, parlement, etc pour la région wallonne (16844km², 3,500 millions d'habitants) et la même construction pour la région bruxelloise (161 km², 1,100 millions d'habitants) et aussi la région germanophone (854 km², 73000 habitants)!!.

Parmi les personnalités? wallonnes internationalement les plus connues, citons M. Daerden, buzzeur médiatico-politique à la langue si chargée que, selon ses détracteurs, même son alcooltest serait impuissanté (dernier daerdenogicisme)...!.

Sa logorrhée au débit insoutenable de vivacité est symptomatique soit, d'un réel décrochage d'avec la réalité, soit d'un étonnant cynisme notamment lorsque dans tous ses messages aux citoyens, il se profile comme leur protecteur en se qualifiant de "papa" ce qui devrait exaspérer plus d'un opposant blanc ou noir à ce qui fut la colonisation du Congo dans laquelle les noirs utilisaient ce vocable à destination des "gentils" blancs en espérant de leur part magnanimité, générosité et si possible, moins de coups!. 

Que ceux qui s'offusquent si facilement des bandes dessinées écrites in illo tempore non suspecto par Hergé se posent la question de la pertinence de ce qualificatif daerdeno-politique actuel mais si sympathique!.

Alors doit-on vraiment s'étonner qu'une région ne puisse se redresser quand, devant une aussi prégnante emprise particratique, elle se voit paralysée par de multiples strates de pouvoirs dévolus à de petits potentats locaux et jouissants de leurs cours respectives de citoyens plus ou moins dépendants d'octrois d'avantages quelquefois renforcés idéologiquement par des discours syndicaux réfractaires à tous changements politiques.

CONCLUSION

 

La wallonie indépendante avec ou sans Bruxelles serait économiquement et financièrement si défavorisée que les politiciens du Sud du pays, déjà en délicatesse budgétaire alors qu'ils bénéficient des aides fédérales et européennes, préfèreront encore un certain temps passer sous les fourches caudines flamandes en assurant, à une population béate que fidèle à un roi garant de l'unité territoriale, la scission serait pure folie réservée à des extrémistes nationalistes.

Comme déjà développé dans des articles précédents, la piste d'un rattachement à la France à tous points de vue profitable à la population n'a que fort peu de chances de voir le jour tant les très nombreux élus et partis wallons y perdraient influence, rétributions et mandats au sein d'un état centralisé, ceci expliquant en grande partie leur réticence à vouloir envisager un tel scénario.

A moins que les flamands ne décident, une fois de plus, à la place des wallons en les forçant à la partition d'un état devenu au fil des crises successives un véritable hologramme en 3D...!.

 

Article écrit par Pol et Mick.

 

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11/05/2010

Démocraties: Peace and Love sinon...!.

Races humaines.

.

Les démocraties "Politiquement correctes".

Conséquence directe de l'influence grandissante du pouvoir politique dans les démocraties européennes au détriment des pouvoirs économiques et financiers lassés de tant de directives contraignantes à l'égard des secteurs privés, derniers pourvoyeurs de fonds à destination des dépenses publiques, mais qui, n'en déplaise aux moralisateurs irresponsables, avaient permis à l'immense majorité des concitoyens de voir leur pouvoir d'achat et niveau de vie considérablement évoluer durant plusieurs décennies comme le prouvent toutes les statistiques macro-économiques.

La préoccupation politique n'étant souvent mue que par la préservation de mandats, on constate une profusion de lois et règlements, la plupart du temps, dictés dans l'urgence d'une situation conflictuelle ou issus de pressions de groupes visibles au sein d'une société qui a de plus en plus de mal à vivre en harmonie alors que de multiples courants philosophiques, religieux...la tendent, tel un élastique, jusqu'à la rupture, ce qui est la principale voire la seule crainte d'un pouvoir politique.

Aimez-vous les uns les autres ou au moins faites semblant!.

La nouvelle doctrine des politiques démocratiques adossée aux services d'une justice et d'une police qui veille à ce que le peuple de "bisounours" soit empli d'amour pour tous les hommes (accessoirement les femmes!) de quelques races, ethnies, confessions...

Et contrairement aux exemples qui nous viennent des "élites politiques" elles-mêmes dont on relèvera, entre autres, les: "Casse-toi, pauvre con" (N.Sarkozyà un citoyen), "Serpillère humide et apparence d'un petit employé de banque" (N.Farage pour H.Van Rompuy), "Tronche pas catholique" (G.Frêche pour L.Fabius)..."Ta gueule" (D.Cohn Bendit à un parlementaire européen) et bien d'autres du même cru!.

Cette volonté de réprimander auprès des citoyens tout écart de langage aussi minime soit-il jusqu'aux limites de l'absurde lorsqu'on en vient à modifier certaines expressions parfois populaires et anciennes dont une liste non exhaustive suit:

- Noir est remplacé par Black ou mieux par Homme de couleur car, et c'est bien connu, le blanc n'est plus une couleur!.

- Aveugle devient non-voyant, ce qui, à moins d'être unijambiste, lui fait une belle jambe!.

- Femme de ménage et caissière sont proscrits au bénéfice exclusivement verbal de technicienne de surface et hôtesse de caisse.

Et caetera...
Lire article: (Politiquement correct en 10 leçons). Lien: ICI 

Le couvercle de la marmite sociale.

La caractéristique démocratique des sociétés vieillissantes européennes qui, par peur de tensions sociales pouvant exploser en grabuges et déprédations, préfère se voiler la face...

Au sein de tout groupe d'individus confinés en un lieu, depuis les garderies jusqu'aux homes en passant par toutes les formes de télé-réalités, on relèvera rapidement tensions, antagonismes, constitutions de clans, propos graveleux, sexistes et/ou racistes.

Si, hormis auprès d'une oligarchie politique qui ne se résigne pas à montrer une certaine courtoisie et qualité de propos, la population voit sa liberté de paroles sous surveillance, on peut raisonnablement s'attendre à une explosion difficilement contrôlable et aux conséquences nettement plus dévastatrices que quelques écarts relevant de conversations du "bistrot du coin".

RESPONSABLES mais pas COUPABLES

Tout l'art politique, et souvent le seul, s'exerce dans le talent de communiquer au mieux l'idée que, lors de l'émergence d'un scandale quelconque, la responsabilité ne soit pas politique mais économique, financière ou sociale tout en soulignant que les coupables (soit les autres!) seront jugés avec la plus grande sévérité.

Le ballet des euro-politiques sur la défense de la monnaie unique honteusement attaquée par de cupides spéculateurs ou la dégradation de la note de certains pays par des agences de notation privées et indépendantes en est le dernier exemple car, de fait, si le personnel politique avait su gérer de manière responsable et efficace les budgets nationaux au lieu de dilapider des sommes gigantesques tant en frais de fonctionnement qu'en dépenses électoralement profitables, les marchés financiers n'auraient certainement pas été en capacité de démontrer l'absurdité d'une construction européenne de papier dans laquelle chaque pays se réserve tous les choix sous couvert et protection d'une monnaie unique aux seuls fondements politiques.

Et comme on peut faire confiance à l'irrationalité et à la vanité de ces h/f politiques européens, rien ne garantit que de mesures de rétorsion en règlements multiples, ils ne réussiront pas à paralyser la nécessaire liberté de mouvements financiers et d'ainsi conduire l'Europe vers une impasse économique la situant à peine au-dessus des pays du continent africain...

Conclusion

Si, d'un côté, certains se félicitent que par des propos orduriers, nos politiques se rapprochent d'une certaine frange de la population, on peut sans doute en conclure que nos con-citoyens! ont les hommes et femmes politiques qu'ils méritent...

Mais aussi, plus sérieusement, qu'une société qui voit se créer une distorsion de privilèges entre les représentants politiques du sommet de l'Etat et sa population glisse lentement vers une forme de totalitarisme.

 

 

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