15/03/2015

La fin du mirage européen

Europe,Euro,France,Allemagne,Zone euro.

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Au fait, c'est quoi: Etre européen?.

Les idéologues et politiciens pro-européens, pour justifier la construction et la poursuite de l'intégration européenne, nous parlent, larme à l'oeil, d'un sentiment européen supra-national comme d'une appartenance à une seule nation bien plus identifiable que les seuls contours d'une région faite de populations censés partagés les mêmes aspirations aux valeurs essentielles des droits et devoirs tant individuels que collectifs.
Et avec toute la force de conviction politicienne que nos "élites" savent déployer, surtout si cela peut servir les financements attachés au poids de leur idéologie particratique voire leurs intérêts personnels, ces derniers mettent en avant les arguments, à leurs yeux, uniquement dûs à la construction européenne en termes de protection des citoyens face aux guerres nationalistes qui, jusqu'alors minaient ce continent sans oublier la sauvegarde du niveau de vie issue de l'instauration de la monnaie unique: l'euro.
A force de répéter à l'envi médiatique ces évidences simples, simplistes, les fonctionnaires-politiciens ont réussi à convaincre la majorité des concitoyens plus ou moins indifférents à la chose politique surtout si l'on veut bien se restreindre à ne plus trop réfléchir et à se satisfaire de ce que nous livrent les médias.

Jeu de la vérité et du mensonge

Comme très souvent, l'habileté politique se mesure à la capacité d'énoncer des conclusions fausses à partir de réalités vraies...et vice-versa!.
Revenons sur l'argument premier qui voudrait que le continent européen n'est garant de paix que depuis que nos dirigeants nationaux respectifs ont pris la sage décision de construire courageusement cet espace unique.
C'est oublier un peu vite que, suite à la deuxième guerre mondiale 1940-45, l'Allemagne, principal belligérant fut, à sa défaite face à la coalition mondiale, anéantie, ruinée, divisée et dominée tant économiquement que financièrement et politiquement par les deux blocs qualifiés d'Ouest et d'Est qui, tous deux, avaient intérêt à contenir ces demi-pays afin qu'il ne puisse plus venir troubler leur propre développement hégémonique en partage d'un monde bipolaire.

Par conséquent, parler de la lente mais nécessaire construction européenne pour la paix en omettant de préciser que l'Allemagne n'est réunifiée et à nouveau puissante que depuis la chute du mur de Berlin en... ou que l'ex bloc de l'Est a depuis explosé en reformatant tout l'équilibre des forces en présence est déjà une première falsification.
La deuxième qui découle de la précédente est d'entendre le discours selon lequel depuis la seconde guerre mondiale, il n'y a plus eu, grâce à l'union européenne, de conflits entre les états
qui la composent.
A ceci près que depuis lors, il n'y a pas eu non plus de guerres entre d'autres puissances comme les USA et le Japon ou la Chine et la Russie...et pourtant la réunification européenne n'y est pas présente!.
Ou passer sous silence les guerres de l'ex-Yougoslavie ou les tensions nouvelles en Ukraine créées par le suivisme européen dans les sanctions à l'encontre de la Russie.

D'ailleurs, exception faite pour les USA qui ne peuvent, ex cow-boys, s'empêcher de voir des indiens partout et surtout comme à l'époque, lorsque la disproportion de leur puissance de feu est telle (y compris en inventant des armes de destruction massive pour certains) que la victoire, avec peu ou beaucoup de pertes civiles pendant mais surtout après la fin de la récréation militaire, est assurée.
A noter que si l'adversaire risque de poser trop de difficultés militaires ou politiques, les USA peuvent se satisfaire d'une déstabilisation instrumentalisée par des sanctions économico-financières et/ou logistiques qui, toujours au péril d'une partie de la population, provoquera enlisement et troubles civils bien difficiles à contenir (Syrie, Ukraine).

Après cette parenthèse, revenons à l'Europe, ce continent de paix, de prospérité et de joie depuis que la volonté protectrice des politiciens s'y emploie...sauf que si on se demande quel continent a encore connu des guerres régionales (autres que celles visées dans le paragraphe précédent), on en vient à se dire que les morts d'Irlande du Nord confrontée à l'Angleterre lors de ses aspirations à l'indépendance n'ont guère émus ses partenaires européens pas plus, d'ailleurs' que l'invasion, l'occupation militaire de Chypre (membre ONU, Union européenne) par la Turquie qui, de facto, a coupé cet île en deux, avec un mur en prime depuis 1974, ou plus récemment, la guerre en Yougoslavie qui a vu ses partenaires, frères européens non seulement dérouler un tapis...de bombes mais aussi, et sans que cela ne choque, ici non plus comme dans les exemples précédents, nos bisounours occidentaux comme ils le sont à l'égard de la Crimée (Ukraine), attenter à la sacro-sainte inviolabilité territoriale en élevant au rang d'états reconnus ce qui n'était que des régions d'un pays souverain.
Et pourtant, ne clame t'on pas l'union européenne est seule garante de la paix?!.

Euro-Mark

Même si les marchés économiques et financiers internationaux n'ont pas eu besoin de l'unification européenne pour parachever une mondialisation qu'à tort, certains (dans leur intérêt idéologique) veulent présenter comme récente alors qu'elle remonte au temps des conquêtes maritimes et de leurs échanges commerciaux, il faut donc bien reconnaître que le monde économico-financier en a profité, jusqu'à la crise de 2008, pour minimiser les risques de pertes de change et maximaliser les profits surtout pour l'industrie allemande (le retour...!) qui ne jure que par un euro-mark fort au grand dam des autres, parait-il, puissances européennes.

Et, comme souvent, les citoyens ont à vivre avec les promesses, les errements des uns, la gabegie de ceux qui pour tenter de revenir à plus de contrôle budgétaire préfèreront toujours augmenter la pression fiscale et la rage taxatoire sur les individus et sociétés privées bien visibles, facile à réprimer que soit réduire leurs propres budgets régionaux, locaux, nationaux, européens (excusez du peu), soit s'attaquer aux sommes considérables et elles illégales car le "fruit" non pas du travail ou de risques pris en placements financiers mais bien de trafics divers et très lucratifs car faiblement ou apparemment difficilement combattus et réprimés.
Et pourtant, en matière d'affichage de réussite sociale aussi visible que rapide, on se doit de remarquer qu'il n'y a rarement le moindre doute sur la provenance de ces fortunes blanchies et même aveuglantes tant elles sont surprenantes!.
Bien évidemment, il y a moins de risques de représailles personnelles ou de troubles sociaux pour les administrations à taxer, poursuivre des citoyens travailleurs salariés et indépendants qui, quelquefois par nécessité de survie pour leur petite entreprise auraient franchi la ligne blanche (pas celle de l'intouchable drogue) que d'entamer une traque sans merci de ceux, armés et violents qui s'enrichissent sur le dos de citoyens dans des quartiers laissés à l'abandon.
Comme en toutes choses, donner à tout le monde des leçons de morale, de bonne conduite quand l'actualité regorge de faits démontrant qu'au minimum le deux poids deux mesures est de rigueur et que, pire encore, le conseilleur n'est jamais le payeur mais bien plus l'encaisseur finit par en décourager le plus grand nombre qui, dès lors, se satisfait égoïstement de sa condition.

Paradoxe franco-français qui semble n'étonner que fort peu d'experts que ce discours, certes anti FN, qui veut que la sortie programmée de l'euro prônée par ce parti serait folie et dévaluerait le "nouveau" franc de 30% (estimation non vérifiée) face à l'euro-mark.
Et d'ajouter, pour ajouter aux peurs, que la catastrophe viserait surtout les citoyens les plus faibles tant leur pouvoir d'achat, leur niveau de vie serait impacté et on agitait presque les images de gens réduits à faire la manche le long de files interminables...
Sauf que ce discours était, l'auraient-ils oublié, tenu lorsque la valeur de l'euro oscillait entre 1,30 et 1,40 et qu'à présent, l'euro se dirige vers une parité avec le dollar... soit 30% de baisse!.

Mais, ô surprise, ces mêmes politiciens tant préoccupés du bien des "petites gens" et de ce qu'ils ne se laissent convaincre par des thèses imbéciles du FN en matière financière se félicitent à présent de cette chute brutale et si rapide qui permet, sans qu'aucune mesure d'austérité responsable n'ait dû être prise, à l'économie des pays faibles de la zone euro de profiter de cette dévaluation qui n'ose dire son nom.

Moteur franco-allemand en panne

N'y a t'il pas quelque chose de méprisant dans le discours de certains qui résument l'Europe au moteur franco-allemand, certes puissant voire indispensable mais qui, dans l'hypothèse ou la volonté est de maintenir une cohésion communautaire représentée par chacun des pays qui la composent, cette mise en avant systématique d'un duo "über alles" fragilise le sentiment pour tous les autres d'appartenir à une vraie zone politico-économique soucieuse du bien-être social de chacun de ses concitoyens.

D'autant que ce moteur, au fil des élections, changements de coalitions a du mal à fonctionner correctement ou alors ne tourne t'il qu'au ralenti et à l'arrêt!.
Soulignons, à ce propos, la difficulté pour le soi-disant partenaire allemand, de s'entendre reprocher continuellement d'être la cause des difficultés traversées par la France, certes coutumière à se défausser de ses propres carences tant sur l'Allemagne, que sur l'Europe voire maintenant la Chine après avoir d'abord clivé sa propre population en bons citoyens fortement taxés et mauvais français exilés suite à des mesures fiscales historiques et assez démentielles.

Conclusion

Le discours politique voudrait qu'hors de la zone euro, point de salut pour les, parait-il, puissances européennes qui en font partie, ce qui, implicitement reconnait soit la faiblesse actuelle de ces "ex-puissances" face à la mondialisation, soit d'avouer la propre inaptitude de ces élus qui, ne sachant vraiment prendre les mesures adéquates pour préserver l'indépendance et le rayonnement économique de leurs nations respectives se soumettent à une entité plus importante et à ses technocrates aux décisions éclairées? qu'en cas d'erreurs, chaque gouvernement national pourra déplorer et promettre de rectifier à l'avenir d'autant qu'il s'exonérera facilement de toute responsabilité dans l'échec.

A force de vouloir coûte que coûte s'enfermer dans l'unique raisonnement que la zone euro serait, par miracle ou utopie, la seule réponse valable à tous les problèmes décrétés insolubles à l'échelon national, on a déjà pu constater que ceci avait conduit les trois pays les plus faibles de cette zone à devoir prendre des mesures drastiques d'austérité décidées par un club, troïka d'experts plus ou moins auto-déclarés au grand dam des populations au bord de la misère et qui, de plus, ont eu à entendre que malheureusement la dévaluation n'étant plus possible, ils devraient considérablement voir leur niveau de vie se réduire, les industries et commerces disparaître car, honneur suprême, il fallait sauver le "soldat Europe".
Le cynisme européen veut que les sacrifiés de ces pays ont le plaisir de constater que, maintenant que la zone euro est proche de la déflation et que la France se traîne en queue de peloton, non seulement ce pays fondateur, partenaire obligé de l'Allemagne obtient délais sur délais, ce qui avait été refusé en son temps à ces autres "petits" pays européens, mais surtout la monnaie unique, comme par hasard, chute rendant compétitivité et relance économique plus probable sans que des mesures impopulaires d'austérité n'aient à être prises.

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15/08/2014

Un calife à la place d'un terroriste.

Califat.jpg.
Califat

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EIIL: Cadeau occidental

Par leur inconséquence géo-politique, les dirigeants occidentaux essentiellement américains ont cru (et croient encore!) qu'ils pouvaient "jouer" avec les libertés, choix et vies de millions de citoyens tant que ceux-ci vivaient hors des zones US et Europe occidentale en s'arrogeant le droit d'envahir, de renverser les régimes en place, de bombarder des territoires étrangers, indépendants avec quelques regrettables dégâts collatéraux pour quantité de civils innocents qui, soit y ont laissés la vie, soit y ont perdus biens et le peu de libertés jusque là encore préservées dans ces pays aux régimes certes dictatoriaux (mais sont-ils les seuls?!) qui, subitement, ne satisfont plus entièrement aux besoins et intérêts des USA.
Comme dans toute bonne ingérence occidentale, tant que les conséquences néfastes sont supportées exclusivement par les peuples que ces actions démocratiques ont, disaient-elles, voulu libérer, même si, à chaque fois, cela aboutit exactement au résultat contraire, les politiciens à l'origine de ces décisions irresponsables ne sauraient s'avouer coupables d'avoir eu pour seul objectif de tenter de propager, tels de courageux missionnaires, la "bonne" parole démocratique.
Ainsi que souligné précédemment, ces regrettables "erreurs" ne troublant pas la quiétude citoyenne ni la prospérité économique des nations occidentales, leurs citoyens ont eu tendance à, hormis de rares protestations, ne pas réagir ou condamner électoralement ceux qui ont grandement contribué à recréer un gigantesque chaos mondial.

Mais...ceci est en voie de changement de par la résurgence forte au sein de ces états maintenant totalement déstructurés, soumis à toutes les barbaries car dépourvus d'un pouvoir politique reconnu et dans lesquels la seule source d'autorité qui émerge est religieuse version totalitaire et sanguinaire.
Avec, en prime, un rejet viscéral pour toute forme de civilisation occidentale, judéo-chrétienne.
A la différence de divergences politiques, financières ou économiques, l'appartenance corporelle et spirituelle à une religion fondamentaliste, extrêmiste dans ses principes qui régissent toute vie sociale des individus et toute orientation économico-politique ne veut se soumettre à un concert plus ou moins harmonieux, équilibré voire civilisé des nations mondiales.

A ce niveau de l'article, il convient afin de rassurer tous nos lecteurs Bisounours, que la religion dont question, soit la musulmane est évidemment (et tous les jours les faits le prouvent...ou pas) une religion de paix et de partage respectant toutes autres convictions (tant qu'elles s'excercent...ailleurs) comme le montrent les enlèvements, rançons, viols et tueries barbares pour ceux-celles qui ont le malheur de ne pas appartenir à la "bonne" religion et plus encore lorsque celle-ci est réservée à un seul courant de la religion dont question!.
Ceci jusqu'à reprendre la lutte et meurtres entre obédiances musulmanes différentes sunnites ou chiites au sein desquelles d'autres subdivisions refont jour.
A ce sujet, il faut souligner la responsabilité occidentale qui, comme écrit plus haut, à cru pouvoir monter les communautés les unes contre les autres afin d'en tirer profit.

Bombes humaines

Mais le phénomène récent d'actions terroristes et d'assassinats de citoyens occidentaux non plus...loin de l'Eldorado mais bien en plein milieu des états américains ou européens a commencé à inquiéter, si pas encore "nos" dirigeants, quelques citoyens plus ou moins concernés par l'actualité et suffisamment objectifs pour ne pas être conditionnés par un discours lénifiant "peace and love" d'intégration réussie et de richesse dans la diversité alors que dans les faits, on voit nettement se profiler une volonté de communautarisation et d'antagonisme grandissant entre appartenance aux unes et aux autres laissant, encore pour quelques temps, une majorité de citoyens perdus et de plus en plus victimes du laxisme de nos responsables conscients de cette problématique mais, comme toujours, bien plus préoccupés par le maintien fragile d'un calme suffisant qui les assurent de leurs réélections et mandats rémunérateurs.
D'ailleurs, il se pourrait bien que ceux qui sont les premiers à critiquer la société de sur-consommation, ou les excès supposés de racisme, de xénophobie, de stigmatisation soient très bientôt les plus virulents à réclamer plus de fermeté envers cette déstabilisation permanente qui, par ses actions terroristes, meurtrières au hasard et dans leurs quartiers, troublera finalement leur petite (non péjoratif) vie.
Encore heureux mais ceci est l'objet d'autres articles, que certains quartiers dans lesquels la vie n'est certes pas facile voire agréable sont régis par des trafics illégaux qui redoutent et empêchent toute rupture de livraison et revenus liés à des actions "terroristes" avec la présence policière qui en découlerait.

Intégrité territoriale

Pour l'anecdote, on peut souligner qu'en matière de défense du droit à l'intégrité intangible du territoire qu'américains et européens mettent en avant pour toute nation hors zone d'influence occidentale, à l'instar des sanctions envers la Russie et insultes à l'encontre de V. Poutine proférées par J. Kerry et H. Clinton, on notera, une fois de plus, que celle-ci n'est apparemment pas valable pour la création de ce califat à cheval sur les territoires syriens et irakiens ou la reconnaissance de plus en plus appuyée d'un état kurde...jusqu'à la livraison d'armes à une communauté qui n'est que composante d'un Etat dont on bafoue allègrement l'intégrité et l'autorité à défendre, par une armée nationale, son territoire fut-il morcelé par l'intervention américaine.

Droits de l'Homme, Crimes contre l'humanité

Au concept louable d'intégrité territoriale s'ajoutent ceux des droits de l'homme (accessoirement ceux de la femme qui semble pour beaucoup se limiter aux seuls devoirs) et enfin les jugements qui relèvent de crimes contre l'humanité.
A ceci près, que tant les fondements, les règlements et les sièges de ces institutions internationales se situent tous en Occident (Europe-USA).
Et qu'il semble bien qu'historiquement, d'hier à aujourd'hui, les appréciations et jugements soient soumis à un tout autre concept qui est celui des intérêts géo-politiques et financiers, le plus souvent à court terme, des puissances financières dominantes actuelles qui, en la matière de respect de leurs propres règles sont pour le moins amnésiques suivant qu'ils soient concernés, responsables ou non.
A titre d'exemple, peut-on vraiment éviter l'accusation de crimes contre l'humanité quand un président américain décide de "balancer" deux bombes sur une population exclusivement civile au Japon, que des armes chimiques sont utilisées au Vietnam nord afin de défendre un régime "pro-US" au sud ou plus près de nous, est-ce vraiment par générosité "chrétienne", grandeur d'âme que l'Occident, comme écrit plus haut, en arrive à détruire les structures de pays, certes autoritaire, au nom de l'universalisme pour ne pas dire le monopole des idées qui permet à quelques-uns d'imposer la loi à tous, ce qui en matière de richesse de la diversité maintes fois louée ne fait pas véritablement preuve ni d'intelligence ni de tolérance.
D'autant, et la différence essentielle réside dans le fait que ces invasions, destructions réalisées avec ou sans l'assentiment de l'ONU, elle-même dépendante des financements de ses principaux contributeurs occidentaux ce qui relativise grandement son impartialité, ont produit les conséquences dont sont victimes, en premier, les citoyens de ces pays qui, jusqu'à la douce ingérence démocratique, vivaient certes autrement et sous des régimes que nous condamnons ou du moins que nous avons tendance à détruire une fois que ceux-ci ne servent plus suffisamment nos intérêts régionaux.

C'est ainsi qu'il apparaît clairement que ces concepts dits démocratiques ne sont que prétexte à tenter d'établir un nouveau rapport de force destiné à (re)créer un nouvel ordre mondial.
A ceci près, que cette fois, l'Occident sera le seul responsable, coupable de la création d'un hydre terroriste aux bras auto-régénérants implantés dans l'ensemble des pays démocratiques ou non.
Et le pire déjà maintes fois évoqués, le dernier exemple étant celui de la Syrie, c'est qu'aucune leçon n'aura été tirée d'un passé pourtant peu lointain.
Pourtant, sans vouloir être simpliste, il se confirme qu'en matière de création de terrorisme, de zones déstabilisées et de non-droit, l'affaiblissement, la destruction d'un régime fort et en place depuis des dizaines d'années qui factuellement a permis aux multiples composantes ethniques, religieuses, claniques de ces pays de se maintenir jusqu'à ce que tel un éléphant dans un magasin de porcelaines, quelques gros sabots viennent tout envoyer en l'air en se demandant pourquoi, une fois partis, ces pays sombrent dans un quotidien de luttes, d'attentats, de restrictions supplémentaires des libertés essentiellement religieuses qui, comme toujours, asservissent en premier la gent féminine qui y perd ses quelques fragiles droits à l'instruction, à la liberté de déplacement...
Mais, ne parle t'on pas des droits de l'Homme?!.

 

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15/06/2014

Finance et Politique: le divorce.

Politique,Finance,Société,Economie.
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Préambule: Si vous faites partie des convaincus (en 1mot?!) pour qui, comme on l'assène médiatico-politiquement, les seuls coupables de la crise voire de toutes les crises, sont les "financiers", épargnez-vous la lecture de cet article.
Il risquerait de nuire à votre santé intellectuelle...et vous conduirait, par manque de respect d'opinions différentes ou de l'indispensable courtoisie, aux insultes.

Finance et Politique: Du clash au krach

Depuis la nuit des temps qui a vu la "monnaie" utile au commerce local, national et international, lui-même régit par des pouvoirs locaux, nationaux et internationaux, la coexistence entre finance et politique sera passée par tous les stades de la confrontation tantôt constructive et responsable, tantôt destructrice et irresponsable.

Sans revenir sur tous les évènements, conquêtes, invasions, guerres mais aussi accords, partenariats, on remarquera que tous ont pour seule origine, non pas une soif de connaissances, un altruisme envers d'autres populations moins favorisées et autres "bisounourseries" mais bien la recherche soit de profit, soit de pouvoir et la plupart des temps, les deux y sont associés!.
Sans que, pour autant, il faille à chaque fois porter un jugement de valeur méprisant pour ceux-celles qui ont quelquefois permis à l'humanité de progresser dans son ensemble tout en reconnaissant, encore une fois sans que cela soit pour autant honteux, méprisable, que des inégalités perdurent.
Hormis pour certaines idéologies, faut-il vraiment que tous les humains soient rigoureusement, artificiellement aux mêmes niveaux sans tenir compte de leurs propres valeurs intellectuelles, motivations, ambitions...pour que la vie en société soit, par magie, harmonieuse
Notons que ces théories sont développées, instaurées dans des régions, pays souvent aux sous-sols assez riches qui maintient la population, certes nivellée vers la pauvreté générale au bénéfice d'une classe oligarchique qui, elle, s'attribue un tout autre niveau de bien-être...!.

La crise financière, c'est EUX

Depuis la faillite de Lehmann Brothers, il est de bon ton de colporter l'idée simple que la crise financière et des subprimes fut causée par les "financiers".
Les premiers et les plus insistants à le répéter sont, comme par hasard, les politiciens.
D'abord, il convient de préciser que si Lehmann Brothers a fait faillite, c'est (aussi) et surtout parce qu'en lutte fratricide, politique presque cultuelle avec le concurrent historique Morgan Stanley lorsque LB bank en difficulté a demandé un prêt pour éviter la faillite et ce qui s'en est suivi, les politiciens US et la FED en premier le lui ont refusé.
Il ne devrait pas être superflu de suivre les carrières de ceux qui, en favorisant Morgan Stanley, ont précipité la chute et la disparition de Lehmann Brothers...
A manque de vision politicienne, grande conséquence financière.
Mais, comme tout politicien irresponsable (pléonasme) sait que, contrairement à la finance, ces décisions les plus insensées n'auront de conséquences que sur la population car, lui, éventuellement après une défaite électorale, saura rebondir quitte à accuser les autres... d'incompétence.
Dans ce domaine, la décision la plus inique fut, même si moins médiatisée, celle qui consista pour le ministre des finances néerlandais, Mr J. Dijsselbloem, de mettre la banque SNS en faillite du jour au lendemain (avant le w-e) et en contradiction avec les lois européennes, sans privilégier, ce qui eut été judicieux pour tous les petits épargnants, une recherche assez facile de repreneurs ou, comme pour d'autres institutions parfois bien plus en difficultés, un recours au prêt public avec intérêts profitables au budget national.

Sachons également reconnaître que si les banques n'avaient été contraintes par des règlements, obligations et lois d'accorder, de garantir des prêts à des régions ou états dont les comptes étaient falsifiés, maquillés tant par les gouvernements nationaux que par l'Europe (de Bruxelles).
Une pirouette politique a également su retourner en leur faveur la catastrophe des subprimes dans laquelle les banques, assez fortement contraintes par des discours démagogiques politiciens prônant l'accession à la propriété pour tous d'accorder des crédits à toute une frange de la population dont le manque suffisant de revenus auraient alerté le plus imbécile des guichetiers, ont pourtant pris ce risque tout en redoutant en silence que le crash n'intervienne.
C'était sans compter, une fois de plus, sur l'irresponsabilité politicienne doublée d'une hypocrisie totale qui, au lieu d'éviter qu'une des principales banques US ne doivent déposer le bilan se sont abstenus de toute proposition constructive...avec le fiasco qui s'ensuivit. 
Dans une moindre mesure, il est presque comique tellement ceci est consternant d'entendre ces politiciens qualifier le monde de la finance et ses financiers de prédateurs cupides, malhonnêtes quand en plus de ces garanties apportées à des états corrompus, il est de bon ton pour les banques privées, au titre de partenaire social mais surtout soutien à l'économie de la consommation à tout prix sans quoi les budgets politiques constamment en hausse ne sauraient être financés, de prêter à tout qui en fait la demande, y compris à ceux qui n'en ont pas les moyens au risque d'insolvabilité inévitable mais que, comme chacun sait, on ne peut discriminer.
Comme si être propriétaire représentait le graal absolu alors que les plus fortunés ont assez souvent choisi, après examen comptable, de privilégier la location de villas de prestige!.
Article:  Acheter ou louer?: Entre rêve et réalités.
Lien: ICI 

Sortir de l'Euro

Le simple fait d'évoquer le scénario de sortie de l'euro fait automatiquement passer celui qui en parle pour, au mieux un idiot, au pire un extrêmiste de droite voire de gauche (mais ces derniers sont, parait-il, plus sympathiques).

Et pourtant...
Partons, avant de rentrer dans le vif du sujet et de mettre en doute les différentes assertions politiciennes qui interdisent toute remise en cause de la monnaie unique, de relever que la longue période, disons des années 1960 aux années 1990 durant laquelle chaque pays européen disposait de sa devise n'a pas été, comme l'est celle de l'euro, synonyme de déclin, de chèreté des biens de consommation ou de l'immobilier, de déclin du niveau de vie qui induit, pour la première fois, le sentiment pour les générations futures de vivre moins bien que les générations précédentes et ce malgré des crises pétrolières ravageuses.

Ce qui est sinon tragi-comique au moins paradoxal est d'entendre les politiciens assistés d'experts inféodés à cette thèse, elle aussi unique que la monnaie, qu'il serait catastrophique pour les populations tout abandon de l'euro car, disent-ils, cela équivaudrait à une chute de la valeur de la monnaie redevenue nationale alors qu'en termes de parité, les mêmes réclament à tort et à travers une baisse de la valeur de l'euro, responsable, pour ceux-ci, de la distorsion de concurrence qui obère les chances d'exportation de produits européens ou renchérissent les factures d'importation.
Voilà bien un raisonnement politicien empreint d'idéologie qui affirme tout et son contraire avec la même conviction sans qu'apparemment, cela ne perturbe grand monde!.

De plus, si dévaluation devait se produire, cela ne ferait donc, au pire, que replacer la valeur des monnaies nationales aux parités approximatives qu'elles affichaient au moment de l'entrée en vigueur de l'euro et par conséquent, à rendre justement les entreprises nationales plus compétitives d'autant, et il faut faire preuve de beaucoup de malhonnêteté intellectuelle pour le nier, le commerce intra-européen et international mondialisé ne souffrirait d'aucune interruption...que du contraire car redynamisé par une saine concurrence des prix et des coûts enfin libérés et à des niveaux facilement ajustables sans qu'il soit obligatoire de se réfugier derrière l'argument, politiquement irresponsable et coupable mais si à propos, de règles et lois européennes qui interdisent tout ajustement national avec les débâcles et drames pour, justement, ces populations dont ces élus disent tellement se préoccuper.

Le drame pour les populations n'est pas dans une remise en cause de l'euro mais dans ce refus politicien de tout débat qui, une fois encore, risquerait de mettre en lumière leur méconnaissance dans les domaines financiers et économiques tant, de par leur formation, seule compte l'administration et que là, par contre, l'empilement, l'enchevêtrement voire la contradiction des lois et règlements est tel qu'un détricotage de ceux-ci en affole plus d'un.
Sans parler que bon nombre d'institutions (ex: 3! Parlements européens) ainsi que pléthore de fonctionnaires encartés, subventionnés et payés par ces citoyens qui, pour le coup mais surtout le coût, font soit preuve d'idiotie collective soit de résignement imbécile en règlant, sans broncher, toutes les dépenses justifiées ou non.
Bien évidemment, ce dernier constat n'est pas imputable qu'à l'adhésion à l'euro mais son utilisation idéologique à des fins expansionnistes d'une Europe qui, telle la grenouille désireuse d'être plus grosse que le boeuf, finira par exploser au détriment, une fois est coutume, de ceux-celles qui n'ont pas exigé la tenue d'un vrai débat de sortie organisée et maîtrisée de l'euro.

Politiciens: experts économiques?

Voilà bien un autre aspect de ce qui a causé et malheureusement continue de le faire, le déclin plus fort de certains pays par rapport à d'autres en ce que les politiciens censés maîtriser l'économie du pays n'y connaissent rien tant du fait de leur orientation universitaire ou de leur totale méconnaissance du management ne fut-ce que d'une épicerie!.
Et pourtant, on en trouve qui ne rate (malheureusement) pas une occasion d'alerter l'opinion et les marchés sur les difficultés, les choix de stratégie de telle ou telle entreprise privée sous le seul fait qu'ils sont ministres (provisoires mais ça, ils l'oublient).
Le pire, c'est que cela a pour conséquences que ces entreprises, qu'ils ont souvent par idéologie politique contraire du dirigeant ou affinités avec l'opposition du moment, subissent des pertes de parts de marchés ou de valeurs boursières importantes les mettant de fait dans la tourmente qu'avec plus de discrétion, elles auraient pu éviter au profit d'accords meilleurs y compris pour leurs salariés.
Si encore, ces "experts économiques" auto-proclamés manifestaient une certaine compétence pour gèrer les finances de l'Etat, on saurait leur pardonner cette nuisance verbale, mais malheureusement, au vu des résultats qui se chiffrent plutôt en déficits, force est de constater que leurs échecs sont aveuglants au point que même s'ils se disent toujours irresponsables de tout et, à tour de rôle, accusent les prédécesseurs, cela ne les empêche pas, et pour eux, c'est bien là l'essentiel, de se faire réélire toujours et toujours...!.

En prenant un peu de recul, on pourrait s'apercevoir de l'importance d'une classe moyenne vivace et faisant parfois à son corps défendant office de simple variable d'ajustement entre les deux extrêmes que sont les classes pauvres et les riches.
Symptomatique de constater que lorsque cette "zone tampon" fait défaut, on se retrouve assez vite à survivre pour la plupart dans une dictature ou un régime que l'on qualifie "politiquement correct oblige" de théocratie.
De même dans les démocraties européennes en déclin, une tentation nouvelle de réalimenter la lutte des classes se fait jour.
Ceci au détriment de la classe médiane, rarement en capacité de créer des troubles et autres mouvements sociaux dommageables pour le bon déroulement de la vie socio-économique, qui subit en premier lieu le poids essentiel des taxations censées aider les plus défavorisés et plus réellement à tenter de réduire les déficits considérables que les politiciens populistes ont laissé se creuser.
Et pour conclure via une certaine dose d'humour...quoique!.
La pression fiscale décidée par les dirigeants de pays européens confrontés aux dérapages budgétaires qu'une classe politique, aurait pu, dû éviter pour autant que celle-ci ne se préoccupât pas plus d'accéder aux pouvoirs et à ses privilèges qu'à la responsabilité minimale de bonne gestion finit par en dégoûter plus d'un qu'ils soient jeunes et entrepreneurs en devenir ou moins jeunes et entrepreneurs confirmés qui tentent l'aventure sous des cieux plus cléments et mieux gérés.
A noter que pour ces derniers, surtout s'ils sont "people", le pouvoir ne parle plus de libre circulation saine et européenne mais bien de "mauvais" citoyens profiteurs qui, ô horreur, se livrent à la bassesse de l'exil fiscal et sur lesquels le pouvoir démocratique exercera pressions, menaces et contrôles internes combinées à des compromis et autres transferts de dossiers fiscaux sinon refus d'accueil du pays par crainte, pour ce pays renégat, de perte de coopération politico-économique à l'échelon européen.

Vous cherchez des boucs-émissaires?:
Hors le monde politique du ou des partis au pouvoir, ils sont ou, en fonction des situations et des problèmes, peuvent être tous les autres.

 

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15/04/2014

Guerre froide: un arrière-goût de réchauffé!.

Ukraine,Crimée,Russie,Europe,USA.

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Ukraine-Russie: Cynisme et amnésie occidentales?.


Sans remonter aux invasions et colonisations menées par l'Occident qui ont valu aux populations conquises leur lot de massacres, soumissions, esclavages et pillages de ressources, on peut quand même éviter de répéter, sans réfléchir, ce que politiciens et médias nous assènent comme vérités "bibliques", à savoir que la Russie de ce "méchant" Poutine fait preuve d'ingérence intolérable en contrôlant la Crimée, région russophone qui, depuis son annexion offerte par Khrouchtchev en 1954, a toujours réclamé et obtenu en 1992 un droit à l'autonomie et qui, en négociation entre Ukraine et Russie est une base militaire importante pour cette dernière.
Parler de de négation des principes du droit international à l'inviolabilité des frontières lorsqu'il s'agit de pays hors influence-joug occidental mais considérer que le droit des peuples à l'autonomie, la sécession n'est louable que lorsque ceux-ci exprimeraient un désir plus ou moins manipulé de rejoindre les valeurs dites démocratiques n'est ni défendable ni très reluisant en termes d'équité et d'égalité des droits.
Qui a parlé du Kosovo?.
Et cette aspiration à la soi-disante liberté, au vu des résultats contraires, vaut aussi pour la Lybie, l'Irak, l'Afghanistan et probablement la Tunisie voire l'Egypte.

Alors, quand ce sont les "occidentaux" qui poussent des cris d'orfraie en fustigeant une tentative de maintien d'une influence non moins illégitime que celle qu'ils ont exercé à Kiev pour renverser ce, il est vrai, très incompétent pion russe de Ianoukovitch, on se devrait de poser la question, en tant que citoyen libre doté d'un minimum de discernement et ceci vaut aussi pour les médias, en principe objectifs et factuels, de savoir ce qui autorise tant de gesticulations et de communiqués offusqués de la part de politiciens occidentaux qui ont en commun d'avoir, non pas tenté de maintenir, stabiliser une situation dans une région, pays proche en frontières et en aspirations culturelles et politiques de par une histoire liée, commune, mais bien d'être, en ce qui concerne nos bisounours du politiquement correct, responsables de l'invasion militaire de pays dans des régions, sur des continents où, hormis par néo-colonialisme, ils n'ont rien à y faire surtout qu'en termes d'ingérence, le nombre de morts ou la dévastation matérielle et environnementale qu'ils laissent derrière eux, sans avoir d'ailleurs rien résolu!, devrait, a minima, les inciter à plus de modestie voire de discrétion à défaut de responsabilités!.
On pourrait aussi se demander en quoi un référendum exercé par des russophones majoritaires au sein d'une ex-province russe est moins conforme au droit international que la décision d'un pouvoir ukrainien auto-proclamé, non élu, issu d'un véritable coup d'état alors que constitutionnellement parlant, seul le président élu Ianoukovitch pourrait infirmer ou confirmer cette "sécession"!.
Mais ce dernier, certes à ne pas regretter, n'étant plus le bienvenu auprès des européens, son autorité n'est tout simplement plus à prendre en compte!.

Anecdotique mais aussi interpellant que d'entendre les véhémentes protestations d'associations de "défense des libertés" et autres politiciens en mal de visibilité à chaque provocation vulgaire et hystérique des Pussy Riot sur des sujets sans intérêt et dans le même temps de constater leur silence assourdissant au vu de certaines interpellations musclées, disproportionnées parfois, lors de manifestations citoyennes pour des sujets liés à la vie en famille, en commun ou sur des promesses politiques non tenues et des incessantes hausses d'impôts sans qu'il y ait, hormis dans les mots, une baisse des budgets de fonctionnement d'un appareil d'état libre et démocratique...

Expansionnisme européen

Au fil des élargissements plus conditionnés par des subventions, obtentions d'avantages financiers et commerciaux que d'adhésions idéologiques, politiques sans oublier la libre circulation moins des capitaux, déjà plus ou moins réelle, que des personnes qui permet aux uns de se "débarasser" de populations pauvres, d'ethnies non intégrées à la nation d'origine et aux autres d'accueillir, tant bien que mal, ces mêmes populations qui viennent la plupart du temps gonfler les listes d'attente en termes de droits à des avantages divers qui peuvent paraître pour les européens insuffisants alors que pour ceux qui les demandent, ils sont la garantie d'une vie nettement meilleure que s'ils étaient restés dans leurs villages, villes qui les ont vus naître.

L'idéologie euro-politique est particulièrement et si peu discrètement...orientée vers l'affaiblissement constant de l'ex-URSS devenu Russie.
Ceci, en faisant miroiter qu'au travers d'une image de vie plus libre, plus facile, un avenir meilleur est possible pour ces populations suffisamment instruites mais, il est vrai, soumises durant des décennies à des régimes idéologiques autoritaires pour ne pas dire dictatoriaux.
Là où cela devient quelque peu paradoxal, c'est que cette volonté européano-occidentale est aussi idéologique que celle qu'elle est censée combattre notamment lorsque celle-ci reste aveugle et sourde devant les exactions, emprisonnements politiques, privations de libertés essentielles ou régression des droits des femmes, p.ex en Turquie sous prétexte que cela contribue tant à l'encerclement de la Russie qu'à un supposé potentiel lien commercial et pacifié Orient-Occident.
Alors qu'en matière de continent européen, tant géographiquement que militairement en termes de puissance mondiale, le rapprochement en partenariat privilégié voire adhésion avec la Russie eût été essentiel et à conclure avec respect mutuel responsable plutôt que démonstration de mépris et critiques puériles de dirigeants qui, visiblement, ont fini par croire ce qu'ils disent surtout quand ils font le strict opposé de ce qu'ils imposent à d'autres et feignent de ne pas s'en rendre compte!.

Manichéisme et instrumentalisation

Par "charité", on évitera de copier ici les réponses voire insultes de ceux qui, en réponse à l'analyse INFOTOX pointant les interventions et massacres occidentaux tous "légitimes" à l'inverse de manoeuvres éhontées des russes et des chinois, eux aussi, souvent en proie aux critiques au moindre geste d'un moine tibétain, font remarquer que toutes les contributions aux libertés démocratiques, avec les résultats désastreux qui s'ensuivent, l'ont été à la suite de demandes faites par des rebelles, opposants aux régimes qui, après des décennies de bonne collaboration, ne plaisaient plus à l'Occident.
A ces tenants de la "légalité onusienne", on rappellera, ce n'est pourtant pas si ancien, que Ianoukovitch fut, en son temps, chaleureusement félicité par l'Union européenne pour son élection démocratique alors qu'en fait, l'Union y voyait surtout une première brêche dans le bloc russe.
Bien sûr, il ne devint dictateur que lorsqu'il se détourna de l'Europe pour demander à la Russie de lui venir en aide pour mater ces "rebelles" qui contestaient sa légitimité apparemment perdue, comme par hasard au moment où devant le chèque substantiel russe en regard de l'aumône européenne, l'Ukraine s'apprêtait à tourner le dos à l'Europe!.
Dans certains cas, ce genre de demandes liées au respect de la légitimité du pouvoir en place auraient suffi à d'autres pour intervenir au nom de la restauration du droit démocratique.
Soulignons simplement que l'attribution du label "démocratie" est l'apanage exclusif des puissances occidentales.

Imaginons un instant d'inverser les rôles et de se demander quelle aurait été la réaction occidentale si Ianoukovitch cette fois pro-européen avait été renversé par quelques milliers d'habitants "protégés" par des miliciens d'extrême-droite (qu'ils étaient) armés sur une place de la capitale ukrainienne mais cependant non représentative de toutes les régions de ce pays.
N'aurait-on pas alors protesté au sein des plus hautes instances de ce qu'il n'était pas légitime qu'un président élu démocratiquement soit ainsi chassé par une faction violente et extrêmiste récupérée par quelques "élites au moins aussi corrompues que les précédentes" qui se sont installés au pouvoir tout en promettant (sésame pour l'obtention de toute aide matérielle, financière européenne) de nouvelles élections libres!.

Pour les (ir)responsables européens, la Russie de Poutine est à la manoeuvre d'un plan diabolique de remembrement voire d'annexion de l'Ukraine et, en dépit de quelques rares reportages dans lesquels, images choisies, on peut entendre les craintes de citoyens ukrainiens essentiellement russophones que, bien vite, les médias mais surtout les politiciens occidentaux nous présentent non pas comme des manifestants qu'ils étaient face à Ianoukovitch mais comme des terroristes ou des miliciens russes face à ce qui n'est toujours qu'un pouvoir totalement illégitime.
Comment oser prétendre que l'Europe, adossée aux USA, n'est pas à l'origine de cette tension alors même que dans les faits, on rappellera que l'aide matérielle et financière en vue d'accords commerciaux était de l'ordre de centaines de millions assortis de conditions drastiques sous le précédent (et toujours seul élu) président alors qu'elle semble inconditionelle et illimitée en milliards d'euros pour ce régime provisoire actuel.
Comment, dès lors, s'étonner de la déstabilisation qui s'en suivit pour aboutir au chaos actuel dont, et cela aussi est plus que compréhensible, inquiète le voisin direct qu'est la Russie qui n'a pas vocation à devoir accepter sans réagir toute intégration, financièrement achetée, à la zone euro!.

Comparaison n'est pas raison mais notons aussi que la population en démocratie n'a droit de s'exprimer et d'imposer sa volonté que si celle-ci reflète les décisions de ses dirigeants certes élus qui se prévalent pourtant d'une écoute et d'un service aux citoyens presque sacerdotique...
Pour exemples de démocratie, on se rappelle des votes français (par 2 fois) opposés au Traité européen ou plus récemment les menaces de rétorsion économique et politique de l'Union européenne à l'encontre de la Suisse du fait d'une votation limitant le flux des étrangers.

Sauf à considérer, comme certains le font en Irak ou en Iran que d'un côté, il y a Satan et de l'autre des anges, à ceci près qu'on est toujours le Satan de quelqu'un et que celui-ci a la fâcheuse tendance à se placer systématiquement dans le camp opposé!.
Alors, un peu de subtilité dans les analyses politiques, un peu d'objectivité lors de la décortication d'excuses et d'arguments à tel ou tel mouvement purement géo-stratégique qui ne sont pas, contrairement à ce qui est toujours avançé comme seule justification bisounoursienne, le bien des peuples!.

En d'autres mots, que l'Occident veuille défendre, préserver ses intérêts, sa suprématie financière-économique contestée, rien n'est plus normal et même honorable, mais qu'il le fasse au seul nom de la défense des libertés démocratiques et l'aspiration légitime des populations à une vie meilleure revêt un caractère hypocrite, presque religieusement idéologique.

Mise au point et Conclusion

A ceux qui, à tort, pourraient assimiler cet article à de l'anti-occidentalisme ou américanisme primaire comme on peut en lire (enfin, si on aime les formules vides de sens, mal orthographiées) sur les forums ou réseaux sociaux qui, la plupart du temps, sont postées par des individus "issus de régimes autoritaires, théocratiques" mais, depuis, confortablement installés derrière leur écran pc ou tablette et à l'abri de toute privation de libertés comme ils l'encoureraient s'ils étaient encore résidents de seconde zone de ces pays dans lesquels, faut-il insister sur ce point, seuls les proches et/ou corrompus oligarchiques de ces régimes sont autorisés à faire fortune en moins de temps qu'il n'a fallu pour écrire ce sujet et à "blanchir" l'argent de ces détournements de fonds considérables bienvenus dans quelques régions sélectionnées de pays occidentaux qui, ici, font preuve de nettement moins de vigilance en termes de droits de l'homme, au moins le temps que ceux qui dépensent et investissent ne sont pas en opposition avec les dirigeants en place le temps des dictatures.
Finalement, on pourrait presque en conclure que pour les riches, moins le pouvoir est démocratique et plus vite leur fortune sera constituée et contrôlée alors que pour les pauvres, sans la protection des droits essentiels, le minimum de confort ne peut être garanti que par la démocratie et la meilleure preuve en est l'immigration galopante.
Regrettable, mais ce n'est pas le propos de cet article-ci, que les (pour ne pas dire: la) religions viennent perturber cet équilibre des droits et devoirs au sein même des démocraties laïques.

Alors, en conclusion, évitons le raisonnement simpliste et intellectuellement faussé par l'idéologie qu'en matière de droits internationaux, l'ingérence des uns n'est légitime que si celle-ci émane du seul "camp" occidental qui ne s'immiscerait dans les politiques des autres non pas au nom de la défense bien comprise de ses seuls intérêts mais, par pure charité (non chrétienne...), au nom des plus faibles, à condition que ceux-ci le soient exclusivement dans l'autre "camp"!.
Une fois de plus, il serait utile (on peut rêver!) que les citoyens qui, tous ne sont pas obligés d'être des idiots patentés guidés par des "élites" politiciennes, fassent comprendre à certains de ceux-ci que le temps où leurs décisions d'ingérence dictées par idéologie et non pas en raison d'analyse objective, impartiale des faits, est compté et que tout comme n'importe quel responsable de société privée, ils auront à assumer les conséquences néfastes, dommageables de toute erreur avérée due à un aveuglement collectif conséquent à une manipulation ou désinformation volontaire.

 

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15/12/2012

Et si les démocraties étaient totalitaires?.

 

Démocraties,Totalitarismes,Société,Politique,.

 

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Un pour tous ou Tous pour un?!.

Habituellement, il est dit que les démocraties protègent les droits et libertés des peuples alors que les régimes totalitaires en soulignent les devoirs et contraintes.
Dans l'absolu et pour l'essentiel, ceci a été globalement bien respecté jusqu'à ce que, mondialisation et surtout explosion des échanges d'informations en direct via Internet plutôt que par les seules sources des médias et pouvoirs nationaux, nous conduisent à nous interroger sur quelques manquements flagrants à ces fondements démocratiques lors de décisions politiques résolument autoritaires et dénuées de toute forme d'adhésion populaire voire à l'encontre ou en déni total de l'expression de celle-ci.
Est-il besoin d'évoquer le pouvoir hybride que représente la royauté issue d'un auto-déclaré droit divin et qui survit d'héritiers en héritières avec pour seule légitimité et souvent compétence d'être le rejeton de ces familles qui ressemblent de plus en plus à des personnages de cire façon Tussaud dénués de tout pouvoir et de toute parole tout en bénéficiant de cette générosité si populaire.
Ne dit-on pas: Sire, que votre cire est bien bonne?!.
Toujours est-il qu'en matière de longévité, ils sont incontestablement bien plus performants que les dictateurs.

Démocraties ou particraties?

La dérive non pas des continents mais des régimes dits démocratiques réside, semble t'il, dans le fait qu'ils sont de plus en plus aux mains de dirigeants de partis peu enclins à se régénérer et qui, d'élections en élections, se succèdent à eux-mêmes en veillant à toujours bien marteler, jusqu'au bourrage de crâne et à la caricature, les mêmes discours émaillés de slogans assez simplistes sans oublier les attributs vestimentaires et accessoires arborant les "bonnes" couleurs!.
Hormis le nombre de courants et tendances finalement assez proches qui peut donner l'illusion d'un choix possible aux mains des électeurs, ceci commence à ressembler à une première similitude avec le régime totalitaire dans lequel, par définition, un seul parti gouverne.

La politique: une mission, un sacerdoce.

A en entendre certains, la seule justification de leur parcours politique  est la préoccupation qu'ils ont à servir leurs concitoyens, à parler au nom de ceux (les plus faibles) qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer, etc...
Pour peu, on pourrait les considérer comme de véritables missionnaires délivrant la bonne parole aux malheureux pêcheurs ignares que nous sommes, le bénévolat en moins!.
La politique n'est ni plus ni moins qu'un métier lucratif fait de réseaux, d'entregent et de compromissions (euh pardon, de négociations) exercé par des individus qui ont choisi une voie assez sécurisée en termes de salaires, d'indemnités et de gratifications plus ou moins élevées en fonction de la puissance des partis pour lesquels ils travaillent.
Contrairement au reste de la population parmi laquelle ils semblent oublier que celle-ci compte nombre de personnes intelligentes, surdiplômées, les h/f bénéficient surtout, et c'est ce qui en fait aussi l'attrait, d'une impunité face aux responsabilités qu'entraîne quelquefois des décisions, lois prises par démagogie, manque de connaissance ou simple dogmatisme.
Si responsabilité flagrante est finalement admise, uniquement dans le cas où la personne n'est plus aux affaires ou qu'elle est renvoyée dans l'opposition, il peut arriver qu'exceptionnellement une enquête longue et difficile soit menée et que bien des années plus tard, si tant est qu'un jugement soit prononcé, gageons que celui-ci ne se prononce qu'à l'encontre d'un subalterne fidèle serviteur dudit politique dont la probité ne peut être remise en cause.
Cela ne vous fait pas penser à un autre point commun avec ces régimes dits totalitaires?!.

Oui mais, la démocratie, c'est le vote populaire.

Là encore, on peut commencer à se poser des questions lorsqu'au terme d'élections, et les partis et les candidats qui ont récolté le plus de voix ne sont ni élus ni représentés.
Cela se produit régulièrement aux élections locales, communales, régionales en Europe et cela est même arrivé aux Présidentielles US (épisode GW Bush).
Combien de fois, des coalitions contre-nature ont renversé la majorité passée ou sortie des urnes au mépris des votes populaires sans que cela choque outre-mesure ces chantres de la légitime représentativité!.
Mais une place rémunérée et les honneurs y adossés valent bien quelques aménagements avec la morale, non?.

De la même manière, on peut douter non seulement des compétences mais surtout de la capacité pour quelqu'un qui a fait tout son parcours au sein d'un parti, d'une doctrine, d'une vision radicalement opposée à l'autre ou aux autres opinions et idées de ce que par le miracle de l'accession au pouvoir il devienne subitement "universel" et ouvert aux besoins de ceux qui, par malheur, n'ont pas voté pour lui.
D'autant plus, si celui qu'on appellera Président a la possibilité de gouverner sans partage grâce à une majorité qui affiche couleurs et convictions communes car produites par le même parti.
Ne serait-ce pas là encore une forte ressemblance avec les régimes totalitaires?.

Que penser lorsque le droit de manifester se veut indiscutable lorsque les partis de gauche et leurs satellites, les syndicats, sont dans l'opposition alors qu'une fois au pouvoir, le président qualifie de ringarde, politisée, extrémiste une protestation sur un sujet de société censé concerner la nation entière, à savoir le mariage "pour tous" (plus politiquement correct que mariage "gay") et que l'autre manifestation qui refuse l'installation d'un aéroport à N-D des Landes se voit méprisé par ces mots présidentiels: "le droit de manifester, certes, mais la force reste au droit"! ou en termes plus explicites: Circulez, il n'y a rien à voir.
Le mépris pour la population atteint son paroxysme lorsque certains évoquent la non pertinence d'organiser des référendums sous prétexte que les gens (probablement trop idiots à leurs yeux) répondraient systématiquement à une question non posée ou qu'ils n'auraient pas compris la portée de la question...surtout si les sondages donnent une probabilité de rejet dudit projet soumis au référendum.
Et d'ailleurs, même en cas exceptionnel de référendum, rappelons-nous du traité européen, si le résultat n'est pas conforme à la volonté politique, on l'annule, on recommence et, au besoin, on légifère au mépris de cette consultation populaire.
Certes, les consultations dans les régimes totalitaires sont inexistants mais si, au final, les régimes démocratiques n'en ont cure, où est la différence sinon dans la prise de conscience par une partie importante de cette population de l'arrogance des dirigeants qui de plus en plus considèrent qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes et au maximum un cercle proche à l'instar des dictateurs tant honnis.
Ceci dit, et malheureusement sans le moindre poujadisme, on peut les excuser de tant de suffisance à estimer les capacités de réflexion intellectuelle plutôt minimales lorsqu'on comptabilise le nombre de dépassements de délais et budgets (pots-de-vin compris) enregistrés sur quantité de chantiers parfois utiles souvent somptuaires et quelquefois si inutiles qu'ils restent inachevés sans que cela ne provoque ni enquêtes, ni mises en cause ou recherches en responsabilité et que, cerise sur le gâteau, ces élus et leurs partis ne soient sanctionnés par l'électeur pavlovien qui se satisfait d'en parler au café du commerce mais qui, pour autant, ne modifie pas son vote.

Ingérence internationale de la démocratie.

Sous couvert d'émancipation des peuples, de leur besoin d'accéder aux privilèges de la démocratie, eux, pauvres malheureux qui sont restés sous domination de dictateurs dont les revirements d'alliances anti-occidentales nous ont subitement faits prendre conscience de leur cruauté envers ces peuples que nous ne connaissons pas mais qui sont devenus nos "amis", l'Occident déploie forces armées et suivant les cas tuent ces vilains exploiteurs afin de laisser le peuple enfin libre...de tomber sous le joug d'une forme de pouvoir encore plus radicale et sectaire parce qu'ethnique et religieuse.
Malheureusement pour l'anecdote, il est utile de rappeler aux Bisounours, victimes de la guerre des images manipulées qui a, par exemple, oublié et passé sous silence que le (faux) massacre de Timisoara en Roumanie a permis l'exécution de Ceausescu et de sa femme grâce aux corps sortis d'une morgue filmés avec force pleurs et indignation occidentale, que la population des "Printemps arabes" (sur)vivait mieux et avec plus de liberté notamment pour les femmes en termes de liberté de mouvement et de scolarisation ou qu'une certaine tolérance envers d'autres confessions ne les exposaient pas systématiquement à l'exode comme c'est le cas depuis que le vent de la soi-disante liberté démocratique y a soufflé!.
Alors que le choix entre dictature politique et dictature religieuse ne satisfait que ceux qui détiennent le pouvoir, on peut déplorer l'hypocrisie des "puissances" internationales qui feignent de croire au bénéfice, pour une population soumise, à ces bouleversements violents et destructeurs.  

Mais là, il ne faut plus trop en demander à nos valeurs d'ingérence démocratique car cela mettrait en lumière l'irresponsabilité en regard de l'Histoire de ces dirigeants, apprentis-sorciers qui finiront, une fois leur mandat achevé, par s'apercevoir qu'ils ont réussi à déstabiliser leurs propres pays en y important les conflits qu'ils ont activés dans des zones et régions qu'ils ne maîtrisent plus du tout.
Mais d'ici là, ils pourront toujours accuser leurs successeurs de laxisme et de manque de capacité à protéger leurs populations.
Alors quand certains ne se plaisent qu'à souligner, par exemple, le manque de démocratie de ce pouvoir chinois qui maltraite, entre autres, les tibétains qu'ils se disent d'une part que la Chine, historiquement a tué beaucoup moins de femmes, enfants, vieillards...que l'Occident colonisateur et interventionniste et que d'autre part, les tibétains sont factuellement plus victimes de la féodalité du pouvoir des moines qui veut préserver ses acquis et privilèges plutôt que de participer à l'ouverture au monde de la Chine.
Paradoxal de constater que ceux qui prônent l'intégration à marche aveugle et forcée de populations qui revendiquent peu ou prou le droit à une certaine autonomie soulignent que ceux qui y seraient réticents ne le sont que parce qu'ils rejettent ce qu'ils ne connaissent ou n'ont envie de connaître alors même qu'ils s'autorisent des jugements de valeur et de bonne gouvernance à un pays, proche première puissance mondiale avec une population de plus d'un milliard d'individus ce qui, sans la politique volontariste de planning familial serait encore bien plus importante et qui montre, en passant, le haut degré de responsabilité des dirigeants de ce pays.
Alors, messieurs, mesdames les politiciens "démocratiques", il serait temps de "balayer" devant votre porte car le tas d'immondices commence à devenir si imposant qu'il rend votre pouvoir assez opportunément...obscur, presque totalitaire, non?!.

Relation(s) Presse et Politique.

Commençons par le plus léger, quoique...
Lorsqu'il s'agit de rapports! privés en concernant l'irrésistible et régulier attrait entre une journaliste et un homme politique dont le point commun le plus visible est l'âge voire le charme inversement proportionnel de l'une vis-à vis de l'autre, on pourrait s'en amuser sauf que quelques secrets d'alcôve révélés ont généralement des effets désastreux tant sur la carrière politique personnelle que sur la crédibilité supposée de l'appareil politique en général...et ce n'est pas Petraüs qui le contredira!.
Plus sérieusement, l'essentiel de la différence entre les deux régimes tient à la diffusion et à l'accession de l'information avec schématiquement le régime totalitaire qui verrouille les canaux de diffusion et contrôle l'info via une chaîne d'état totalement soumise alors que les démocraties laissent la liberté de diffusion et de recherche de l'information à tous médias nationaux et étrangers sans oublier l'Internet et ses nouveaux moyens notamment les réseaux sociaux.
Et à ce propos, on peut commencer à s'interroger sur ce qui ressemble à une tentative de contrôle par de nouvelles mesures et lois, sous couvert bien entendu de protection de la vie privée des internautes, de la circulation et publication de photos, vidéos qui sont postées directement par des "témoins" directs de l'événement.
En cela, les pouvoirs politiques et même certains médias qui, sous certains aspects de proximité financière avec le pouvoir, ne verraient pas d'un mauvais oeil une restriction partielle voire une censure de ce formidable véhicule de libertés qu'est le Net qui aura, pour partie, déstabilisé tant les pouvoirs totalitaires que les pouvoirs démocratiques.

Sortez les piques, coupez les têtes...qui dépassent.

Au sens étymologique, la démocratie (née en Grèce) est-elle vraiment si différente dans son fonctionnement vis à vis d'une dictature car hormis que le choix des citoyens est la plupart du temps limité à deux partis (droite-gauche), ne faut-il pas s'inquiéter de cette tendance émanant essentiellement des partis de gauche notamment français qui par rareté du pouvoir (1789, 1981, 2012) ont appris tout la force que la désinformation et la répétition de thèmes simplistes pouvaient avoir sur le peuple au point que lorsqu'ils assument, à leur tour, la plus haute charge, leurs craintes de subir eux-mêmes des critiques acerbes, injustifiées, les conduisent, comme on le constate aujourd'hui, à tenter de museler tout qui se permet de contester leur politique.
A titre d'exemple, en quoi les incessants rappels, durant 5 ans, d'un dîner somme toute privé et bien compréhensible pour quelqu'un qui malgré quelques vicissitudes de parcours accède enfin à la présidence de la République, justifie t'il de devenir le thème de campagne central occultant toute analyse objective d'une situation économique et financière catastrophique?.
Et pourtant, c'est ce qu'a su faire la gauche et ses satellites habituels jusqu'à l'overdose médiatique et avec le résultat que l'on connait.
Alors, bien sûr, la "normalité" se voulait être un rempart contre des critiques liées à la forme qui ne surent résister longtemps au fond qui très vite se révéla délétère, insultant envers tous ceux, élus politiques, patrons, artistes, journalistes qui osent ne pas apprécier béatement toutes les mesures surtout quand celles-ci faisaient préalablement l'objet de mises en cause ou d'insultes quant à d'éventuels manquements cependant non avérés de patriotisme (fiscal) dont tout à coup la liberté de circulation des biens en des personnes garantie par les lois nationales et européennes, même aux clandestins, leur serait spécifiquement interdite, d'analyses journalistiques insuffisamment complaisante à l'égard de la pensée unique gouvernante ou de gestion non philanthropique des affaires et de sociétés en principe privées alors même que les principaux gaspillages budgétaires et dépenses somptuaires sont presqu'exclusivement l'oeuvre de l'état et des régions qui n'ont visiblement de compte à rendre à personne!.
Et si certaines mesures typiquement idéologiques  semblent improductives, contraires aux droits fondamentaux et/ou en concurrence avec celles en vigueur auprès de tous les autres pays européens, les dirigeants français, ne se remettant nullement en question, tentent d'imposer aux autres ces contraintes afin que les fausses bonnes mesures nationales puissent se maintenir, ce qui au sein d'une Europe non démocratique soumise aux lobbys et rapports de force nationaux ne pose généralement aucun problème.

Au final, la frontière entre ces types de régimes s'amenuisent même s'il reste évident que la vie individuelle reste, encore pour l'instant, plus libre et mieux protégée au sein des démocraties.

 

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