15/08/2011

Crise de la dette: Qui paie, s'appauvrit?!.

Crise,Finances,Dettes,Politique.

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Quelques dates:

2007: Bulles immobilières USA

2008: Faillites d'établissements financiers (Lehmann Brothers) et intervention des Etats.

2010: Crise de la dette publique Europe

2011: Crise de la dette publique USA.

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Cirque Politico-médiatique:

Quel spectacle affligeant de voir ces défilés de voitures desquelles sortent, bien cadrées, les "personnalités" politiques successivement accueillies par l'hôte(sse) de la réunion du jour et dont la première et souvent seule analyse factuelle, dont apparemment ils ne se lassent pas, consiste en un examen du temps qu'il font en pointant ostensiblement un doigt, un regard vers le ciel...
Il est vrai qu'au vu des événements économiques récents, leur compétence ne dépasse guère celle d'un Monsieur Météo!.

De plus, le ridicule n'ayant, malheureusement, jamais tué personne, on ne s'étonnera pas non plus qu'à l'issue de ce qui nous est rapporté comme d'âpres mais franches et constructives discussions desquelles aucun sujet n'a été évacué, un communiqué rassurant sera largement diffusé au bon peuple via des interventions télévisées destinées à convaincre chaque citoyen que c'est bien "son" leader qui a permis grâce à sa vision claire d'emporter le consensus final sans quoi les autres chercheraient encore la porte de sortie...
Lamentable, on vous dit.

Sauf que les marchés financiers et économiques ne sont pas tout à fait représentatifs d'une population prête à croire n'importe quel boniment et que depuis plusieurs années, il comprend qu'à lui seul, ce secteur ne pourra maintenir sa rentabilité si les Etats et leurs chers...dirigeants continuent à dépenser au travers de budgets démesurés voire inutiles souvent uniquement destinés à conserver leurs mandats électoraux rémunérateurs ainsi que les crédits aux partis qui en découlent.

Ce qui, au temps béni de la croissance pouvait passer sans trop de difficultés, finit par exploser lorsque celle-ci disparait et que chacun, s'arcboute sur "ses privilèges" économie parallèle et fraude comprise tout en relevant que comme le dit si bien l'adage populaire: On est jamais si bien servi que par soi-même et cela vaut pour les parlementaires qui semblent assez habiles pour réduire les avantages de chaque contribuable tout en omettant de s'y inclure!.

Europe, la vieille:

Ce continent, phare de l'humanité, a depuis longtemps cessé de rayonner et ne subsiste comme puissance secondaire que par sa consommation intérieure et son arrimage politique aux USA.

Et pourtant, certains continuent de donner des leçons de bonne conduite à l'extérieur alors qu'ils ne sont même pas capables de dépasser clochers et minarets pour achever une construction européenne qu'ils disent appeler de tous leurs voeux tout en insistant sur leurs particularités voire identités nationales.
Il n'est qu'à voir l'auto-satisfaction aveuglante des dirigeants de pays dont la note est encore? AAA face à ceux qui ne font plus partie de ce club.
Au lieu de mettre en oeuvre les mesures adéquates afin de conserver cette note, ils seront les premiers à stigmatiser l'irrationalité des marchés "si cupides" et de réclamer, au plus vite, une agence de notation européenne probablement plus conciliante, à l'image d'une BCE bridée, aux ordres des 27 dirigeants de l'UE.

Pour mémoire, l'idée européenne date de 1950 avec la création de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) qui comptait 6 pays: France, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg.
La CEE (Marché commun) est créé en 1957.
Et pendant que les h/f politiques ont glorifié la construction européenne sans jamais vouloir abandonner leurs prérogatives nationales voire régionales en ne traduisant dans leur droit national que les directives européennes qui ne les désavantagent pas laissant ainsi aux seuls acteurs économiques et financiers le soin d'en dessiner les contours avec en point d'orgue le passage à la monnaie unique: l'Euro (créé en 1999 et mis en circulation en 2002) dont une fois de plus, le volet politique essentiel à son bon fonctionnement international fait toujours défaut.
Dans la "crise de la dette" actuelle, force est de constater que malheureusement l'émission nécessaire d'euro-obligations ne se fait pas faute d'accord...politico-nationaliste électoral.
Et une longue liste d'aberrations de ce type bloque toute avancée réaliste vers une Europe fédérale qu'idéologiquement, les dirigeants nationalistes européens se refusent de calquer peu ou prou sur le seul modèle fédéral qui vaille: les Etats-Unis d'Amérique.

Mais alors, direz-vous, que devient l'idée européenne?
Probablement que la seule grande idée européenne date de 1787 lors de la Constitution des Etats Unis d'Amérique promue par des migrants européens d'un temps où la politique était affaire de gens le plus souvent désintéressés financièrement et doté d'une instruction largement supérieure à la moyenne de leurs concitoyens et en ce sens, contrairement à notre époque, où la politique est un métier relativement lucratif et accessible à n'importe qui, ce qui explique en partie que pour "caser" un grand nombre de fonctionnaires et parlementaires qui ne pouvaient être placés nationalement, on a créé non pas 1 mais 3 Parlements européens avec toute l'inefficacité et les coûts exorbitants induits sans parler des commissions et centaines de sous-commissions aux sujets variés et quelquefois fantaisistes payés par un certain con!tribuable...

Et le moteur franco-allemand tant vanté?
Une image valant plus que des mots, représentons-nous un vieux 2temps faisant certes beaucoup de bruit qu'on aurait mis sur un monstrueux camion à 27 roues toutes plus ou moins omnidirectionnelles avec en prime une marionnette tournante accrochée au rétroviseur en guise de Président.

Reste que, maigre consolation, tout en fustigeant les technocrates de Bruxelles, il se pourrait que l'Europe serve à faire passer dans les différents parlements nationaux des lois et restrictions impopulaires qui ne peuvent être prises par les gouvernements individuellement sous peine de sanction immédiate aux scrutins suivants.

 

 

USA, la fin et même plus les moyens:

Finalement, les attentats contre le WTC risque de devenir le symbole de la chute de la première puissance du XXè siècle qui refuse de le comprendre.

De la même manière, la dégradation de la note des USA par l'agence Standard & Poors dont on relèvera néanmoins que son analyse est entachée d'une erreur de 2000 milliards USD! conforte l'idée que l'Oncle Sam se fait, lui aussi, un peu vieux et que son entrée dans le XXIè siècle le fait trébucher.
Que le Président Obama doive affirmer lors d'une allocution soi-disant destinée à calmer les marchés, que les USA reste la première puissance encore et pour toujours! digne du triple A, relève plus de la méthode Coué que d'une analyse responsable et factuelle.

Le creusement du déficit fédéral américain est en grande partie due aux dépenses militaires, notamment sous GW Bush et sa "croisade" anti S. Hussein qui a été poursuivie par une présence aussi coûteuse qu'inutile en Irak de même qu'en Afghanistan avec pour double effet qu'aux yeux du monde, cette nation apparait comme super fragile plutôt que comme super puissance tant militairement que financièrement.

 

Chine éveillée:

Malgré des années de patience et de longue marche..., la Chine et ses habitants qui ne courbent plus l'échine... assume et assumera de plus en plus son rôle de seule superpuissance et ce ne sont pas les insidieuses remarques occidentales sur le Tibet qui la détourneront de son objectif d'autant qu'elle dispose de réserves financières inversement proportionnelles aux dettes des pays occidentaux.

Le communisme est mort, vive le communisme!

Libéraliser le secteur économique et financier au sein d'une politique stricte et centralisée pour la Chine alors que dans le même temps, l'Occident veut encadrer politiquement l'économie et la finance.
Promouvoir les compétences de chacun et les valoriser est la recette du communisme chinois à l'inverse du nouveau capitalisme social occidental dont on perçoit les faiblesses dues à une réglementation à l'emporte-pièce dictée par la survenance de crises pour lesquelles les compétences politiques sont inappropriées.

Alors que les subites bonnes âmes, qui s'empressent de souligner les manquements au droits de l'homme et au respect des règles de travail, tentent, ne fut-ce que par honnêteté intellectuelle, de convenir que la richesse des pays occidentaux s'est construite à une époque où "nos" règles de respect des droits étaient nettement moins favorables aux travailleurs de tous âges qui extrayaient les minerais, récoltaient le produit des champs, traçaient les routes...
Sauf à tenter de priver ces populations dites émergentes, dont on ne souligne jamais la fulgurante progression dans le mieux-être de chacun en quelques années seulement, des mêmes acquis dont nous serions curieusement les seuls privilégiés à pouvoir en jouir.

Conclusion:

Souvent présentés par les commentateurs et les "spécialistes" comme anticipants les crises, les marchés financiers ne le sont en réalité pas plus que Madame Irma ne lit dans sa boule de cristal.
Leur appréciation du marché ne tient que sur base des éléments publiés par les entreprises et les Etats en fonction d'éventuelles perspectives sujettes à révision constante en fonction des aléas conjoncturels...sans omettre qu'en temps de fluctuation importante à la baisse comme à la hausse, la rumeur non avérée démultiplie les effets pouvant conduire à un sentiment de panique irrationnelle jusqu'à temps que les esprits retrouvent sérénité et objectivité.

Quant aux conclusions plus politiques, celles-ci sont déjà présentes dans l'article lorsque l'on voit qu'hormis des déclarations d'intentions énergiques ou une constante mise en cause des autres acteurs qu'ils soient financiers et/ou économiques, aucune responsabilité n'est assumée par le monde politique qui "profite" des intervalles de calme voire de timides reprises sur les marchés ainsi que dans l'espoir d'une reprise mécanique de la croissance pour se replonger dans la seule tâche qui les motivent, à savoir le combat politicien mondialisé, lui aussi.
Alors, citoyens, votez pour eux car sans vous, ils sont perdus...car ils ne savent faire que ça!.

 

Article écrit par Pol et Mick.

 

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16/05/2011

Crise financière: A la prochaine!.

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Préambule...

Si, pour vous, la proposition d'Eric Cantona, ex-footballeur fortuné et nouveau philosophe, consistant à retirer son argent des banques afin de casser le système vous satisfait, il est inutile de perdre votre temps à lire les analyses et considérations réalistes qui suivent.

De même, considérer que des personnes comme Madoff ou Kerviel représentent la mentalité de tous les financiers alors que pour l'un, son diplôme de maître-nageur aurait dû alerter les clients quant au sérieux des offres de rentabilité hors normes qu'il représentait mais plutôt que de diaboliser les financiers en général, ne vaudrait-il pas mieux se pencher sur la cupidité et l'appât d'un gain facile de la part des personnes qui y ont souscrites! et que pour l'autre, un égo sur-dimensionné desservi par, ici aussi, une certaine faiblesse quant à la compétence a conduit cet individu à falsifier les chiffres et ainsi se comporter comme un fraudeur qui, en son for intérieur, connait ses limites mais n'en tient pas compte de manière à pouvoir vivre une vie à laquelle il sait ne pas avoir accès.

Mêmes causes, mêmes effets.

Comme toujours en pareille situation de désordre économico-financier, la première voire seule réaction des pouvoirs publics qui s'approprient facilement les succès imputables à des sociétés privés, indépendants et travailleurs en général tout en pointant résolument les fautes supposées mais aussi avérées de sociétés victimes de mauvaises gestions et restructurations mal finalisées voulues par des responsables dont la décision est trop tardive ou retardée par des conflits incessants avec des syndicats dont les délégués préfèrent par dogmes généraux et univoques et slogans (patrons, tous pourris) mettre en péril le devenir de l'ensemble du personnel plutôt que de tenter une approche mesurée, calibrée et ajustée à la situation particulière et provisoire qui aurait quelque chance de pérenniser l'activité.

Le personnel politique a, lui aussi, sa part de responsabilité lorsqu'au lieu de promouvoir l'activité en facilitant les implantations et expansions d'activité, il se plait à n'en taxer que les revenus de manière à combler les déficits budgétaires que, par populisme, il continue de creuser tant et plus sachant que la population ne sanctionne que modérément et très provisoirement les élus qui seraient pris en flagrant délit d'incompétence et/ou de commissions illicites sur des attributions de contrats et budgets.

Concentration des services, dilution des compétences.

La grande majorité des personnes trouvant assez pratique de n'avoir qu'un seul intermédiaire pour gérer ses dépôts numéraires, ses actions, obligations et ses assurances..., les institutions financières se sont progressivement intégrées jusqu'à ne plus former qu'un gigantesque groupe qui, forcément, cumule les risques tout en pouvant être aussi performant que des entités qui, dans le passé surtout, oeuvraient chacunes dans sa spécialité au mieux des intérêts bien compris de chacun.

Mais, tant dans le but de permettre à tous et surtout aux non initiés incapables d'enregistrer des pertes de profiter des avantages réservés à un public restreint mais averti et responsable des choix de placement risqué ou non que, dans le chef des banques omnipotentes qui, lobby oblige, ont cassé toutes les barrières de protection entourant cette segmentation d'activités afin de percevoir les rentrées et commissions allouées à ces marchés jusqu'au jour où la griserie engendrée par la tentation de maximiser les profits en dépit des risques bien connus leur fit perdre tout sens de la réalité économique réelle.

La crise immobilière en est un autre exemple et ce qui s'est produit aux Etats-Unis se produira immanquablement sur le continent européen.

Tous les pouvoirs politiques et financiers insistent sur les avantages presque l'obligation d'être propriétaire en accordant pour les uns des réductions d'impôt, pour les autres des facilités d'emprunt à des taux facticement bas qui permettent à tous, riches ou non, d'acquérir ce que d'aucuns appellent la maison de leurs rêves jusqu'au jour où celui-ci deviendra cauchemar, faute d'emplois, d'argent ou fin de la spéculation car la constante montée des prix ne repose plus que sur le sentiment que cela continuera de grimper ce qui est la base même de toute bulle juste avant qu'elle n'explose avec les conséquences visibles aux USA et comme toujours, aucune leçon n'en est tirée de ce côté-ci de l'océan...

Au lieu de cela, on assiste à des manifestations anti-système, anti-tout qui ne feront qu'aggraver la situation ce qui, au demeurant, va dans le sens de ceux qui, capitaux mondiaux en main, n'attendent que désespoir et débâcle pour appliquer des remèdes bien plus stricts que ceux proposés actuellement et en cela, on voit déjà que la Chine seule hyper puissance mondiale, détenant les capitaux américains s'engouffre à présent dans la zone euro avec des moyens financiers tels que le new deal sera une forme de nouveau colonialisme dont l'Afrique voit les premiers effets mais bientôt une partie de l'Europe sinon la totalité y sera soumis au grand dam des populations trop longtemps habituées au confort de la prospérité et d'un certain Etat-providence qui les aura empêchées de se remettre suffisamment tôt en question afin d'éviter cette tutelle sino-cynique dont on ne fustigera plus ou beaucoup moins alors les atteintes aux droits de l'homme...!.

Ne perdons pas de vue que la finance mondiale ne connait ni grèves, ni frontières et ne fait aucune différence entre régimes démocratiques et dictatures, seules l'efficacité et le rendement comptent et ce ne sont pas les "grands argentiers" du FMI, BCE, FED...qui  modifieront le cours des changes et des choses.

Par contre, re-segmenter les institutions financières en fonction des besoins et des spécificités de manière telle que la répartition des risques soient enfin mieux assurées doit impérativement devenir la priorité pour le monde politique pour autant qu'il veuille, lui aussi, sortir de ces invectives stériles à l'encontre des traders et financiers qui ne sont pas la cause mais la conséquence des carences du système capitaliste qui, soit dit en passant, est le seul à avoir permis à presque toute la population mondiale de progresser vers un standard de vie qui, jamais, n'a été atteint ni même approché par aucun autre système de gouvernance.

Les régimes communistes russes et chinois en sont les meilleurs exemples car depuis leur conversion au capitalisme, leurs populations respectives, maintenues jusqu'alors dans la pauvreté au profit d'une oligarchie ultra bien nantie, ont vu leur niveau de vie s'accroître comme jamais auparavant contrastant en cela avec les atermoiements d'une population occidentale trop longtemps préservée de ces régimes communistes, collectivistes et en avoir oublié les affres que ceux-ci infligent, exclusivement, au peuple (d'en bas!).

Politiques ni responsables, ni coupables.

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Parler et mettre systématiquement en cause la mondialisation ou s'en servir comme prétexte disculpant de toute action politique responsable est méconnaître le fait que celle-ci existe, au minimum, depuis Marco Polo!.
Les seules différences avec le passé sont celles qui ont trait aux volumes d'échanges financiers et commerciaux, au nombre d'intervenants dû à la presque surpopulation actuelle ainsi qu'aux moyens de communication ultra-rapides qui ne feront que s'accroître au fil du temps, augmentant ainsi le risque de crises futures qui ne se limiteront pas qu'à la sphère financière.

Alors, une fois de plus et comme toujours, les h/f politiques occidentaux mais surtout européens, qui n'agissent que sous l'émotion des événements et par souci de populisme électoraliste, feront tourner à plein le pouvoir législatif qui, de contraintes en règlements, finira par bloquer tout le système au grand bénéfice de ceux que l'on continue, à tort, d'appeler les pays émergents.

La communication politique, en matière d'enfumage des consciences critiques, fonctionne à merveille d'autant que la presse généraliste avide de scandales s'en fait largement l'écho à la différence d'une presse spécialisée au lectorat nettement moins nombreux et par conséquent, peu influent.

Que penser des h/f politiques qui, par idéologie, nationalisent (spolient) des sociétés privées au prix d'immenses déficits budgétaires ou d'autres, par électoralisme facile, creusent par des dépenses inconsidérées (militaires, aménagements et projets fastueux et souvent inutiles) un budget arrivant même en période de croissance à hypothéquer de nombreux et nécessaires dépenses pour des générations futures astreintes à rembourser ces dettes contractées par des ministres et présidents dont jamais un seul n'a été traduit devant la justice pour "mauvaise gestion" comme le sont des gestionnaires privés qui, hormis des escrocs, ont parfois non par choix mais par nécessité de sauver l'entreprise commis ne fût-ce qu'une erreur en plusieurs années...qui leur sera reprochée sur la place publique sur laquelle le peuple peut se réunir, piques en moins!.

Morituri te salutant...

Pendant ce temps, les directeurs des BCE, FED et autres s'évertuent, par le jeu des taux d'intérêts, à tenter de maintenir un semblant de stabilité monétaire afin d'atténuer les dérapages budgétaires récurrents de ces irresponsables politiciens qui, à l'abri de toute sanction pénale, continuent de plus belle à proposer de nouvelles dépenses destinées à satisfaire l'un ou l'autre électorat qui, comme dans la Rome antique, réclame et se contente de "pains et des jeux".

Et, comme dans l'arène de l'époque, il sera toujours temps de leur livrer quelques "mauvais" exemples de la société civile que le bon peuple se plaira à vilipender permettant aux pouvoirs politiques de se dédouaner de toutes les conséquences néfastes dues à l'un de leurs règlements, lois ou directives en focalisant l'attention des populations sur une cible facile, isolée et si bien à propos...

Autre article, même sujet: C'est la crise, profitons-en!.
Lien: Cliquez  ICI

 Article écrit par Pol et Mick.

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22/05/2009

Socialisme-Capitalisme: Aux grands maux...!

SocialismeCapitalismeLiberalisme

 

 

 

 

COMMUNISME.

 

En théorie: Système économico-social visant à supprimer la propriété privée pour la remplacer par une collectivisation des biens et moyens de production.

En pratique: Une oligarchie privilégiée entourant un pouvoir omnipotent provoquant un nivellement par le bas d'une presque totalité de la population vivant plutôt difficilement sans perspective d'améliorations substantielles du niveau de confort jugé "bourgeois" et le plus souvent limitée dans ses libertés tant de mouvement hors frontières ou zones d'influence que dans l'expression orale ou écrite de ses opinions.

En ces temps d'hyper-mondialisation, il faudrait être extra-terrestre pour ne jamais avoir eu la moindre information tant concernant les régimes communistes de l'ex Union Soviétique dont un assez récent ravalement de façade suite à la chute du Mur de Berlin n'aura libéré? que les pays autrefois satellites de ce géant politique dont la Russie reste peu ou prou la digne héritière notamment en matière de traitement des oppositions au régime (élu) actuel.

La situation des peuples subissant le système communiste qu'ils vivent en Asie ou en Amérique Latine ne semble guère plus enviable au vu des rares informations communiquées y compris en ce siècle de sur-information limitée, à l'évidence, aux pays dits démocratiques.

SOCIALISME.

 

En théorie: Répartition entre classes sociales visant à distribuer à un prolétariat massif et laborieux un niveau de vie suffisant.

En pratique: Si, essentiellement sur la finalité des idées, cette théorie rejoint le communisme, il faut remarquer que les tenants du socialisme, surtout implantés dans les pays démocratiques à gouvernance "libérale-capitaliste", avaient progressivement compris que pour étendre leur influence, le discours de collectivisation devait faire place à un argumentaire somme toute modéré baptisé social-démocrate mettant en exergue de manière raisonnée la qualité d'une gestion plus publique que privée sans toutefois remettre fondamentalement en cause les avantages de cette dernière.

Le dérapage ponctuel mais important de l'économie et de la finance "capitaliste", dont nous reviendrons sur les causes réelles, aura vite fait de réveiller les vieilles valeurs et recettes éculées d'un socialo-communisme trop longtemps obligé, au vu des campagnes et discours à l'emporte-pièce actuels, d'afficher un profil conciliant voire complice d'un système de gouvernance qu'il est censé combattre.

CAPITALISME.

 

En théorie: Fondé résolument sur la propriété des biens et des moyens de production tant dans la gestion que dans son utilisation réduisant l'Etat à une fonction également "privée" de la gestion de son patrimoine.

En pratique: A l'évidence ce système qui, depuis la création d'Etats généralement occidentaux jusqu'à voici peu de temps encore, a incontestablement permis de créer de la richesse tant individuelle que globale en propulsant la grande majorité de la population de ces Etats au devant des économies mondiales durant plusieurs siècles aura aussi montré ses limites en termes d'inégalités sociales surtout à la lumière des quelques impressionnantes "bulles financières" de ces dernières décennies.

A l'instar de son alter-ego communiste, un capitalisme à l'orthodoxie rigoureuse est contre-productif et finit tôt ou tard par s'auto-détruire tant un système, quel qu'il soit, poussé à son paroxysme confine à la caricature et à sa propre perte.

LIBERALISME.

 

En théorie: Société basée sur les libertés individuelles de mouvement, d'expression, de concurrence et d'un libre échange des biens tout en attribuant à l'Etat démocratiquement élu une fonction de contrôle voire de régulation ainsi que la défense de toutes les minorités.

En pratique: Globalement adoptée par l'ensemble des anciens et nouveaux pays d'Europe continentale, ce système oscille entre les différents systèmes en les autorisant ne fut-ce qu'en termes de représentativité politique et cette force est également sa faiblesse en ce que sa progression et son efficacité de gestion est constamment remise en question, dénigrée ou utilisée pour défendre ses propres anti-thèses dès le moindre ou sévère écueil dont il est plus la victime que l'auteur.

Sans les libertés accordées par ce système politique aux différentes oppositions, celles-ci, par essence, n'existeraient pas et nous indique que les différentes composantes socialistes ne sont efficientes qu'accolées au libéralisme sauf à ne tendre que vers des régimes totalitaires restrictifs et réfractaires à toutes velléités d'expressions individuelles.

QUID DE LA CRISE ACTUELLE (2008-09...?).

 

Essentiellement décrite, par les tenants et ténors de la "gauche", comme la conséquence d'une course effrénée aux seuls profits d'une minorité de "profiteurs financiers" au détriment de la majorité des "honnêtes" citoyens, utilisant en cela la finalité même des conséquences pour la population de régimes socialistes d'autrefois voire des régimes actuels hors Occident et forts de ce que les politiques de la "droite" peinent à expliquer et à résoudre de manière rapide, notons cependant que la culpabilité de ce crash est probablement moins économico-financière que politique.

Qui, actuellement se penche sur les dépenses des Etats qui lors de périodes propices aux économies budgétaires ont continué à dépenser en gigantesques travaux de prestige quelquefois tout simplement inutiles.

La crise vient des Etats-Unis nous dit-on... Et pour cause, lorsqu'une administration engloutit durant des années, au mépris de sa propre gestion économico-financière, des sommes gigantesques en une guerre contre des fantômes de terroristes ou en s'arrogeant le droit "divin" d'envahir un pays arabe dont la culture et/ou le régime ne sied pas ou plus à cette même administration et ce contre tout avis et protestations d'alliés, falsifiant grossièrement au passage, tant les rapports de dangerosité de son armement que les supposées menaces terroristes pour le "monde libre" !.

Tous ces coûts politiquement décidés ont contraint les gestionnaires économiques et surtout financiers à adapter au mieux et dans l'urgence leur politique de refinancement mettant ainsi, de facto, toute une population intérieure dans l'impossibilité d'honorer des financements par ailleurs complaisamment autorisés mais néanmoins viables sans ce brusque dérapage des finances publiques.

La suite, dans une économie globalisée aux liens si étroits que tout le monde est concerné sans que personne ne sache encore vraiment ce qui les relient, devait inévitablement déferlé dans toutes les régions du globe.

Et comme très souvent, les politiques "responsables mais pas coupables" et ce dans une belle unanimité de toutes tendances d'opinions, ont réussi à détourner l'attention des populations fragilisées, qui objectivement aurait dû se focaliser sur une gestion de leur part pour le moins dispendieuse et dont les organes de contrôles ont failli ou ad minima ont été ignorés, vers la mise sur place publique de quelques manipulations de financiers privés aux parachutes dorés certes importants et qu'à l'évidence une clause de contrat devrait annuler dans tous les cas de mauvaise gestion avérée.

CONCLUSION.

 

Que n'applique t'on aux acteurs politiques, dont la seule "légitimité publique" est le plus souvent due à un plan de carrière soutenu par un électorat peu critique quant à la réelle concrétisation de leurs multiples idées de campagne voire de la récurrente et nébuleuse confusion d'intérêts, les théories et règlements si judicieusement élaborés par ceux-ci mais destinés à être imposer aux autres acteurs financiers et économiques privés sur lesquels repose, in fine, toute la responsabilité objective de maintenir un niveau de vie acceptable par tous ... 

 

 

 

 

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09/12/2008

Nouveaux pauvres: Qui sont-ils vraiment?.

Pauvreté 

 

 

 

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Autre sujet de fin d'année 08, après:

Lien: "La crise financière, on nous aurait menti". : cliquez ICI

PAUVRETE: Comme un parfum d'indécence occidentale!

Lorsque l'on voit nos manifestations conduites par certains dirigeants syndicaux ou responsables politiques aux discours quelquefois empreints d'une démagogie toute hypocrite visant à ne trouver des "coupables" que dans le camp opposé et profitant d'un désarroi bien compréhensible de populations fragilisées par une mutation continue de nos économies affectant tant les outils de production que leur mode vie et de consommation, n'y a t-il pas quelque chose d'inapproprié voire indécent dans le choix de slogans liés à la pauvreté.

Sait-on encore ce que signifie vraiment être pauvre dans nos contrées européennes dans lesquelles tout individu dispose ou peut disposer pour un minimum d'implication personnelle de revenus réguliers voire "irréguliers" permettant pour la très grande majorité de circuler souvent seul au volant d'un véhicule cinq places et de disposer d'un logement équipé de toutes les commodités essentielles auxquelles s'ajoutent quantité de "futilités indispensables" comme: téléviseurs led grand écran, smartphones "à la pomme", enregistreurs dvd...sans lesquelles nos vies seraient si monotones que l'on risquerait de sombrer dans la dépression et de devoir consulter en urgence les médecins de l'hôpital de sa ville qui nous fourniront immédiatement un traitement adéquat contre les affres de cette impitoyable société "capitaliste" tandis que pour les "vrais pauvres" aux soins de santé plus qu'aléatoires, la simple survie tient au peu de choses qui généralement garnissent les poubelles de nos cités.

Rien d'étonnant, dès lors, que ces criantes différences largement diffusées contribuent à entretenir le mythe d'une facile opulence occidentale poussant les plus valides de ces "oubliés" de la planète à tenter de rejoindre coûte que coûte cet eldorado que nous méprisons quelquefois sans même que nous effleure le moindre sentiment de l'indécence que cela constitue au regard d'une situation mondiale qui ne nous préoccupe que lorsque celle-ci risque d'affecter notre microcosme occidental.

SDF et REFUGIES

L'analyse de ces deux groupes est souvent bien plus complexe que le simple décompte et relève généralement, pour les Sdf autrefois qualifiés de clochards, d'un parcours personnel fait de ruptures, décrochages matériels et psychologiques qui ne leur permet plus, au fil du temps, de se re-socialiser ni même, y compris en périodes d'hiver, de profiter d'hébergements provisoires aux règles minimales de vie en commun auxquelles ils ne peuvent plus se conformer.

Pour les réfugiés, il s'agit le plus souvent de quête d'une vie plus facile et surtout présentée comme plus rémunératrice par des circuits "mafieux" rentabilisant l'exportation humaine d'illégaux qualifiés de réfugiés dits économiques et qui, surpris par le décalage entre l'espoir et la réalité manifestent l'exigence du respect d'un contrat imaginaire dont ils sont les premiers dupés alors que dans le même temps, les organisations humanitaires sont tenues de confiner dans des camps sur place ceux qui pourraient réellement prétendre à la reconnaissance de réfugiés tant ils sont les victimes de guerres incessantes et qui, contrairement aux précédents, manquent de moyens financiers pour s'acheter le "pass" indispensable pour nos régions.

POUVOIR D'ACHAT: Faire payer les riches...

(Aux esprits simples, les slogans simples).

De nombreuses études de marketing ont démontré que ce sont, toutes proportions gardées, les populations les moins nanties mais virtuellement "enrichies" d'une multitude de cartes de débit qui dépensent le plus en biens de consommation courante et aussi qu'ils sont aussi les plus friands de toutes sortes d'équipements électroniques, gadgets automobiles (tuning),etc.

A telle enseigne que tous les plans de relance de la consommation concoctés par les pouvoirs politiques, toutes tendances confondues, proposent exclusivement des mesures dirigées vers les classes "défavorisées" non seulement par souci bien compris d'une plus grande équité sociale mais aussi parce que notoirement plus propices à dépenser que d'autres plus attirées par l'épargne.

Rappelons néanmoins, qu'hormis le culte de l'utopie égalitaire de certains irréfléchis consistant à prendre l'argent aux riches perçus comme nécessairement malhonnêtes et cupides pour le distribuer aux pauvres par définition irréprochables et courageux, conduirait à un nivellement vers le bas générateur d'appauvrissement global et à une totale désorganisation de l'économie sans commune mesure avec les crises financières qui perturbent le système économico-financier mondial, il serait utile de promouvoir plus de prises de responsabilités individuelles en encourageant par des mesures financières incitatives tout qui développe un projet viable ou qui tente de maintenir et/ou de développer une entreprise qu'elle soit petite, moyenne ou grosse tant locale que mondiale afin de garantir et de pérenniser pour d'autres le maintien de l'emploi.

Relevons aussi que le fait pour une entreprise d'engranger des bénéfices n'est nullement scandaleux ni répréhensible comme d'aucuns le laissent entendre et ce dans la mesure où il est entendu que ces montants assurent l'expansion de l'entreprise, la modernisation de son outil, l'engagement de personnel, une juste rétribution des actionnaires et du management pour autant que ce dernier justifie la capacité et l'occurrence de sa gestion sans quoi il devrait être désormais interdit pour quiconque assume des responsabilités de premier plan de prétendre à quelques émoluments complémentaires -type parachutes dorés- et ce tant dans le domaine privé que dans la sphère publique.

Hormis paradoxalement pour les principaux tenants du libéralisme économique que sont les USA dont les gigantesques dettes sont financées par d'autres Etats essentiellement asiatiques, n'oublions pas que l'économie de marchés repose sur la double équation et interdépendance nationale d'un équilibre précaire entre la dépense en matière de consommation qui soutient la production et une épargne suffisante permettant d'assurer les différents financements entre autres d'un Etat lui permettant ainsi d'emprunter aux meilleures conditions du marché avec un minimum de dépendance internationale.

Article écrit par Pol et Mick...

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08/10/2008

Crise financière: On nous aurait menti...?!.

 

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LA CRISE FINANCIERE

Difficile d'y échapper! tant les médias, après nous avoir seriné quotidiennement les mots-clés de la campagne présidentielle de N.Sarkozy concernant son action? sur le pouvoir d'achat, ont été obligés de changer de registre pour nous expliquer, via débats, reportages, témoignages, les origines d'une crise qui leur échappe totalement de par le fait même que les protagonistes, décrits comme étant les "coupables" de ce marasme digne mais non comparable à la crise de 1929, sont eux-mêmes "victimes" d'un effondrement imprévisible sauf que...

A tout bien considérer en partant du principe que les choses sont plus compréhensibles en les analysant avec une certain recul et que tant par les décisions politiques internationales que par les ajustements financiers au niveau des banques centrales qui, de manière concertée n'auront baissé leurs taux d'intérêt qu'en ces deux occasions, on notera une certaine similitude entre les discours alarmistes suite à un certain onze septembre et ce qui nous occupe aujourd'hui dans ce qu'elle oblige nos sociétés ébranlées à donner un blanc-seing à tout qui semble capable d'y donner une réponse urgente, ponctuelle et qui ne souffre ni de critiques ni même de débat contradictoire.

Dans ce domaine et surtout depuis les attentats sur le WTC, il faut avouer que l'administration Bush est passée maître en obtenant dans l'urgence des crédits et législations contraignantes pour nos libertés individuelles qu'il serait difficile voire impossible à obtenir en temps normal.

Notons que, tant dans l'invasion injustifiable de l'Irak (articles INFOTOX. Liste de Catégories: Politique Internationale) que dans le crash financier actuel, les intérêts de certains proches du pouvoir US ont considérablement augmenté.

FED or not...

Pour rappel, Ben Bernanke actuel président de la FED (banque centrale américaine) a régulièrement affirmé lors de son parcours financier que, tirant les leçons de la crise de 29 (sujet dont il avait fait sa thèse de fin d'études universitaires), la pire décision d'incompétence était de ne pas intervenir en cas de difficultés d'une banque promise à la faillite.

Et pourtant lorsque la banque Lehman Brothers en "délicatesse financière" depuis juillet 2008 demande l'aide de la FED, quelle réponse lui est donnée par le nouveau troubadour de l'interventionnisme bancaire?: No money !.

A l'inverse, lorsque le grand concurrent historique de Lehman Brothers, à savoir Goldman&Sachs, dont l'ancien patron se nomme...Henri Paulson, l'auteur du fameux plan de sauvetage des banques et proche des présidents (FED et US), est victime des mêmes difficultés, la FED intervient directement et on connait, pour l'instant!, la suite.

De là à y trouver malicieusement quelques soupçons de manoeuvres stratégiques similaires à celles qui ont permis de déclencher une guerre multi anti-terroristes par ailleurs vouée à l'échec avec pour preuve récente les appels à négocier avec les Talibans afghans ex-terroristes devenus subitement des patriotes démontrant, a minima, un certain cynisme dans ce que de gigantesques intérêts financiers alloués à une certaine oligarchie mondiale prévalent sur l'efficacité d'une gestion responsable d'une population manipulable à souhait.

L'EUROPE DU LOTO.

L'attitude européenne fut à nouveau exemplaire d'approximations et de tergiversations fidèles aux nationalismes retrouvés et égos surdimensionnés de certains déniant d'abord tout risque de contagion (syndrome de Tchernobyl) tant la solidité voire l'archaïsme du système bancaire européen était différent de celui des US puis ensuite se voulant rassurant malgré les constats de faillites avérées ou évitées par suite de nationalisation précipitée avec pour principales conséquences que des hommes politiques dont on appréciera les qualités de gestionnaires en matière de déficits budgétaires nationaux s'attribuent d'autorité les mandats et sans doute les rémunérations des financiers subitement tombés en disgrâce et aussitôt "lapidés" en place publique.

Cependant qu'en Europe, aucun plan n'est élaboré en concertation avec la supposée très indépendante BCE et que comme à l'accoutumée, on aura assisté à des réunions de G4, G7, G8, G?, tant et si bien qu'au final, il serait légitime de se demander à quoi bon élargir le cercle des pays membres de l'Union européenne si, un peu comme à l'instar de certains cercles privés, la seule contribution au débat, que certains membres "fondateurs" et auto-proclamés "puissants" laissent aux nouveaux membres, est le paiement de la cotisation annuelle.

Triste constat d'échec pour les pères fondateurs de l'Europe et même si son nom ne fait guère l'unanimité, l'histoire reconnaîtra probablement à V. Giscard d'Estaing le mérite d'avoir été le dernier à tenter l'érection d'une Europe politique qui, depuis un certain temps, ne ressemble plus guère qu'à un puzzle de nations incapables de soumettre le moindre projet commun avec pour conséquence, que le centre du pouvoir mondial s'éloigne toujours plus vers le continent asiatique en voie de surclasser les USA qui, malgré certains discours actuels, peut encore, de par un fonctionnement à crédit sur le reste du monde, espérer maintenir sa suprématie. Pour combien de temps encore?.

La constante dans le décrochage entre les politiques et les citoyens, c'est que pour la majorité d'entre ces derniers, leur intérêt pour la chose publique est faible voire inexistant et qu'en conséquence, le personnel politique dont les mandats dits provisoires sont pourtant confiés par la population et normalement destinés au service de celle-ci se mue progressivement pour beaucoup d'entre eux en plans de carrière avec connexions amicales et familiales tant et si bien que, in fine, c'est la population qui assure le service!.

Marchés  A L'OMBRE...

L'occasion était sans doute trop belle pour les pouvoirs politiques qui, en période récente mais résolument passée, ont refusé essentiellement par souci électoraliste de procéder aux indispensables réajustements budgétaires affaiblissant d'autant la croissance et d'à présent tenter de "profiter" de la crise actuelle pour occulter leurs propres responsabilités et d'ainsi stigmatiser la cupidité supposée des financiers dont les activités sur les marchés ne reflètent en réalité que l'enlisement dans une récession sensible des économies occidentales pour l'essentiel même si la mondialisation percolera au sein des différents continents.

Signalons au passage que le "sauvetage" des banques par nationalisation partielle et/ou totale est et sera, au vu des cours de bourse actuels, un excellent investissement à moyen terme pour des budgets nationaux lourdement déficitaires.

Affirmer comme on l'entend trop souvent que l'économie "virtuelle" (les marchés financiers) a tué l'économie réelle est faire preuve d'une malhonnêteté intellectuelle flagrante lorsque l'on sait que l'économie réelle soutient une activité boursière qui n'en est que le miroir grossissant.

Tout au plus peut-on déplorer que des indemnités de départ (golden parachutes) soient octroyés à des gestionnaires dont les résultats ne sont pas à la hauteur de leurs prétentions ni des attentes légitimes placées en leur capacité affichée à conduire des projets d'entreprise.

Les mandataires politiques qui, les premiers, ont souligné ce paradoxe ne seront certainement pas les derniers à appliquer à eux-mêmes ces louables et vertueux principes d'équité et de probité!.

 

Avec le monde en crise et au vu des politiciens irresponsables du passé, présent et avenir qui continuent à gouverner sans véritable vision à long terme et pour qui les fautes sont toujours imputables aux "autres", on peut, sans risque de se tromper, envisager des lendemains qui déchantent encore pour longtemps...du moins pour la population!.

written by: Pol et Mick...!.

 

 

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