01/02/2007

Sous les pavés, la plage...polluée.

 

mai

 

 

 

 

 

 

INTERDIT D'INTERDIRE (Mai 1968)

 

Un des slogans de Mai'68 visant à stigmatiser le manque de consultation et d'écoute des besoins et préoccupations du peuple par le pouvoir politique est-il toujours d'actualité ?.

A la fin des années '60, les manifestations initiées par les étudiants finiront par s'étendre à l'ensemble de la société tant en France qu'aux Usa où des protestations contre la guerre au Vietnam sont organisées mais aussi, de l'autre côté de ce que l'on appelait le "rideau de fer", en Tchécoslovaquie ( Printemps de Prague).

En France, ce mouvement mal compris par le général de Gaulle prendra une telle ampleur qu'il obligera celui-ci à dissoudre l'Assemblée Nationale et à provoquer de nouvelles élections.

Parmi les figures emblématiques de cet "épisode" de l'Histoire, le plus connu est sans conteste! Daniel Cohn-Bendit qui, de débats en conférences improvisées, harangue et galvanise les foules en exigeant plus de référendums et de consultations populaires de la part d'un pouvoir jugé vieillissant, suffisant et paternaliste.

 

EVOLUTION et REVOLUTION

 

Certains voient alors dans ce mouvement des ressurgences des idées révolutionnaires et tentent de s'opposer maladroitement à l'émergence d'un nouveau mode de vie avec le paradoxe que ce qui pouvait passer pour les prémices de la politique participative mise en avant par la candidate socialiste actuelle S Royal s'est mué en un puissant levier pour le développement d'une société de consommation. 

En effet, la fin des années '60 voyait arriver une nouvelle génération qui n'ayant eu à subir ni les affres ni les privations de deux guerres européennes successives voulait se donner les moyens de s'épanouir en profitant de ce que les avancées technologiques notamment en matière de communications et d'informations commencaient à offrir.

L'opposition idéologique Est-Ouest stabilisée par la peur d'un recours réciproque à l'arme nucléaire permettait aux individus de croire en un avenir prospère et plus libre tout au moins pour ceux qui évoluaient du "bon" côté de l'Europe.

Un anti-américanisme alimenté par la diffusion en direct du déroulement catastrophique de la guerre au Vietnam et renforcé par les décisions du général de Gaulle de doter la France de l'arme nucléaire sans oublier son refus d'intégrer l'Otan considérée comme une organisation dépendante des Usa aurait pu permettre d'envisager une construction européenne tant politique qu'économique.

Quarante ans plus tard, le bilan globalement positif laisse toutefois apparaître d'importantes lacunes. 

 

CIRCULEZ, IL N'Y A RIEN A VOIR 

 

En effet si sur le plan politique, il est incontestable que l'effondrement du bloc soviétique et de sa conception communiste autoritaire était souhaitable pour la majorité de ses ressortissants, on ne peut que regretter l'absence de clairvoyance de certains gouvernements occidentaux allant jusqu'à la démonstration d'une arrogance telle avec pour conséquence que ce qui n'était qu'un bastion "sympathique" du communisme sur le continent américain se voit maintenant entouré et conforté par nombre de ses voisins d'Amérique latine.

La guerre en Irak dont les raisons invoquées au départ ne correspondent en rien à la réalité ont considérablement accru les sentiments anti-américains qui ne se réduiront qu'au lendemain de la prochaine élection présidentielle.

Pour le citoyen, la garantie de sa liberté de mouvements individuelle est mise à rude épreuve lorsque l'on constate toutes les interdictions et autres règlements dont les derniers en rapport avec une supposée lutte anti-terroriste ne permettent plus d'affirmer que les plateaux des droits et devoirs sont toujours raisonnablement en équilibre.

Reste la liberté d'expression dont le succès des blogs est assurément un bel exemple pour autant que les propos restent confinés dans une certaine marge ne s'écartant pas trop de la "pensée unique".

 

ELECTIONS, PIEGE A CONS (Mai '68)

 

Le candidat UDF, F Bayrou pourrait reprendre à son compte ce slogan lancé en 1968 tant il vient de comprendre qu'explorer la voie entre les candidats S Royal et N Sarkozy, continuellement proclamés par toute la presse comme étant les seuls vainqueurs du premier tour, peut lui faire gagner quelques voix.

Les médias considèrent-ils que les électeurs sont incapables de comprendre plus de deux discours à chaque élection?.

Peut-on croire qu'un réveil citoyen de la conscience politique comme l'était celui de Mai'68 obligera nos médias à tenir compte de ce qu'une élection dans un pays démocratique ne se résume pas à la confiscation du débat entre les deux tenants des partis au pouvoir depuis quarante ans.

A VOTE.

 

 

 

Publié dans Politique: International | Lien permanent | Tags : actualite, infos, france, elections | |  Facebook | | | | Pin it! |

28/12/2006

Irak : Au jeu du Pendu !

 

imagesCAF7RLRY

 

 

 

Tout ça pour ça

 

Si l'on essaie de prendre un minimum de recul sur le jugement rendu par le nouveau tribunal irakien tout en sachant que seule l'Histoire le permettra, il apparaît que l'ex-président irakien S.Hussein aura été condamné à la pendaison par un pouvoir mis en place par des forces occupantes pour avoir cautionné l'assassinat, après un jugement expéditif, de 148 villageois accusés d'être les complices d'un attentat contre la vie du Président irakien.

Plusieurs organismes humanitaires ainsi que, timidement, quelques chefs d'états, ont protestés contre l'absence d'impartialité de l'ensemble de la procédure dont la sentence était écrite dès l'ouverture d'un "procès" et durant lequel les avocats de la défense ont singulièrement manqués d'arguments ou de talent.

 

Après avoir été sollicité pendant trente ans par tant de dirigeants mondiaux, totalement muets en regard des faits qu'ils nous présentent aujourd'hui comme particulièrement horribles, nous dirions que S Hussein est "victime" du délit de sale gueule subite!.

Dans une dernière lettre, il déclare être prêt à mourir pour l'Irak uni et aussi rejoindre d'autres martyrs.

A défaut de martyrs, nous avons glanés çi et là quelques grands hommes dont les exploits sont honnis ou glorifiés suivant que nous mettions en lumière tel ou tel fait de leur parcours.

 

NAPOLEON BONAPARTE, le dictateur.

Entre 1796 et 1814, ce "grand homme" aura mené une guerre permanente contre le monde en causant la perte d'environ 1700000 hommes.

Sa lutte contre les Jacobins ou les Royalistes dont le Duc d'Enghien fût une parmi de nombreuses victimes françaises.

Au final, la France était ruinée et son territoire réduit par rapport à l'époque du roi Louis XVI.

___

 

DE  GAULLE

 

De 1958 à 1961, lors de la guerre d'Algérie, le chiffre de 500 assassinats politiques ou supposés sont commis.

Selon un rapport du jeune Rocard M, plus de deux millions de civils sont déplacés dans des "camps de regroupement".

___

 

TRUMAN

 

Le 6 août 1945, ce président américain décide le larguage de la bombe atomique sur Hiroshima au Japon.

Le 9 août 1945, ce même président réitère et fait exploser une deuxième bombe sur Nagasaki.

Coût humain : Minimum 400000 morts.

_

 

KENNEDY

 

Bref rappel concernant la guerre du Vietnam qui aura causé la mort de plus de 2500000 civils et de gigantesques pertes parmi les soldats américains provoquant un syndrome au sein de la population américaine.

_______

 

BUSH

 

Suite à une invasion dont les justifications avançées pour la déclencher ne sont nullement avérées, les estimations en morts civils irakiens ne sont pas de 148 mais plutôt aux environs de 600000 en trois ans à peine.

En remplacant les mots "indiens" par "irakiens sunnites", on pourrait réactualiser la célèbre phrase prononcée en 1868 par le général P Sheridan lors du massacre de ces authentiques américains afin de leur voler les richesses contenues dans leurs terres, à savoir: Il n'y a de bons "indiens"que des "indiens"morts!.

Sans oublier que le nombre de morts américains est actuellement de près de 3000 et chaque jour qui passe voit ce nombre croître.

______

 

Notre propos n'est clairement pas d'excuser ou de justifier telles ou telles exactions commises par l'ancien pouvoir irakien ni de caricaturer l'un ou l'autre des dirigeants cités plus haut mais bien au contraire de relever que la notion de crimes contre l'humanité, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'actions envers "sa" propre population ,est par trop sujette à discussions et devrait impérativement être requalifiée afin d'éviter toute interprétation.

Nous avons sciemment pris des personnages politiques unaniment considérés comme n'étant pas des dictateurs et dont les noms se retrouvent sur quelques plaques de rue ou de monuments les honorants pour la plupart.

Cette liste n'étant pas exhaustive, on remarquera que le jugement de l'Histoire comme souligné en début d'article est souvent plus adéquat que la volonté évidente de certains dirigeants d'états de mettre fin à des régimes soudain devenus inutiles dans la géopolitique mondiale.

Dans un premier temps, l'opinion publique se contentera des habituels arguments liés aux bienfaits d'une démocratie néanmoins imposée par la force ou de subite et si tardive défense des droits de l'homme.

 

Plus que jamais, le recours exclusif au tribunal pénal international en cas de conflit impliquant des états étrangers devrait être obligatoire afin d'éviter toute suspicion légitime de pressions exercées sur l'autorité mise en place par l'occupant conduisant à l'éviction physique et à la mise à mort des représentants du régime vaincu.

 

Le jeu du pendu en valait-il la chandelle?.

____________________________________________________________

 

imagesCA3GCFID

 

 

 

 

S HUSSEIN, SOSIE D'UN DICTATEUR?

-----------------------------------------------------------

 

Ce 29/12/2006, l'ex-président irakien a été exécuté par pendaison.

 

Celui qui se faisait appeler Raïs, chef du parti Baas créé par un syrien chrétien et un syrien musulman et qui durant les années '70 avait permis à l'Irak de se développer en offrant la gratuité des cours pour les garcons et les filles mais aussi en redistribuant les terres autrefois confisquées aux paysans sans oublier la création d'endroits voués à la gloire de la culture artistique musulmane aura sous-estimé les enjeux politiques qui fluctuent en fonction d'intérêts régionaux dont il n'a pas su tenir compte.

Le premier différend qui l'isole dans sa volonté d'hégémoniser le monde arabe survient lorsqu'il veut, au départ de la création d'un Fonds finançé par les revenus du pétrole, aider les pays les plus pauvres de la région t qu'il essuie un refus catégorique des pays du Golfe.

Dans les années '80, la guerre Iran-Irak, largement tolérée par l'Occident, l'affaiblit encore au sein du monde arabe en constatant que son armée présentée comme surpuissante ne peut vaincre un pays largement affaibli par une répression violente et meurtrière pour ses ressortissants opposés à ce régime de terreur.

Le déclin est confirmé dans les années '90 avec l'invasion et le retrait justement forcé par la communauté internationale du Koweit.

L'évolution des influences et autres intérêts régionaux aboutira à sa condamnation définitive par les Etats-Unis qui, rappelons-le a justifié l'invasion de ce pays en affirmant, preuves!à l'appui, qu'il détenait quantités d'armes de destruction massive.

Les raisons humanitaires de défense des droits de l'homme et d'installation forçée d'une démocratie  n'interviendront qu'au vu de l'inexistence de telles armes tout en plongeant ce pays et ses habitants dans le chaos total d'une guerre civile et d'une probable partition en trois régions autonomes.

 

Que sont devenus les sosies?

--------------------------------------

Dans les jours qui précéderont la chute de Bagdad, on voyait fréquemment S.Hussein déambuler fièrement au milieu de la population.

Pour les officiels américains relayés par une presse complaisante auprès d'une opinion publique décidement prête à croire n'importe quoi , chacune de ces apparitions étaient l'oeuvre de sosies.

D'où notre question quelque peu ironique : as t-on rangé ces derniers avec les preuves concernant les supposés liens du régime destitué avec le terrorisme ou  encore les redoutables armes de destruction massive.

A moins que l'homme pendu n'ait été lui aussi un sosie!, ce qui expliquerait le soin avec lequel les américains gardait le détenu et qu'aucun des "ténors"des barreaux internationaux n'aient été autorisés à le défendre.

A cela,on ajoutera que l'ostentation peu commune chez S Hussein du Coran ainsi que le fait qu'il modifie son apparence pileuse plus représentative d'une ethnie à laquelle il n'appartenait pas pourra, un jour, alimenter de nouvelles rumeurs.

De l'arrestation humiliante d'un homme hagard comme drogué et hirsute dont la longueur de la barbe pouvait surprendre pour un dirigeant à l'apparence physique soignée à la pendaison en cercle fermé de laquelle on peut observer que pour une mort décrite "sur le coup ", son linceul porte des traces de sang!en passant par ce simulacre de procès expéditif, on retiendra qu'il valait sans nul doute mieux ne pas trop susciter de questions quant aux implications des uns et des autres dans les différents approvisionnements d'armes notamment chimiques utilisées par ce pouvoir autoritaire.

 

Toujours est-il qu'imposer une démocratie dont la dernière image de 2006 restera l'exécution par pendaison d'un homme dont le jugement est rendu par le tribunal mis en place par les forces occupantes fussent-elles les représentantes des plus puissantes démocraties libres de ce monde ne nous rassure guère.

 

 

 

 

Publié dans Politique: International | Lien permanent | Tags : international, irak, s hussein, politique, actualite | |  Facebook | | | | Pin it! |

04/11/2006

Russie, le retour.

 

politique,russie,europe,usa,actualite.

 

Russie, le come-back

Ce grand pays que la majorité des américains et des européens estiment revenu au rang de moyenne puissance du fait de l'éclatement de l'Union soviétique et dont la zone d'influence s'est considérablement réduite pourrait très prochainement nous surprendre par une "vitalité" subitement retrouvée.

Tel l'ours blessé, la Russie, après un mouvement de repli destiné à reconcentrer ses forces en affichant dans les années Gorbatchev et encore Ieltsine un profil plutôt conciliant, défend à nouveau des positions notamment en matière énergétique et minière digne d'un pays conscient de sa splendeur retrouvée.

 

Pour l'anecdote, à l'image du jeu d'échecs, rappelons-nous qu'en matière de stratégie, les russes n'ont à recevoir de leçons de personne.

 

Poutine vladimir, Président de la Fédération de Russie sait à merveille jouer la fermeté dans sa gestion des affaires intérieures en n'hésitant pas à écarter toute personne ou groupe susceptibles de compromettre les desseins parfois obscurs du maître du Kremlin.

A titre d'exemple, revenons sur l'arrestation arbitraire de Khodorowski et le procès qui revisitait les plus belles heures du régime totalitaire soviétique et qui permit le "placement" dans un goulag de Sibérie de celui dont les succès économiques trop voyants ont fait craindre à la présidence russe qu'il n'envisage une conquête politique du pouvoir suprême.

 

Profitant habilement de la dialectique américaine quant à la guerre contre le terrorisme, une répression sévère se poursuit en Tchéténie sans que cela ne suscite guère de reportages de la part de la presse internationale et ce n'est pas l'assassinat récent de la journaliste Politkovskaïa qui incitera les agences de presse à envoyer de nouveaux correspondants, d'autant que le sujet ne passionne guère.

Preuve que la Russie joue à présent un rôle de premier plan et qu'une bienveillante méfiance s'installe à nouveau est la remise par le Président français à Mr Poutine de la décoration de Grand Croix dans l'Ordre de la Légion d'Honneur.

 

Europe-Russie, une erreur de stratégie.

L'Europe, dépourvue de Constitution, après une rapide annexion des pays "satellites" de l'ex URSS s'incline résolument vers la Méditerranée en programmant une entrée future de la Turquie.

Après la chute du mur de Berlin, au moment où un rapprochement avec la Russie visant à une intégration eût été possible du fait de l'affaiblissement évident de ce pays, la politique européenne s'est déchirée entre la volonté de chacun de ses états de conserver un maximum d'autonomie de gestion nationale dans un monde globalisé et la manipulation habile des Etats-Unis qui,bien vite, ont compris le danger de voir émerger une entité que l'adhésion de la Russie aurait placé à la tête des super-puissances .

De ce point de vue, le coût économique exorbitant des dernières entrées dans l'Union européenne complété par l'antagonisme religieux et culturel que représentera l'entrée prochaine de la Turquie dont l'appartenance, ô hasard, à l'OTAN,organisme finançé et contrôlé par les USA achèvera l'impossibilité de gouverner efficacement ce puzzle d'états.

 

Conclusion

 

Une fois encore, l'absence d'une vision ambitieuse d'avenir a réussi à maintenir l'Europe au rang de puissance moyenne permettant au reste du monde dans lequel la Russie retrouvera, avec l'accord tacite des autres "maîtres du monde", un rang que nous aurions pu partager en sa compagnie au même titre que nous avions en commun avec ce pays un ensemble non négligeable de valeurs historiques et politiques sans oublier d'anciens liens familiaux bien plus évidents que ceux qui nous relient à la Turquie.

Il est peu probable qu'une telle opportunité ne se représente jamais.

 

 

 

Publié dans Politique: International | Lien permanent | Tags : politique, russie, europe, usa, actualite | |  Facebook | | | | Pin it! |

09/10/2006

Corée du Nord, pied de nez nucléaire!

 

actualite,international,guerre.

 

 

Dernières infos

La communauté internationale a rapidement condamné l'essai nucléaire de la Corée du Nord.

Les Etats Unis réclament une action immédiate.

 

Et maintenant,...

De vives inquiétudes en sévères mises en garde et autres ukases, la communauté vient de se ridiculiser une fois encore en mettant en évidence les limites des moyens à disposition de l'ONU.

Que ce soit en Iran ou en Corée du Nord, ce type d'injonctions n'impressionnent guère et les échecs mis en lumière par les attitudes de ces pays auxquels s'apparentent de manière toutefois plus pacifique certains pays dits non alignés contribuent à l'émergence d'un mouvement désuni mais rebelle susceptible de bousculer l'ordre mondial établi et maintenu à force de pressions économiques et politiques.

 

Les dernières "maladresses occidentales" qui, au mépris de l'évidence d'un rapide et grossier montage de preuves à l'encontre de l'Irak permettant aux Etats Unis en compagnie de quelques autres états plus ou moins intéressés au dépeçage d'un état dont le régime subitement devenu infréquentable devait être exterminé, ont mis en évidence la nécessité pour des pays à régime autoritaire et potentiellement infiniment plus dangereux pour la stabilité internationale de se doter de l'arme ultime, à savoir l'arme nucléaire seule garante d'autonomie.

 

La communauté internationale et plus particulièrement l'Occident, à l'image d'un géant aux pieds d'argile, pourra t-elle longtemps encore tenir un double langage qui se satisfait pour les uns dotés de réactions imprévisibles d'une suite de réunions internationales stériles qui ne ralentissent en rien la course à l'équipement nucléaire et pour les autres plus vulnérables en terme de rétorsions militaires ou économiques de subir les visées géopolitiques hasardeuses.

 

La mise en évidence d'une politique extérieure internationale simpliste et de l'iniquité avec laquelle des gouvernements occidentaux agissent ne pourra qu'accentuer le risque de confrontation majeure de laquelle nous pourrions sortir très meurtris.

Il reste à espérer que quelques élections futures permettront d'entrevoir une mise en place de politiques où les actes seront mieux en accord avec les paroles et que dans l'intervalle les dégâts provoqués par des décisions peu réfléchies ne s'avèreront pas irrémédiables.

 

Tous les champignons ne sont pas comestibles....!

 

Publié dans Politique: International | Lien permanent | Tags : actualite, international, guerre | |  Facebook | | | | Pin it! |

31/08/2006

Guerre contre le terrorisme.

 

 

irak

 

 

 .

 

 

De ce début du XXI siècle, cette action restera sans doute un exemple de lamentable erreur de stratégie géopolitique.

Hormis quelques retombées financières de courte durée, nous en subissons quotidiennement les effets pervers.

En quelques temps,nous avons réussi! à fédérer des groupuscules dont les actes de violence étaient locaux et moins nombreux en un mouvement mondial sous la bannière de guerre sainte.

Cela combiné avec l'effet dévastateur pour l'équilibre régional du Moyen-Orient qu'a été notre incapacité à soutenir les régimes laîques ou religieux modérés sunnites (Irak, Liban, Iran au temps du Chah) au profit de régimes religieux chiites dont l'Iran se révèle le plus emblèmatique. 

Si certains dirigeants avaient appliqués à l'Iran les arguments et preuves (dont aucunes ne sont avérées) qui ont servis de déclencheur à l'invasion de l'Irak, on peut se poser des questions sur la décision passée.

 

s hussein

 

 

 .

 

 

Toujours est-il que l'aveuglement occidental permet le développement d'un mouvement international musulman chiite dominant la région du Moyen-Orient et entraînant un discours iranien décriant nos valeurs de libertés qui suscite certaines "vocations" de bombes humaines sur notre continent.

Nos sociétés endormies par une indéniable qualité de vie ne sont plus enclines à des confrontations idéologiques jugées dépassées.

Notre faiblesse est de croire qu'en apportant de l'aide humanitaire et financière massive, y compris dans des régions dans lesquelles notre "impérialisme arrogant" nous a rendus impopulaires, nous permettra de rétablir des relations souvent profondément détériorées.

Rappelons-nous qu'aucun modèle de civilisation n'est éternel et gardons en mémoire que les Grecs, Romains et autres Perses l'ont compris trop tard. 

Publié dans Politique: International | Lien permanent | Tags : politique, terrorisme, guerre | |  Facebook | | | | Pin it! |