16/04/2012

Pouvoirs publics contre libertés privées.

Pouvoirs publics,budgets,argent,comissions.

La politique et les travaux publics.

En matière de travaux publics, l'Etat et ses différents pouvoirs arrivent rarement à terminer un chantier tant dans les délais prévus que dans l'enveloppe budgétée.
Sans parler des chantiers, qui débutent mais ne se finissent jamais ou qui enfin terminés sont obsolètes, inutilisables ou bien connus sous le nom des GTI ou grands travaux inutiles: (hôpitaux, aéroports, centres administratifs, bureaux de police, casernes de pompiers...).
Ces dépassements de budgets et de délais quoique très souvent systématiques n'interpellent pas vraiment les citoyens, pourtant principaux contributeurs!, sur de possibles, probables et discrets "petits arrangements" entre amis séduits par un bonus facile car garantis par une totale absence de contrôle interne couplée à une communication externe bien verrouillée.

A l'inverse, une conduite des affaires privées calquée sur le mode public serait rapidement sanctionnée par un strict contrôle des administrations publiques et se conclurait par des amendes sévères, emprisonnement des responsables et conduirait ces sociétés à une faillite certaine.

 

La politique et la gestion du patrimoine immobilier.

Là aussi, évitons de parler du coût parfois exorbitant du maintien de bâtiments et d'ouvrages dits d'intérêt public et pour lesquels bizarrement le public, lui, n'a aucun intérêt pour nous concentrer sur une polémique qui pointe le bout de son nez...à savoir les logements vides.

Remarquons ici, comme toujours, l'indignation feinte mais appuyée des associations qui n'ont d'apolitiques que le nom pour le parc immobilier privé mal entretenu voire insalubre ou pire inoccupé.
Et de mettre en place, des nouveaux règlements assortis comme il se doit d'amendes lourdes, d'astreintes importantes (en ces temps de crise, il n'y a pas de petits profits) pour les propriétaires privés qui ne se mettraient pas rapidement en ordre au regard de la loi nouvelle.

Et pendant ce temps...que fait l'Etat, acteur oublié dans les griefs de la honte des associations de locataires, pour son propre patrimoine immobilier à l'abandon, vide et souvent chauffé hiver comme été! pour venir en aide, ne fut-ce qu'au titre de sa fonction première qui est de veiller au bien-être de sa population non seulement par humanité mais aussi par souci de gestion efficace?.
Poser la question, c'est (souvent) y répondre.

Politique carcérale.

Touchant à la fois le paragraphe de la gestion du patrimoine immobilier et celui (au bas de l'article) des libertés, la politique carcérale pour laquelle on voit les limites d'un discours qui veut que, par manque de places disponibles, certains auteurs de délits ne soient pas incarcérés ou qu'en amont, les juges statuent sur des peines ne nécessitant pas d'emprisonnement.
Oscillant entre justice de classe et déni de justice, on a récemment condamné?! des individus à des peines d'intérêt général pour des conduites en état d'ébriété ayant causé la mort de piétons, cyclistes avec circonstance aggravante du délit de fuite après l'accident.
Parmi ces délinquants, leurs qualités d'élus ou de médecins n'en font ni un exemple de probité ni une manifestation minimale et attendue de tous d'aide à personnes en danger.
A l'inverse, qui ne connait une personne qui pour des délits mineurs et simplement matériels a fait un séjour en prison.

Alors qu'en matière d'incarcération et d'égale justice pour tous, seuls les délits avec atteintes directes aux personnes (coups, viols, meurtres) ou indirectes (dealers de trafics divers touchant aux substances illicites et personnes humaines prostituées) devraient se voir infliger des peines de prison substantielles bien connues de tous.
Toute autre délit concernant les biens (spoliations, vols) feraient l'objet d'indemnisations sonnantes et trébuchantes suivant un multiple du préjudice subi et en cas de défaut de réparation pécuniaire, ceci uniquement pour les délits n'ayant pas touché à l'intégrité des personnes, un bracelet électronique serait privilégié.
Sur base d'un principe simple de protection de la société voulant que seules les personnes nuisibles à la vie d'autrui devraient être mises à l'écart.

Non seulement, cela éviterait tout surpeuplement, excuses pour ne pas incarcérer mais aussi cela réserverait les places et cellules aux seuls vrais délinquants qui bien avant de commettre leurs forfaits en connaîtraient le prix.
Paradoxe d'être immédiatement criminalisé et de devoir payer des amendes de roulage, stationnement stipulées dans la loi mais de pouvoir blesser et/ou tuer en bénéficiant de circonstances favorables quelquefois liées à un certain statut social politique ou à la réputation d'un avocat jusqu'à l'obtention de la relaxe au grand dam des victimes et de leurs proches.

La politique et la finance.

Peut-être que l'hypocrisie est encore la plus flagrante dans ce domaine d'autant que les crises récentes ont permis à la politique de reprendre le pouvoir sur la finance, en dépit de ce qu'ils veulent (et arrivent) à faire croire à une population occidentale encore persuadée d'être le centre du monde.
Faut-il être particulièrement habile ou machiavélique pour accuser les banques, les traders, les agences de notation...comme responsables des déficits publics, alors même que la crise en zone euro est en grande partie due à l'intégration (par exemple de la Grèce) ou de pays aux finances douteuses et bien connues des dirigeants européens tant à l'époque que tout au long de la soi-disante construction européenne sauf à considérer, et ceci serait bien pire encore, que ces dirigeants seraient d'une irresponsabilité telle que seul le bouclier de l'impunité a pu les conduire à de tels manquements.
Idem dans leurs accusations envers une finance privée débridée qui tout au long des années, y compris en temps de croissance, a permis aux dirigeants politiques, via des prêts évidemment soumis aux intérêts du marché, de dépenser sans compter dans des budgets et travaux dont tous n'étaient pas, loin s'en faut (lire plus haut), essentiels mais satisfaisaient soit l'égo particratique de l'élu local, soit les seuls intérêts de certains lobbys puissants.
Et l'Europe, avide de taxes nouvelles sur les patrimoines et sociétés privées, d'exposer sans honte l'érection, le maintien, l'entretien à grands frais de 3 sièges Parlements européens dans lesquels fourmillent une quantité de fonctionnaires, d'élus qui de sessions en sessions déménagent avec armes et bagages entre les 3 villes sans que le gaspillage de ces déplacements ou le défaut d'efficacité n'interpelle qui que ce soit. (Pour rappel: coût minimum évalué: 2600 euros par européen et par an).

Que les agences de notations dégradent tout pays non européen, en ce compris les USA, n'a ému aucun des membres de la zone euro mais que celles-ci, suite aux atermoiements européens à résoudre à coût réduit et donc immédiatement la crise de la Grèce en évitant dès lors l'effet domino finissent, honte suprême, par inciter une des agences à dégrader la note française, voilà qui n'est pas tolérable!.
Et par conséquent, si le thermomètre des médecins n'indique plus la température souhaitée, il ne faut pas se poser la question de savoir d'où vient la fièvre ni comment la combattre avant que tout le corps ne soit malade mais bien plus facile est la mise à la poubelle de ce thermomètre afin de le remplacer par un plus conforme à ce qu'on souhaite!.
D'où l'idée saugrenue mais politiquement indispensable de créer une Agence européenne nettement plus complaisante sinon pourquoi la créeraient-ils, sauf à ce que les citoyens n'en viennent à se poser la question de la bonne gouvernance et des culpabilités de politiciens qui, par idéologie, ont intégré un certain nombre de pays incapables à terme de résister à cette marche forcée de l'Union européenne soumise au dieu Euromark.
Alors la rage taxatoire (particulier, société, Tobin...) peut enfin se libérer et les gouvernants dont les caisses des Etats sont percées, à force de leurs dépenses somptuaires et irresponsables, vont pouvoir, sous couvert de justice sociale, les remplir...afin de mieux les vider en un temps dont le Guinness book sera témoin.

L'autre débat qui se fait jour (grâce) à la crise financière est celui concernant les émoluments des patrons publics et qui fait débat jusqu'à la remise en question des salaires des patrons privés.
Tandis que pour les cumuls et salaires des élus politiques voire syndicaux, on aurait tendance à nous dire: Circulez, il n'y a rien à voir.
La garantie de l'emploi n'est assurée pour aucuns des patrons tant publics que privés alors que celle-ci est quelque peu plus aisée pour le personnel politique avec la différence essentielle et qui peut justifier une prime substantielle que la responsabilité, la gestion et les résultats sont reprochables et condamnables presqu'exclusivement pour le personnel non encarté politiquement.
Ceci étant posé, il faut résolument interdire toute attribution de bonus, primes de départ aux administrateurs privés ou publics dont les piètres performances ont eu pour résultat que l'entreprise qu'ils manageaient est en quasi faillite.

La politique et la politique.

Tout est affaire de slogans et de scores particratiques, d'ascension personnelle, et de convictions forgées au graphique des sondages d'opinion de manière à récolter un maximum de suffrages quitte à renier ses convictions profondes ce que prouvent, Internet oblige, les juxtapositions de déclarations tonitruantes mais surtout contradictoires en un laps de temps que même l'absence de mémoire ne saurait justifier.

L'instrumentalisation des sujets aux seules fins de propagande est à ce point cynique que déclarer le contraire de ce qu'on a dit la veille n'étonne plus personne.
Un parmi les trop nombreux exemples sur ce sujet est notamment celui qui concerne la vente à l'insu de notre non plein gré de la viande halal et/ou casher.
Que ce soit le FN et marine Le Pen qui en parle aura suffit à clore un débat alors même que la question sanitaire aurait dû s'en emparer comme l'avait souligné, entre autres, l'association des consommateurs CLCV dès 2008!!.
Lien CLCV: http://www.youtube.com/watch?v=bLUsnUpmKLA  

N'y a t'il pas à réfléchir sur l'opportunité de savoir de quel type d'abattage provient la viande lorsque l'on apprend que l'épidémie de la bactérie E.Coli est plus que probablement due à un abattage, qui pour des raisons religieuses assurément mais surtout financières, ne permet pas la ligature de l'oesophage seule garantie par l'étourdissement préalable!.
Cela rend les discours d'élus politiques, main sur le coeur, opposés à la "malbouffe" quelque peu abscons sinon suspects de partialité...quant à heurter la partie la plus revendicatrice d'un électorat (encore) majoritairement facile à convaincre.
D'autant que ces grandes chaînes de restauration rapide sont facilement identifiables et suffisamment bénéficiaires pour les inciter à en laisser une partie au titre de "dédommagements" mais que par ailleurs, aucune alerte n'est faite concernant les Kebab, Döner et autres sandwicheries à l'hygiène plus que douteuse...

Une remarque identique en ce qui concerne les critiques envers les grandes chaînes de distribution coupables de tous les dérapages de prix, de qualité moindre des aliments proposés voire, là aussi, d'hygiène et de conservation quand on insinue pas des pratiques récurrentes de falsification d'étiquettes et de dates de péremption.
Etant sous-entendu que les petits commerçants et maraîchers qui transportent les aliments invendus de marchés en marchés exposés à tous vents, changements de température, hygiènes des chalands et des vendeurs etc... offrent une qualité des produits sans comparaison possible ou autorisée?!.
Article sur ce sujet:  Le "vrai" goût du frais. Cliquez  ICI

En matière de politique économique et industrielle, le manque de vision des politiciens européens conduit à une désindustrialisation dramatique qui met l'Europe en dépendance totale du reste du monde.
A chaque fermeture d'industries, le politicien national fustige le patronat qu'il soit national ou non, les pays dits émergents et autres boucs émissaires sans jamais qu'ils se posent la question de leurs seules responsabilités à ne jamais avoir ni anticipé ni stoppé cette désertification en adoptant des plans d'incitation et de développement des entreprises protégées tant au niveau national qu'européen par des mesures visant à réduire via des ajustements de taxes à l'importation l'avantage compétitif exorbitant que seule l'Europe offre au reste du monde.

La Politique et les libertés.

Quand, dans la deuxième moitié du XXè siècle, la politique s'est concentrée sur ses enjeux essentiellement politiques de refonte des Etats détruits par les conflits de la première moitié du XXè siècle, l'Europe a connu prospérité, confiance en l'avenir et progrès avec pour principe premier de laisser à chacun le soin de vivre et d'entreprendre librement ou au mieux du régime est ou ouest qui le gouvernait et dans un respect équilibré mais discret des religions du moins pour les pays non musulmans.
L'idéologie nazie prônant la supériorité d'une race envers toutes les autres avait permis de se prémunir, au moins jusqu'au début du XXIè siècle, de toute résurgence de règles de vie dictée par une quelconque idéologie auxquelles se soumettre.
Alors que dire, lorsque les bisounours de la politique aménagent les lois démocratiques de façon à ne pas déplaire à telle ou telle communauté qui, sinon se considère au nom des libertés, comme discriminée, stigmatisée (qualificatifs très "tendance")?.
Que penser d'une idéologie qui, dans un premier temps, considère un genre supérieur à l'autre en asservissant la femme à des comportements différents, discriminants!, jusqu'à obliger tous les citoyens à modifier leurs propres habitudes vestimentaires, alimentaires...
Les exemples sont de plus en plus nombreux et maintes fois rappelés (piscine, sports, cliniques...).
Par contre, à titre d'exemples, refuser un logement privé ou un emploi non par racisme mais en fonction d'un affichage de refus d'intégration de la part du postulant ou de la postulante est preuve de xénophobie pour un Etat dans lequel les politiciens se montrent incapables d'appliquer une réglementation laïque, équilibrée et démocratique.
La restriction des libertés est parfois plus pernicieuse quand, sous couvert de protection de la santé publique, on dénonce ainsi qu'évoqué plus haut dans l'article la "malbouffe" des grandes chaînes de restauration rapide facilement identifiables et suffisamment bénéficiaires pour les inciter à en laisser une partie au titre de "dédommagements" mais que par ailleurs, aucune alerte n'est faite concernant les Kebab, Döner et autres sandwicheries à l'hygiène plus que douteuse...

Conclusion

La distinction entre régimes démocratiques et totalitaires se mesure moins par la qualité de ses dirigeants que par la vigilance de ses citoyens.
En substance, on constate que lorsqu'une majorité de la population vit sous les contraintes économiques, financières, idéologiques d'une minorité, le basculement vers les régimes autoritaires dont les théocratiques ne sont qu'une partie devient inéluctable et au vu de ce qui précède, l'Occident et surtout l'Europe en déclin ne sont plus à l'abri de ce genre de dérives.

Même si les raisons invoquées diffèrent, le point commun entre régimes démocratiques et totalitaires est la mise en place d'un double verrou aux libertés avec d'une part, un "Big Brother" qui épie vos faits et gestes et d'autre part la géniale trouvaille du "Politiquement correct" qui musèle vos paroles et écrits coupables d'atteintes à la Pensée unique!.

 

 Article écrit par Pol et Mick.

 

 

 

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11/05/2010

Démocraties: Peace and Love sinon...!.

Races humaines.

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Les démocraties "Politiquement correctes".

Conséquence directe de l'influence grandissante du pouvoir politique dans les démocraties européennes au détriment des pouvoirs économiques et financiers lassés de tant de directives contraignantes à l'égard des secteurs privés, derniers pourvoyeurs de fonds à destination des dépenses publiques, mais qui, n'en déplaise aux moralisateurs irresponsables, avaient permis à l'immense majorité des concitoyens de voir leur pouvoir d'achat et niveau de vie considérablement évoluer durant plusieurs décennies comme le prouvent toutes les statistiques macro-économiques.

La préoccupation politique n'étant souvent mue que par la préservation de mandats, on constate une profusion de lois et règlements, la plupart du temps, dictés dans l'urgence d'une situation conflictuelle ou issus de pressions de groupes visibles au sein d'une société qui a de plus en plus de mal à vivre en harmonie alors que de multiples courants philosophiques, religieux...la tendent, tel un élastique, jusqu'à la rupture, ce qui est la principale voire la seule crainte d'un pouvoir politique.

Aimez-vous les uns les autres ou au moins faites semblant!.

La nouvelle doctrine des politiques démocratiques adossée aux services d'une justice et d'une police qui veille à ce que le peuple de "bisounours" soit empli d'amour pour tous les hommes (accessoirement les femmes!) de quelques races, ethnies, confessions...

Et contrairement aux exemples qui nous viennent des "élites politiques" elles-mêmes dont on relèvera, entre autres, les: "Casse-toi, pauvre con" (N.Sarkozyà un citoyen), "Serpillère humide et apparence d'un petit employé de banque" (N.Farage pour H.Van Rompuy), "Tronche pas catholique" (G.Frêche pour L.Fabius)..."Ta gueule" (D.Cohn Bendit à un parlementaire européen) et bien d'autres du même cru!.

Cette volonté de réprimander auprès des citoyens tout écart de langage aussi minime soit-il jusqu'aux limites de l'absurde lorsqu'on en vient à modifier certaines expressions parfois populaires et anciennes dont une liste non exhaustive suit:

- Noir est remplacé par Black ou mieux par Homme de couleur car, et c'est bien connu, le blanc n'est plus une couleur!.

- Aveugle devient non-voyant, ce qui, à moins d'être unijambiste, lui fait une belle jambe!.

- Femme de ménage et caissière sont proscrits au bénéfice exclusivement verbal de technicienne de surface et hôtesse de caisse.

Et caetera...
Lire article: (Politiquement correct en 10 leçons). Lien: ICI 

Le couvercle de la marmite sociale.

La caractéristique démocratique des sociétés vieillissantes européennes qui, par peur de tensions sociales pouvant exploser en grabuges et déprédations, préfère se voiler la face...

Au sein de tout groupe d'individus confinés en un lieu, depuis les garderies jusqu'aux homes en passant par toutes les formes de télé-réalités, on relèvera rapidement tensions, antagonismes, constitutions de clans, propos graveleux, sexistes et/ou racistes.

Si, hormis auprès d'une oligarchie politique qui ne se résigne pas à montrer une certaine courtoisie et qualité de propos, la population voit sa liberté de paroles sous surveillance, on peut raisonnablement s'attendre à une explosion difficilement contrôlable et aux conséquences nettement plus dévastatrices que quelques écarts relevant de conversations du "bistrot du coin".

RESPONSABLES mais pas COUPABLES

Tout l'art politique, et souvent le seul, s'exerce dans le talent de communiquer au mieux l'idée que, lors de l'émergence d'un scandale quelconque, la responsabilité ne soit pas politique mais économique, financière ou sociale tout en soulignant que les coupables (soit les autres!) seront jugés avec la plus grande sévérité.

Le ballet des euro-politiques sur la défense de la monnaie unique honteusement attaquée par de cupides spéculateurs ou la dégradation de la note de certains pays par des agences de notation privées et indépendantes en est le dernier exemple car, de fait, si le personnel politique avait su gérer de manière responsable et efficace les budgets nationaux au lieu de dilapider des sommes gigantesques tant en frais de fonctionnement qu'en dépenses électoralement profitables, les marchés financiers n'auraient certainement pas été en capacité de démontrer l'absurdité d'une construction européenne de papier dans laquelle chaque pays se réserve tous les choix sous couvert et protection d'une monnaie unique aux seuls fondements politiques.

Et comme on peut faire confiance à l'irrationalité et à la vanité de ces h/f politiques européens, rien ne garantit que de mesures de rétorsion en règlements multiples, ils ne réussiront pas à paralyser la nécessaire liberté de mouvements financiers et d'ainsi conduire l'Europe vers une impasse économique la situant à peine au-dessus des pays du continent africain...

Conclusion

Si, d'un côté, certains se félicitent que par des propos orduriers, nos politiques se rapprochent d'une certaine frange de la population, on peut sans doute en conclure que nos con-citoyens! ont les hommes et femmes politiques qu'ils méritent...

Mais aussi, plus sérieusement, qu'une société qui voit se créer une distorsion de privilèges entre les représentants politiques du sommet de l'Etat et sa population glisse lentement vers une forme de totalitarisme.

 

 

INFO-Commentaires:

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21/02/2008

Kosovo: A l'Est de l'Eden occidental!.

Kosovo

 

 

 

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Vive le Kosovo libre!.

Le Kosovo, province issue de la Yougoslavie fondée en 1918 par Pierre Ier de Serbie et qui, au terme de la triste aventure de S. Milosevic, cessera d'exister au profit d'un démembrement continu avec pour dernier? épisode celui qui voit la naissance de ce nouvel état albanophone.

Les réactions enthousiastes européennes, hors l'Espagne, soulignant le droit inconditionnel des peuples à l'auto-détermination conduisant à l'indépendance relève malheureusement plus d'une volonté d'achever le démentèlement de la Serbie, jugée trop proche idéologiquement de la Russie sans oublier le contentieux qui oppose la Cour pénale européenne aux autorités serbes quant à leur réelle volonté de "traquer" S. Milosevic en vue de le remettre à la justice européenne, que d'un humanitaire et bienveillant soutien à la cause albanophone du Kosovo.

Vive la Corse libre et la Flandre libre!.

Les communiqués issus des capitales européennes se flattant de l'indépendance d'un état fondé principalement sur les différences ethniques et/ou confessionnelles seront-ils aussi consensuels lorsque, par hypothèse, des régions comme la Corse, la Flandre ou encore plus généralement les Dom-Tom exprimeront de manière plus véhémente qu'actuellement leurs besoins d'autonomie et d'indépendance.

Ne parleront-ils pas alors plutôt de sécession voire de risque grave pour la sacro-sainte! union territoriale indispensable au bon fonctionnement des institutions votées si démocratiquement?.

Comment et sur quelle base pourra t'on justifier un refus pour les uns alors même qu'on l'accorde avec tant d'empressement aux autres: ceux qui sont à l'Est de l'Eden occidental feraient-ils toujours partie de l'ex bloc soviétique taillable et morcelable à volonté?.

Intellectuellement et heureusement, pour certains dirigeants, que la population concernée en est peu consciente, quel crédit faut-il encore accorder au discours lénifiant sur le respect des minorités, la valeur ajoutée et l'apport considérable pour les peuples que la mise en commun de nos diversités culturelles, ethniques et religieuses lorsque la différence est à ce point soulignée par la création d'un état en rupture totale avec ces mêmes principes et idéaux!.

Une fois de plus, on relèvera que les arguments avancés pour apaiser les "crises" des banlieues ou pour assurer des transferts de solidarité d'une région riche envers une région pauvre ne valent que pour autant qu'ils permettent d'éviter à nos pays ce qui est encensé pour d'autres récemment "intégrés?" dans cette vieille Europe.

Dommages collatéraux...

A l'évidence, ces différences de traitement finissent par lasser et détourner bon nombre de pays tant arabo-musulmans que plus généralement tout le continent africain au sein duquel certains n'hésitent plus à multiplier les attentats, meurtres d'occidentaux allant jusqu'au camouflet ridicule et secondaire d'un Dakar déplacé au Chili!.

Pour les Africains, le temps des "donneurs de leçons" est bien révolu et, malgré une manne financière occidentale considérable déversée au nom d'un souci humanitaire souvent teinté d'une sournoise repentance qui au demeurant n'enrichit que les gouvernants au détriment d'une population abandonnée, les nouveaux "colonisateurs" que sont les Chinois et Indiens prennent possession des ressources minières de ce territoire en se gardant bien de tout discours sur les droits de l'homme, à se demander si le capitalisme aveugle et pragmatique n'est pas devenu subitement communiste.

Agir ou parler, certains ont choisi...

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07/03/2007

Europe: Stop ou Encore ?.

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PROJET EUROPEEN : Historique.

 

Quelques dates qui ont marqué l'évolution de la construction de l'Union européenne :

- 18/04/1951 : CECA .communauté européenne du charbon et de l'acier qui regroupait l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.

-25/03/1957 : Traité de Rome .Au projet économique du départ (libre circulation des marchandises et des capitaux) sont ajoutés les domaines politiques et sociaux.

-17/02/1986 : Acte Unique européen .

-07/02/1992 : Traité de Maastricht . Introduction de la notion de citoyen européen.

-02/10/1997 : Traité d'Amsterdam : Ebauche des institutions européennes et extension des droits sociaux.

-1998 : Création de la BCE .Banque centrale européenne dont le siège est à Frankfurt en Allemagne.

-01/01.1999 : Minuit . Introduction de l'Euro monnaie unique européenne adoptée par la plupart des états membres.

-26/02/2001 : Renforce le rôle du Parlement.

 

CONVENTION : UE, GRANDEUR et DECADENCE.

 

Les travaux, qui visent à doter l'Europe d'une Constitution capable de gérer efficacement un ensemble de pays membres mais aussi de digérer d'autres adhésions futures, débutent en Février 2002 pour s'achever le 18/07/2003.

Le groupe de travail mis sur pied était composé comme suit :

-15 représentants des chefs d'états de pays membres.

-13 représentants des chefs d'états de pays candidats.

-30 représentants des parlements de pays membres.

-26 représentants des parlements de pays candidats.

-16 représentants du parlement européen.

-2 représentants de la commission européenne.

Un Praesidium, dénomination un peu grandiloquente pour un triumvirat composé de deux vice présidents : Messieurs J-L Dehaene (B) et G Amato (I) sous la présidence de Monsieur V Giscard d'Estaing.

Cette représentativité devait assurer la meilleure communication possible entre tous les pouvoirs de décision politique et de ce fait garantir au moment de la finalisation du projet une collégialité permettant la mise en oeuvre de la Convention.

Raisons de l'échec.

 

L'élaboration de ce projet ayant été faite en plein accord et en totale connaissance de tous les gouvernements et chefs d'états, il n'y avait aucune raison objective de connaître un échec.

Hormis qu'une inimitié tenace et notoire de J. Chirac envers l'ex président V.Giscard d'Estaing, déjà privé d'un deuxième mandat en 1981 par l'intrigue savamment menée par le premier nommé, ne pouvait décemment pas consacrer "VGE" en futur premier président européen et lui laisser, au regard de l'Histoire, la paternité du texte fondateur de la nouvelle Europe!.

Connaissant le caractère anti-européen des français à qui l'on se plait de souligner que les succès européens sont français mais que les échecs français résultent d'une politique technocratique européenne, l'option de recourir à un référendum témoigne plus d'un choix délibéré que d'une énième erreur politique.

De plus, aucune information objective ne fut récoltée auprès de personnalités dont le travail avait permis de concrétiser ce texte.

Au contraire, on laissa libre cours à l'expression d'opinions diverses et la plupart du temps non informées, ce qui engendra un climat de méfiance encore plus grand et comme dans le doute, on s'abstient...le résultat était prévisible.

 

EUROPE POLITIQUE ET ECONOMIQUE , le chaos

 

Certaines vieilles traditions d'implications politiques dans le management économique sont contre-productrices et peu rentables.

A titre d'exemples, relevons :

Eurotunnel : coopération franco-britannique dont le coût est passé de 49 milliards de francs à 105 milliards de francs (l'euro n'existait pas encore!).

Eurostar : Groupement de trois compagnies SNCF (F), SNCB (B) et LCR (GB)

Alstom : Sauvé par l'Etat français principalement parce que Siemens (D) risquait de le racheter tout en soulignant que la société s'est depuis redressée.

Eurodisney rebaptisé Disneyland Paris pour flatter notre sentiment national.

Airbus : projet décrit comme franco-allemand mais qui regroupe bien d'autres pays européens dont il n'est jamais fait mention.

Siège européen : le maintien artificiel du siège de Strasbourg conduit les parlementaires européens à une gabegie de plusieurs centaines de millions et à un manque d'efficacité du fait des déménagements conséquents en personnels, matériels et documents entre Strasbourg et Bruxelles officiellement nommée Capitale de l'Europe.

 

EUROPE : UN GRAND BIG MIC-MAC et l'addition.

 

Il est vrai que toutes ces mauvaises appréciations politiques finissent par coûter assez cher au monde économique.

Est-il raisonnable de parler de délocalisation pour une entreprise qui transfère une usine d'un pays européen à un autre alors qu'elle ne quitte pas l'espace que nous avons nous-mêmes dessiné au fil du temps.

L'idée fondatrice d'une Europe dans laquelle on soulignerait davantage les synergies que les différences en permettant une mobilité accrue se heurte à une tendance marquée d'instaurer au sein d'un continent politiquement obèse le confinant à l'immobilité une nouvelle configuration faite de différents cercles dans lesquels quelques pays "amis" évolueraient à des vitesses différentes.

Si ce concept qui dénature le principe de base de règles communes voit le jour, il confirmera l'échec de ce qui débuta avec le rejet récent d'une Constitution européenne.

Gageons que l'édification européenne, principalement voulue et portée par les politiciens des différents états, tous attachés à l'indépendance de leurs propres pays et surtout prérogatives, fonctions rémunérées et avantages divers, risque bien de n'être qu'une coquille administrative assez vide qui ne produira que les contraintes et règlements imposés aux états qui n'auront ainsi pas à assumer la responsabilité individuelle devant leurs électeurs: ce sera la faute de l'Europe...!.
Etant entendu, que l'intégration totale à l'image des USA avec ce que cela compte d'autonomie, de rationalisation dans les décisions n'étant pas dans l'intérêt des politiciens nationaux, l'efficacité économique et financière de ce puzzle aura bien du mal à maintenir cette zone euro compétitive voire viable face aux défis de la compétition mondialisée.
Qui vivra, verra... ou pas!.

 

 

 

 

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22/11/2006

VW se "déchaîne" en Belgique!

 

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Economie européenne à deux vitesses.

La mutation de l'économie occidentale en Europe se poursuit au détriment d'un emploi, surtout ouvrier, victime de plusieurs facteurs qui du fait de la mondialisation permet la recherche de moyens de production au moindre coût pour des multinationales qui, rappelons-le au monde politique et syndical toujours prêts à se déresponsabiliser, ne sont pas des oeuvres philantropiques et que pour choquants aux yeux de certains que soient la recherche de bénéfices sans cesse plus grands, il ne fait que refléter la gestion moderne des entreprises soucieuses de garantir l'avenir de leurs produits plus que celui de leurs employés, pardon, "collaborateurs" pour qui l'engagement est erronément assimilé à une virtuelle garantie du travail de l'engagement à la retraite.

Aux Etats-Unis mais également dans nombre de pays européens du Nord, la politique de plein emploi incite les travailleurs à migrer de sociétés en sociétés en acquérant une expérience leur permettant d'élever leur niveau de vie.

La pression salariale s'excerce dans ce cas, non plus de l'entreprise vers l'employé mais bien en sens inverse.

L'outsourcing qui consiste pour de nombreuses sociétés à externationaliser les services offerts aux clients accentuera la pression sur les employés "nationaux" en maximisant l'outil informatique dont l'installation en Inde, par exemple, offre de multiples avantages.

 

Responsables mais non coupables

 

Qu'il s'agisse de la sidérurgie ou de l'industrie en général, le pouvoir politique aiguillonné par une population qui ne désire pas ou plus subir des nuisances visuelles ou olfactives de ce type d'implantation préfère soutenir des projets de zonings de bureau ou de moyennes industries que de pérenniser par des mesures fiscales environnementales et structurelles autres que ponctuelles les sites de production massive.

Dans le cas particulier de l'industrie automobile, la priorité politique de "marginaliser" la voiture au profit des transports en commun contribue à la régression des ventes dans ce secteur hautement concurrenciel.

A de rares exceptions, la dialectique syndicale victime de sa propre surenchère exclusivement salariale, en dépit du contexte économique global, contribue à dégrader un emploi souvent peu qualifié avec pour résultat un chiffre du chômage qui au mieux stagne s'il n'augmente.

 

Conclusion

 

Face à une économie en plus grande difficulté qu'il n'y parait, les industriels ont compris depuis bien longtemps ce que le pouvoir politique ne veut assimiler, à savoir une vision et une action globale que les nations européennes archaïquement centrées sur les nationalismes voire régionalismes exacerbés sont incapables de réaliser et, à cet égard, le refus de la ratification à la constitution européenne et le marasme qui en a suivi corrobore l'évidence qu'une gestion publique peu responsable produit tôt ou tard des effets catastrophiques sur l'économie privée que l'on s'empressera de stigmatiser alors qu'une politique prospective tenant compte des exigences de production aurait pu les éviter.

Tant que les prises de conscience resteront liées aux effets de la restructuration de tel ou tel secteur plutôt qu"à l'objective analyse des causes de celle-ci, on assistera encore à de nombreuses fermetures d'entreprises.

En d'autres termes, s'il est heureux que les autorités soucieuses d'éviter des soubresauts ou des dégradations! s'appliquent à trouver des moyens pour accompagner les pertes d'emploi, encore eût-il été souhaitable que le pouvoir politique s'informe mieux au travers de contacts préalables et suivis des perspectives économiques et industrielles.

Cela aurait le mérite de permettre un ajustement politico-économique constant et de clairement désigner le responsable du dysfonctionnement en cas de restructuration subite ou de délocalisation.

Publié dans Politique: Europe | Lien permanent | Tags : economie, belgique, actualite, automobile, emploi | |  Facebook | | | | Pin it! |