15/12/2014

Qui sera le dernier socialo-marxiste?.

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La cacophonie polyphonique du PS

Si la situation économico-sociale de la France n'était pas aussi détériorée et même si on peut raisonnablement admettre que ceci n'est pas de la seule responsabilité des socialistes, à nouveau,  au pouvoir depuis 2012, tant ce lent déclin est continu depuis plus de trente ans, on pourrait s'imaginer que la défiance, le rejet des "élites" qui se disent, avant élections, détenteurs des solutions capables d'imprimer le changement nécessaire ne serait que marginal.
Mais l'accélération de la compétition mondiale, la concurrence accrue et souvent destructrice pour nos "vieilles" économies de ceux que l'on s'obstine à qualifier d'émergents, le décrochage de certains pays européens dont la France vis à vis de leurs partenaires au sein de la zone euro, tout ceci ajouté à la cacophonie politicienne intra-socialiste ne fait que renforcer le constat d'un échec, sinon prévisible, patent et qui mettra du temps, sans garantie de succès, à se réduire.

Contrairement au passé encore récent où cet étalement dans le temps, ce nivellement par le bas  avait permis de lisser certains effets jusqu'à les rendre imperceptibles pour la grande majorité des citoyens qui conservaient, peu ou prou, un niveau de vie équivalent voire en légère progression du fait d'ajustement à la baisse de biens de consommation les plus courants sans oublier les outils et objets technologiques toujours plus performants pour des prix de vente nettement plus abordables quand ce ne sont pas des applications ou services gratuits ou presque, la population commence à se rendre compte qu'elle rentre dans un cycle économique à la croissance si faible voire nulle que les lendemains qui chantent ne sont que des ritournelles politiciennes pré-électorales.

Sortez les piques

Le parallèle entre 1981 et 2012 est édifiant si l'on se réfère aux promesses électorales, les premières mesures dépensières...mais qualifiées de "sociales", la mise en cause encore bien plus forte actuellement d'une certaine classe de la société vs celle que le PS croit encore sa base électorale, les sujets de polémique sociétale permettant la montée des nationalistes du FN jusqu'au partenariat des écolos avec Hollande qui, à l'instar des communistes sous Mitterrand, après avoir servis de marchepied au pouvoir, caution d'ouverture pour former un gouvernement des gauches, s'en sont faits éjecter une fois que leur présence ne représentait plus assez d'avantages électoraux.

Néanmoins, il existe de nombreuses différences dues essentiellement à la révolution technologique qui permet, non plus exclusivement au pouvoir de mettre quiconque sur écoutes...mais bien à quiconque sinon d'écouter, de communiquer, de relayer l'info et d'amplifier les dégâts autrefois limités que telle ou telle parole malheureuse, inappropriée et la plupart du temps contraire à ce que le politique avait déclaré comme fondamental quelques mois plus tôt sauf qu'à présent tout ceci est online, vérifiable!.

Et les adeptes des petites formules-choc destinées à capter audience et votes sont alors les victimes de leurs "bons" mots d'un jour, d'une campagne électorale.
Parmi les très, trop nombreux dérapages verbaux, certains ont un tel impact négatif qu'on peut supposer que celui qui l'a prononcé manque d'envergure pour gouverner un pays et qu'il aurait été préférable qu'il en soit resté à diriger une localité, un parti mais que son accession à la fonction suprême sera catastrophique pour l'ensemble des citoyens dont il est censé avoir la charge.
Que dire après: < Mon ennemi, c'est la finance> sinon que cela ne pouvait augurer que d'un climat de défiance, de clivage et de retour à la lutte des classes oubliée depuis la seconde guerre mondiale y compris déjà au temps de la fin de l'URSS et certainement depuis que ce pays est devenu la Russie.
Sauf à admirer, comme les ténors français d'extrême gauche, quelques originaux type Chavez et son clone de Maduro au Venezuela, E. Moralez en Bolivie qui sont des curiosités pour ceux qui ont la chance de ne pas devoir les subir au quotidien car même Raul, le frère de F. Castro opère un changement dans la rhétorique anti-capitaliste du vieux guide révolutionnaire cubain et pourrait, à terme plus ou moins rapproché en fonction de ses intérêts personnels voire de la trace qu'il veut laisser dans l'histoire, opérer un rapprochement avec son grand voisin américain.

Ainsi lorsque confrontés aux échecs d'une politique qui refuse la réalité économique, maintient ses niveaux de dépenses budgétaires à des niveaux indécents au vu des gabegies récurrentes et qu'en plus, hormis les paroles, les discours, les plans et mesures annoncées mais jusqu'ici toujours pas votées ou appliquées, la facilité hypocrite veut que le pouvoir ou ce qu'il en reste cherche quelques boucs-émissaires sur lesquels on déversera le poids et les conséquences de sa propre et seule irresponsabilité.

Socialisme français vs socialisme européen

Alors que depuis la fin des années 80, le socialisme européen a progressivement compris que la conduite au plus haut niveau d'une nation au sein de l'Europe, du monde ne pouvait intelligemment s'exercer qu'en phase, en compréhension tant avec la compétition extérieure qu'avec l'ensemble de la communauté nationale et non plus seulement dans une doctrine particratique, idéologique réservée aux militants et adhérents.

En cela, la France de gauche reste une exception, malheureusement peu culturelle, archaïque, aveugle et sourde voire suffisante en s'imaginant que c'est le monde qui tourne autour de la France et non l'inverse.
Qu'une partie importante de sa population n'ait pas voté pour des valeurs dépassées, qu'elle partage ou non partie de ses idées n'a, à ses yeux, aucune importance.
Ceux qui ne rentrent pas dans le rang seront sanctionnés comme au bon vieux temps de la révolution...de 1789.
De plus, la schizophrénie qui transparait au fil des déclarations des uns au gouvernement ou du Président ajoutées aux courants divergents, antagonistes au sein du PS pénalise gravement l'espoir d'obtenir, suite à la mise en oeuvre d'une ligne claire, unique, le moindre résultat positif qui contribuerait au bien-être de l'ensemble des citoyens.
Au lieu de cela, on fluctue constamment entre plusieurs discours prônant tour à tour des mesures souvent opposées et contradictoires avec pour conséquence l'immobilisme qui en matière économique se traduit plutôt par un recul car ceux qui nous entourent, eux, se réforment, innovent et veillent à ce que ce soit bien un mieux-être pour un tout et non une infime partie comme seules les dictatures en restent les seuls exemples.
Voir la France empêtrée dans des querelles de "clochers" idéologiques et se contenter d'observer son propre nombril a quelque chose d'indécent, d'irresponsable apparemment propre à cette gauche française incapable de changer de partition et qui persévère dans ce déni de réalisme au prix d'un décrochage irréversible pour quelques années encore et dont, au final, ceux qui se croient protégés car n'appartenant pas à la classe des "riches" honnis seront les plus impactés même s'ils ne s'en apercevront que trop tard, ce sur quoi compte la gauche française qui, alors, saura trouver les mots pour fustiger ceux qui auront à assumer les conséquences néfastes engendrées par cette politique d'un autre âge!.

Alors, bien sûr, il n'aura pas fallu arriver à ce stade de l'article pour que certains s'offusquent, s'étranglent en disant que la Droite ne fait pas mieux.
Sauf que celle-ci ne prend pas systématiquement pour ennemis jurés, une partie de la population qui serait responsable de sa mauvaise gestion ou opposée à sa philosophie.
A la limite et même si elle ne le fait pas, sauf pour certains dont on a déjà parlé plus haut, ne s'occuperait-elle que des nantis, des riches sachant que ceux-ci sont généralement pourvoyeurs d'emplois par leurs activités entrepreneuriales, ceci augmenterait le pouvoir d'achat, le PIB, la consommation ainsi que cela fut le cas fin du siècle passé.
A t'on déjà entendu un responsable dirigeant le parti majoritaire, un ministre, un Président issu de la Droite invectiver, mépriser une partie de la société comme le font constamment ceux de la Gauche quitte à ce que, parmi eux, quelques-uns enfin clairvoyants, conscients que l'on est plus au 19è siècle se confrontent à leur propre majorité!.
Tout ceci devient pitoyable tant le spectacle donné au monde affaiblit la crédibilité de la France  et ne parlons même pas des couacs politiques presque quotidiens (nominations, démissions, exclusions) ou des affres privés de la personne "normale" qui se voulait Président irréprochable et qui, au final, dans sa seule obsession d'être l'anti-"autre" l'aura poussé jusqu'aux limites du ridicule avec pour résultat factuel, qu'en définitive, il n'en est que le pâle reflet dans le miroir.
Ce qui, vu la qualité discutable de l'"autre", ne fait qu'accentuer la médiocrité de son clone...

Autre particularité de l'idéologie socialo-gauchiste est qu'au vu de leurs propres échecs, ils se refusent à en assumer la responsabilité et s'enferment dans ce discours stérile qui veut que la faute soit imputée à l'ancienne majorité de droite, à une partie de la population censée ne pas voter pour eux jusqu'à fustiger les technocrates européens si, par malheur, ceux-ci osent demander à ce grand pays fondateur de tout bonnement respecter la parole donnée et les documents par lui-même signés et de consentir, après moult reports, à effectuer un dixième des efforts de gestion exigés pour tous les autres membres européens.
Et comme pour s'exonérer de toute responsabilité de ces échecs, le pouvoir politique, jamais en peine de recherche de coupables, y ajoutera l'Allemagne de Merkel y compris lorsque celle-ci a l'intelligence de gouverner en partenariat avec la gauche allemande cependant bien plus responsable que la gauche française jusqu'à souligner le récent impérialisme chinois déstabilisateur, envahisseur pour une économie française totalement politisée, apeurée face à la mondialisation qui lui rappelle petit à petit que sa gloire et sa puissance sont décidément bien dépassées.

Ici encore, les habituelles réflexions vides de toute vision objective se contenteront d'affirmations quant à la responsabilité de la majorité précédente dont le seul nom de l'ex-président suffit à réunifier un camp qui ne peut d'ailleurs plus se mobiliser pour autre chose tant les orientations du pouvoir socialiste actuel ne le satisfont plus non plus.
Au point qu'une fois de plus, on aurait tendance à donner raison, sans plus d'analyse de fond, au slogan UMPS mis en avant par le FN qui veut que les politiques dites de droite ou de gauche ne sont que les faces d'une même pièce...de théâtre dont les citoyens seraient au mieux les spectateurs sinon les pantins articulés par les "artistes" politiques au pouvoir.

Et si, en parlant du FN, la surprise venait de ce parti nationaliste qui, depuis le passage de flambeau père-fille, développe un programme qui d'extrême-droite n'a plus que le label dont les médias et ses opposants veulent continuer à l'affubler tant ses orientations en matière économique et sociale se rapprochent nettement plus d'une gauche voire ultra-gauche à la différence de celle-ci que le FN se garde bien de tout slogan marxiste à la limite du folklorique.

Petite histoire belge

A moins que les "amis" belges des "amis" français (oui, il parait qu'ils sont potes) ne décrochent, in fine et de longue lutte, la palme du dernier socialo-marxiste.
Et la concurrence est, sinon de qualité, assez forte lorsqu'on lit ou écoute certains ténors vociférants et autres divas parfois au bord de l'hystérie du PS plus wallon que belge.
Est-ce par mimétisme, subordination idéologique que certains de ces leaders belges (du Sud) s'évertuent à surenchérir dans la démagogie et l'outrance idéologique jusqu'à mettre en péril l'avenir, la prospérité d'une région et le bien-être de leurs concitoyens (en un mot)!.
D'autant qu'en Belgique, la gauche peut compter sur des syndicats inféodés qui réussissent, bien mieux qu'en France, à bloquer l'activité économique et à détériorer internationalement l'image d'un pays ouvert aux négociations et autres concertations positives.

A propos des syndicats, et ceci est particulièrement vrai pour la Belgique qui se distingue des autres pays européens par la toute puissance des syndicats dont la capacité à bloquer toute l'économie en dépit d'un nombre relativement faible d'affiliés est patente.
Contrairement aux pays environnants dans lesquels les syndicats participent activement au dialogue social et non à la confrontation politicienne et/ou ont su accepter un service minimum afin de ne pas pénaliser toute une société pour un combat censé n'en défendre qu'une partie.

En Belgique, la volonté syndicale d'en découdre avec un pouvoir politique élu démocratiquement mais dont l'orientation idéologique leur est contraire et qui veut développer un nécessaire programme de réformes jamais appliquées auparavant est si évidente que la diatribe syndicale qui se réfugie derrière le droit de grève intangible qu'ils considèrent comme étant supérieur aux droits de circuler et de travailler librement sonne aussi faux que les débordements de violence, de casses d'outils de production ou d'infrastructures voire d'intimidations et menaces sur des personnes qui auraient l'outrecuidance de vouloir se rendre en tous endroits, y compris hôpitaux, le jour où les instances syndicales ont via des piquets intransigeants et quelques centaines, milliers de fidèles décidés que plus personne ne passe.

Le pouvoir politique belge reste, jusqu'ici assez lâche et comme paralysé face à ce qui n'est qu'un déni de démocratie doublé d'un abus d'un droit de grève, d'ailleurs non inscrit dans la loi belge, mais néanmoins protégé par la Convention européenne qui, de par son utilisation systématique avant même toute concertation, compromet le dialogue social et la compétitivité de ses entreprises, la croissance  de son économie.
Le temps est venu pour les autorités politiques belges d'assumer, enfin, un minimum de responsabilités et de faire appliquer l'indispensable égalité des droits et devoirs de chacun sous peine de connaître pour l'ensemble de ses concitoyens, ce que la représentation syndicale des autres pays a su comprendre et éviter, à savoir une société bloquée, qui entamera un lent déclin.
Le modèle social belge quelquefois montré en exemple ne serait-il qu'une soumission tacite du pouvoir politique aux griefs des syndicats?
A voir l'absence de réactions des instances politiques et d'actions en justice de citoyens, d'entreprises ou d'autorités diverses destinées à faire respecter non seulement le droit au travail mais surtout le simple droit à circuler librement que ce soit d'ailleurs pour travailler ou non, on peut craindre que la réponse à la question posée soit assez évidente!.
Quand l'idéologie politicienne aidée de ses satellites syndicaux gouverne, il est cependant rare que le pays qui y est soumis connaisse la prospérité au grand dam de ses citoyens.

Conclusion

Alors, que le meilleur socialo-marxiste gagne en espérant pour le bien de la majorité de la population qu'il n'en reste qu'un et que son discours ne soit plus qu'un enregistrement vocal d'un passé enfin révolu sans quoi, et le risque est loin d'être nul, l'Europe ou du moins les citoyens des pays qui se seront laissés bercer (berner) par de tels discours, n'auront que leurs regrets à exprimer face à une économie mondiale qui aura vite fait son choix en décrochant du train des innovations et du progrès ces pays résolument décadents.

N.B

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01/12/2014

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