06/06/2010

Risque zéro, maxi indemnisations.

Inondations.

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CATASTROPHES "naturelles".

Ces derniers temps, une série d'accidents et de catastrophes naturelles imputées à tort ou à raison aux dérèglements climatiques et une fois l'émotion et le recueillement passé, il appert que très vite, le seul enseignement tiré soit de trouver un ou plusieurs responsables humains et/ou industriels de manière telle qu'une action en indemnisation soit possible en dépit de l'élémentaire évidence qu'en certains cas, les risques étaient objectivement partagés entre victimes et autorités.

Certainement lorsqu'il s'agit de lotissements édifiés, au su de tous, en deça du niveau de la mer et de surcroit en bordure de celle-ci ou dans le cas de constructions proches des autoroutes, voies de chemin de fer ou zones industrielles.

C'est oublier un peu vite que ces terrains avaient été mis à disposition d'acheteurs conscients de l'existence de ces risques potentiels mais qui bénéficiaient d'un prix d'achat et de conditions générales d'acquisition plus favorables qu'hors de ces zones.

La plupart du temps, on notera qu'une fois installés, des comités de quartier sont créés afin d'entamer des actions visant à aménager, réduire voire stopper tout développement de l'activité industrielle, ferroviaire ou aéroportuaire antérieurement présente à l'arrivée de ces nouveaux "voisins".

VACANCES, ON OUBLIE TOUT.

A peine, les images affreuses d'inondations meurtrières et dévastatrices sont-elles passées et l'aide humanitaire et financière abondamment déversée que, comme on le constate notamment en Indonésie, tout est reconstruit à l'identique dans les mêmes zones pourtant largement connues comme inondables car d'une part, les habitants-pêcheurs n'envisagent pas de construire leurs maisons trop éloignées de la source de leur labeur et que d'autre part, les hôtels et résidences pour touristes ne sauraient attirer le client s'ils n'offraient pas une chambre vue et accès direct à la mer avec si possible les pieds dans le sable...jusqu'à la prochaine catastrophe!.

Et ceci est valable en tous lieux que ce soit la Nouvelle-Orléans ou à Faute sur mer où on aura apprécié le revirement des habitants qui de recherche en responsabilités urbanistiques politiques se sont transformés, dès la décision brusque et irréfléchie par son caractère disproportionné en défenseurs des habitations alors même que la configuration des lieux n'a en rien changé ouvrant la voie à d'autres débordements maritimes futurs.
Ne parlons pas des défilés de politiciens tous plus émus les uns que les autres sauf qu'ils sont aussi ceux qui ont encouragé ces constructions et lotissements.

MEDECINE, FINANCE...

Le risque zéro se généralise aussi à d'autres domaines qu'ils soient médicaux ou financiers.

Autant on peut admettre qu'une faute médicale avérée se doit d'être sanctionnée et compensée à hauteur du préjudice subi, autant il faudra se souvenir que la médecine est encore humaine parfois sous-équipée ou soumise à des stress de la part de l'entourage du ou de la patiente et que la médecine robotisée et/ou divine n'est pas encore opérationnelle.

Par extension et peut-être en raison des scandales financiers récents dont certains sont l'oeuvre d'escrocs qui n'ont rien en commun avec la saine gestion financière mais qui alimente, sous-tend un discours démagogique, on s'étonnera quelquefois d'actions entamées en vue de récupérer tout ou partie d'un capital placè exclusivement sur des placements à risque élevé par des particuliers conscients des risques lorsque les revenus importants de ces placements leur étaient versés et subitement manipulés à l'insu de leur plein gré lorsqu'en raison d'un retournement de marché toujours possible dans le secteur financier, sans quoi cela s'appellerait une rente, ils voient leurs placements fondre comme neige au soleil.

Autrefois, beaucoup recherchaient le "goût du risque" et en récoltaient soit les fruits soit les pépins sans que quiconque n'ait à les dédommager ce qui, convenons-en, ne serait plus concevable dans nos sociétés assistées et protégées d'aujourd'hui dans lesquelles tout semble assurable à tel point que la culture voire l'obligation du risque zéro-maxi profit devient le vecteur essentiel d'actions citoyennes, en quelque sorte le nouveau paradigme sociétal.

Nettement plus délicat que la problématique du risque zéro en matière d'emploi lorsqu'il s'agit de mouvements de grève dans des sociétés affichant un bénéfice conséquent sans contrepartie systématique de hausses salariales.

Sur un plan purement macro-économique, cela se comprend aisément dans la mesure où ce bénéfice permet à la société d'attirer et de rétribuer de nouveaux actionnaires risquant, rappelons-le, une partie de leur capital mais aussi d'assurer l'avenir même de la société, de ses activités et sièges locaux et par conséquent de ses "collaborateurs" ce qu'oublie volontiers le discours syndical en recherche de nouveaux cotisants afin d'affirmer son pouvoir face à ses confrères syndicaux.

Pour les plus revendicateurs moralisateurs toujours très actifs...après les catastrophes, on notera qu'il est toujours plus facile pour des organismes dits de défense et autres syndicats de s'opposer violemment plutôt que d'assumer la responsabilité managériale et/ou qu'il n'est interdit à personne qui croit mieux faire de s'investir soi-même en qualité d'indépendant afin de mettre en pratique ses propres revendications et d'en retirer tous les bénéfices...apparemment si faciles à engranger.

Article écrit par Pol et Mick.

 

 

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