14/12/2009

Identité nationale: Dans quel Etat, j'erre?!.

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Débat d'utilité publique?.

 

En France, Eric Besson (ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire: excusez du peu! ) relance un débat sur l'identité nationale qui, rapidement, a tourné à l'invective sur soupçons électoralistes et à la caricature classique et récurrente confondant nationalisme frontiste et nationalité territoriale.

Il est vrai qu'il semble y avoir encore peu d'intérêt à tenter de redéfinir, en termes restrictifs voire régionalistes, une identité nationale en ce XXIème siècle apparemment mondialisé sans que cela ne soit ressenti comme un repli sur soi voire animé par un esprit de clocher ou de minaret...

Toutefois, n'est-ce pas cette même "mondialisation" qui semble en affoler certains de la même manière que tout renforcement de l'Union européenne fait craindre à d'autres une perte de pouvoir national avec pour corollaire de torpiller tout projet de construction intégrée d'une Europe seule capable de maintenir un poids relatif dans le redistribution mondiale des zones de décisions futures.

 

IDENTITES: culturelles, cultuelles, territoriales, raciales...?.

 

Quelle identité commune de territoires ou d'origines y a t'il entre français immigrés européens et arabes, corses, bretons et guadeloupéens?.

Paradoxal de se féliciter de voir les pays étrangers ne plus disposer de colonies ou encore de légitimer un démantèlement de l'ex-URSS en adoubant toute demande d'intégration européenne sans parler d'une fort peu zen-attitude envers la Chine concernant un Tibet quand, à l'inverse, la France qui, il y a peu voyait le Québec non comme une province du Canada mais plutôt comme un pays voire un territoire français!, n'envisage aucune avancée politique que ce soit pour la Corse ou pour les Dom-Tom alors qu'il serait probablement temps pour ces populations de s'autogérer via une saine coopération plus que dans une dépendance économique.

Malgré une longue période de paix intra-européenne, peut-on garantir que les frontières actuelles définissant la nation resteront immuables?.

L'exemple désastreux de la Yougoslavie morcelée en est la preuve, pour le coup, par l'absurde et il n'est pas sûr que l'identité yougoslave d'hier soit équivalente aux identités serbes, croates...d'aujourd'hui.

Souvent l'identité nationale n'est vive que lors de conflits dans lesquels le pays et ses habitants sont impliqués mais faut-il encore que ce pays sorte vainqueur de ces conflits pour qu'elle perdure car, dans le cas contraire, l'identité à une fâcheuse tendance à se diluer au sein d'une nouvelle nation redessinée et les exemples récents ou anciens, si l'on se donne la peine de sortir de l'Hexagone, ne manquent pas.

Identité(s) d'une Nation...

 

En termes d'identité, la valeur refuge qui monte en ce début du XXIème siècle semble être l'appartenance religieuse qui, pour une part grandissante de la population mondiale, supplante le respect "droits et devoirs" des pays dits laïques, totalement prisonniers de leurs propres protections de la vie privée, au point d'y imposer progressivement des règles de vie communautaire exclusivement religieuse en utilisant à bon escient les différentes failles induites par la sauvegarde de la liberté individuelle. (Lire aussi: Croyances et Libertés). Lien: ICI 

De même, était-il justifié, hormis la honte que la déportation et le massacre des juifs (holocauste) a causé dans le collectif moral international, de créer de toutes pièces un territoire avec pour seule identité celle d'être juif tout en spoliant la terre et la nationalité des primo-résidents sans risquer de devoir accorder ce même "droit à une nation confessionnelle" aux catholiques, musulmans, bouddhistes, scientologues...?.

A plus d'un titre, ce genre de débat peut se révéler dangereux pour l'équilibre fragile d'une imbrication humaine en constante évolution et tenter d'y apporter une définition pourrait apparaître à certains comme une volonté de figer un ensemble de privilèges que d'aucuns verraient, avec un plaisir de moins en moins dissimulé, voler en éclats dans un chaos profitable à leurs visées terroristes et soi-disant révolutionnaires.

Mais venant des politiques, on peut considérer qu'il ne s'agit, tout au plus, et comme toujours que de tenter de saisir une opportunité électoraliste à courte vue car sur le fond, il apparait que définir l'identité nationale ne vaut que dans le cadre d'un espace-temps restreint tant il est vrai qu'au regard du passé, rien ne permet d'assurer que l'identité d'aujourd'hui aura valeur éternelle.

CONCLUSIONS.

 

A y regarder de plus près, les seules valeurs communes à un ensemble d'individus dont les différences en tous points deviennent de plus en plus visibles voire revendiquées se bornent, en un temps et un territoire donné, à la possession de documents établis et délivrés par un Etat-nation qui aura adapté avec un certain succès le "pain et des jeux" des Romains par un "allocations et foot".

Combien de temps pourra t-on encore maintenir une forme de cohésion sociale entre une minorité (dés)intégrée et ultra revendicatrice à laquelle les gouvernants accordent de plus en plus de droits par crainte de troubles publiques et une bien nommée majorité silencieuse contrainte d'assumer l'ensemble des devoirs?.

Et si, en lieu et place d'une hypothétique identité européenne aux nuances nationalistes, religieuses et identitaires de plus en plus virulentes et dont l'issue belliqueuse ne relève d'aucun mystère, nous options pour l'identité numérique et virtuelle développée par les médias et réseaux sociaux (Facebook, Twitter...).

Article écrit par: Pol et Mick.

Lire aussi: Politiquement correct. Lien: ICI 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Société: Comportements, Société: Evolution | Lien permanent | Tags : politique, france, eric besson, identite | |  Facebook | | | | Pin it! |