10/08/2009

Croyances et Libertés: Cheval de Troie en Occident.

Religions

 

 

 

 

La fin des régimes démocratiques serait-elle programmée?.

 

 

A l'évidence, depuis la toute fin du XXè siècle et surtout en ce début du XXIè siècle, les croyances religieuses et/ou sectaires, dont on aurait pu supposer (espérer?) qu'elles soient réduites à une frange minoritaire de la population mondiale moins instruite ou dont l'accès aux techniques de l'information mondiale était limité, finissent par s'imposer comme un pouvoir politique et militaire autoritaire et sans partage avec le pouvoir dit civil et ce jusqu'en nos contrées rendues probablement vulnérables notamment par une défense à outrance de certaines libertés individuelles au détriment d'une cohésion sociale acquise péniblement au terme encore récent d'une histoire riche en conflits douloureux et coûteux en vies humaines.

Il n'est pas fortuit de faire un parallèle entre une remise en cause progressive des valeurs essentiellement matérialistes basées sur la responsabilisation individuelle et sur quantité de progrès technologiques pensés et développés par la génération des "baby-boomers" misant essentiellement sur la foi en l'homme, qui intervient au moment où celle-ci s'efface petit à petit face aux générations actuelles qui n'ont, de fait, connu qu'une relative facilité d'accès à quantité de biens et de services dans un environnement de paix globale peu propice au dépassement de soi, à l'innovation ainsi que tout simplement à l'impérieuse nécessité de reconstruire ce qui a été détruit.

 

Tout ce qui n'est pas interdit est (donc) autorisé.

 

Tout d'abord, il est souvent fait la différence entre sectes et religions sans que ni les unes ni les autres ne fassent légalement l'objet d'une classification d'honorabilité autorisant les exclusions de pratiques et de prosélytisme fallacieux d'autant que l'on peut supposer que toute religion aujourd'hui bien établie n'ait été à ses débuts considérée comme une secte tant elle contrariait, déjà à l'époque!, les pouvoirs politiques civils.

Le paradoxe veut que ce soit dans les pays à régimes laïques qu'il y ait le plus de lieux de culte mais aussi le plus de revendications et plaintes pour discriminations supposées à l'exercice desdits cultes alors même qu'il est notoire qu'aucun des pays à régimes religieux ne protègent voire tolèrent la pratique de religions autres que celle prônée par le pouvoir "politico-religieux" en place. 

A présent, et sous couvert de cette "sacro-sainte" liberté occidentale de pratiquer en tous lieux son culte, une nouvelle brèche vient de s'ouvrir en "exhibant" le port de signes et vêtements hautement reconnaissables et dont certains heurtent la plupart des concitoyens européens, en ce compris les pratiquants de ces religions, dans ce qu'ils affichent une certaine agressivité visuelle quand symboliquement ils ne sont pas, au minimum, attentatoire à l'égalité entre les sexes par ailleurs si vigoureusement défendue en tous autres domaines.

On peut aussi s'étonner de cette pression constante de mouvements anti-"tout" qui harcèlent les pouvoirs des différents pays européens, d'origine chrétienne, à supprimer tout signe religieux en tous lieux publics, d'applaudir, sous couvert de liberté d'expression et ou de l'art?! aux différentes insultes et moqueries à l'encontre des symboles chrétiens, de soutenir n'importe quel projet de reconversion d'église dont la fréquentation certes en baisse en ce qu'elle résulte tant de l'adaptation à une certaine modernité de la religion catholique qu'à l'évolution de l'instruction ,de l'éducation et aussi à l'attachement des citoyens européens à des valeurs plus matérielles que spirituelles.

Par contre, pour ces Bisounours du politiquement correct, défenseurs acharnés du multi-cultualisme, qu'on ne touche à aucun des préceptes séculaires, hors du temps présent et quelquefois en opposition totale aux lois (jusqu'à présent) votées démocratiquement mis ostensiblement en avant par les adeptes d'autres confessions.
Quitte à prôner le droit au respect de tenues dites religieuses pour les femmes, de pratiques d'abattage d'animaux contraires au droit européen ou de séparation en fonction du sexe pour la pratique de sports sans que cette brève énumération ne choque le moins du monde ceux qui se montrent pourtant si tatillons voire laïques à l'encontre de la (toujours) première religion d'Europe!.   

 

Droit à la différence, pas à l'indifférence...

 

Notons, à ce stade, que seuls ceux qui seraient tentés de souligner ces différences de traitement peu conformes aux principes républicains seraient passibles de poursuites pour racisme, xénophobie et autres qualifications soucieuses, parait-il, de préserver une soi-disante paix sociale.

Finalement, en termes de répression "vestimentaire", il ne reste que la nudité, hors lieux voués à ce mode de vie, qui soit sanctionnée.  

Dommage...parfois. A quand la création d'une secte: Les "adorateurs d'Eve"!.

Ne subirait-on pas déjà les premiers effets de ce mouvement de recul des libertés féminines fortement encouragées par certains intégristes de tous bords, par ailleurs fort nombreux à surfer sur les sites "charme", dans ce qui apparait en filigrane comme un tout récent changement en ce qui concerne le port? du monokini sur les plages au profit du bikini moins sujet aux quolibets et harcèlements assez vulgaires émanants des mêmes décrits plus haut..

A quand la mode du burkini...créé par Lacroix! (Christian) dérivé de ce vêtement qui pour d'aucuns représente une sorte de confessionnal ambulant voire de prison pour femme soumise.

Plus sérieusement, il n'y aura de réel respect pour toutes les religions au sein d'états laïques que lorsque leurs pratiques ne seront à la fois que privée et/ou confinées dans des lieux prévus à cet effet et sous l'autorité juridique et le contrôle financier de l'Etat.

Hors de ce cadre, les dérives seront de plus en plus fréquentes en ce qu'il s'agit de plus en plus visiblement pour certains de tester notre capacité à sanctionner ou au minimum recadrer légalement ces provocations visant, in fine, à la déstabilisation de nos institutions voire à leur remplacement.

Que ceux qui, actuellement, considèrent ces prises de position et inquiétudes comme exagérées voire bêtement racistes parce que ces manifestations vestimentaires et confessionnelles sont encore aujourd'hui largement minoritaires se rappellent l'attitude d'autres qui minoraient la portée des actions et propos de certains: Hitler, Staline et autres "guides" de triste mémoire pour les peuples qui les ont ou les subissent encore de nos jours.

D'autant que pour ces tenants de concepts totalitaires et quelquefois religieux, la protection de leurs libertés ne vaut que tant qu'ils ne représentent que la minorité car une fois au pouvoir les libertés tant réclamées ont bizarrement une fâcheuse tendance à disparaître.

L'adage selon lequel la liberté des uns s'arrête là où commence la liberté des autres ne s'appliquerait-il plus qu'en fonction de la capacité de mobilisation et de nuisances politiques pour quelques groupes au regard d'un vacillant et très délicat maintien de l'ordre, pour le moins, dans certains quartiers quitte à frustrer ceux qui ne disposent pas des réseaux ou du temps nécessaire pour se faire entendre.

Fais ce que je te dis mais ne regarde pas ce que je fais.

 

Ou comment imposer par la force à autrui et ailleurs ce que nous ne pouvons régler chez nous-mêmes.

Que dire aussi de cette forme de déresponsabilisation politique confinant à l'arrogance qui, telle une fuite dans l'inconnu, consiste à croire que nous, Occidentaux, avons le pouvoir et le savoir universel et que ceux-ci doivent s'appliquer par la force aveugle si besoin aux autres peuples censés en avoir besoin pour leur épanouissement futur.

Préconiser à ce titre le pouvoir d'ingérence revient à pérenniser une forme de présence armée post-coloniale qui, à raison, irrite secrètement ou publiquement ces populations victimes de notre suffisance d'autant que notre propre système de valeurs a tendance à se lézarder donnant à ceux que nous combattons la possibilité de nous miner à l'intérieur de nos propres institutions.

Les tout récents événements d'occidentaux emprisonnés, jugés et finalement remis ou non à nos dirigeants devenus samaritains de l'oecuménisme (B.Clinton en Corée du Nord) ou l'universitaire relookée (Clotilde Reiss) contrainte de se confondre en excuses au sein d'un simulacre de tribunal et bien d'autres exemples encore qui ne font que confirmer le ressentiment profond pour ne pas dire la haine ainsi qu'une volonté affichée d'humilier un Occident affaibli associé à des valeurs décadentes, décriées par une proportion non négligeable de sa propre population, pour des régimes théocratiques au pouvoir qu'il serait dangereux de continuer à sous-évaluer.

 

Conclusion

 

L'Occident et plus particulièrement l'Europe a connu par le passé encore assez récent nombre de conflits et de régimes totalitaires et il serait malvenu de penser qu'un demi-siècle de paix nous mette définitivement à l'abri d'une possible mise en chantier de manoeuvres certes lentes mais obstinées de décrédibilisation de nos différentes règles organisationnelles provoquant à terme plus ou moins lointain une série de troubles aux relents confessionnels, communautaires qui, nourri de nos laxismes, détruirait tous les liens sociaux difficilement voire artificiellement tissés entre toutes les composantes de nos sociétés riches de leurs différences. 

Article écrit par Pol et Mick.

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