08/10/2008

Crise financière: On nous aurait menti...?!.

 

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LA CRISE FINANCIERE

Difficile d'y échapper! tant les médias, après nous avoir seriné quotidiennement les mots-clés de la campagne présidentielle de N.Sarkozy concernant son action? sur le pouvoir d'achat, ont été obligés de changer de registre pour nous expliquer, via débats, reportages, témoignages, les origines d'une crise qui leur échappe totalement de par le fait même que les protagonistes, décrits comme étant les "coupables" de ce marasme digne mais non comparable à la crise de 1929, sont eux-mêmes "victimes" d'un effondrement imprévisible sauf que...

A tout bien considérer en partant du principe que les choses sont plus compréhensibles en les analysant avec une certain recul et que tant par les décisions politiques internationales que par les ajustements financiers au niveau des banques centrales qui, de manière concertée n'auront baissé leurs taux d'intérêt qu'en ces deux occasions, on notera une certaine similitude entre les discours alarmistes suite à un certain onze septembre et ce qui nous occupe aujourd'hui dans ce qu'elle oblige nos sociétés ébranlées à donner un blanc-seing à tout qui semble capable d'y donner une réponse urgente, ponctuelle et qui ne souffre ni de critiques ni même de débat contradictoire.

Dans ce domaine et surtout depuis les attentats sur le WTC, il faut avouer que l'administration Bush est passée maître en obtenant dans l'urgence des crédits et législations contraignantes pour nos libertés individuelles qu'il serait difficile voire impossible à obtenir en temps normal.

Notons que, tant dans l'invasion injustifiable de l'Irak (articles INFOTOX. Liste de Catégories: Politique Internationale) que dans le crash financier actuel, les intérêts de certains proches du pouvoir US ont considérablement augmenté.

FED or not...

Pour rappel, Ben Bernanke actuel président de la FED (banque centrale américaine) a régulièrement affirmé lors de son parcours financier que, tirant les leçons de la crise de 29 (sujet dont il avait fait sa thèse de fin d'études universitaires), la pire décision d'incompétence était de ne pas intervenir en cas de difficultés d'une banque promise à la faillite.

Et pourtant lorsque la banque Lehman Brothers en "délicatesse financière" depuis juillet 2008 demande l'aide de la FED, quelle réponse lui est donnée par le nouveau troubadour de l'interventionnisme bancaire?: No money !.

A l'inverse, lorsque le grand concurrent historique de Lehman Brothers, à savoir Goldman&Sachs, dont l'ancien patron se nomme...Henri Paulson, l'auteur du fameux plan de sauvetage des banques et proche des présidents (FED et US), est victime des mêmes difficultés, la FED intervient directement et on connait, pour l'instant!, la suite.

De là à y trouver malicieusement quelques soupçons de manoeuvres stratégiques similaires à celles qui ont permis de déclencher une guerre multi anti-terroristes par ailleurs vouée à l'échec avec pour preuve récente les appels à négocier avec les Talibans afghans ex-terroristes devenus subitement des patriotes démontrant, a minima, un certain cynisme dans ce que de gigantesques intérêts financiers alloués à une certaine oligarchie mondiale prévalent sur l'efficacité d'une gestion responsable d'une population manipulable à souhait.

L'EUROPE DU LOTO.

L'attitude européenne fut à nouveau exemplaire d'approximations et de tergiversations fidèles aux nationalismes retrouvés et égos surdimensionnés de certains déniant d'abord tout risque de contagion (syndrome de Tchernobyl) tant la solidité voire l'archaïsme du système bancaire européen était différent de celui des US puis ensuite se voulant rassurant malgré les constats de faillites avérées ou évitées par suite de nationalisation précipitée avec pour principales conséquences que des hommes politiques dont on appréciera les qualités de gestionnaires en matière de déficits budgétaires nationaux s'attribuent d'autorité les mandats et sans doute les rémunérations des financiers subitement tombés en disgrâce et aussitôt "lapidés" en place publique.

Cependant qu'en Europe, aucun plan n'est élaboré en concertation avec la supposée très indépendante BCE et que comme à l'accoutumée, on aura assisté à des réunions de G4, G7, G8, G?, tant et si bien qu'au final, il serait légitime de se demander à quoi bon élargir le cercle des pays membres de l'Union européenne si, un peu comme à l'instar de certains cercles privés, la seule contribution au débat, que certains membres "fondateurs" et auto-proclamés "puissants" laissent aux nouveaux membres, est le paiement de la cotisation annuelle.

Triste constat d'échec pour les pères fondateurs de l'Europe et même si son nom ne fait guère l'unanimité, l'histoire reconnaîtra probablement à V. Giscard d'Estaing le mérite d'avoir été le dernier à tenter l'érection d'une Europe politique qui, depuis un certain temps, ne ressemble plus guère qu'à un puzzle de nations incapables de soumettre le moindre projet commun avec pour conséquence, que le centre du pouvoir mondial s'éloigne toujours plus vers le continent asiatique en voie de surclasser les USA qui, malgré certains discours actuels, peut encore, de par un fonctionnement à crédit sur le reste du monde, espérer maintenir sa suprématie. Pour combien de temps encore?.

La constante dans le décrochage entre les politiques et les citoyens, c'est que pour la majorité d'entre ces derniers, leur intérêt pour la chose publique est faible voire inexistant et qu'en conséquence, le personnel politique dont les mandats dits provisoires sont pourtant confiés par la population et normalement destinés au service de celle-ci se mue progressivement pour beaucoup d'entre eux en plans de carrière avec connexions amicales et familiales tant et si bien que, in fine, c'est la population qui assure le service!.

Marchés  A L'OMBRE...

L'occasion était sans doute trop belle pour les pouvoirs politiques qui, en période récente mais résolument passée, ont refusé essentiellement par souci électoraliste de procéder aux indispensables réajustements budgétaires affaiblissant d'autant la croissance et d'à présent tenter de "profiter" de la crise actuelle pour occulter leurs propres responsabilités et d'ainsi stigmatiser la cupidité supposée des financiers dont les activités sur les marchés ne reflètent en réalité que l'enlisement dans une récession sensible des économies occidentales pour l'essentiel même si la mondialisation percolera au sein des différents continents.

Signalons au passage que le "sauvetage" des banques par nationalisation partielle et/ou totale est et sera, au vu des cours de bourse actuels, un excellent investissement à moyen terme pour des budgets nationaux lourdement déficitaires.

Affirmer comme on l'entend trop souvent que l'économie "virtuelle" (les marchés financiers) a tué l'économie réelle est faire preuve d'une malhonnêteté intellectuelle flagrante lorsque l'on sait que l'économie réelle soutient une activité boursière qui n'en est que le miroir grossissant.

Tout au plus peut-on déplorer que des indemnités de départ (golden parachutes) soient octroyés à des gestionnaires dont les résultats ne sont pas à la hauteur de leurs prétentions ni des attentes légitimes placées en leur capacité affichée à conduire des projets d'entreprise.

Les mandataires politiques qui, les premiers, ont souligné ce paradoxe ne seront certainement pas les derniers à appliquer à eux-mêmes ces louables et vertueux principes d'équité et de probité!.

 

Avec le monde en crise et au vu des politiciens irresponsables du passé, présent et avenir qui continuent à gouverner sans véritable vision à long terme et pour qui les fautes sont toujours imputables aux "autres", on peut, sans risque de se tromper, envisager des lendemains qui déchantent encore pour longtemps...du moins pour la population!.

written by: Pol et Mick...!.

 

 

Publié dans Société: Economie-Finances | Lien permanent | Tags : crash, crise, finances, banques, fed, bce, politique | |  Facebook | | | | Pin it! |

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