19/09/2007

American Dream: World's nightmare?.

American dream

 

 

 

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SUBPRIME, RIEN NE VA PLUS...

L'octroi, début des années 2000, de prêts hypothécaires liés au taux directeur de la Banque centrale américaine (FED) à des personnes n'offrant pas ou très peu de garanties provoque quelques remous au sein du monde financier dans la mesure où nombre de ces ménages se sont retrouvées incapables de payer les primes revues à la hausse en raison de la liaison avec la progression des taux FED

Ces ménages ont été obligés de revendre et de perdre leurs logements tandis que se profilait pour les organismes prêteurs l'impossibilité de récupérer l'entièreté du prêt du fait de l'effondrement d'un marché immobilier début 2006 submergé de biens à vendre.

Cela met une fois encore en lumière la fragilité d'un système économique basé sur l'endettement publique et privé issu d'une quasi philosophie de vie consistant à dépenser plus qu'on ne gagne persuadé que le reste du monde, principalement l'Asie, continuera de financer ce déséquilibre financier d'une nation dont la prédominance semble désormais plus théorique que réelle.

La dette publique américaine avoisine les 70% du PIB et même si objectivement l'invasion de l'Irak a un coût astronomique estimé entre 500 et 900 milliards de dollars!, il semblerait, selon les chiffres publiés, que l'administration Bush ait ramené ce même déficit publique de 4,8% en 2003 à 2% actuellement.

Quant au déficit commercial, après avoir atteint un record à 726 milliards de dollars, celui-ci tend à se réduire progressivement en partie grâce à la faiblesse entretenue du dollar US.

THE AMERICAN WAY OF LIFE

Le principal et seul? soutien de l'économie américaine vient de ce que les ménages américains restent plutôt confiants et maintiennent un niveau de dépenses suffisant.

Toutefois, si l'on met en parallèle le nombre de licenciements d'une industrie manufacturière, victime d'importations massives venant d'Asie, non compensé par les entreprises de services et de technologies, provoquant dès lors une remontée du chômage assez inhabituelle aux USA.

Qu'à cela, on ajoute une croissance US chutant brutalement en 2007 ce qui vient d'inciter la Réserve fédérale dirigée par B Bernanke, successeur du très charismatique et toujours loquace A Greenspan, à réduire ses taux directeurs de 5,25 à 4,75% avec pour espoir de tempérer quelque peu l'angoisse de certains organismes pourvoyeurs de prêts dits Subprime (ex: Northern Rock) tout en augmentant malgré tout le risque d'un retour de l'inflation toujours supérieure au chiffre généralement considéré comme critique de 2%.

Pour noircir encore le tableau de l'économie américaine, on notera que les dépenses d'investissement des entreprises stagnent ou, au mieux, redémarrent sans conviction et pourraient laisser entrevoir le spectre d'une récession renforcée par une lente mais continue dégradation du dollar dont les signes de faiblesse persistants face entre autres à la monnaie européenne finiront par entamer une confiance aveugle et souvent muette dans ce qui semble être aujourd'hui la fin de la suprématie tous azimuts d'une superpuissance affaiblie notamment par les récents et "trop" visibles échecs d'une géopolitique aux objectifs aussi fallacieux que ne l'étaient les analyses erronées préliminaires.

US/MONDIALISATION

Malgré tout, il faut se garder de tout triomphalisme malvenu tant il est évident que si les USA ne parviennent pas à remettre durablement la machine économique de leur pays en route au plus tard à la suite d'un nouveau programme plus rigoureux issu des prochaines élections de 2008, nous aurons tous à subir des vagues "tsunamiennes" dont les conséquences ne peuvent s'évaluer qu'au regard de crises financières passées et que même en considérant que tout n'est qu'affaire de cycles haussiers et baissiers, l'éventualité d'un hard landing toujours possible de l'économie américaine n'étant plus hypothèse farfelue, il s'agit pour les responsables économiques et politiques internationaux d'examiner au plus vite les mécanismes de contrôles et d'ajustements à leur disposition afin de juguler au plus vite ces symptômes inquiétants et précurseurs d'hémorragie financière.

Dans un monde globalisé et interdépendant, les outils d'un marché financier "libéral" ne parviennent plus à réguler seuls les fluctuations instantanées provoquées par l'annonce çi et là de dysfonctionnements monétaires dans la mesure où le pouvoir des Banques centrales principales agissent de manière individuelle en fonction de leurs propres marchés intérieurs au grand dam des USA qui tentent de "culpabiliser" que ce soit la Banque centrale chinoise rechignant à réévaluer le Yuan ou encore la mise en cause de la BCE pour le maintien d'un Euro fort.

Dans ces conditions et toute chose restant égale par ailleurs, on ne peut exclure une chute brutale d'un dollar US en perte de confiance et qui n'assume plus le rôle de valeur-refuge autrefois dévolu à l'or.
Que ceux qui, par simplisme idéologique, pourraient se réjouir des difficultés économico-financières des USA n'oublient pas trop vite que ceux-ci vivent à crédit d'un dollar qui inonde le monde et que s'il est plus que probable que la vitalité économique de l'entreprise libérale américaine réussisse, une fois encore, à s'en sortir, il n'est pas certain que le monde spectateur de ce retournement ne paye pas le prix fort et ne plonge lui-même dans une crise de laquelle il mettra bien plus de temps et de difficultés à sortir et peinera à retrouver un dynamisme suffisant à recréer prospérité et niveau de vie acceptable pour ses citoyens.

 

 

 

Publié dans Société: Economie-Finances | Lien permanent | Tags : subprime, usa, economie, finances, dettes, dollar | |  Facebook | | | | Pin it! |

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