28/08/2007

Belgique: Cherche "Premier" désespérèment...

 belgique 

  


 

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QUAND DES SOURDS NE S'ENTENDENT PLUS !.

Au "surlendemain" des élections de Juin 07, l'impossilité de former un gouvernement fédéral démontre à souhait l'incapacité et/ou la difficulté pour les représentants des deux communautés régionales linguistiques d'encore incarner une envergure nationale.

Une vision régionaliste par essence réduite aux seuls profits et besoins d'une des communautés confine leurs représentants dans une analyse partisane au détriment des intérêts de l'ensemble de la population d'un des déjà plus petits pays d'Europe.

L'éclatement du pouvoir politique central belge ( lire article: Et si la Belgique m'était comptée...!: http://infotox.skynetblogs.be/archive/2007/02/14/et-si-la...  ) a permis aux partis dominants du Nord et du Sud du pays d'installer un système de contrôle particratique régional en lieu et place d'une gestion de politique nationale.

L'incompréhension et le déni de dialogue menant au séparatisme qui, au départ, ne paraissait être qu'une construction hasardeuse de dirigeants qualifiés hâtivement d'extrémistes finira par s'imposer au sein de la population flamande.

Du côté wallon, les dirigeants, sous couvert d'attachement à la nation et au Roi, conscients des risques de déclin économique à terme résultants d'un éclatement du pays refusent tout dialogue communautaire tel le coq (emblême wallon) menant une politique d'autruche.

Pour les "Belges du Nord", la stagnation persistante et certes coûteuse pour eux en termes de répartition budgétaire d'une grande partie de la région wallonne est le résultat d'une gestion socialiste omnipotente dont de récents scandales mettant en lumière des pratiques anciennes de détournements de capitaux communaux et régionaux au profit de quelques édiles et de leurs aréopages les confortent dans leur volonté de se séparer de l'état PS du Sud.

Le tassement tout relatif du PS wallon aux récentes élections, le poussant "provisoirement" dans l'opposition au niveau fédéral met au jour le conflit entre pouvoirs régionaux aux alliances assymétriques et la formation d'un gouvernement fédéral dans lequel l'une des composantes majeures est absente. La clef de l'échec actuel se trouve certainement dans cette constatation et l'apparente discrétion des dirigeants socialistes pourrait se voir récompensée par la formation d'un gouvernement élargi avec pour prétexte le "sauvetage" de la Nation Belgique. Qui perd, gagne !.

BELGIUM : THE END.

Qu'on le veuille ou non, hormis un bouleversement improbable de l'échiquier politique wallon, la Belgique vieille d'à peine 175 ans a vécu.

Ce pays est issu de la révolution de 1830 et défini comme Royaume par la mise en place des Saxe-Cobourg, noblesse d'origine allemande diversément appréciée suivant l'âge ou l'appartenance linguistique sans oublier que la popularité actuelle du roi Albert II ne garantit en rien celle de ses héritiers au trône.

Cette région d'Europe différemment délimitée à l'époque et dont Jules César vantait les mérites de ses habitants (Belgae) vit sans conteste ses dernières années de bonne intelligence!.

Les dissensions exacerbées par des décisions dont la portée idéologique vide de tout sens historique installent résolument un climat de méfiance réciproque entre les représentants des deux communautés du pays et qui seront tôt ou tard obligés de constater dans les faits que leur désorganisation programmée aura conduit à un tel effilochage des organes de pouvoir avec pour conséquences une paralysie lente des institutions combinée à une gabegie financière qui, sans la richesse économique belge, placerait cet état au rang des pays en développement victimes eux aussi de la mal gouvernance favorisant l'émergence de petits potentats locaux s'accrochant à leur parcelle de pouvoir au détriment du bien général et de leurs concitoyens.

L'EUROPE DES ... + 3 !.

Ce manque crucial de vision historique proche de l'aveuglement laisse augurer d'une situation ubuesque lorsqu'il s'agira de placer les trois minuscules régions issues de la Belgique au sein du Parlement européen  siègeant à Bruxelles qui cumulera les qualificatifs de capitale régionale flamande, de capitale régionale bruxelloise pour une communauté francophone dont la capitale est Namur !! tout en étant ex capitale belge.

Notons qu'en dépit des reportages surtout francophones qui tentent de démontrer que le sentiment national belge reste grandement majoritaire, il faut rappeler que les belges dont le vote est obligatoire confirment élections après élections les mêmes personnalités aux programmes bien connus.

Soit à considérer que les belges émettent un vote automatique irréfléchi, soit que plus concrètement, ils orientent leurs voix vers certains partis qui ont su mettre en place un système qui, grâce à  cette richesse économique incontestable, les réduisent au rôle d'assistés politiques ne fût-ce que pour l'attribution de divers avantages sociaux.

Dans ces conditions, la politique ne peut envisager de grands projets nationaux et préfère se contenter d'une pâle gestion régionale.

Pour rappel:

La devise belge: l'UNION FAIT LA FORCE.

Pour combien de temps encore?.

 

 

 

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