13/07/2007

Listings Clearstream: Qui perd, gagne!.

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PECHE EN EAUX TROUBLES.

 

En 2001, le juge Renaud Van Ruymbeke se voit confier un dossier dans lequel, une fois de plus, sont impliqués des personnalités du monde des affaires et de la politique.

L'enquête porte sur le versement de commissions "occultes" concernant la vente de frégates équipées par Thomson-CSF à Taiwan.

Parmi les nombreux personnages, citons:

- Roland Dumas (Ministre des Affaires étrangères sous Mitterand)

- Alfred Sirven (Homme d'Affaires)

- Loïk Le Floch-Prigent (PDG Rhône-Poulenc puis ELF)

- Christine Deviers-Joncour (VRP de charme et maîtresse de Dumas.R)

Bien d'autres intervenants connus apparaissent tout au long de l'enquête sans que pour autant le juge Van Ruymbeke, à qui le Secret Défense est maintes fois opposé, puisse progresser notablement dans cette affaire qui visiblement fait des ronds dans l'eau entourant ces mêmes frégates!.

 

Sur fond de rivalité au sein du groupe industriel EADS en y ajoutant la lutte d'influence entre Thales (ex Thomson-CSF) et Alcatel, un petit groupe de personnes politico-économiques tente de manipuler la justice en produisant une liste sur laquelle certaines personnes politiques de premier plan se retrouveraient impliquées dans un scandale de versements de pots-de-vin transitant par la société Clearstream.

Cette "nouvelle affaire" est confiée aux juges Jean-Marie Dhuy et Henri Pons.

 

Etonnamment, c'est le juge Van Ruymbeke qui, au détour de lettres anonymes, de CD rom's et finalement par l'intermédiaire d'un avocat, reçoit les listings Clearstream fournis par JL Gergorin (ex vice-président de EADS).

Pour rendre la lecture de cet enchevêtrement de faits et d'intervenants dans ce dossier, nous allons identifier, ci-dessous, les principaux d'entre eux:

- Jean Louis Gergorin: ex vice-président de EADS

Il adresse en 2004 au juge Van Ruymbeke les listings "corrigés!" qu'il déclare avoir reçu de I Lahoud.

- Imad Lahoud: Responsable d'un labo de recherches au sein de EADS.

Celui qui nie être le "falsificateur" a reçu en 2003 les listes de D Robert via F Bourges.

Il déclare les avoir confiés fin 2003 au général Rondot et avoir rencontré par deux fois en 2004 N.Sarkozy.

Ce dernier nie formellement ces rencontres.

- Denis Robert: Journaliste-auteur de livres mettant en cause l'organisme financier de compensation luxembourgeois Clearstream insinuant que celle-ci n'est qu'un gigantesque "outil de blanchîment" d'argent.

Il prétend avoir reçu les fichiers en 2002 de F.Bourges.

- F.Bourges: ex auditeur Clearstream pour le cabinet Andersen.

Il aurait détourné les listes en 2001 pour les remettre en 2002 au journaliste D Robert et ensuite en 2003 à I Lahoud.

Selon ses dires, le manipulateur a pour nom I Lahoud qui aurait "rajouté" certains noms sur ces listings.

- P Rondot: général et conseiller auprès de Mad Alliot-Marie.

Il reçoit en 2003 les listings sur lesquels figureraient déjà plusieurs noms politiques dont un certain N Sarkozy qui se voit attribué un compte secret à l'étranger.

 

QUI, POURQUOI, COMMENT ?.

 

 

A l'initiative de Mad Alliot-Marie, le général Rondot procède dès 11/2003 à une vérification qui aboutit rapidement à la conclusion que tout ceci ne relève que d'une vulgaire manipulation.

Le seul fait que le nom du Président de l'UMP y figure aurait pu justifier que par discrétion et confiance, Mad Alliot-Marie confie cette enquête au général Rondot dont les attributions ne sont pas exactement celles d'un "simple policier".

Hors la ministre de la défense de l'époque confiera ne connaître les noms figurant sur les listes que huit! mois plus tard.

Parallèlement, par hasard..., Mr de Villepin diligente une autre enquête afin d'authentifier les noms contenus sur ces listings.

 

A ce moment-ci, rappelons que le général Rondot a depuis longtemps rendu son rapport dénoncant la tentative de manipulation somme toute assez grossière...

Mr de Villepin devenu en 2004 Ministre de l'Intérieur à la suite de Mr N Sarkozy connaissait l'identité du "corbeau" en la personne de JL Gergorin grâce aux conclusions de P de Bousquet de Florian (DST).

Relevons aussi que Mr de Villepin alors Ministre des Affaires étrangères reçoit le 9/1/2004 le général Rondot ainsi que JL Gergorin.

Pour rappel, l'élaboration et le montage de toute cette manipulation visant N Sarkozy, selon les vraisemblances actuelles, se déroule lorsque celui-ci est en tant que Ministre de l'Intérieur, l'homme le mieux informé de France et qu'il lui aura fallu attendre début juillet 04, soit quelques jours avant la parution d'un article mettant sur place publique les premiers éléments de cet imbroglio, pour ainsi qu'il l'a déclaré, lors de sa constitution comme partie civile, se voir informé de l'existence de telles listes.

 

AU JEU DE DUPES....

 

A la lecture des différents comptes-rendus et commentaires divers, il ne fait aucun doute qu'une banale manipulation visant à égarer la justice aura fini par risquer une déstabilisation majeure de l'Etat en jetant, au minimum, la suspicion sur quelques personnages clés de l'establishment politique français.

Et pourtant, on peut se poser la question, au vu des conséquences visibles actuelles, de savoir qui est le réel bénéficiaire de toute cette campagne de désinformation.

Il faut bien avouer que, suivant le camp dans lequel on se positionne, soit les personnes couramment mises en cause font montre d'un étonnant manque d'intelligence peu en accord avec leurs cursus respectifs, soit il s'agit d'un magistral coup de maître réussissant à distiller de ci de là quelques éléments troublants déstabilisants au moment où les esprits les plus brillants étaient galvanisés voire perturbés par la lutte pour la candidature à l'Elysée et l'ascension inéluctable de celui qui depuis est devenu l'actuel Président de la République française. 

 

 

 

 

 

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