30/04/2007

Elections Françaises J-?: Balle au Centre...

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TACTIQUE "Entre-deux-tours".

 

A la suite d'un résultat "binairement" classique au premier tour de l'élection présidentielle française qui aurait pu de par sa banalité devenir quelque peu soporifique et replonger les électeurs dans une léthargie compréhensible, on a droit à un débat à distance des plus tactiques visant à s'approprier pour S.Royal : les "faveurs" de F Bayrou et pour N.Sarkozy : l'adhésion des députés et des électeurs soutenant le représentant du Centre.

A prioiri, la manoeuvre du candidat de Droite s'avère concluante au vu des sondages qui le voient accroître son avance sur la candidate de Gauche qui d'une part s'isole de l'extrême-gauche mais aussi d'une partie importante de son propre parti qui n'apprécie pas ce "recentrage" social-démocrate.

Pour tenter de récupérer quelques voix, l'entourage proche de S.Royal, parmi lequel l'absence des "éléphants" est évidente, reprend les vieilles recettes de tentavives de diabolisation de l'opposant en soulignant une supposée attitude brusque, brutale jusqu'à en faire une caricature Guignolesque qui ne trompe que les seuls électeurs pour lesquels la compréhension politique se résume aux images.

N.Sarkozy, quant à lui, reste fidèle à la ligne politique fixée depuis bien avant qu'il ne se déclare candidat à cette élection  en insistant sur les accents volontairement populaires sans pour autant être populistes de maintien de la sécurité et d'une promotion de l'effort récompensé.

Indépendemment de toutes considérations politiques, on peut souligner que les deux candidats auront fait montre, au fil des années et des épreuves, d'une ténacité évidente pour en arriver à briguer la plus haute fonction de l'Etat français.

 

QUID DU CENTRE?.

 

Au lendemain du résultat du premier tour F Bayrou, quoique fort probablement déçu de ne pas avoir réussi à se qualifier pour le second tour, a annoncé un changement de nom pour l'UDF qui devient le Parti Démocrate (connotation politique américaine).

Dans sa volonté mal appréciée, incomprise (par facilité) par certains d'ouvrir le jeu politique et de se démarquer de ces deux voisins omnipotents, le risque est grand pour ce nouveau parti de se voir vampirisé et  réduit à nouveau au rôle de faire-valoir qu'il était précédemment hormis le moment de la création de l'UDF par V.Giscard d'Estaing qui, ceci découle peut-être de ce changement de nom, a décidé de soutenir N Sarkozy.

L'avenir et la progression du Parti Démocrate ne sont envisageables qu'à deux conditions:

-Les députés issus du goupe parlementaire de F.Bayrou sauront-ils restés insensibles aux promesses de postes à responsabilités diverses en cas de défection du Parti Démocrate et de ralliement à l'un des deux partis dominants?.

Au vu de certaines réactions dès avant les élections, on peut en douter.

-Les électeurs venus en masse dans les dernières semaines précédant le premier tour adhéreront-ils résolument aux thèses politiques de ce parti une fois l'engouement médiatique retombé?

L'hypothèse d'une défaite plus importante que prévue de S Royal qui ne manquerait pas de "réveiller l'appétît de certains éléphants" pourrait permettre à F Bayrou de réussir son incroyable pari de s'arrimer une partie de la gauche "social-démocrate" personnifiée par Strauss-Kahn et de créer ainsi un vrai grand parti dont le poids serait plus que significatif.

L'avenir du PS tel que nous le connaissons actuellement se joue dans cette élection et l'apparente union entre les courants Strauss-Kahn, social démocrate moderne et Fabius, gauche dogmatique pourrait éclater au lendemain de cette élection voire, plus exactement, après les législatives.

 

CONCLUSION.

 

Il est évident que cette élection représente la fin de la politique des "anciens"cooptés et que la population, en grande partie grâce au vecteur de débats que représente Internet, aura réussi pour la première fois à imposer aux partis établis les candidats de son choix et plus encore avec la "prouesse" réussie par F.Bayrou.

Dans ce dernier cas, certains médias ont dû vivre cela comme une véritable révolution Internet qui aura méprisé l'incessant rappel dans tous les journaux télévisuels ou écrits de réduire dès le départ le choix des électeurs dans un affrontement UMP/PS avec une possibilité de surprise venant du FN !.

Bien évidemment, une perte d'influence de ces médias avec pour conséquence un moindre rendement de recettes publicitaires ne peut que les inciter à tenter de marginaliser ce outil de vraie politique participative!.

Aux votes, citoyens....

 

 

 

 

 

 

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