07/03/2007

Europe: Stop ou Encore ?.

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 .

 

 

PROJET EUROPEEN : Historique.

 

Quelques dates qui ont marqué l'évolution de la construction de l'Union européenne :

- 18/04/1951 : CECA .communauté européenne du charbon et de l'acier qui regroupait l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.

-25/03/1957 : Traité de Rome .Au projet économique du départ (libre circulation des marchandises et des capitaux) sont ajoutés les domaines politiques et sociaux.

-17/02/1986 : Acte Unique européen .

-07/02/1992 : Traité de Maastricht . Introduction de la notion de citoyen européen.

-02/10/1997 : Traité d'Amsterdam : Ebauche des institutions européennes et extension des droits sociaux.

-1998 : Création de la BCE .Banque centrale européenne dont le siège est à Frankfurt en Allemagne.

-01/01.1999 : Minuit . Introduction de l'Euro monnaie unique européenne adoptée par la plupart des états membres.

-26/02/2001 : Renforce le rôle du Parlement.

 

CONVENTION : UE, GRANDEUR et DECADENCE.

 

Les travaux, qui visent à doter l'Europe d'une Constitution capable de gérer efficacement un ensemble de pays membres mais aussi de digérer d'autres adhésions futures, débutent en Février 2002 pour s'achever le 18/07/2003.

Le groupe de travail mis sur pied était composé comme suit :

-15 représentants des chefs d'états de pays membres.

-13 représentants des chefs d'états de pays candidats.

-30 représentants des parlements de pays membres.

-26 représentants des parlements de pays candidats.

-16 représentants du parlement européen.

-2 représentants de la commission européenne.

Un Praesidium, dénomination un peu grandiloquente pour un triumvirat composé de deux vice présidents : Messieurs J-L Dehaene (B) et G Amato (I) sous la présidence de Monsieur V Giscard d'Estaing.

Cette représentativité devait assurer la meilleure communication possible entre tous les pouvoirs de décision politique et de ce fait garantir au moment de la finalisation du projet une collégialité permettant la mise en oeuvre de la Convention.

Raisons de l'échec.

 

L'élaboration de ce projet ayant été faite en plein accord et en totale connaissance de tous les gouvernements et chefs d'états, il n'y avait aucune raison objective de connaître un échec.

Hormis qu'une inimitié tenace et notoire de J. Chirac envers l'ex président V.Giscard d'Estaing, déjà privé d'un deuxième mandat en 1981 par l'intrigue savamment menée par le premier nommé, ne pouvait décemment pas consacrer "VGE" en futur premier président européen et lui laisser, au regard de l'Histoire, la paternité du texte fondateur de la nouvelle Europe!.

Connaissant le caractère anti-européen des français à qui l'on se plait de souligner que les succès européens sont français mais que les échecs français résultent d'une politique technocratique européenne, l'option de recourir à un référendum témoigne plus d'un choix délibéré que d'une énième erreur politique.

De plus, aucune information objective ne fut récoltée auprès de personnalités dont le travail avait permis de concrétiser ce texte.

Au contraire, on laissa libre cours à l'expression d'opinions diverses et la plupart du temps non informées, ce qui engendra un climat de méfiance encore plus grand et comme dans le doute, on s'abstient...le résultat était prévisible.

 

EUROPE POLITIQUE ET ECONOMIQUE , le chaos

 

Certaines vieilles traditions d'implications politiques dans le management économique sont contre-productrices et peu rentables.

A titre d'exemples, relevons :

Eurotunnel : coopération franco-britannique dont le coût est passé de 49 milliards de francs à 105 milliards de francs (l'euro n'existait pas encore!).

Eurostar : Groupement de trois compagnies SNCF (F), SNCB (B) et LCR (GB)

Alstom : Sauvé par l'Etat français principalement parce que Siemens (D) risquait de le racheter tout en soulignant que la société s'est depuis redressée.

Eurodisney rebaptisé Disneyland Paris pour flatter notre sentiment national.

Airbus : projet décrit comme franco-allemand mais qui regroupe bien d'autres pays européens dont il n'est jamais fait mention.

Siège européen : le maintien artificiel du siège de Strasbourg conduit les parlementaires européens à une gabegie de plusieurs centaines de millions et à un manque d'efficacité du fait des déménagements conséquents en personnels, matériels et documents entre Strasbourg et Bruxelles officiellement nommée Capitale de l'Europe.

 

EUROPE : UN GRAND BIG MIC-MAC et l'addition.

 

Il est vrai que toutes ces mauvaises appréciations politiques finissent par coûter assez cher au monde économique.

Est-il raisonnable de parler de délocalisation pour une entreprise qui transfère une usine d'un pays européen à un autre alors qu'elle ne quitte pas l'espace que nous avons nous-mêmes dessiné au fil du temps.

L'idée fondatrice d'une Europe dans laquelle on soulignerait davantage les synergies que les différences en permettant une mobilité accrue se heurte à une tendance marquée d'instaurer au sein d'un continent politiquement obèse le confinant à l'immobilité une nouvelle configuration faite de différents cercles dans lesquels quelques pays "amis" évolueraient à des vitesses différentes.

Si ce concept qui dénature le principe de base de règles communes voit le jour, il confirmera l'échec de ce qui débuta avec le rejet récent d'une Constitution européenne.

Gageons que l'édification européenne, principalement voulue et portée par les politiciens des différents états, tous attachés à l'indépendance de leurs propres pays et surtout prérogatives, fonctions rémunérées et avantages divers, risque bien de n'être qu'une coquille administrative assez vide qui ne produira que les contraintes et règlements imposés aux états qui n'auront ainsi pas à assumer la responsabilité individuelle devant leurs électeurs: ce sera la faute de l'Europe...!.
Etant entendu, que l'intégration totale à l'image des USA avec ce que cela compte d'autonomie, de rationalisation dans les décisions n'étant pas dans l'intérêt des politiciens nationaux, l'efficacité économique et financière de ce puzzle aura bien du mal à maintenir cette zone euro compétitive voire viable face aux défis de la compétition mondialisée.
Qui vivra, verra... ou pas!.

 

 

 

 

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