22/11/2006

VW se "déchaîne" en Belgique!

 

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Economie européenne à deux vitesses.

La mutation de l'économie occidentale en Europe se poursuit au détriment d'un emploi, surtout ouvrier, victime de plusieurs facteurs qui du fait de la mondialisation permet la recherche de moyens de production au moindre coût pour des multinationales qui, rappelons-le au monde politique et syndical toujours prêts à se déresponsabiliser, ne sont pas des oeuvres philantropiques et que pour choquants aux yeux de certains que soient la recherche de bénéfices sans cesse plus grands, il ne fait que refléter la gestion moderne des entreprises soucieuses de garantir l'avenir de leurs produits plus que celui de leurs employés, pardon, "collaborateurs" pour qui l'engagement est erronément assimilé à une virtuelle garantie du travail de l'engagement à la retraite.

Aux Etats-Unis mais également dans nombre de pays européens du Nord, la politique de plein emploi incite les travailleurs à migrer de sociétés en sociétés en acquérant une expérience leur permettant d'élever leur niveau de vie.

La pression salariale s'excerce dans ce cas, non plus de l'entreprise vers l'employé mais bien en sens inverse.

L'outsourcing qui consiste pour de nombreuses sociétés à externationaliser les services offerts aux clients accentuera la pression sur les employés "nationaux" en maximisant l'outil informatique dont l'installation en Inde, par exemple, offre de multiples avantages.

 

Responsables mais non coupables

 

Qu'il s'agisse de la sidérurgie ou de l'industrie en général, le pouvoir politique aiguillonné par une population qui ne désire pas ou plus subir des nuisances visuelles ou olfactives de ce type d'implantation préfère soutenir des projets de zonings de bureau ou de moyennes industries que de pérenniser par des mesures fiscales environnementales et structurelles autres que ponctuelles les sites de production massive.

Dans le cas particulier de l'industrie automobile, la priorité politique de "marginaliser" la voiture au profit des transports en commun contribue à la régression des ventes dans ce secteur hautement concurrenciel.

A de rares exceptions, la dialectique syndicale victime de sa propre surenchère exclusivement salariale, en dépit du contexte économique global, contribue à dégrader un emploi souvent peu qualifié avec pour résultat un chiffre du chômage qui au mieux stagne s'il n'augmente.

 

Conclusion

 

Face à une économie en plus grande difficulté qu'il n'y parait, les industriels ont compris depuis bien longtemps ce que le pouvoir politique ne veut assimiler, à savoir une vision et une action globale que les nations européennes archaïquement centrées sur les nationalismes voire régionalismes exacerbés sont incapables de réaliser et, à cet égard, le refus de la ratification à la constitution européenne et le marasme qui en a suivi corrobore l'évidence qu'une gestion publique peu responsable produit tôt ou tard des effets catastrophiques sur l'économie privée que l'on s'empressera de stigmatiser alors qu'une politique prospective tenant compte des exigences de production aurait pu les éviter.

Tant que les prises de conscience resteront liées aux effets de la restructuration de tel ou tel secteur plutôt qu"à l'objective analyse des causes de celle-ci, on assistera encore à de nombreuses fermetures d'entreprises.

En d'autres termes, s'il est heureux que les autorités soucieuses d'éviter des soubresauts ou des dégradations! s'appliquent à trouver des moyens pour accompagner les pertes d'emploi, encore eût-il été souhaitable que le pouvoir politique s'informe mieux au travers de contacts préalables et suivis des perspectives économiques et industrielles.

Cela aurait le mérite de permettre un ajustement politico-économique constant et de clairement désigner le responsable du dysfonctionnement en cas de restructuration subite ou de délocalisation.

Publié dans Politique: Europe | Lien permanent | Tags : economie, belgique, actualite, automobile, emploi | |  Facebook | | | | Pin it! |

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