14/11/2006

Ecologie: big bang politique?

 

pollution

 

 

 

 

 

Prémices d'une nouvelle économie

 

La pollution et le réchauffement climatique sont devenus en raison des récentes catastrophes intervenues en Indonésie et en Nouvelle-Orléans des sujets dont les médias ont saisis l'impact émotionnel sur les populations.

Jusqu'il y a peu, les alertes sur les dangers de la mutation climatique de notre planète venaient de quelques scientifiques explorateurs et autres écologistes dont le discours politisé décridibilisait le message jugé farfelu.

La très commentée annonce de son éventuelle candidature à la Présidence française du journaliste-présentateur Nicolas Hulot démontre à souhait la possibilité pour les médias surtout télévisuels de peser sur l'opinion au point de reléguer les tenants historiques de l'écologie, à savoir les Verts, au rôle d'observateurs en affichant des scores faibles dans les sondages d'opinion.

 

Réalité ou alarmisme opportuniste ?

 

Sans nier l'évidence des relevés faisant état de la fonte des glaces provoquant une élévation de l'eau des océans ou de l'émission grandissante des gaz à effet de serre, peut-être serait-il juste de rappeler que, par le passé lointain sans pour autant remonter au Big Bang, de tels phénomènes se sont produits sans que leurs variations et fréquences n'aient pu, faute des moyens dont nous disposons actuellement être précisément relatés.

Toutefois, les traces géologiques nous en apportent les preuves.

De la même manière, la théorie de l'évolution selon laquelle l'univers en constante mutation connaît des phases d'expansion ou de rétraction de la masse a déjà prouvé maintes fois que les bouleversements provoqués conduisent à l'éradication partielle ou complète d'espèces animales ou végétales ou à de profonds changements de configuration des océans.

 

Inégalités "pollutionnelles".

 

Bien sûr considérer que ces changements sont inéluctables ne nous dispensent pas de réagir par des mesures efficaces dont les lobbies économico-politiques ont bien compris l'opportunité de mettre en oeuvre des contraintes individuelles et des nouvelles règles de consommation et de production légitimées par de nombreux rapports scientifiques.

De plus, pour les pays occidentaux, ces modifications pourraient permettre à l'économie de créer des réservoirs d'emplois dans la filière du recyclage et de la production et transformation d'énergies "propres".

Qu'en sera t-il du reste du monde pour lequel la seule préoccupation est d'extraire du sol tous types de minerais au moindre coût (dont nous bénéficions...), de transformer des matières premières ou de dépolluer des déchets encombrants dont nos sociétés se débarrassent sans prise en compte de la santé de sa population ou des sols et des cours d'eau entièrement contaminés.

Utopique de parler de réduction globale de la pollution lorsque l'on peut au mieux espérer qu'une gestion plus efficace de la production/consommation voulue par un quart de la planète suffira à enrayer les conséquences néfastes de la pollution mondialisée, d'autant que nombre de pays dits émergents sans compter les pays sous-développés aspireront tôt ou tard à une plus grande prospérité en impliquant une production plus importante ainsi qu'une raréfaction des ressources terrestres qui, bien plus que la supposée vertu euro-écologique de protection de la planète, est la seule vraie cause des modifications temporaires de comportements.

 

Opportunismes politiques et économiques

 

L'écologie qui devrait être une valeur universelle de par la conscience de la responsabilité de chacun envers l'avenir de la planète et de l'humanité est à l'origine une constatation de quelques scientifiques convertis ou rejoints par un petit nombre de citoyens qui décidèrent de créer un mouvement politique.

Malgré les nombreuses railleries dont ils furent la cible, le mouvement politique résista et "profita" de quelques événements climatiques récents et dévastateurs pour obtenir une reconnaissance générale.

Les partis politiques traditionnels ont tardés à comprendre les dangers de se voir déborder par ces partis à l'audience jusque là insignifiante et de s'approprier l'idéologie via un concept global écologique.

Les partis dits de gauche, proches idéologiquement, tentent actuellement et avec un certain succès, dû au fait qu'une angoisse cataclysmique est savamment entretenue par certains discours, de stigmatiser le mode de consommation de culture trop libéral et capitaliste pour amorcer un changement de société avec pour alibi fallacieux mais porteur la préservation de notre environnement.

Le monde économique lui aussi conscient de cette stratégie politique s'adapte et via l'ensemble des lobbies module son message en prônant la création de nouveaux moyens de production et d'outils industriels destinés à intégrer les préoccupations omniprésentes et obsédentes de diminution des rejets de toutes sortes.

 

Conclusion

 

A une échéance de plusieurs milliards d'années et suivant un mouvement déjà entamé, les planètes du système solaire après s'être rapprochées et avoir grossi considérablement en provoquant, pour le coup, une telle chaleur que plus aucune vie ne sera possible finiront par exploser avant de s'agréger à nouveau suivant un cycle lent à échelle humaine mais qui doit nous faire comprendre que notre responsabilité envers les changements climatiques est sans doute réelle mais aussi infime en regard de l'indépendante construction matérielle de l'univers.

Produire et consommer mieux et en accord avec le respect de notre environnement est une preuve de notre intelligence collective sans que cela ne garantisse la pérénité de la race humaine, du moins sur cette planète dans ce système solaire!

Mais là, c'est une autre histoire....

Publié dans Société: Ecologie-Santé | Lien permanent | Tags : ecologie, politique, climat, pollution, societe, infos | |  Facebook | | | | Pin it! |

Les commentaires sont fermés.